HEIMERMANN Benoît

France

6 avril 2018.

Chez ce grand reporter à L’Équipe, le commentaire sportif prend vite des allures d’envolée lyrique. Il réalise plusieurs documentaires de télévision et publie de nombreux ouvrages sur le sport et l’aventure. Il signe Le Marquis des stades, une anthologie du cycliste Tristan Bernard, au Castor Astral.

 

Dans la bouche de Benoît Heimermann, le commentaire sportif prend vite des allures d’envolée lyrique. Qu’il soit question de football, de cyclisme ou d’alpinisme, ce grand reporter à L’Équipe Magazine considère le sport comme un langage universel. Aux yeux de ce véritable passionné, les points communs entre un écrivain et un sportif sont plus nombreux qu’on le croit : goût de l’effort, perfectionnisme, volonté de dépasser ses limites, difficulté à achever les dernières pages d’un livre autant que les derniers kilomètres d’une course...

Président de l’Association des Écrivains Sportifs (créée en 1931 par Tristan Bernard), grand reporter à L’Équipe, Benoît Heimermann a réalisé plusieurs documentaires de télévision et a publié de nombreux ouvrages sur le sport et l’aventure. Quatre ans après la tragique disparition de Tabarly, il s’est attaqué au mythe et a reçu le Grand Prix de la littérature sportive pour sa biographie. Il a également reçu le prix de la fondation Mumm pour sa biographie de Muhammad Ali.

En 2006, il publie L’aventure guidait leurs pas, consacré aux grands alpinistes, suivi deux ans plus tard d’Aventuriers, un ouvrage dans lequel il évoque treize grands hommes qui ont marqué leur temps par leurs exploits.

À l’occasion du centenaire du Tour de France, Benoît Heimermann publie en 2013 un ouvrage intitulé Ils ont écrit le Tour de France : la Grande Boucle vue par les écrivains qui prolonge la réflexion sur la mythologie sportive amorcée en 2006 dans Plumes et crampons : Football et littérature.
Benoît Heimermann traite un autre pan de l’Histoire : l’Allemagne du IIIe Reich, dans Les Champions de Hitler, le reporter dresse le portrait des grands sportifs du régime hitlérien et montre comment la glorification de l’exploit physique faisait partie intégrante de l’idéologie nazie.

Dans son dernier ouvrage Femmes des pôles, il s’intéresse aux destins de huit femmes hors du commun qui ont engagé un combat pour s’embarquer dans des aventures de navigations et qui se sont illustrées dans l’histoire des expéditions polaire. Il dresse le portrait de ces femmes de caractères qui incarnent la volonté féminine de s’inscrire dans tous les domaines en dépit des barrières qui leurs ont été imposées.

Directeur de collection chez Stock, il publie en 2017 un ouvrage intitulé Scène de boxe, un roman d’Elie-Robert Nicoud (alias Louis Sanders).

Il signe cette année Le Marquis des stades, une anthologie du cycliste Tristan Bernard au Castor Astral.


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Biographie

Le Marquis des stades

Le Castor Astral - 2017

Tristan Bernard était de bonne famille mais de mauvaise composition. Du moins rechignait-il à considérer le travail comme quelque chose de prioritaire. Ce qui lui importait avant tout c’était de se moquer du monde en plaçant le dilettantisme au rang de vertu obligatoire et en raillant les travers de ses semblables avec constance. Dix romans, cent pièces, des milliers de chroniques et d’articles y suffirent à peine. Encore convient-il d’ajouter que le préposé à la satire mena son entreprise de démolition avec délicatesse. Prolixe et gai, Tristan Bernard (1866-1947) était d’abord désopilant. “ L’homme le plus spirituel de la terre ” d’après Léon Blum son ami et contemporain.

Au bout du bout, il est une seule chose que ce voltigeur prenait au sérieux : le sport. Cavalier, boxeur, cycliste, Tristan Bernard arbitra Georges Carpentier avec précision, dirigea le vélodrome Buffalo avec méthode et suivit le Tour de France avec enthousiasme. Une façon pour lui de donner le change ? “ Il y a dans tout écrivain, un sportman qui s’ignore. ” : entendez par là un créateur qui, trop souvent, se prend au sérieux et un athlète qui, trop facilement, s’estime dérisoire… Pour “ le champion de France de l’humour ” la tête ne pouvait aller sans les jambes et inversement. Cette anthologie (inédite) le prouve au détour de chaque page.