Lundi à partir de 10h, Vauban 5

Algérie, une histoire en partage : Une matinée avec Karim Sayad

21 mai 2018.
 

Embrassant l’histoire des deux rives de la Méditerranée et s’emparant des non-dits de leur descendance, les Français Alice Zeniter, Jean-Marie Blas de Roblès, Jacques Ferrandez ou l’Algérien Yahia Belaskri font revivre de leur plume, sans tabou, cette histoire partagée. Et font bouger les lignes, comblent bien des blancs.
Des films : Karim Sayad nous présente ses deux films. Des moutons et des hommes, un portrait touchant d’une population divisée où il suit deux Algériens survivant tant bien que mal au sein d’une société de contrastes et de contradictions. Et Babor Casanova, à la suite d’Adlan et Terroriste qui naviguent dans leur quartier et rêvent au bateau qui leur permettra de fuir.
SANS OUBLIER : Dans les remous de vies bousculées, passé et présent se télescopent pour raconter l’Algérie contemporaine : Les bienheureux de Sofia Djama et En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Bande Dessinée

Le premier homme

Gallimard BD - 2017

« En somme, je vais parler de ceux que j’aimais », écrit Albert Camus dans une note pour l’œuvre à laquelle il travaillait au moment de sa mort. Il y avait jeté les bases de ce que serait son récit de l’enfance : une odyssée temporelle et émotionnelle à travers ses souvenirs, un récit qui, sous couvert de fiction, revêt un caractère autobiographique exceptionnel. À la recherche de ses origines, il y évoque avec une singulière tendresse son univers familial, le rôle des femmes, celui de l’école, la découverte du monde extérieur... En filigrane, on découvre les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement.


Revue de presse

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Dans l’épaisseur de la chair

Zulma Editions - 2017

C’est l’histoire de ce qui se passe dans l’esprit d’un homme. Ou le roman vrai de Manuel Cortès, rêvé par son fils – avec le perroquet Heidegger en trublion narquois de sa conscience agitée. Manuel Cortès dont la vie pourrait se résumer ainsi : fils d’immigrés espagnols tenant bistrot dans la ville de garnison de Sidi-Bel-Abbès, en Algérie, devenu chirurgien, engagé volontaire aux côtés des Alliés en 1942, accessoirement sosie de l’acteur Tyrone Power – détail qui peut avoir son importance auprès des dames…
Et puis il y a tous ces petits faits vrais de la mythologie familiale, les rituels du pêcheur solitaire, les heures terribles du départ dans l’urgence, et celles, non moins douloureuses, de l’arrivée sur l’autre rive de la Méditerranée.
Dans l’épaisseur de la chair est un roman ambitieux, émouvant, admirable – et qui nous dévoile tout un pan de l’histoire de l’Algérie. Une histoire vue par le prisme de l’amour d’un fils pour son père.


Revue de presse

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Le livre d’Amray

- 2018

« On m’a dit que je naissais au monde, que les montagnes reculeraient devant mes aspirations, que les plaines donneraient plus de blé qu’elles n’en ont jamais produit et que les matins s’offriraient à mes pas juvéniles. Que ne m’a-t-on dit pour me laisser croire que j’étais un homme libre ? »
Amray est né avec la guerre, entre le souffle du chergui, le vent chaud du Sahara, et les neiges des Hauts Plateaux, fils préféré d’une mère qui n’avait jamais appris les mots d’amour, et d’un père qui a fait plus de guerres qu’il n’en faut pour un homme. Mais bientôt son monde vacille et les amis d’enfance, Shlomo, Paco, Octavia – celle qu’il nomme ma joie – quittent le pays.
Resté là comme en exil, Amray, fils du vent, fils de fières et nobles figures de résistance, Augustin, la Kahina ou Abd el-Kader, avec la rage puisée dans les livres et les mots des passeurs, part chercher plus loin ses horizons, et la liberté d’être poète.
À travers le récit d’une enfance et d’une jeunesse marquée au fer de la guerre et de la violence en Algérie, le Livre d’Amray est une charge ardente contre un régime autoritaire et tous les intégrismes religieux, un chant vibrant d’amour pour une terre qui n’est jamais nommée, une Algérie rêvée et rendue à la vie – un chant d’espoir au monde.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

L’Art de perdre

Flammarion - 2017

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.


Revue de presse

 

DERNIER OUVRAGE

 

Des moutons et des hommes

Alger, 2016. Habib, 16 ans, rêve de devenir vétérinaire. Mais alors qu’il a arrêté l’école, il décide d’entraîner un bélier nommé El Bouq espérant en faire un champion de combats de moutons. Samir, 42 ans, n’a plus d’autres rêves que de survivre aux difficultés de son quotidien en vendant des moutons pour gagner un peu d’argent.