Tout savoir sur le Prix Robert Ganzo de Poésie

14 avril 2015.
 

Au nom du poète vénézuélien Robert Ganzo (1898-1995), dont l’admirable Orénoque est réédité chez Gallimard (1997), le Prix Robert Ganzo de poésie, décerné par la Fondation Robert Ganzo sous l’égide de la Fondation de France, est le prix de poésie le mieux doté (10 000 euros) de France. Il couronne chaque année, pendant le Festival Saint-Malo Étonnants Voyageurs, un poète francophone d’importance, un aventurier du verbe et de la vie, un passeur d’émotions et de défis, un arpenteur de grand large et d’inconnu.

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Depuis sa création en 2007, le Prix Ganzo a récompensé les poètes suivants :

2018 : Patrick Laupin
2017 : Zeno Bianu
2016 : Anise Koltz
2015 : Valérie Rouzeau
2014 : Dominique Sampiero
2013 : Serge Pey
2012 : Marie-Claire Bancquart
2011 : Jean-Pierre Verheggen
2010 : Bernard Noël
2009 : Franck Venaille
2008 : Abdellatif Laabi
2007 : René Depestre

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Les membres du jury

Alain Borer (président du jury)
Yvon Le Men
Jean-Baptiste Para
Dominique Sampiero
Jean-Pierre Siméon
Claudine Delaunay


Biographie de Robert Ganzo

Né à Caracas, Robert Ganzo est un poète d’origine vénézuélienne d’expression française. Il passe son adolescence à Bruxelles, puis s’installe à Paris comme bouquiniste, et libraire. Engagé dans les combats de la résistance, fait prisonnier, il s’évade. Poète, il publie successivement Orénoque (1937), Lespugue (1940), Rivière (1941), Domaine (1942), Langage (1947), Colère (1951), Résurgences (1954), recueils réunis dans L’Œuvre poétique éditée chez Gallimard en 1997. La poésie de Robert Ganzo, limpide, superbe, d’une grande pureté formelle, a des allures de viatique tant elle se révèle intense et douce,
à la fois luxuriante et cristalline. Elle est tout entière d’évidence, d’envoûtement, sans le moindre hermétisme, vouée à la célébration de la présence humaine, de l’amour et du monde.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

De quel amour blessée

Gallimard - 2014

Qu’est-ce qui constitue le projet d’une langue, en quoi la langue française est-elle à nulle autre pareille ? Comment croire et comprendre qu’elle disparaît sous nos yeux à une telle vitesse, et avec elle une civilisation ? Ces pages s’attachent à identifier un héritage collectif inestimable, à donner la mesure d’un trésor. Écrites dans un style délié et jubilant, elles se lisent non comme un éloge ou une célébration, mais comme une suite de dévoilements par lesquels se révèle la richesse d’un français que nous utilisons en sous-régime, inconscients le plus souvent de ses immenses possibilités. Le lecteur, hautement réjoui par l’éblouissante érudition de ce texte, trouvera, plus que la description d’un désastre à venir, un chant d’amour à notre langue, qui se pose aussi en œuvre de salut public.

L’auteur
 Alain Borer est poète, essayiste et critique d’art, spécialiste d’Arthur Rimbaud. Il a reçu en 2005 le prix Édouard-Glissant pour l’ensemble de son œuvre. De lui, les Éditions Gallimard ont publié Rimbaud (Découvertes Gallimard n° 102), et Zone bleue (collection Lachenal et Ritter, 1984). Il a également participé aux ouvrages collectifs Un Sieur Rimbaud se disant négociant (collection Lachenal et Ritter, 1985), Carnets de Sarajevo 1 (Hors série Connaissance, 2002), Défense et illustration de la langue française aujourd’hui (Poésie/Gallimard, 2013).

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Les continents sont des radeaux perdus - Tome 3 : Un cri fendu en mille

Bruno Doucey - 2018

Avec Le poids d’un nuage, précédent volume de la trilogie Les continents sont des radeaux perdus, le poète découvrait la carte du monde par la peinture et la littérature. Avec Un cri fendu en mille, il nous parle de la découverte physique, sensible, amoureuse de notre planète. Il ne s’agit plus de rêver le monde, il faut le parcourir. Les premières destinations nous entraînent en Allemagne, en Italie, en Roumanie, à Lisbonne. Puis viennent les voyages au long cours, autour du mont Liban, en Israël, à Bamako, en Chine, sur le plateau tibétain, en Haïti ou au Brésil. D’un pays à l’autre,un même désir d’étreindre le monde, une même soif de rencontres, une même propension à se penser soi-même comme un autre. Un carnet de voyages, au cœur du monde, à travers soi. Et l’assurance, pour vous qui entrez dans ce livre, d’un merveilleux voyage immobile.