Des rencontres au fil de ces trois jours

8 mai 2015.
 

J’ai choisi le français avec Saïdeh Pakravan et Kamel Daoud, Miguel Bonnefoy, Fouad Laroui, Teresa Cremisi (Maupertuis, dimanche, 14h).
« Enfin Malherbe vint : argot, invention langagière » à propos de la Série Noire, avec Bertrand Tavernier, Henriette Walter, Alain Dugrand (Théâtre Chateaubriand, le dimanche à 16h15).
Français des uns, français des autres avec Boualem Sansal, Miguel Bonnefoy, Sophie Bienvenu et Alexandre Najjar (Maison du Québec, lundi 16h15).
Entre les langues avec Natasha Kanapé-Fontaine, Sophie Bienvenu et Jill Silberstein (Dimanche 16h15 à la maison du Québec)...

 

DERNIER OUVRAGE

 
Récit

Conrad : La vie à la mer

La Table Ronde - 2014

Fin 1874, un orphelin de seize ans débarque à Marseille, résolu à devenir marin. Grâce à une lettre de recommandation, il prend très vite la mer à bord du Mont-Blanc, un trois-mâts barque de la compagnie Delestang et fils. Quatre années durant, Marseille demeurera son port d’attache. Né russe dans l’Ukraine colonisée, c’est en France que le futur Joseph Conrad achève son adolescence et entre dans l’âge adulte.
Alors que ses biographes polonais ou anglo-saxons ont négligé les années françaises, Alain Dugrand revient à la source. Son équipée sur les pas de l’écrivain part du Vieux-Port et du golfe d’Hyères pour se poursuivre à
Singapour et au Congo. Une évocation au grand large.

 

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Essais

Dictionnaire amoureux du Liban

Plon - 2014

Alexandre Najjar fait voyager le lecteur dans l’espace et le temps et lui permet de découvrir un pays méditerranéen très attachant qui, malgré ses contradictions, a toujours été un symbole de liberté dans le monde arabe.
« Au fil des siècles, le Liban a accueilli sur son sol plusieurs civilisations qui lui ont légué des vestiges archéologiques de première importance comme les temples de Baalbek, la citadelle de Byblos ou l’hippodrome de Tyr. J’ai voulu, à travers cet abécédaire, raconter ce qui constitue l’âme du Liban, loin de la politique et des querelles intestines, mettre en exergue son histoire, depuis les Phéniciens jusqu’à nos jours, décrire ses sites connus et méconnus, évoquer les personnalités qui l’ont visité et aimé, d’Alphonse de Lamartine à Ernest Renan, sans occulter les difficultés qu’il rencontre et ses contradictions. Kalil Gibran a écrit un jour : « Si le Liban n’était pas mon pays, je l’aurais choisi pour patrie. » Cette formule, je voudrais que chacun, en re­­fermant ce livre, puisse la faire sien­ne. » A.N.


Revue de presse

Quand je parle de Byblos, du Kesrouan, de Beyrouth ou de Baalbek, on sent que je suis épris de ces lieux.
https://www.lorientlitteraire.com/article_details.php?cid=33&nid=4700

 

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Romans

Lune pâle

Actes Sud - 2018

Vers 1890, près de la frontière mexicaine, à l’époque où le Far West sauvage se transforme peu à peu en une société démocratique, se joue le destin d’une famille puissante aux origines mêlées – mexicaines, indiennes et américaines –, dont le patriarche, Jake Starr, règne sur la petite ville de San Miguel grâce à un féodalisme autoritaire mais bienveillant.

Quand Doan Packer, un Américain au passé trouble et au fort charisme, arrive et s’éprend d’Opal, la fille de Jake, le conflit entre les anciens et les progressistes se trouve exacerbé.

W. R. Burnett réussit le coup de maître d’imposer un héros loyal, tourmenté et obstiné tout en le faisant évoluer dans la so­ciété équivoque et captivante dirigée par la famille Starr.

Fable politique, histoire criminelle et roman d’amour, Lune pâle est un western haletant, rythmé par les amitiés fidèles et la passion amoureuse, où l’Ouest américain dévoile ses deux visages – politicien et aventureux.

La traduction française parue dans les années 1950 a été entière­ment révisée et actualisée pour la présente édition.

 

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Romans

Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu

Gallimard - 2018

« Je plaisante, je plaisante, mais la situation est affreusement désespérée. L’affaire était louche dès le début pourtant, l’ennemi n’est pas tombé du ciel, il sortait bien de quelque trou, verdammt, un enfant l’aurait compris. Quand avons-nous cessé d’être intelligents ou simplement attentifs ? »
Ute Von Ebert, dernière héritière d’un puissant empire industriel, habite à Erlingen, fief cossu de la haute bourgeoisie allemande. Sa fille Hannah, vingt-six ans, vit à Londres. Dans des lettres au ton très libre et souvent sarcastique, Ute lui raconte la vie dans Erlingen assiégée par un ennemi dont on ignore à peu près tout et qu’elle appelle « les Serviteurs », car ils ont décidé de faire de la soumission à leur dieu la loi unique de l’humanité. La population attend fiévreusement un train qui doit l’évacuer. Mais le train du salut n’arrive pas.
Et si cette histoire était le fruit d’un esprit fantasque et inquiet, qui observe les ravages de la propagation d’une foi sectaire dans les démocraties fatiguées ?
Comme dans 2084, Boualem Sansal décrit la mainmise de l’extrémisme religieux sur les zones fragiles de nos sociétés, favorisée par la lâcheté ou l’aveuglement des dirigeants.


 

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Essais

Mes Indépendances

Actes Sud - 2017

Journaliste depuis une vingtaine d’années, Kamel Daoud a tenu pendant quinze ans dans Le Quotidien d’Oran la chronique la plus lue d’Algérie, tout en collaborant à divers médias en ligne et en écrivant occasionnellement pour la presse étrangère. Concernant la période 2010-2016, il a ainsi signé près de deux mille textes – d’abord destinés au public algérien puis, sa notoriété grandissant, de plus en plus lus dans le monde entier –, dont cent quatre-vingt-deux ont été retenus pour ce recueil. Ce rythme effréné donne son souffle et son esthétique à l’ensemble.
Qu’il brocarde l’islam politique ou la déliquescence du régime algérien, qu’il embrasse l’espoir suscité par les révolutions arabes ou qu’il défende la cause des femmes, c’est d’une plume originale, imagée, percutante et engagée. Car Kamel Daoud a érigé la chronique en exercice de style, en art de tendre un miroir à ses contemporains tout en s’interrogeant jour après jour, avec ou malgré l’actualité, sur l’homme, les dieux et les libertés.

Des printemps arabes aux attentats de Paris, des élections présidentielles algériennes à la crise des réfugiés, cette sélection de chroniques de Kamel Daoud publiées ces six dernières années donne à entendre une voix libre, puissante et provocante dont l’audience ne cesse de s’étendre dans le monde.


Revue de presse

 

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Essais

L’île où les hommes implorent

Noir sur Blanc - 2019

En 2012, La Terre est l’oreille de l’ours s’offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L’île où les hommes implorent s’attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d’une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D’où son sous-titre : « Chronique d’un désastre amorcé ».
 
Mû par une inquiétude que chaque mois s’emploie à confirmer, l’auteur n’en ressent que plus fort l’urgence d’explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s’étiole – ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, l’île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l’ancien Parisien a choisi de s’établir.
 
De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d’un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l’île de Vancouver, les prouesses d’une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l’exploration du Pacifique. Il s’initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d’un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au cœur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l’écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay.
 
D’une telle démarche « tous azimuts » résulte l’irrésistible goût d’observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l’être encore.

 

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Romans

Les tribulations du dernier Sijilmassi

Julliard - 2014

Adam Sijilmassi revenait d’Asie ou il avait négocié brillamment la vente de produits chimiques marocains. Alors qu’il survolait la mer d’Andaman, il se posa soudain une question dérangeante : « Que fais-je ici ? » Pourquoi était-il transporté dans les airs, à des vitesses hallucinantes, alors que son père et son grand-père, qui avaient passé leur vie dans les plaines des Doukkala, n’avaient jamais dépassé la vitesse d’un cheval au galop ? Ce fut une illumination. Il décida de renoncer à cette vie qui ne lui ressemblait pas, se résolut à ne plus jamais mettre les pieds dans un avion et à changer totalement de mode de vie. Funeste décision !
Arrivé à l’aéroport de Casablanca, il entreprit de rejoindre la ville à pied, ce qui lui valut de rentrer chez lui encadré par deux gendarmes. Dès que sa femme comprit ce qu’il voulait faire, elle retourna vivre chez sa mère, en emportant le chat. À peine avait-il donné sa démission que son employeur le mettait à la porte de son appartement de fonction. Qu’importe, il ne céderait pas. Il se débarrasserait de cette défroque d’ingénieur, nourri au lait du lycée français de Casablanca. Il viderait sa tête de tout ce fatras de fragments de littérature française qui lui compliquait la vie. Il redeviendrait le Marocain authentique qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être. Il partit (à pied...) vers son village natal. Fatale décision ! Certes, il redécouvrit la bibliothèque de son grand-père et dévora la littérature et la philosophie qu’avaient produites quelques génies au temps béni de l’Andalousie arabe. Mais, dans son village, personne ne comprenait pourquoi un ingénieur de Casablanca venait s’enfermer dans la maison délabrée de sa famille. Était-il un fou ? Ou un perturbateur ? Un prophète ? Fallait-il l’abattre ou le vénérer ?
Dans son style inimitable, Fouad Laroui nous entraîne à la suite de son héros dans une aventure échevelée et picaresque ou se dessine en arrière-plan une des grandes interrogations de notre temps : qui saura détruire le mur que des forces obscures sont en train d’ériger entre l’Orient et l’Occident ?

 

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Sucre Noir

Rivages - 2017

Dans un village des Caraïbes, la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l’ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d’autres horizons.
 Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu’elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument. 
Dans ce roman aux allures de conte philosophique, Miguel Bonnefoy réinvente la légende de l’un des plus célèbres corsaires pour nous raconter le destin d’hommes et de femmes guidés par la quête de l’amour et contrariés par les caprices de la fortune. Il nous livre aussi, dans une prose somptueuse inspirée du réalisme magique des écrivains sud-américains, le tableau émouvant et enchanteur d’un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices. 

Revue de presse

 

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Romans

La triomphante

Editions des Equateurs - 2015

La Triomphante. Il faut voir dans ce titre l’ironie de la narratrice qui raconte sa vie d’exilée entre l’Egypte, l’Italie et la France. Une femme qui aurait rêvé d’un destin d’homme – Achille, Hector, Bonaparte ou Lawrence d’Arabie – mais qui devra se contenter de l’Occident et de ses carrières en château de sable. Peut-on rencontrer la gloire, ce privilège trop masculin quand on est une femme née dans les années 1940 à Alexandrie et qu’on a rêvé devant la baie d’Aboukir des batailles navales napoléoniennes ?
Une famille composée d’une mère au passeport britannique et d’un père au passeport italien. La mère, remarquable crawleuse, artiste, sculptrice, légère comme un tanagra, plus à l’aise au volant d’une ambulance militaire que dans une cuisine. Le père, ex-gérant d’une société d’import-export, champion de régates et de golf. La fille, lectrice omnivore qui se passionne pour l’Iliade d’Homère mais qui restera toujours une étrangère. Les trois parlent le grec, l’arabe, le français, l’anglais, l’italien. Une famille cosmopolite qui a le sentiment qu’une civilisation finissante porte en soi quelque chose de désordonné, d’incohérent, d’élégant et que tout est provisoire pour elle et pour les autres. Surviennent les évènements du canal de Suez et la menace de la guerre.
Début de l’exil d’abord à Antibes avec ses étoiles de mer puis en Italie avec ses campari et Fellini, Rome, Milan. C’est le passage d’une ligne, d’une « ligne d’ombre » aurait dit Conrad. L’horizon se rétrécit. Il faut apprivoiser les effondrements. Extension du domaine du désastre. On se montre souple, on s’adapte. On apprend l’art de la dissimulation. Qu’est ce que l’amour quand on se rêvait général de brigade ? Un arrangement petit bourgeois avec la mort. L’exilée à perpétuité grandit, devient journaliste, directrice d’imprimerie, patronne d’un groupe industriel : des aventures plutôt que la nostalgie, ce poison. Heureusement, il y a les bains de mer, les cheveux mouillés et la fantaisie. La narratrice finit par débarquer à Paris et se confronte à sa langue maternelle : le français. Dans ses valises, son amoureux, Giacomo. Et si on se mariait ? Mais il faut un acte de naissance ! Le fameux état-civil ! Mais qui est le père ? Et la mère avant de mourir a brûlé tous les papiers. Tout se réveille. Tout se révèle. La quête d’une nationalité, d’une identité devient aussi éprouvante que la quête du Graal pour les chevaliers surtout quand on se confronte au fantôme de la honte.
Ce premier roman c’est d’abord un univers d’écrivain, une imagination portuaire, des rêves de bateaux. Et ce terrible sentiment d’exil que rien n’apaise, ni baiser, ni caresse. C’est une saga familiale et méditerranéenne, le portrait d’une femme plus que rebelle ou frondeuse qui pensait que la vie est un art de la guerre. La Triomphante c’est le portrait d’une étrangère dont la seule patrie est la littérature et l’humour. La rencontre de l’esprit anglais et de l’élégance italienne. Et une déclaration d’amour à la langue française.

 

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Essais

Le français : des mots de chacun, une langue pour tous : Des français parlés à la langue des poètes

(collectif, Presses Universitaires de Rennes, 2016) - 2016

Vraie problématique linguistique, socio-économique et culturelle que traitent dans ce volume des chercheurs et des universitaires, des enseignants et des hommes d’affaires, des juristes et des écrivains. Comment faire pour que les mots spécialisés de nos professions, ancrés dans des savoir-faire, deviennent également les formes ouvertes d’une langue à partager ? Comment faire aussi pour que les mots de tous les jours, ceux des enfants des banlieues comme ceux des fils de la terre, soient les gages d’une compréhension et d’une reconnaissance mutuelles, d’un accès à la langue des pères, dans une société en perpétuel mouvement ? Comment faire encore pour mettre en résonance les accents des français régionaux et les échos lointains des français de la francophonie, afin que se déploie plus largement cet idéal linguistique commun ? Autant de questions qui trouvent leur champ de réflexion et leur voie de réponse dans les différentes parties de cet ouvrage : le lecteur chemine d’abord à travers les accents du français parlé, en France et dans la francophonie, pénètre au cœur des particularités de l’écrit, réfléchit aux conditions des échanges et du partage de la langue pour pénétrer enfin dans le monde des poètes et s’initier aux enchantements de la langue littéraire qui n’a cessé de dire la vie, la jouissance et la fortune des mots d’où qu’ils proviennent, ceux de La Pléiade, archaïques, techniques ou dialectaux, ceux des poètes modernes, riches de sensations, constellés d’associations, pleins de fulgurances, ceux de Léopold Sedar Senghor, vibrant aux accords de l’Afrique et de la France, fondues dans une mythologie neuve, faite de valeurs singulières mais partagées, métissées par deux cultures dans une même vision poétique. Finalement, c’est encore là une belle escale dans le temps et l’espace que cette troisième étape du voyage au long cours que constituent les Lyriades renouvelées de la langue française. Cet ouvrage est issu des 3e journées de la langue française, Les Lyriades, qui se sont tenues à Liré en Anjou, les 19-20-21 mai 2006. Il a été conçu sous la direction de Françoise Argod-Dutard, professeur des universités et responsable du comité scientifique avec la collaboration de Dominique Beaumon, coordonnateur des Lyriades.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Chercher Sam

Le Cheval d’août - 2014

Mathieu vit dans la rue. Il l’a choisi. Ce n’est pas un aventurier, et ça n’a rien à voir avec la liberté. Est-ce qu’il s’autodétruit ? Est-ce ainsi qu’il se préserve ? Peu importe. Sa chienne Sam est là, qui l’aide à continuer. Mais quand elle disparaît, Mathieu doit mettre fin à son errance. Pour la retrouver, il entreprend un voyage dont les bifurcations le ramènent au secret de son passé.

 

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Poésie

Manifeste Assi

Mémoire d’Encrier - 2014

Assi en innu veut dire Terre.
Poésie d’utilité publique que ce Manifeste qui crie d’une même voix révolution et amour. Si la parole était donnée aux peuples des Premières Nations, elle ressemblerait à Assi, terre rêvée de ces femmes et de ces hommes qui guettent dans leur chant les mots dignité, espoir et liberté.

 

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Romans

Azadi

Belfond - 2015

« Azadi » signifie « liberté » en persan.
Il y a ceux qui la rêvent et ceux qui en paient le prix.
Téhéran, juin 2009.
Après des élections truquées qui viennent d’installer pour la seconde fois Ahmadinejad à la tête de la République islamique d’Iran, une colère sourde s’empare de la jeunesse instruite de Téhéran, et les manifestations se multiplient.
Dans la foule des opposants, la jeune Raha. Étudiante en architecture, elle rejoint chaque matin ses amis sur la place Azadi pour exprimer sa révolte malgré les mises en garde de ses aînés, malgré la répression féroce qui sévit. Jusqu’au jour où sa vie bascule. Après son arrestation, et une réclusion d’une violence inouïe, ses yeux prendront à jamais la couleur de l’innocence perdue. Mais comme elle s’était battue pour son pays, Raha se battra pour que justice lui soit rendue...
Tout en levant le voile sur une psyché iranienne raffinée et moderne, sans manichéisme et avec un souffle d’une violente beauté, Azadi dit de façon magistrale le terrible supplice de celle qui cherche, telle une Antigone nouvelle, à obtenir réparation. Et à vivre aussi... dans un lieu où le sort des femmes n’a aucune importance.