30 ANS DE FESTIVAL : une aventure littéraire

Entrez dans la malle aux archives et ses tonnes de souvenirs ! Retrouvez moments forts, vidéos, débats enregistrés, portraits d’auteurs, idées forces, bons mots… et tant d’histoires émouvantes qui ont marqué nos trois décennies.

Une rencontre avec André Brink
Sur l’écran défilent les gardes rouges, les mêmes qui enflammèrent une partie de la jeunesse française, il y a quarante ans, et la mienne, pendant une année. Sur les murs de ma chambre d’étudiant (...)
Le festival Saint-Malo Étonnants Voyageurs aujourd’hui
Le festival du livre et du film de Saint-Malo aujourd’hui : ce sont… Des rencontres, des débats, des demi-journées complètes avec des films suivis de rencontres, des cafés-littéraires, des (…)
Pour une littérature monde en français : le manifeste
Mars  2007 Ce n’est rien de dire que ce manifeste aura fait du bruit. L’idée de « littérature-monde » est consubstantielle au festival. Elle fut même au cœur de l’édition 1993. Mais, nourrie par les éditions du festival à l’étranger, à Bamako, à Port-au-Prince, elle n’avait jamais été aussi fortement affirmée collectivement, par un aussi grand nombre d’écrivains de première grandeur. Une vision nouvelle de la (...)
Penser en termes de flux et non plus de structures
Nous pensons – ou l’on s’obstine à nous faire penser – dans les catégories du stable : État nation, territoires, frontières, opposition extérieur-intérieur, familles, communautés, identités, concept. Est-ce d’être né au bord de la mer, d’avoir trop rêvé aux bateaux qui gagnaient le large, d’avoir peuplé de merveilles ce qui m’appelait, derrière la ligne d’horizon ? Me faisaient rêver surtout les départs, les (...)
La nuit est tombée sur Port-au-Prince
Dans Le Nouvel Obs Dans la cour bondée de l’Institut français, plus personne ne semble entendre les inévitables klaxons venus de la rue : Dany Laferrière, Alain Mabanckou, Arthur H et Michel Le Bris (...)
The legend becomes fact
Jim Crumley, Jim Welch, Robert Sims Reid, Deirdre McNamer, Jim Harrison, vite devenus des figures familières à Saint-Malo, n’avaient de cesse de cultiver la légende et de nous donner envie d’aller y (...)
Urgence du poétique en temps de crise
La crise, disent-ils. Politiques, « spécialistes », intellectuels, ils se succèdent en rangs serrés, occupent le terrain, saturent les antennes, « débattent » à n’en plus finir, dans une indifférence, me semble-t-il, de plus en plus grande – peut-être parce qu’ils débattent de tout, sauf de l’essentiel : de nous-mêmes. De l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes, et des autres. De cette dimension de (...)
Si la fiction dit quelque chose qui ne peut pas se dire autrement
Le fictif n’est pas le vrai, certes. Mais il n’est pas non plus le faux. D’évidence, la fiction dit autre chose, qui ne peut pas se dire autrement : son sens figuré ne peut se réduire à un sens propre – ou à une infinité de sens propres dont la somme tendrait asymptotiquement vers l’autrement indicible du sens figuré, ce qui ne revient jamais qu’à tenter de confondre l’œuvre et la logorrhée de ses (...)
Si la fiction dit quelque chose qui ne peut pas se dire autrement
Le fictif n’est pas le vrai, certes. Mais il n’est pas non plus le faux. D’évidence, la fiction dit autre chose, qui ne peut pas se dire autrement : son sens figuré ne peut se réduire à un sens propre – ou à une infinité de sens propres dont la somme tendrait asymptotiquement vers l’autrement indicible du sens figuré, ce qui ne revient jamais qu’à tenter de confondre l’œuvre et la logorrhée de ses (...)
Pour une littérature-monde, acte I (1993)
L’idée fut au coeur de l’édition de 1993 du festival, centrée sur l’affirmation, outre-Manche, de ce que Carlos Fuentès avait appelé « world fiction », en appelant de nos voeux l’émergence d’un courant comparable dans l’espace francophone. Pressé d’en donner une traduction, je lançai alors le mot « littérature-monde » ; le « trait d’union entre les deux termes », ajoutai-je, étant l’espace de l’oeuvre, laissé (...)
Pour une littérature voyageuse
S’évader, sortir des livres et des codes, briser là nos acquis, nos savoirs, pour réapprendre peut-être le simple usage du monde : « éveil » ne se dit-il pas aussi « exil », « exode », « errance » ? On part parce que l’on veut croire qu’un regard peut triompher des bornes de la pensée. Pour la magie d’un mot. Et on voudrait, dès lors, que chaque instant soit une « première fois ». Pourtant, que serait un (...)
Le retour de la nature. On les appelle « nature writers »
« Dire le monde », c’était pour moi, aussi, dire la beauté du monde, en déployer toutes les harmoniques. Là encore, on a peine à imaginer les résistances à vaincre, en ces temps pas si lointains où toute référence à la « nature » paraissait suspecte. Parallèlement au mouvement des « écrivains-voyageurs », je lançai alors une collection à la Table ronde, « Les matins du monde », puis, chez Hoëbeke, « Le Grand (...)