800 lycéens préparent leurs rencontres avec les auteurs

5 janvier 2016.
 

Les 30 classes de lycées bretons sélectionnées sur lecture des lettres de motivation sont désormais en pleine lecture du roman qui leur a été proposé.

Les auteurs et romans sélectionnés pour participer aux rencontres lycéennes 2016 sur le thème de l’espace Caraïbe sont :

Charge aux élèves de lire "leur" roman et de s’en emparer pour réaliser un beau "carnet de bord" en 3 parties et préparer activement la rencontre avec l’auteur le 13 mai. .

PREMIER TRAVAIL À RÉALISER : LE CARNET DE BORD

il s’agit de synthétiser à travers cet objet les recherches et les approches originales réalisées par la classe sur le livre étudié, son auteur et ce que qu’elle attend du café littéraire auquel elle participera.

Format :

Contenu :

S’agissant de littérature, le réel et l’imaginaire ont le droit de cohabiter. Les quelques pistes de travail proposées ne sont pas exhaustives. Le principal est que chaque élève puisse contribuer à ce projet selon ses affinités et que le résultat final reflète un travail d’équipe.

Il importe seulement que le Carnet de Bord réponde aux critères de format et de nombre de pages mais soit également un objet cohérent, de facture agréable, esthétiquement réussi et pertinent quant au livre et au thème abordés. L’originalité du traitement des données et l’aspect artistique de l’objet seront également appréciés.

Mais, avant d’être un carnet riche en productions arts plastiques, c’est avant tout un travail littéraire.
Vous pouvez ainsi, par exemple, insérer dans ce carnet :

• Les notes de lecture de la classe

• Des critiques du livre étudié

• Des fiches présentant les personnages

• Le relevé des recherches afférentes à l’œuvre étudiée (sur le Net ou en bibliothèque)

• Les minutes des discussions collectives de la classe autour du livre

• Le profil biographique de l’auteur

• L’interview réelle ou imaginée de l’auteur (questionnaire de Proust/ questionnaire des Inrocks)

• L’interview d’un des personnages (central ou secondaire) de l’ouvrage

• Une correspondance apocryphe entre deux personnages

• Le blog d’un personnage

• Le thème astral d’un personnage

• Le pastiche d’un extrait particulièrement significatif

• Un début d’adaptation théâtrale ou filmique (un passage, un chapitre)

SECOND TRAVAIL : UN RÉSUMÉ DU TRAVAIL EFFECTUÉ (« MAKING-OF »)

La seconde étape est destinée à nous permettre de bien comprendre comment se sont déroulées les séances de travail, de quelle manière le travail a été réparti entre les élèves, le temps qui a pu être consacré à ce travail. Nous demandons donc aux enseignants et/ou aux élèves d’intégrer dans le carnet, ou d’ajouter dans un document à part une partie « making-of » composée de texte, et (facultatif) de croquis, photos ou autres. Aucune forme précise n’est requise, nous souhaitons juste bien comprendre comment la classe s’est impliquée et a réalisé le carnet de bord.

TROISIÈME PARTIE DU TRAVAIL : LES OBJETS ANNEXES

Le carnet pourra être accompagné d’objets annexes dont le format et les supports sont libres.
Au delà de l’écrit, il s’agit là d’élargir le travail en utilisant toutes les compétences de la classe : arts plastiques, mécanique, arts culinaires, théâtre, musique, etc…

On pourra en effet adjoindre au carnet de bord d’autres supports avec par exemple :
• Une maquette

• Une création plastique

• Un repérage photo en vue de l’adaptation cinéma

• Un casting photo des personnages

• La galerie de portraits des personnages dessinés

• Une adaptation du roman en bande-dessinée

• La lecture enregistrée d’un extrait, à une ou plusieurs voix (fichier MP3)

• Un extrait véritablement mis en scène et filmé en DVD

• etc…

Néanmoins, nous vous alertons sur le fait que ces documents supports tels que clés usb, dvd, cd, difficiles à valoriser ensuite, ne rentreront pas en ligne de compte au moment de la sélection des meilleurs carnets de bord et ne pourront pas être présentés aux autres classes.

LES DÉLAIS

Tous les carnets devront être envoyés ou déposés au siège du festival, au 24 avenue des Français Libres, 35000 Rennes pour le 20 avril 2016 dernier délai. Les classes les récupéreront le 13 mai à Saint-Malo à l’issue de la cérémonie d’ouverture de la journée.

Le Carnet de Bord pourra ensuite être signé par l’auteur à l’issue de la rencontre, et ramené dans l’établissement en souvenir de sa participation.

Quatre carnets seront sélectionnés selon les critères énumérés ci-dessus par un comité composé de représentants du Conseil régional de Bretagne, du Rectorat d’Académie de Rennes et du festival Etonnants Voyageurs. Ils seront annoncés et récompensés pendant la journée lycéenne.

Pour consulter les archives des réalisations des années précédentes :

https://www.bretagne.bzh/jcms/preprod_110295/fr/festival-etonnants-voyageurs-la-journee-lyceens-et-apprentis
https://www.bretagne.bzh/jcms/prod_244728/fr/etonnants-voyageurs-des-lyceens-dans-les-coulisses-du-salon-du-livre

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

L’eau à la bouche

Seuil Points - 2015

À l’Arc-en-ciel, un cabaret parisien, toutes les nationalités sont au menu. Immigré espagnol, marin retraité et rêveur chevronné, Omar y est cuisinier. Le temps d’une nuit pas comme les autres, il remonte le fil de sa vie à partir des repas qui l’ont marqué : les huîtres à la sortie de prison de son père, le poulet à la bière de la mort de sa mère, la préparation du guacamole de la séduction à Guadalajara…

Traduit de l’espagnol par Claude Bleton.


Revue de presse

« Plus qu’un simple roman, c’est à un voyage gastronomique, culturel et politique que nous convie José Manuel Fajardo. » Le Monde

Retrouvez l’interview de José Manuel Fajardo par Olivier Barrot en cliquant ici.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Antoine des Gommiers

Actes Sud - 2021

À Port-au-Prince, Ti Tony vit dans une seule pièce qu’il partage avec son frère Franky et leur mère Antoinette. Alors que Franky aime les mots et les histoires, il se lance dans l’écriture d’un livre sur Antoine des Gommiers, cet incomparable devin que les Haïtiens portent aux nues. Mais la popularité de ce chamane n’est pas l’unique raison d’un tel projet littéraire, Antoine des Gommiers serait le grand-oncle d’Antoinette, une filiation qui change tout même si Ti Tony, lui, ne saura jamais s’emparer de la fiction pour voir la vie en bleu.

Un livre magnifique, où l’amour filial transcende la misère.

 

DERNIER OUVRAGE

 

La Havane année zéro

Métailié - 2012

Cuba, 1993. C’est la crise, on ne trouve plus grand-chose à manger, et faute de carburant tout le monde roule à vélo. Julia, la narratrice, est une jeune prof de maths, qui enseigne dans un lycée technologique. Elle navigue entre trois hommes, trois histoires, toutes différentes, et qui vont se retrouver curieusement mêlées. Euclides, son ancien prof de faculté, ex-amant, est brisé par l’exil de ses enfants. Angel est un bel amoureux qui en outre dispose d’un appartement dans le quartier du Vedado, en plein centre-ville – un luxe rare à l’époque. Leonardo est un écrivain à lunettes, grand amateur de rhum et affabulateur de première.
Tous ces personnages sont fascinés par l’histoire d’un certain Antonio Meucci, un Italien émigré à La Havane qui aurait inventé le téléphone avant Graham Bell. Tous souhaitent récupérer le document original qui permettrait de prouver définitivement l’antériorité de l’invention de Meucci sur celle de Bell. Mais surtout, et c’est le plus important : tous mentent, par jeu, par intérêt, par ennui. Coincée entre les trois hommes, la narratrice cherche à démêler le vrai du faux, tout en pratiquant la survie active et quotidienne dans un pays au bord du gouffre.
Dans cette histoire racontée comme une énigme mathématique, Karla Suárez met en scène avec brio une société épuisée, à court de vivres et de rêves, où chacun s’efforce cependant de garder intact tout ce qui peut rendre la vie supportable - l’amour, l’amitié, l’avenir.

Traduit de l’espagnol par françois Gaudry

Revue de presse

Coup de cœur : « (…) Le fil rouge (ou le prétexte) est une enquête sur un Italien qui aurait inventé le téléphone à La Havane, juste avant Graham Bell. Mais le roman, touffu, dense étourdissant, vaut pour la cruelle peinture sociale de ces années-là, de la main de la narratrice, professeur de maths. » T.C. Le figaro littéraire.

« Dans cet Au nom de la rose sauce cubaine construit comme une énigme mathématique, Karla Suarez insuffle l’énergie de la survie, l’humour, l’envie de rêver, de faire l’amour, dans la lignée des chefs-d’œuvre nés du manque, du désastre. » Emmanuelle de Boysson, Marie Claire.

Coup de cœur : « Une véritable leçon de vie, sur le fait de chercher le meilleur de chaque situation, que le pire n’est pas éternel et qu’un jour où l’autre tout s’arrange, que la vie est une question de choix et comme dirait Julia de « point de bifurcation ». Une fois de plus un petit bijou et un très bon moment de lecture » Anne-Sophie, Librairie Mis en page.

« Karla Suárez dresse le portrait d’une Havane troublante en cette année de disette, ravagée par le désespoir. Avec ses personnages énigmatiques et ses hypothèses historiques, elle nous tient en haleine avec cette enquête pleine de rebondissements. » Betty Trouillet, Les incorruptibles.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Bluff

Stock - 2018

Bluff, à l’extrême-sud de la Nouvelle-Zélande.
La tempête ravage ce bout du monde en plein hiver austral.
Un étranger pousse la porte du bar L’Anchorage, où pêcheurs et dockers attendent l’accalmie. Le Français a traversé tout le pays à pied, la route s’arrête à Bluff, il n’ira pas plus loin. Le voilà embarqué pour la saison de pêche à la langouste dans les fjords sauvages du Fiordland, à la merci des éléments. Une amitié se tisse avec son capitaine, le vieux Rongo Walker, pilier respecté de la communauté maorie, tiraillé entre ses traditions et une modernité où l’argent égare les hommes, parfois jusqu’à l’irréparable. Sous le regard de son équipier, le colosse Tamatoa, tahitien en exil qui rêve de regagner son île, le Français se retrouve projeté dans un monde où les chemins d’étoiles, le vol des oiseaux migrateurs et d’invisibles houles guident les navigateurs à travers le Grand Océan.
Résonne encore et toujours le chant des ancêtres : Marii, qui pêcha un jour le plus gros poisson de l’océan ; Hone, le poète maori au seuil de son dernier voyage ; Mau et Tevake, maîtres d’un art voué à disparaître – la navigation aux étoiles océanienne.