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Michel Vézina, Montréal, le 28 juin 2010

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Il est 16h36. Je suis dans mon appartement de Saint-Henri, quartier ouvrier que j’habite quand je suis à Montréal, quand je ne voyage pas. Y règne un bordel monstrueux : piles de bouquins et papiers officiels en retard, verres sales et caisses de bières, cendriers pleins et cartons de pizzas, vêtements sales et bagages même pas défaits de mon dernier voyage, les bouteilles de rhum roulent entre les pattes de mes chaises…

Je ne voyage plus qu’entre ma table de travail et mon lit : je n’ai jamais pu lire autrement que couché et j’ai au moins cinq livres entamés qui côtoient chaussettes et t-shirts sales. Ces prochains jours, j’ai à pondre cinq ou six petits textes, des projets à monter, des demandes à déposer ; il faut que je peaufine les dialogues de l’adaptation cinématographique d’Asphalte et Vodka ; j’attends les épreuves corrigées de Zones 5, mon prochain roman, à paraître en août ; j’ai des manuscrits à lire, d’autres à commenter et pourtant, j’ai juste envie de m’arrêter, de me mettre en jachère, de ne plus bouger, de ne rien faire, ni lire, ni écrire, ni me déplacer. Je suis fatigué. Montréal est gris aujourd’hui et j’avoue que moi aussi… Contrecoup d’une année trop chargée ? Je ne sais plus comment vivre tranquillement, en souriant, simplement. Je mange mal et je dors trop. Montréal est humide et chaude. Vendredi prochain, je mange chez Rodney et j’ai hâte.

Il est 16h44 et je suis dans mon petit appartement. Je ne voyage pas vraiment ces jours-ci. Et c’est tant mieux.

Michel Vézina

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