Littérature : le retour de l’aventure

Avec Riff Reb’s, Sylvain Coher, Eleanor Catton, Jean-Marie Blas de Roblès. Débat animé par Baptiste Liger

4 juin 2015.
 

Avec Riff Reb’s, Sylvain Coher, Eleanor Catton, Jean-Marie Blas de Roblès. Débat animé par Baptiste Liger

 

DERNIER OUVRAGE

 
Revue

Apulée n°7 - Libertés

Zulma - 2022

Libertés est le thème du septième numéro de la revue Apulée. Car la défense des libertés passe assurément par l’exaltation de la Liberté, seule dimension a priori dont l’existence réelle ne tient qu’à notre volonté. L’espace civilisationnel, celui des langues et des arts, de la simple communication, doit être revivifié et affranchi sans relâche pour contrer l’emprise obtuse de la technique et toutes les formes de violence, à commencer par l’économie de croissance exponentielle qui détruit toutes les chances de survie de l’humanité. Nous laisserons-nous mener sans réagir vers quelque État policier mondialisé où chacun devra répondre au risque de son honneur, des moindres sursauts de dignité, seraient-ils d’ordre privé, voire de sa vie ?

Depuis son premier numéro, la revue Apulée s’engage, en parlant du monde d’une manière décentrée, nomade, investigatrice, dans la défense indéfectible des libertés.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Bande Dessinée

Trilogie maritime, A bord de l’étoile Matutine, Hommes à la mer, Le loup

Soleil / MC Productions - 2014

À l’occasion des fêtes de fin d’année et de la parution de Hommes à la mer , immergez-vous au coeur d’une trilogie littéraire, sombre et poétique spectaculairement mise en scène par Riff Reb’s, un auteur reconnu et multi-récompensé. Tel un coffre au trésor, ce superbe écrin renferme en son sein les trois albums parus : À bord de l’Étoile Matutine, Le Loup des mers et Hommes à la mer .

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Vaincre à Rome

Actes Sud - 2019 - 2019

Samedi 10 septembre 1960, avant-dernier jour des Jeux olympiques de Rome : le marathon va se courir non dans un stade mais au sein même de la Ville éternelle. Soixante-neuf concurrents pour un seul vainqueur. Et c’est dans la tête de celui qui montera sur la plus haute marche du podium que le lecteur est embarqué pour un voyage de 2 heures, 15 minutes, 16 centièmes. Non content de battre le record du monde en terre italienne plus de vingt ans après la prise d’Addis Abeba par Mussolini, le soldat éthiopien Abebe Bikila va courir les 42 kilomètres et 195 mètres pieds nus. “Vaincre à Rome, ce serait comme vaincre mille fois” a dit Hailé Sélassié. Vaincre pieds nus, ce sera comme vaincre en jouant dans la poussière de Debre Zeit. En pleine période de décolonisation et de démembrement des empires européens, un berger africain remporte l’or et couronne tout un continent.
Sylvain Coher, qui s’était déjà imposé par ses précédents romans comme l’écrivain du mouvement, des sensations, nous convie à une expérience extraordinaire : insu er à la langue et aux mots le rythme, la mécanique, les accélérations d’une course de fond, jusqu’au bien-être des endorphines, jusqu’à l’envol nal du sprint. Abebe Bikila est ce sportif omniscient qui sait le destin et qui court comme une pythie, sûr de sa victoire, prescient de la nuit célébrée qu’il va vivre dans quelques heures ; il n’y a pas de suspense et pourtant une tension s’installe, celle des muscles, de la crampe qui pourrait guetter malgré la certitude de ce qui va advenir.
Seul un tour de force littéraire à la musicalité inédite, aux digressions étincelantes, pouvait rendre compte d’un tel exploit sportif. Devenu Petite Voix dans la tête du champion, l’auteur se coule dans le rythme variable de sa foulée infatigable pour raconter comment grandissent les héros, comment se relèvent les peuples, comment se gagnent les revanches et comment naissent les légendes.


Revue de presse :

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Les Luminaires

Buchet Chastel - 2015

Nouvelle-Zélande, 1866. En pleine ruée vers l’or, l’île voit débarquer sur ses côtes tout ce que la vieille Europe compte d’ambitieux et de désespérés. Parmi eux, Walter Moody, un jeune britannique ruiné bien décidé à trouver fortune accoste au port d’Hokitika, sur la côte Ouest, après un éprouvant voyage. Mais une étrange assemblée l’attend dans le petit hôtel où il a trouvé refuge. Là, dans une atmosphère des plus tendues, douze hommes du cru tiennent une réunion secrète pour tenter d’élucider des faits étranges qui agitent la communauté depuis plusieurs semaines. Un riche notable a disparu, une prostituée a tenté de mettre fin à ses jours, et on a découvert une immense fortune dans la maison d’un pauvre ivrogne, mort lui aussi. Moody succombe bientôt à l’irrésistible attrait du mystère et se retrouve plongé dans un entrelacs d’intrigues et de destins vertigineux.
Formidable restitution des grands romans anglo-saxons du XIXe siècle, Les Luminaires est une narration ambitieuse dont la structure emprunte à l’astrologie pour livrer un inoubliable roman d’amour, une histoire de fantômes, de pouvoirs et d’énigmes insolubles campés dans une Nouvelle-Zélande ou la fièvre de l’or est reine.

Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Erika Abrams


Revue de presse

« Un instant, on croit lire Charles Dickens ou George Eliot. Pourtant, il s’agit du deuxième livre d’une jeune Néo-zélandaise de moins de 30 ans. »
« La leçon de cette carte céleste du livre est claire : nous ne sommes pas seuls. Nous existons dans un rapport harmonieux ou dissonant avec ce qui nous entoure. Une étoile s’écarte, un personnage agit : tout est changé. Le ciel est chargé et changeant au-dessus du petit port de la mer de ­Tasmanie. »
« Eleanor ­Catton rend la parole à une communauté éphémère, perdue aux antipodes, qui ne l’avait jamais eue. Au fil de ce roman aple et délicieusement bavard, le silence émeut et trouble. On l’entend partout, il nous guide et nous échappe – celui de l’histoire en train de s’écrire, des secrets, de la nuit des astres et des hommes. Et à la fin, le monde se tait. »
Nils C. Ahl, Le Monde des Livres
(Lire l’article sur le site)