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Invités 2017


REVERDY Thomas B.

France

28 mars 2017.
 

Biographie

 
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David Ignaszewski / Koboy © Flammarion

Récompensé par le Prix Joseph Kessel et par le Prix du roman de la SGDL pour Évaporés, Thomas B. Reverdy s’est imposé en cinq ouvrages comme l’un des auteurs français les plus talentueux de sa génération.
Cet agrégé de lettres modernes, marqué par la lecture d’Antonin Artaud, signait avec ses trois premiers romans (La montée des eaux, Le ciel pour mémoire et Les derniers feux) une sorte de cycle poétique d’inspiration autobiographique, sur le souvenir, l’amitié, le deuil. Ils constituent des « Bilungsroman » (romans de formation) qui racontent les errances du souvenir, les amis avec qui ont essaye de tout oublier, de faire la fête en luttant pour que l’enfance ne passe pas, dans un présent qui se fissure, où se multiplient les disparitions et les petites trahisons de la mémoire. Les derniers feux ont obtenu, en 2008, le Prix Valery Larbaud.

Les évaporés tient à la fois du polar et du roman d’amour, dans un Japon contemporain en crise, post-Fukushima, dont l’écrivain dresse le portrait tourmenté. « Évaporé », c’est le terme employé par les Japonais pour désigner ceux qui disparaissent du jour au lendemain, sans laisser d’adresse. C’est le cas de Kaze, homme entre deux âges ; sa fille, Yukiko, décide de partir à sa recherche, accompagné d’un ancien amant, Richard B. qui pense bien la reconquérir en l’aidant à retrouver son père.

Il était une ville (Flammarion 2016), dont l’action est située dans la ville de Detroit, Michigan, en proie à la faillite du système bancaire, remporte le Prix des librairies. Thomas B. Reverdy nous emmène dans une ville mythique des États-Unis devenue fantôme et met en scène des vies d’aujourd’hui, dans un monde que la crise a voué à l’abandon. Avec une poésie et une sensibilité rares, il nous raconte ce qu’est l’amour au temps des catastrophes.

En 2017, il signe, en compagnie de l’historien Sylvain Venayre, Le jardin des colonies chez Flammarion. Sous la forme d’une promenade dans un jardin en bordure du bois de Vincennes, ils entamment une réflexion conjointe, sous la forme romanesque, sur le passé colonial de la France.


Bibliographie :

- Jardin des colonies (Flammarion, 2017)
- Il était une ville (Flammarion, 2015)
- Les Évaporés (Flammarion, 2013)
- L’Envers du monde (Seuil, 2010)
- Le Lycée de nos Rêves (Hachette Littérature, 2008), avec Cyril Delhay
- Les Derniers Feux (Seuil, 2008)
- Le Ciel pour mémoire (Seuil, 2005)
- La Montée des eaux (Seuil, 2003) ; réédité aux éditions Points, 2010

Actualité

 
Récit

Jardin des colonies

Flammarion - 2017

En bordure du bois de Vincennes, non loin de l’ancien palais des Colonies devenu le Musée de l’histoire de l’immigration, se cache un jardin méconnu. L’atmosphère de ses ruines gagnées par la végétation tient à son histoire. Créé à la Belle Époque pour perfectionner l’agronomie coloniale, il est rapidement devenu la vitrine de l’Empire. C’est aussi là qu’a été construite la première mosquée de France.
Un écrivain désireux d’y trouver l’inspiration pour un roman d’aventure s’y fait accompagner par un jeune chercheur en histoire. Tous deux partent sur les traces du fantasque fondateur du jardin, l’explorateur Jean Thadée Dybowski.
Leur promenade est l’occasion d’un vagabondage érudit et amusé dans ces lieux où se déchiffrent encore l’histoire coloniale et sa représentation. Elle est aussi le moyen d’une interrogation sur cette mémoire plus que jamais brûlante. Et si nos peurs, comme nos nostalgies, n’étaient qu’affaire de décor ?

Oeuvre

 
Récit

Jardin des colonies

Flammarion - 2017
En bordure du bois de Vincennes, non loin de l’ancien palais des Colonies devenu le Musée de l’histoire de l’immigration, se cache un jardin méconnu. L’atmosphère de ses ruines (...)
 

Romans

Il était une ville

Flammarion - 2015
Ici, les maisons ne valent plus rien et les gens s’en vont, en les abandonnant purement et simplement ; la ville est en lambeaux. Nous sommes à Detroit en 2008 et une blague (...)
 

Romans

Les évaporés

Flammaion - 2013
Ici, lorsque quelqu’un disparaît, on dit simplement qu’il s’est évaporé, personne ne le recherche, ni la police parce qu’il n’y a pas de crime, ni la famille parce qu’elle est (...)