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TADJO Véronique

Côte d’Ivoire

Aimer selon Véronique Tadjo (Museo, 2021)

© Odile Motelet

En visio

Grand Prix d’Afrique noire en 2005 pour son roman Reine Pokou (Actes Sud, 2004), cette autrice née en France a grandi en Côte d’Ivoire et a vécu au Kenya, en Angleterre, avant de poser ses valises à Johannesburg. Engagée dans le processus d’émergence de la littérature africaine, elle publie plusieurs romans et recueils de poèmes en s’inspirant de l’histoire familiale (Loin de mon père, Actes Sud, 2010), l’histoire nationale (Reine Pokou) ou encore du génocide des Tutsis au Rwanda (L’ombre d’Imana). Elle anime par ailleurs de nombreux ateliers d’écriture, du Nigeria à la Côte d’Ivoire, mais aussi aux États-Unis, en Grande Bretagne et au Mexique. Elle publie cette année un touchant roman dans lequel elle lie avec poésie le destin de deux personnages que l’amour réunit, délivrant par là sa propre définition d’« aimer ».

« La littérature écrite en français n’a pas besoin de se réclamer de la littérature française pour exister. C’est cette différence qu’il faut célébrer avant tout, car là se trouve la vraie francophonie débarrassée de son passé colonial. » (Le Monde)

Auteur Ivoirienne, Véronique Tadjo emprunte très tôt le chemin inverse de beaucoup d’Africains. Née à Paris, elle retourne pendant son enfance en Côte d’Ivoire avec ses parents. Après des études à Abidjan, elle termine néanmoins une thèse en Civilisation Africaine Américaine porté sur le processus d’acculturation des Noirs à travers l’esclavage à la Sorbonne à Paris.

Si elle se destine en premier lieu à l’enseignement, à Korhogo, puis au département d’Anglais de l’Université Nationale de Côte d’Ivoire, elle arrive rapidement à l’écriture. Engagée dans le processus d’émergence le la littérature africaine, elle publie plusieurs romans et recueils de poèmes en s’inspirant de l’histoire familiale (Loin de mon père), l’histoire nationale (Reine Pokou) et l’une des tragédies africaines les plus cruelles de notre temps que fut le génocide des Tutsi au Rwanda (L’ombre d’Imana). Elle choisit aussi d’animer de nombreux ateliers d’écriture dans de nombreux pays d’Afrique, du Nigeria à la Côte d’Ivoire, mais aussi aux États-Unis, en Grande Bretagne et au Mexique.

Loin de se satisfaire de sa carrière de romancière, elle se lance dans les années 1990 dans l’écriture d’albums pour enfants. Peintre, elle illustre elle même ses pages, et n’hésite pas à traiter de thèmes difficiles, comme l’Apartheid en Afrique du Sud, dans Mandela, non à l’apartheid ! Son album Mamy Wata et le Monstre, qui s’inspire des traditions animistes de l’Afrique de l’Ouest reçoit en 1993 le Prix UNICEF à la Biennale des Arts et Lettres de Dakar, et une “Mention d´honneur” en 1994 pour “Noma Award for publishing in Africa”.

Aujourd’hui installée à Johannesburg, où elle dirige le département de français à l’université du Witwatersrand, elle est l’un des auteurs africains les plus reconnus, à la fois en littérature : son roman Reine Pokou, traduit en plusieurs langues, reçoit en 2005 le Grand Prix d’Afrique Noire.


  • Aimer selon Véronique Tadjo (Museo, 2021)
  • En compagnie des hommes (Don Quichotte, 2017)
  • Loin de mon père (Actes Sud, 2010)
  • Reine Pokou (Actes Sud, 2004)
  • L’Ombre d’Imana (Actes Sud, 2000)
  • A mi-chemin (recueil de poèmes) (L’Harmattan, 2000)
  • Champs de Bataille et d’Amour (Présence Africaines / Les Nouvelles éditions Ivoiriennes, 1999)
  • A vol d’Oiseau (L’Harmattan, 1992)
  • Le royaume aveugle ((L’Harmattan, 1991)
  • Latérite (Hatier, 1984)

Littérature pour la jeunesse :

  • Le Voyage de Yao (Seuil Jeunesse, 2019)
  • Graça Machel, championne des enfants (A dos d’âne, 2017)
  • Léopold Sédar Senghor, le poète des paroles qui durent (A dos d’âne, 2014)
  • Les Enfants qui plantaient des arbres (Oskar, 2013)
  • Mandela, non à l’apartheid ! (Actes Sud Junior, 2010)
  • Ayanda, la petite fille qui ne voulait pas grandir (Actes Sud Junior, 2007)
  • Si j’étais roi, si j’étais reine (NEI, 2004)
  • Masque, raconte-moi (EDICEF-NEI, 2002)
  • Le bel oiseau et la pluie (NEI, 1998)
  • Grand-mère Nanan (NEI,1996)
  • Le grain de Maïs Magique (NEI, 1995)
  • Le Seigneur de la Danse (NEI, 1993)
  • Mamy Wata et le Monstre (NEI, 1993. Prix UNICEF 1993 à la Biennale des Arts et Lettres de Dakar. “Mention d´honneur” en 1994 pour “Noma Award for publishing in Africa”)
  • La chanson de la Vie (recueil de contes et de nouvelles) (Hatier,1989 - épuisé réédité par les NEI en 2007)

À découvrir :

Le site web de Véronique Tadjo.


Présentation de Queen Pokou (Reine Pokou) :

Dans le puissant royaume Ashanti (actuel Ghana), une terrible lutte de succession monarchique conduit la princesse Pokou à fuir et à chercher un nouveau territoire. Il en résulte une longue marche, ponctuée par des événements tragiques qui ne sont pas sans rappeler la longue marche des Juifs, menés par Moïse et fuyant l´Égypte à la recherche de la Terre Promise. Cependant, dans cette légende, les dieux sont intransigeants et réclament comme tribut l´unique fils de Pokou pour pouvoir franchir le fleuve Comoé. La princesse est donc confrontée au même dilemme qu´Agamemnon : choisir le parti du pouvoir ou celui de la famille. Cette légende, qui se nourrit d´une certaine intertextualité, confère à l´œuvre une dimension universelle dans la mesure où l´on retrouve les mêmes préoccupations : l´individu prime-t-il sur le groupe ou inversement ?


Présentation de As the Crow Flies (À vol d’oiseau) :

« Bien sûr, j´aurais, moi aussi, aimé écrire une histoire sereine avec un début et une fin. Mais tu sais bien qu´il n´en est pas ainsi. Les vies s´entremêlent, les gens s´apprivoisent puis se quittent, les destins se perdent.

Tu dis en regardant le miroir : « Je n´aime pas ce que je vois. » Tu as mal de tes faiblesses, tu as mal de tes échecs.

Ecoute, si tu peux supporter la pourriture que tu seras sous terre, ou si tu peux dire : « Je ne veux pas pourrir, brûlez-moi ! », alors tu feras bourgeonner des fleurs de liberté. Ta force surgira de tes faiblesses éparses et, de ton humanité commune, tu combattras les tares érigées en édifices royaux sur les dunes du silence. »


Présentation de Loin de mon père :

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Nina revient dans son pays, la Côte d’ivoire, pour y enterrer son père et organiser les funérailles. Face à la famille, aux parents, aux amis, aux voisins, elle est seule. Sa mère est morte quelques temps auparavant. Sa soeur a pris ses distances et ne reviendra pas malgré les tentatives de Nina pour renouer les liens.
Nina doit tout apprendre, tout réapprendre. Le pays qu’elle a quitté, il y a longtemps, pour vivre sa vie à l’étranger. Les règles et les usages dont elle a perdu l’importance. Elle doit trouver le ton juste et la bonne attitude face au comportement des uns et des autres et, dans ce moment si singulièrement fort, elle doit aussi faire face aux mesquineries et aux convoitises des proches, aux prérogatives des anciens, aux demandes multiples qui surgissent en ces instants de grande vulnérabilité.
Nina va de découverte en découverte : le poids de la tradition qu’il convient de respecter, les dettes prétendument contractées auprès de parents et “amis” qu’il faut satisfaire ou éconduire et, sans doute le plus difficile à accepter, la découverte de la face cachée du père, de ses carnets et son journal intime, de son attachement aux croyances, de ses amertumes et, plus douloureux, de ses relations extraconjugales que la révélation de l’existence d’un frère ignoré puis d’un second, tous deux nés d’amours cachées, vient soudainement mettre au jour.
Nina doit ménager les susceptibilités, déjouer les pièges des autorités politiques, assurer l’organisation matérielle (y compris la comptabilité tatillonne des dépenses et des recettes procurées par les dons en argent et en nature, ou bien encore le choix du cercueil ou du costume du défunt), veiller au respect de la mémoire du défunt.
Dans un récit volontairement dénué de tout larmoiement, sans doute en large partie autobiographique, Véronique Tadjo livre une observation brute et sans fard sur cet épisode révélateur. Tel un cinéma vérité, filmé avec la caméra sur l’épaule, Véronique Tadjo nous donne à vivre du dedans l’intimité d’une étrange réunion de famille, avec ses instants pitoyables, ses moments de tristesse, de lassitude et de solitude. Une occasion aussi de passer en mémoire les souvenirs d’enfance, de croiser l’ombre musicienne de la mère, de retrouver les lieux et les amitiés perdus et même les fièvres d’un ancien amour… L’occasion aussi d’un bilan lorsque face à la disparition des parents soudain la vie prend un chemin sans repères.


Présentation de Mandela, non à l’apartheid ! :
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Emprisonné en 1964, Nelson Mandela ne sera libéré que vingt-sept-années plus tard. Pourtant, pendant cette période, il continue à diriger la lutte contre l’apartheid à la tête de l’ANC, devenant un symbole à la stature mondiale.

Aimer, selon Véronique Tadjo

Aimer, selon Véronique Tadjo

Museo - 2021

Quel sens faut-il donner à l’Amour ? Est-il le même partout et peut-il traverser les frontières ? Dans un monde en pleine transformation, Eloka et Aimée se rencontrent à travers les continents et décident de lier leurs destins. Dans une succession de tableaux de leur quotidien, parfois sublimes, souvent bouleversants, mais jamais innocents, se dessine le visage d’une Afrique contemporaine pétrie de souffrance et d’espoir. L’exigence d’un amour qui se veut absolu dans son désir de tout étreindre, les pousse à s’engager de plus en plus profondément dans leur nouvelle réalité. C’est à un parcours initiatique, un récit lyrique à la frontière du surréalisme que les lecteurs sont conviés. Voyage empreint de poésie et menant à la renaissance de ces êtres grâce aux ressources inépuisables, cycliques et régénératrices, des rapports humains et de la nature.

Le voyage de Yao

Le voyage de Yao

Seuil Jeunesse - 2019

Dans son village du nord du Sénégal, Yao, grâce à ses lectures, rêve de voyages et d’aventures.

Quand il apprend que Seydou Tall, son auteur préféré, sera bientôt à Dakar, il part à sa rencontre.

Et Seydou, ne pouvant laisser seul un enfant si loin de chez lui, décide de le raccompagner.

Commence alors un formidable périple où l’adulte et l’enfant apprennent à se connaître, chacun faisant découvrir à l’autre les secrets de son monde. Un voyage dont naîtra une profonde amitié… et une vocation d’écrivain.


En compagnie des hommes

En compagnie des hommes

Don Quichotte - 2017

Un virus mortel et incurable a mis l’espèce humaine face au danger de l’extinction. Baobab, arbre premier, arbre éternel, arbre symbole de grande sagesse, prend la parole et réveille la mémoire de l’humanité. Sous son ombre fraîche, hommes, femmes, enfants pris dans la tourmente, combattants farouches pour la survie, vont confier leur lutte contre les ravages d’Ebola : le docteur en combinaison d’astronaute qui, jour après jour, soigne les malades sous une tente ; l’infirmière sage-femme dont les gestes et l’attention ramènent un peu d’humanité ; les creuseurs de tombes qui, face à l’hécatombe, enterrent les corps dans le sol rouge ; les villageois renonçant à leurs coutumes ancestrales afin de repousser Ebola...

Grand entretien

Grand entretien

Théâtre des Jeunes Créateurs - Cafés Littéraires
Avec Véronique TADJO -

(en visio) Grand Prix d’Afrique noire en 2005 pour son roman Reine Pokou (Actes Sud, 2004), Véronique Tadjo est née en France a grandi en Côte d’Ivoire et a vécu au Kenya, en Angleterre, avant de poser ses valises à Johannesburg. Engagée dans le processus d’émergence de la littérature africaine, elle publie plusieurs romans et recueils de poèmes. Elle publie cette année un touchant roman dans lequel elle lie avec poésie le destin de deux personnages que l’amour réunit, délivrant par là sa propre définition d’« aimer ». Habituée à naviguer entre les langues, elle anime de nombreux ateliers d’écriture, du Nigeria à la Côte d’Ivoire, mais aussi aux États-Unis, en Grande Bretagne et au Mexique. Réagissant à la publication de la lettre ouverte de l’écrivain Alain Mabanckou à Emmanuel Macron sur la langue française, Véronique Tadjo rappelle que si l’Afrique compte un nombre important de locuteurs, elle affiche un réel problème de niveau de langue qui entrave l’accès des jeunes à l’éducation supérieure. « Il est grand temps d’inscrire la littérature du Sud dans l’imaginaire du monde francophone occidental qui inclut, entre autres, le Canada, la Belgique, la Suisse et le Luxembourg. Quant à la littérature française, elle a sa propre histoire et ses propres canons. Les écrivains africains, tout en partageant la même langue, ont des préoccupations et une vision du monde qui leur sont particulières. La littérature écrite en français n’a pas besoin de se réclamer de la littérature française pour exister. C’est cette différence qu’il faut célébrer avant tout, car là se trouve la vraie francophonie débarrassée de son passé colonial. » Le Monde, 26 janvier 2018).


Portraits de femmes

Revivre le festival : Cafés littéraires
Avec : Marie-Célie AGNANT, BI FEIYU , Véronique TADJO, SU TONG - Saint-Malo 2005

Programme


Samedi

11h15
La langue et les territoires de l’enfance
Théâtre des régions

Invités : TADJO Véronique, BESSORA, PROPHÈTE Emmelie


Dimanche

15h45
Grand entretien
Théâtre des Jeunes créateurs

Invité : TADJO Véronique