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Invités


LAFON Lola

France

28 mars 2017.
 

Biographie

 
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© Lynn SK

Biographie

Danseuse dans une première vie, Lola Lafon alterne depuis un peu plus de dix ans l’écriture de chansons et de romans, où prédomine l’idée du mouvement comme « vocabulaire de vie », que ce soit celui du corps féminin ou celui de la révolte. Ses livres s’imprègnent de ses combats, féministes, anarchistes et anticapitalistes, présents depuis Une fièvre impossible à négocier (2003), l’histoire d’une jeune femme victime de viol qui trouve dans les mouvements d’extrême gauche un nouveau souffle de vie. D’origine franco-russo-polonaise, l’auteure jongle par ailleurs entre les influences de l’ouest et de l’est de l’Europe, tant dans sa musique que dans ses livres.

L’auteure-compositrice a grandi entre Paris, Sofia et Bucarest, alors sous le régime de Nicolae Ceaușescu. Engagée dans les luttes antifascistes et féministes depuis les années 1990, elle parvient à faire publier son premier roman en 2003 chez Flammarion avec le soutien de Frédéric Beigbeder. Entre récit de vie et guide de résistance, Une fièvre impossible à négocier rencontre un succès critique et public. Suivront De ça je me console (2007) et Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce (2011), deux romans marqués par une écriture engagée, la volonté de refuser les tendances, le paraître, la résignation : « je ne renoncerai pas à ma part de violence », dit-elle, citant l’écrivain et révolutionnaire Raoul Vaneigem.

En musique, elle hérite de Bob Dylan et Patti Smith par ses parents et découvre plus tard la chanson française avec Barbara. Ses compositions, mélanges de ces références occidentales et d’influences balkaniques, prennent l’allure d’une folk-pop européenne. Elle a sorti deux albums à ce jour, Grandir à l’envers de rien (2006) et Une vie de voleuse (2011), et organise des concerts-lectures dans lesquels elle réunit ses deux domaines de prédilection.

Prix Ouest-France Etonnants Voyageurs 2014, La petite communiste qui ne souriait jamais s’inspire de l’histoire de la jeune gymnaste roumaine Nadia Comăneci, médaille d’or aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976, première athlète de l’histoire des Jeux à recevoir la note de 10.0. Lola Lafon se fascine pour cette figure sportive et le regard que porte alors le monde sur elle, à la fois « symbole du communisme et idolâtrée par l’Occident tout entier », surmédiatisée et instrumentalisée par le pouvoir roumain. L’auteure imagine un dialogue entre la jeune sportive de 14 ans et une narratrice « candide occidentale » qui tente d’en apprendre plus à son sujet, de comprendre ce qui a, chez elle, suscité un intérêt médiatique et politique sans précédent.


Bibliographie

- La Petite Communiste qui ne souriait jamais (Actes Sud, 2014)
- Une vie de voleuse (Flammarion, 2011)
- Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce (Flammarion, 2011)
- De ça je me console (Flammarion, 2007)
- Une fièvre impossible à négocier (Flammarion, 2003)

Actualité

 
Romans

La Petite Communiste qui ne souriait jamais

Actes Sud - 2014

Parce qu’elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux jo de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d’accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu’elle imagine de l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d’une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d’une enfance éternelle. Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d’Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ?
Mimétique de l’audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le romanacrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d’Icare que de la mythologie des “dieux du stade”, rend l’hommage d’une fiction inspirée à celle-là, qui, d’un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu’on réserve aux petites filles, ces petites filles de l’été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s’élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.


Revue de presse

- "Loin du biopic à l’américaine, le récit prend des risques, ose des apartés imaginaires entre la romancière et l’athlète, s’élève dans les airs avec des descriptions hallucinées des prouesses sportives, enchaîne les figures littéraires les plus personnelles et les plus justes, embrasse la totalité d’une personne hors du commun, avec une économie de moyens et un sens de l’équilibre saisissants." Télérama

- "Sans jamais donner l’impression de l’effort ni trébucher, Lola Lafon sait tout à la fois quel élan prendre pour écrire chaque scène, et à quel moment arrêter son geste. Verdict ? La Petite Communiste… est un texte sur la grâce qui en est tout empli." Le Monde

- Interview de Lola Lafon par Mediapart :


- La petite communiste qui ne souriait jamais sur France Culture

- Lola Lafon sur Soir 3 :

Oeuvre

 
Parce qu’elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux jo de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, (...)
 

Vidéos

 

 

Les cafés littéraires

Saint-Malo 2014

Histoires de vies

Avec Edyr AUGUSTO et Lola LAFON.

 

Les débats audios

 
Saint-Malo 2014

Du sport et du pouvoir

Avec : Lola Lafon, Benoît Heimermann, Bernard Chambaz

 
Saint-Malo 2014

Destins de femmes

Avec Lola Lafon et Ayana Mathis.

 
programme

Dimanche

09:30

Délibérations du prix Ouest-France


12:30

Remise du prix Ouest France Étonnants Voyageurs, en compagnie des jeunes jurés et du jury adulte

Café Littéraire

13:00

Cocktail Ouest France


16:45

France Inter “Demain la veille”de Dorothée Barba

Rotonde Surcouf