logo
accueil > Haïti > Culture haïtienne > Littérature
Littérature
 

Kettly Mars, "Saisons sauvages" (2010)

13 mai 2010.

Sous ce titre au goût fade de la collection Harlequin ou de série télé étasunienne se cache un roman âpre et vigoureux. Cette fois encore, après Fado, Kettly Mars choisit une histoire de femme puissante. Une femme que son destin force à des choix terribles, elle qui se trouve coincée dans une situation inextricable et qui pense s’en sortir en gagnant sur tous les tableaux.

Ceux du dehors : Dany Laferrière, "L’énigme du retour" (2009)

10 mai 2010.

Avec L’énigme du retour , Dany Laferrière signe un roman sur la mémoire des lieux et des hommes, sur l’identité et l’absence, un roman qui fait écho à l’Etranger de Camus et au Cahier d’un retour au pays natal de Césaire.

 

Ceux d’ailleurs : Hans Christoph Buch, "Haïti chérie" (1990)

10 mai 2010.

À partir de la déesse Erzulie, Vénus du panthéon Vodou, Hans Christoph Buch décline dans Haïti chérie , une baroque allégorie d’Haïti.

Ceux d’ailleurs : Charles Najman, "Haïti, Dieu seul me voit" (1995)

10 mai 2010.

Dans ce récit touffu et extraordinairement documenté, Charles Najman utilise le vodou comme fil conducteur pour une traversée tumultueuse de l’histoire d’Haïti.

 

Ceux d’Ailleurs, épisode 2 : Éric Sarner

10 mai 2010.

La Passe du Vent, une histoire haïtienne , d’Éric Sarner, est une enquête rêveuse à travers le merveilleux haïtien, une plongée dans l’univers irréel de l’imaginaire caribéen.

Ceux d’ailleurs, épisode 1 : Michel Séonnet

10 mai 2010.

Ce livre étrange paru en 1983, se présente comme le prototype d’une « écriture haïtianisée ». Michel Séonnet se glisse dans la peau d’un « compose » pour redonner vie aux personnages créés par Jacques Stephen Alexis.

 

Frankétienne, "Mûr à crever" (1995)

6 mai 2010.

"Chaque jour, j’emploie le dialecte des cyclones fous. Je dis la folie des vents contraires. Chaque soir, j’utilise le patois des pluies furieuses. (...)". Premier roman de Frankétienne, Mûr à crever se présente comme une clef d’accès au mouvement spiraliste.

Frankétienne, "Kalibofobo" (1988)

6 mai 2010.

"Cette pièce ne plaît évidemment pas aux intellectuels haïtiens qui se complaisent dans l’élevage de ce virus de la morbidité mélancolique… pas de droit à l’espoir. Lorsque j’écris pour le théâtre (...) cette langue créole s’impose totalement car j’ai la conviction de communiquer immédiatement avec mon peuple, et c’est le seul espace de communication dont je dispose."

 

Frankétienne, "Les Affres d’un défi" (1979) / "Dezafi" (1975)

6 mai 2010.

« Issue de la matrice féconde et toute brûlante de Dézafi, cette œuvre ne doit pourtant pas être abordée comme une traduction de ce roman créole.
Les Affres d’un défi représente une authentique création dans l’aventure littéraire de l’auteur (...) »

Frankétienne, "Fleurs d’insomnie" (1986)

6 mai 2010.

Fleurs d’insomnie , spirale, partition totale vouée à l’onirisme, est en fait une longue métaphore de la destruction, externe : chaos politique, interne : chaos mental.

 

Le dernier des grands spiralistes : Frankétienne

6 mai 2010.

Ecrivain, poète, dramaturge, romancier et peintre, Franckétienne est une figure majeure des lettres haïtiennes. Membre du trio fondateur du "spiralisme", son œuvre abrupte et protéiforme détonne dans le paysage littéraire francophone.

René Philoctète, "Poèmes des îles qui marchent" (2003)

27 avril 2010.

Poèmes des îles qui marchent est une anthologie de l’œuvre poétique de René Philoctète. On y retrouve l’univers imaginaire du poète, une poésie engagée, une poésie d’une extrême sensibilité.

 

René Philoctète, "Le Peuple des Terres Mêlées" (1989)

27 avril 2010.

Le Peuple des Terres Mêlées évoque l’opération "Cabezas haitianas", massacre d’haïtiens organisé par le dictateur Trujillo qui a décidé que son peuple était celui des « blancos de la tierra ».

Jean-Claude Fignolé : "Les Possédés de la Pleine Lune" (1987)

27 avril 2010.

Premier roman d’une série de trois chroniques villageoises où la réalité et les mythes se confondent, les biographies s’entremêlent, toutes marquées avec insistance par la hantise de la la présence des forces activées par les rituels du vaudou.

 

Les Spiralistes, épisode 2 :
René Philoctète, l’homme secret du Spiralisme

27 avril 2010.

René Philoctète est le plus discret du trio fondateur du Spiralisme en Haïti. Poète, il a su montrer qu’il fallait "écrire comme si tout s’animait autour de soi d’un vaste chant, d’un feu multiple".

J.-C. Fignolé : "La dernière goutte d’homme" (1999)

27 avril 2010.

Jean-Claude Fignolé nous entraîne dans une nouvelle improvisation spiraliste, les personnages sont excessifs, coinçés entre culture francophone et rituels vaudous. Le roman mélange histoire de famille, histoire amoureuse, et rebondit à la façon d’un polar.

 

Les spiralistes, épisode 1 :
Jean-Claude Fignolé, "Aube Tranquille" (1990)

27 avril 2010.

Aube Tranquille n’est pas un roman au sens habituel du genre, mais une vigoureuse improvisation spiraliste. Le récit se développe selon une totale absence de critère, dans cette liberté absolue si chère aux spiralistes.

Kettly Mars, "Kasalé" (2007)

27 avril 2010.

L’expérience personnelle de Kettly Mars nourrit ce roman inspiré de la culture paysanne haïtienne, on y découvre le rituel vodou, son vocabulaire, son clergé aussi bien que son prestige auprès des paysans. Récit de l’ambivalence spirituelle d’un peuple déraciné.

 

Gary Victor : portrait sensible par Ph. Bernard

27 avril 2010.

"Vainqueur ou vaincu, surtout vaincu, ne laisse à quiconque,
pas même à Dieu, le soin d’écrire ton histoire." (Gary Victor)

Gary Victor, "À l’angle des rues parallèles" (2000)

27 avril 2010.

Nous sommes en Haïti, à Port-au-Prince, en pleine dérive anarcho-populiste. Dans cette folie nourrie de misère et de mythe, Éric décide d’éliminer ceux qu’il croit être responsable de sa déchéance.

 

Gary Victor, "Banal oubli" (2008)

27 avril 2010.

Pierre Jean, écrivain quelque peu en panne d’inspiration, se remonte le moral à coups de gins tonics dans son bistrot préféré. Quittant le bar au petit matin, il sent qu’il a oublié quelque chose… quelque chose de très important.

Gary Victor, "Clair de Manbo" (1990)

27 avril 2010.

Réflexion sur les mythes fondateurs d’Haïti, le premier roman de Gary Victor trace sans complaisance un portrait acide de l’homme politique et aborde le sujet tabou des relations entre pouvoir et sociétés secrètes.

 

Gary Victor, "Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin" (2004)

27 avril 2010.

Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin , Gary Victor, paru aux éditions Vents d’Ailleurs en mars 2004
Jutta Hepke, éditrice, rencontre un problème récurrent de confrontation avec les auteurs : le choix du titre. L’écrivain en a choisi un, il est sûr que c’est le bon : c’est rarement le cas. Or, le titre est en grande partie ce qui fait que le livre se vend… ou reste sur l’étagère du libraire. Kettly Mars s’accrochait à La dernière part de pureté et Jutta Hepke impose finalement La nuit

Gary Victor, "La Piste des sortilèges" (1997)

27 avril 2010.

C’est l’histoire d’une course folle. Une course contre le temps et contre l’injustice. Le quêteur, c’est Sonson Pipirit, sorte de Diogène halluciné qui, armé de son flambeau, cherche un homme, un juste.

 

Gary Victor, "Les Cloches de la Brésilienne" (2006)

27 avril 2010.

Si l’inspecteur Dieuswalwe Azémar débarque à La Brésilienne, ce n’est pas de gaieté de cœur. On l’a envoyé là-bas régler un problème improbable : quelqu’un aurait volé le son des cloches.

Kettly Mars, "Fado" (2008)

27 avril 2010.

Pour ne pas sombrer dans le désespoir de l’abandon de son mari, Anaise s’invente une nouvelle vie et devient Frida, sorte de sœur jumelle fantasmagorique, maîtresse femme d’un bordel des bas fonds de Port-au-Prince

 

Kettly Mars : de "La dernière part de pureté" à "L’heure hybride" (2005)

27 avril 2010.

Il s’agit ici d’un roman fort, comme on dit d’un alcool qu’il est fort, roman à la fois troublant et inquiétant, qui place le lecteur en situation de voyeur gêné mais pourtant consentant.

Yanick Lahens : "Dans la Maison du Père" (2000)

9 avril 2010.

Alice, petite fille modèle d’une famille bourgeoise de Port-au-Prince vit comme un oiseau en cage, elle subit l’ascendant de son père et l’occupation du territoire haïtien par les USA. Elle se réfugie derrière la danse à travers laquelle elle se découvre et mûrit son désir d’évasion.

 

Lyonel Trouillot, "L’amour avant que j’oublie" (2007)

7 avril 2010.

Submergé par le désir soudain de s’adresser à une inconnue aperçue dans l’assistance d’un colloque auquel il participe, un écrivain affronte la difficulté de faire ses premiers pas sur les territoires du discours amoureux...

Lyonel Trouillot, "Thérèse en mille morceaux " (2000)

7 avril 2010.

Un jour, à vingt-six ans, Thérèse se découvre investie par son double : voici l’heure de "l’autre Thérèse", si loin, si proche. Qui s’empare du corps de la jeune femme, lui en révèle les désirs, et la force, enfin, à ouvrir des yeux.

 

Lyonel Trouillot, "Rue des pas perdus" (1996)

31 mars 2010.

Une vieille tenancière de bordel, un intellectuel, un chauffeur de taxi, ils sont trois à raconter "la nuit de l’Abomination", nuit mi-fictive, mi-réelle, lors de laquelle l’histoire d’Haïti revêt des allures d’apocalypse.

Les continuateurs du dedans : épisode 2
Lyonel Trouillot, "Les Fous de Saint-Antoine" (1989)

31 mars 2010.

Le héros de cette « traversée rythmique » se nomme Antoine, et son aventure se résume dans la courbe du vol d’un étrange pigeon blanc qui apparaît aux première et dernière lignes du récit.

 

Les continuateurs du dedans : épisode 1
Marie-Andrée Étienne, "Déchirures" (2001)

31 mars 2010.

Marie-Andrée Étienne, haïtienne vivant à Port-au-Prince, a saisi l’occasion du déploiement de quinze mille GI déployés par Washington, de 1986 à 1994, pour raconter une île meurtrie, les blessures et les souffrances du quotidien haïtien.

J.S. Alexis, "Romancero aux Étoiles"(1960)

31 mars 2010.

Jacques-Stephen Alexis a cette fois choisi le conte, moyen d’expression littéraire plus populaire que le roman pour insuffler de manière ludique et récréative, son message militant à l’humanité endormie.

 

J. S. Alexis, "L’Espace d’un Cillement" (1959)

10 mars 2010.

À Port-au-Prince, au « Sensation bar », la Niña Estrellita, jeune prostituée d’origine cubaine, exerce ses charmes. Elle va rencontrer un homme, El Caucho, mécanicien en moteurs de bateaux sur le chantier du port, syndicaliste, qui va changer le cours de sa vie.

J. S. Alexis, "Les Arbres Musiciens" (1957)

10 mars 2010.

Durant les années 1940, grande époque de la « campagne antisuperstitieuse », la famille Ousmin, une mère (Léonie) et trois fils, nous font pénétrer dans les arcanes du pouvoir haïtien : la religion (Diogène), l’armée (Edgard) et le milieu intellectuel (Carles).

 

J. S. Alexis, "Compère Général Soleil" (1955)

10 mars 2010.

Au creux d’une nuit, un jeune nègre miséreux de Port-au-Prince, Hilarion Hilarius, poussé par la faim, commet un vol. Il se retrouve en prison où il rencontre Pierre Roumel, qui est, lui, prisonnier politique : c’est un communiste.

Les fondateurs, 2e épisode : Jacques-Stephen Alexis

4 mars 2010.

Le premier romancier haïtien qui assimilera pleinement la grande leçon de Jacques Roumain. Une courte biographie de ce personnage emblématique, suivie d’une étude générale de son œuvre selon le critère de l’émergence du rêve dans la littérature romanesque haïtienne.

 

Les fondateurs, premier épisode : Jacques Roumain

2 mars 2010.

Dans cette première évocation des fondateurs, Philippe Bernard nous parle du roman de Jacques Roumain (1907-1944), "Gouverneurs de la Rosée", comme la graine initiale du "rêve porteur d’actions" plantée dans le terreau de la littérature haïtienne.

Philippe Bernard : l’originalité littéraire d’Haïti

23 février 2010.

Spécialiste et passionné de littérature haïtienne, Philippe Bernard revient pour Etonnants Voyageurs sur la singularité de la création littéraire en Haïti. Une introduction à une longue série d’articles qui reviendront sur chaque auteur.