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KASHUA Sayed

Israël

Et il y eut un matin (Editions de l’Olivier, 2006)

Sayed KASHUA
©Dan Porges

Sayed Kashua est arabe, enfin, arabe israélien. Il est né en 1975 dans un village de Galilée, devenu israélien en 1948. Il a fait ses études à l’université hébraïque de Jérusalem. Critique cinéma et éditorialiste dans l’hebdomadaire de Tel Aviv Ha’Lr, il vit actuellement dans le quartier palestinien de Beit Safafa, près de Jérusalem. Son premier roman, « Les arabes dansent aussi » est paru en 2003 (Belfond), suivi en 2006 de Et il y eut un matin (L’Olivier). Ces deux récits, écrits en hébreux, donnent une voix à ces Arabes israéliens ignorés de tous, à l’intérieur comme à l’extérieur.


Bibliographie :

  • Et il y eut un matin (Editions de l’Olivier, 2006, roman)
  • Les Arabes dansent aussi (Editions Belfond, 2003)

Résumé de Et il y eut un matin :

Poussé par l’ostracisme de la population juive en ville, un journaliste arabe israélien décide de retourner dans le village de son enfance en Galilée, auprès de ses parents. Mais l’accalmie qu’il pense trouver pour lui et sa famille est illusoire. En perpétuel décalage, il découvre une société patriarcale et misogyne, où les femmes sont interdites dans les cafés. Étranger dans son propre pays, il s’habitue mal à ce changement.
Un matin, l’armée israélienne encercle sans explication le village. Tous pensent que cette mesure est provisoire. Pourtant la situation perdure et s’aggrave. Les soldats tuent des villageois et des travailleurs palestiniens, l’eau et l’électricité sont coupées, la pénurie alimentaire menace, les ordures s’entassent, les manifestations populaires se succèdent et des gangs prennent possession des lieux. À la radio - seul lien avec le monde extérieur - le silence sur les événements est complet, tandis que le discours officiel évoque des négociations en cours.
Sayed Kashua livre ici une vision sans complaisance de la société arabe, percluse dans ses traditions obsolètes. Il n’épargne pas non plus la société israélienne, qui tient les Arabes israéliens pour des citoyens porteurs d’une menace potentielle.
La singularité de son point de vue, souvent caustique, donne à ce roman existentiel une force saisissante.

La deuxième personne

L’Olivier - 2012

Qui suis-je ? L’Avocat, un homme de loi arabe, installé dans la partie juive de Jérusalem, découvre dans un livre d’occasion un billet d’amour écrit de la main de sa femme. Son destinataire ? Sans doute ce " Yonatan " dont le nom figure sur la page de garde... Cette découverte fait naître en lui une jalousie impossible à maîtriser et le pousse à négliger son cabinet prospère pour retrouver celui qu’il soupçonne être l’amant de sa femme. Parallèlement à son enquête, on suit le parcours d’un jeune Arabe, Amir Lahav, assistant social, engagé pour s’occuper d’un jeune homme, paralysé, réduit à l’état végétatif à son domicile, qui s’appelle Yonatan. Un glissement d’identité s’opère peu à peu : Amir Lahav, l’Arabe, devient Yonatan Forschmidt, Juif ashkénaze, " bien sous tous rapports "... et photographe de talent. Tout ce roman est bâti sur la course éperdue des deux principaux protagonistes en quête de leur vérité, de leur réelle identité, mais aussi de la nature de l’amour, de la vie conjugale, de l’amitié, des destins croisés par la main diabolique du hasard. À la manière des Mille et une nuits, le récit noue les fils de l’écheveau, brouille les personnages (" Qui est arabe, qui est juif ? ", comme sur les photos de Jonathan, puis d’Amir).


Et il y eut un matin

L’Olivier - 2006