BELASKRI Yahia

Algérie

Le livre d’Amray (Zulma, 2018)

© G. Le Ny / Étonnants Voyageurs

Installé en France depuis les émeutes de 1988, il pose un regard critique sur le «  grand récit  » qui réduit l’identité algérienne à l’arabité et à l’islam. Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs 2011 pour (Si tu cherches la pluie elle vient d’en haut), il participe au collectif Pourquoi Camus ? (2 013), rédige une biographie-essai sur le résistant algérien Abd el-Kader, et de nombreux articles sur le dialogue des cultures méditerranéennes. Il est membre du comité de rédaction de la revue Apulée. Son nouveau roman est une charge ardente contre un régime autoritaire, un chant vibrant d’amour et d’espoir pour une terre qui n’est jamais nommée, une Algérie rêvée et rendue à la vie.

Pour ce journaliste algérien installé en France depuis les émeutes de 1988, écrire est un acte de liberté. À travers de nombreux articles, essais et nouvelles, il pose un regard critique empreint d’un profond humanisme sur l’histoire de l’Algérie, de la France et des rapports conflictuels entre ces deux pays. S’il sait dépeindre la misère, la violence des guerres civiles en Algérie, il ne sombre jamais dans la fatalité tout en restant très réaliste. Yahia Belaskri croit avant tout dans la force de l’homme, la capacité des peuples à écrire leur histoire.

La volonté et l’engagement de l’auteur se retrouvent également dans son écriture. Yahia Belaskri se plaît à rompre la linéarité de ses romans par des énumérations descriptives parfois violentes, réalistes et crues, une manière pour lui de « remuer le couteau dans la plaie. » Prose authentique d’une Algérie combattive et blessée, celle-ci ne laissera pas le lecteur indemne.

Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut évoque les destins tragiques d’un homme et d’une femme rattrapés par les violences religieuses et le poids de l’histoire algérienne récente : une plongée sans complaisance dans la décennie noire, ce roman lui a valu en 2011 le Prix Ouest France-Étonnants Voyageurs.
En 2012, paraît Algéries 50, co-dirigé avec Elisabeth Lesne. L’année de la célèbration du cinquantenaire de l’indépendance, confier l’écriture d’Algéries 50 à 25 écrivains est une manière de contourner le discours officiel et de rendre le sort de l’Algérie à son peuple. Cinq ans après les premières révoltes du Printemps arabe, Yahia Belaskri apporte une dimension historique mais aussi humaine à ces événements désormais historiques. Pour lui l’écriture est ici un moyen de s’approprier l’histoire : " Ceux qui n’ont pas les mots périssent. Ceux qui les possèdent arrivent à se reconstruire ".
Critique à l’égard du « grand récit » qui réduit depuis 1962 l’identité algérienne à l’arabité et à l’islam, son roman souhaite rappeler la pluralité de l’Algérie : Une longue nuit d’absence exhume l’héritage oublié « d’Oran l’espagnole ». Il participe en 2013 à l’ouvrage collectif Pourquoi Camus ? paru à l’occasion du centenaire de la naissance de l’auteur. Il revient sur l’impact de l’œuvre du romancier, qu’il décrit comme "l’un des écrivains-phare de la terre algérienne". Début 2014 paraît Haïti en lettres, récit autobiographique et sensible de son séjour en Haïti en 2012 qui s’est achevé par le festival Étonnants Voyageurs la même année.

Fin 2014, Yahia Belaskri nous est revenu avec Les Fils du jour, une saga algérienne récompensée par le Prix Beur FM 2015 où il entreprend une incursion violente dans l’Histoire de l’Algérie. Sous sa plume se déploie l’Histoire du pays, du point de vue algérien, de la pénétration coloniale jusqu’à la reddition de l’émir Abdelkader, accompagnée de son lot d’injustices, de violences et de barbaries. Il dresse un tableau historique et spatial tout en dessinant les contours d’un amour transfrontière, transculturel et transreligieux avec une parfaite maîtrise du tempo et du sujet. À travers son personnage principal, El’hadj, il défend un Islam lumineux qui considère la vie comme sacrée, qui prône un métissage culturel des identités et des Hommes, qui transcende et dépasse les questions de couleur et de tribu. Les Fils du jour s’inscrit dans la position humaniste radicale de l’auteur.

Yahia Belaskri lance, aux côtés de Jean-Marie Blas de Roblès, Hubert Haddad, Abdellatif Laâbi et Catherine Pont-Humbert, une nouvelle revue annuelle de littérature et de réflexion, Apulée, qui s’engage à parler du monde d’une manière décentrée, nomade, investigatrice, loin d’un point de vue étroitement hexagonal, avec pour premier espace d’enjeu l’Afrique et la Méditerranée.

À la rentrée 2016, il publie une biographie Abd el-Kader, le combat et la tolérance, richement illustré, où il retrace avec délicatesse la vie aventureuse et le destin exceptionnel d’Abd el-Kader (1808-1883), fougueux nationaliste qui défend sa patrie agressée par les premiers colonialistes.

En mai 2017 sort le deuxième numéro d’Apulée intitulé De l’imaginaire et des pouvoirs, qui regroupe textes et photographies de poètes, nouvellistes, romanciers, essayistes ou encore chroniqueurs. Tous s’interrogent sur ce que peuvent l’art et la littérature face au repli identitaire, à la montée des populismes et aux crispations religieuses.


Bibliographie

Romans

  • Le livre d’Amray (Zulma, 2018)
  • Les Fils du jour (Vents d’ailleur, 2014)
  • Une Longue nuit d’absence (Vents d’ailleurs, 2012)
  • Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut (Vents d’Ailleurs, 2010) Prix Ouest France- Étonnants Voyageurs
  • Le Bus dans la ville (Vents d’ailleurs, 2008)

Récit

  • Haïti en lettres (Magellan & Cie, 2014)

Essais

  • Abd el-Kader, le combat et la tolérance (Magellan & Cie, 2016)
  • Pourquoi Camus ? (Philippe Rey, 2013), ouvrage collectif sous la direction d’Eduardo Castillo
  • Algéries 50 (Magellan, 2012)
  • Les Franco-Maghrébins et la République directeur de publication (Editions APCV)
  • L’Épreuve d’une décennie. Algérie, art et culture 1992-2002 (Paris-Méditerranée, ouvrage collectif, dir. Yahia Belaskri avec Christiane Chaulet-Achour, 2004).

Revues

  • Revue Apulée n°3 — La guerre et la paix (Zulma, 2018)
  • Revue Apulée n°2 — De l’imaginaire et des pouvoirs (Zulma, 2017)
  • Revue Apulée n°1 — Galaxies identitaires (Zulma, 2016)

Le livre d’Amray

2018

« On m’a dit que je naissais au monde, que les montagnes reculeraient devant mes aspirations, que les plaines donneraient plus de blé qu’elles n’en ont jamais produit et que les matins s’offriraient à mes pas juvéniles. Que ne m’a-t-on dit pour me laisser croire que j’étais un homme libre ? »
Amray est né avec la guerre, entre le souffle du chergui, le vent chaud du Sahara, et les neiges des Hauts Plateaux, fils préféré d’une mère qui n’avait jamais appris les mots d’amour, et d’un père qui a fait plus de guerres qu’il n’en faut pour un homme. Mais bientôt son monde vacille et les amis d’enfance, Shlomo, Paco, Octavia – celle qu’il nomme ma joie – quittent le pays.
Resté là comme en exil, Amray, fils du vent, fils de fières et nobles figures de résistance, Augustin, la Kahina ou Abd el-Kader, avec la rage puisée dans les livres et les mots des passeurs, part chercher plus loin ses horizons, et la liberté d’être poète.
À travers le récit d’une enfance et d’une jeunesse marquée au fer de la guerre et de la violence en Algérie, le Livre d’Amray est une charge ardente contre un régime autoritaire et tous les intégrismes religieux, un chant vibrant d’amour pour une terre qui n’est jamais nommée, une Algérie rêvée et rendue à la vie – un chant d’espoir au monde.

Apulée #3 - La guerre, le monde et la paix

Zulma Éditions - 2018

Fidèle à l’appel constant des autres rives et des antipodes, dans l’ardente continuité de ses deux premiers numéros – « Galaxies identitaires » et « De l’imaginaire et des pouvoirs » –, la revue Apulée continue d’investir tous les territoires de la littérature, de la pensée vive, de la poésie et de l’image.
C’est sur le thème de « La guerre, le monde et la paix » que s’articule cette nouvelle livraison.

Dossiers : Albert Camus, Frantz Fanon, Nabile Farès, Madeleine Riffaud, Jean Sénac, le camp de Rivesaltes.

Avec les contributions de : Yahia Belaskri, Jean-Marie Blas de Roblès, Belinda Cannone, René de Ceccatty, Patrick Chamoiseau, Catherine Clément, Emmanuelle Collas, Julien Delmaire, Ananda Devi, Éric Faye, Nâzim Hikmet, Vénus Khoury-Ghata, Michel Le Bris, Yvon Le Men, Jean-Luc Nancy, Bernard Noël, Cécile Oumhani, Serge Pey, Néhémy Pierre-Dahomey, Catherine Pont-Humbert, Jean-Luc Raharimanana, Jean Rouaud, Éric Sarner, Leïla Sebbar, Salah Stétié, Sami Tchak, Ilarie Voronca, Abdourahman A. Waberi, Carole Zalberg…


Revue de presse

  • « Apulée prouve qu’elle est devenue une revue incontournable du paysage de la création contemporaine, ouverte au monde et aux langues, foisonnante, politique, inventive. » (Elara Bertho, Diacritik)

Apulée n°2 — De l'imaginaire et du pouvoir

Apulée n°2 — De l’imaginaire et du pouvoir

Zulma - 2017

« Il y a du beau monde à l’affiche de cette nouvelle revue annuelle “de littérature et de réflexion” lancée par les éditions Zulma sous la houlette de l’écrivain Hubert Haddad… Des écrivains tournés vers la découverte, de l’autre ou du monde. Baptisée Apulée, du nom d’un auteur berbère du IIe siècle, cette épaisse et élégante revue se veut “un lieu de transmission à ciel ouvert, un carrefour des mondes à l’écart des enjeux de pouvoir”, avec pour premier espace d’exploration l’Afrique et la Méditerranée. »
Alexandra Schwartzbrod, Libération, à propos du premier numéro d’Apulée.

Dans l’ardente continuité de son numéro inaugural, fidèle à l’appel constant des autres rives et des antipodes, la revue Apulée continue d’investir tous les territoires de la littérature, de la pensée vive, de la poésie et de l’image. Et c’est autour du thème De l’imaginaire et des pouvoirs – avec une mise à l’honneur de Driss Chraïbi et de Mohammed Dib – que s’articule cette nouvelle livraison : tant à travers les fécondes controverses qu’il suscite, que dans les heureuses fictions qu’il inspire, au gré de réflexions ouvertes, d’alertes parades ou d’harmonies secrètes…


Abd el-Kader, le combat et la tolérance

Abd el-Kader, le combat et la tolérance

(Magellan & Cie, 2016) - 2016

Il fallait la plume d’un écrivain algérien pour rendre toute son humanité au père de la nation et lui restituer sa puissance et sa gloire. Dans ce livre richement illustré, Yahia Belaskri retrace avec délicatesse la vie aventureuse et le destin exceptionnel d’Abd el-Kader (1808-1883), fougueux nationaliste qui défend sa patrie agressée par les premiers colonialistes. Intraitable chef de guerre, il est attentif au sort de ses ennemis ; homme de foi musulmane, il proclame que la religion doit rester dans la sphère privée ; homme de culture, il professe le respect des autres et de soi-même… Un exemple pour la laïcité malmenée d’aujourd’hui !


Revue Apulée n°1 — Galaxies identitaires

Revue Apulée n°1 — Galaxies identitaires

(Zulma, 2016) - 2016

Cette nouvelle revue annuelle de littérature et de réflexion initiée par Hubert Haddad s’engage à parler du monde d’une manière décentrée, nomade, investigatrice, loin d’un point de vue étroitement hexagonal, avec pour premier espace d’enjeu l’Afrique et la Méditerranée.
C’est autour du nom prestigieux d’Apulée – auteur berbère d’expression latine qui, avec l’Âne d’or ou les Métamorphoses, ouvrit au IIe siècle une extraordinaire brèche de liberté aux littératures de l’imaginaire – que se retrouvent ici écrivains et artistes venus d’horizons divers. Romanciers, nouvellistes, plasticiens, penseurs et poètes des cinq continents auront la part belle pour dire et illustrer cette idée de la liberté, dans l’interdépendance et l’intrication vitale des cultures.

Avec ce numéro inaugural, c’est sur le thème des Galaxies identitaires que la revue Apulée entre en scène pour tenter d’en finir avec les enfermements idéologiques, les replis élitistes et les fanatismes aveugles. Et la création et la réflexion ont beaucoup à dire sur les identités…

Comité de rédaction
Yahia Belaskri, Jean-Marie Blas de Roblès, Hubert Haddad,
Abdellatif Laâbi, Catherine Pont-Humbert.


Haïti en lettres

Haïti en lettres

Magellan & Cie - 2014

Photographie de Francesco Gattoni.

Haïti, pays réel. Janvier 2012, après 10h30 de vol, entrecoupées d’une escale de 2 heures
en Guadeloupe, je pose pied en Haïti quelques jours à peine après la célébration – quel
vilain mot – du 12 janvier 2010, date à laquelle le pays a été frappé par un séisme terrifiant,
tuant près de 300 000 personnes, le mettant à terre.
Haïti à terre– ? Port-au-Prince à terre. Les blessures – que dis-je – !, les meurtrissures se
découvrent dès l’atterrissage de l’avion. L’aérogare est fermé, le passage se fait par un hangar
à l’équipement sommaire mais fonctionnel, les formalités vite accomplies, et voici le visiteur
happé par la moiteur et le grouillement des chauffeurs de taxis et autres porteurs. Il est
18 h 30, soit minuit trente en France puisque le décalage horaire est de six heures. Tant
mieux, arriver dans la même journée est moins stressant. Dans une cacophonie extrême,
je m’installe dans une voiture louée par l’équipe d’Étonnants Voyageurs, arrivée par le même
vol que moi. Bienveillantes, Mélani Le Bris, directrice d’Étonnants Voyageurs, Agathe du
Bouaÿs et Isabelle Paris s’occupent de moi avec amitié. Le véhicule s’ébranle vers la capitale.
La nuit est tombée et la terre blessée se révèle dans les soubresauts de la voiture. Routes
défoncées, craquelées, encombrées, détours continuels et slaloms sur le bitume fantôme.
Tous quatre nous n’en menons pas large. Je plaisante à propos des kidnappings : « Le
chauffeur nous emmène dans un coupe-gorge pour exiger des rançons. Moi, je serai relâché
car je ne leur rapporterai rien. »


Les Fils du jour

Les Fils du jour

Vents d’Ailleurs - 2014

El Hadj, couvert d’un burnous blanc à la naissance, est bien le fils préféré du cheikh Moussa. Jeune homme fier, il assiste aux échanges entre son père, sage du village, et le lieutenant Rimbaud, arabophile et traducteur du Coran. Intrépide, impatient, il combat les envahisseurs avec rage. En vain. Seule consolation, la belle Agathe, une ravissante Espagnole chrétienne, vivant avec sa mère à Sebdou, dans la province de Tlemcen. Le mariage est controversé, Agathe se convertit à l’islam par amour et devient H’jira, la pierre précieuse.
Ensemble ils affrontent les revers de l’histoire, la conquête de l’Algérie par les Français, les attaques et les résistances. Soutenant les luttes de l’émir Abd el-Kader, ils partent, après sa défaite, pour Mecca, Damas et Fès où ils se mêlent aux migrants, construisent leur vie parmi les musulmans, les chrétiens et les juifs et se lient d’amitié avec Réda, Zem, Boros et les autres.


Pourquoi Camus ?

Pourquoi Camus ?

Philippe Rey - 2013

Ouvrage collectif sous la direction d’Eduardo Castillo.

1913-2013. Les chemins qui mènent à Albert Camus sont sinueux, chacun est balisé par le rapport personnel à l’œuvre du romancier, philosophe, essayiste, journaliste, dramaturge. Comment parler, analyser, faire partager cette vision d’un homme aux multiples appartenances, aux multiples visages et aux multiples contradictions ? L’homme témoin, acteur de son temps, a-t-il quelque chose à nous dire aujourd’hui ?

Dans cet ouvrage collectif, une vingtaine d’écrivains, professeurs ou journalistes racontent chacun "son" Camus : Alexis Jenni qui cherche à débusquer un Camus caché, insaisissable, silencieux sur la guerre d’Algérie ; Pierre-Louis Rey, s’intéressant au rôle du football, de l’esprit d’équipe et d’amitié dans la formation de l’écrivain ; Daniel Lindenberg, admirateur du Camus politique, conscient que la justice ne va pas sans la révolte ; Martin Frieyro traçant un parallèle entre l’engagement de Camus et les révoltes arabes de 2011 ainsi que celle des Indignés espagnols ; Jeanyves Guérin, admirateur du Camus citoyen de notre temps, grand moment de la conscience humaine ; Jean Rouaud, prenant la mesure de la prégnance de la misère dans le Premier homme ; Macha Séry définissant le Camus journaliste, modèle insurpassable…

Tous expriment - avec leurs différences, leurs doutes, leurs admirations, leurs préjugés - leur dette, immense, à l’égard de l’héritage camusien.


L'Afrique qui vient - Anthologie

L’Afrique qui vient - Anthologie

Hoëbeke - 2013

Un monde meurt, et avec lui bien de nos repères – un autre monde naît, dans le tumulte et le chaos, mais avec une formidable énergie. Et une nouvelle Afrique, qui entend prendre sa place dans le siècle qui commence. Une Afrique qui met à mal nos discours convenus. Une Afrique dont les artistes, les écrivains, les poètes, nous dessinent aujourd’hui les contours. Lisez-les : ils nous parlent aussi de nous-mêmes, et de notre futur. 28 écrivains, nous disent ici, à travers 28 nouvelles, cette Afrique qui vient, surprenante, inquiétante, fascinante : un continent entier qui se met en marche, et dans le mouvement, s’invente. Parmi eux, des auteurs aujourd’hui de grand renom mais aussi la nouvelle vague des auteurs africains qui vont être les révélations des années à venir, et imposent des voix nouvelles. Nés après l’indépendance, ils ont grandi dans le cauchemar des génocides, sous le joug des dictatures, contraints souvent à l’exil. Le génocide de 1994 au Rwanda aura été un tournant : la fin de l’innocence, des paradis perdus, des discours seulement victimaires quand l’Afrique découvre sa capacité à s’autodétruire. Le nouvel espace romanesque africain n’est plus, sur place, celui du village, de la répétition du discours anti-colonialiste, du mythe d’une Afrique à retrouver, de la tradition, mais celui tout à la fois de l’exil et celui de la ville, monstrueuse, hybride, tentaculaire, où s’expérimentent également, mais d’une autre manière, métissage et multiculturalisme, se met en place un univers créole. La ville, où s’invente, au-delà du roman, une culture de la rue, slam, hip-hop, rap, par laquelle la jeunesse exprime sa révolte et ses espoirs. Lisez-les : ils vont vous étonner.   


Une longue nuit d'absence

Une longue nuit d’absence

Vents d’ailleurs - 2012

Paco a dix ans quand il traverse son pays à vélo, explore chaque recoin de son Andalousie natale. À 16 ans, mentant sur son âge, il s’engage aux côtés des Républicains, prend part à la guerre d’Espagne, lutte pour ses idées de fraternité. Il mène les hommes, commande et espionne pour la République jusqu’à ce qu’il s’enfuie, battu, en 1939, sur le bateau Republica sur la Méditerranée avec Oran à l’horizon. Déraciné mais toujours aussi engagé, il va retrouver à travers les prémisses de la guerre d’Algérie, les raisons de ses combats et de ses indignations.

Après Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, qui a obtenu le prix du roman Ouest-France Étonnants voyageurs en 2011, Yahia Belaskri nous livre un roman passionnant qu’on lit d’un seul trait ! En cette année de commémoration de l’indépendance d’Algérie, dans ces mouvements d’indignations qui traversent l’Espagne, dans cette soif de liberté que revendiquent les peuples des pays arabes, ce livre raconte la vie d’un homme entre sa vie quotidienne et l’exigence de ses idées. Yahia Belaskri brosse ici, outre le portrait de Paquito, un tableau attachant de la ville d’Oran et de ces habitants, des hommes et des femmes venus d’horizons divers. Trois guerres et les massacres qui semblent sans limites servent de toile de fond à ce roman qui raconte une Algérie vu du côté d’un peuple manipulé.


Revue de presse

  • " C’est un roman pour ainsi dire plein d’Histoire(s), c’est-à-dire d’idéaux, de larmes, de sang, de douleurs, d’exils et de volonté humaine. Un roman en va-et-vient entre les deux rives de la Méditerranée, et entre deux guerres civiles, celle d’Espagne et celle d’Algérie. " La Cause Littéraire
  • " La force de ce roman est à voir dans l’évocation en pointillés d’un destin de héros meurtri dans d’implacables circonstances historiques. " L’Humanité
  • Yahia Belaskri dans Les Lectures de Gangoueus sur SudPlateau :
  • Yahia Belaskri sur RFI :
En sol majeur 1s - 12/10/2013 - 1ère partie

(19:30)


Algéries 50

Algéries 50

Magellan & Cie - 2012

25 ÉCRIVAINS ALGÉRIENS ET FRANÇAIS S’EXPRIMENT SUR LES CINQUANTE DERNIÈRES ANNÉES DE L’ALGÉRIE.

Sous la direction de Yahia Belaskri et Elisabeth Lesne.

Le monde a changé, dit-on, depuis le 11 septembre 2001. Certes. Pour les Etats-Unis d’Amérique frappés au coeur par le terrorisme. Pour le monde, sidéré par les images des tours jumelles du World Trade Center en flammes, détruites. Pour les pays d’islam mis en accusation. L’Irak puis l’Afghanistan ont cristallisé cette confrontation Occident-Islam conceptualisée, voulue, engagée par certains.

Le monde a changé dit-on depuis la révolution tunisienne et ce qui a été appelé le printemps arabe. Certes. Printemps qui a entrainé la chute de dictateurs en poste depuis de longues années, Ben Ali, fuyant comme un bandit, après avoir mis son pays en coupe réglée, Moubarak, le pharaon tout-puissant régnant par la corruption et la brutalité, momifié par son peuple, le fantasque El Kadhafi, leader autoproclamé d’un pays sans loi, sans droits ni institutions, renversé et traqué comme un rat.

Pour les Algériens, le monde a changé il y a cinquante ans. Après 132 ans de colonisation française et plus de sept ans d’une guerre terrible qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts, succédant à trois siècles d’occupation ottomane, et d’autres occupations précédentes, le pays devient souverain. Le 3 juillet 1962 était proclamé l’indépendance de l’Algérie et naissait la République Algérienne Démocratique et Populaire. Cinquante ans après, c’est un pays qui sort d’une guerre civile meurtrière, traumatisante, en proie à des difficultés sociales, politiques réelles qui s’apprête à faire son bilan.

A l’enthousiasme des premières années s’est substitué un immense désespoir malgré les ressources financières colossales des dernières années. Cinquante ans après, le bilan des brutalités et humiliations subies jette un voile épais sur les réalisations qui auraient été faites. Les Algériens, femmes et hommes, sauront faire le bilan nécessaire et engager les changements adéquats. Cela leur appartient.

Le travail littéraire, présenté dans cet ouvrage, fait à plusieurs mains, ne prétend à rien, absolument rien d’autre que l’expression de subjectivités, individuelles, intimes, provenant de femmes et d’hommes, journalistes, écrivains, divers, aux horizons tout aussi éclatés, aux aspirations non moins variées, tous évoquant le leur rapport à l’Algérie. Ce qui leur a été demandé et qu’ils expriment avec talent. Ils sont Algériens vivant en Algérie et l’amertume les étreint, tordant leurs mots. Dans leurs écrits, une guerre cache l’autre, et le désespoir fait oublier les rêves nourris par plusieurs générations. Rêves extirpés, arrachés, douleurs lancinantes, cicatrices profondes, tels se présentent-ils à nous, nus et libres. Ils sont Algériens, vivant en Europe, en particulier en France, et l’exil enrichit leur vision et leur regard, attendris, sans obturer leur lucidité, ni leur capacité créatrice, triturant les mots pour dire la terre algérienne et ses blessures. Ils sont Français, ayant vécu et (ou) travaillé en Algérie pour certains, l’ayant visité pour d’autres, et leurs sentiments sont empreints d’amour, leurs mots irrigués d’indulgence, les souvenirs encore frais.

Ils sont Français, nés de parents originaires d Algérie, et leurs mots s’emmêlent, s’entremêlent, se croisent pour dire les souffrances d’hier, celles de leurs parents, les malentendus d’aujourd hui, les leurs, et l’inconfort de leur situation. Ecrivains pour la plupart, reconnus pour nombre d’entre eux, journalistes, critiques, enseignants pour d’autres, écrivant tous, ils transgressent le récit historique fabriqué, s’en détachent, se focalisent sur le sort de l’individu, l’être humain, dans son entièreté et dans ce qu il a de plus profond, sa dignité d’Homme.


Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut

Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut

Vents d’Ailleurs - 2010

Déhia, jeune femme universitaire, promise à un avenir radieux, se heurte dans sa propre famille à l’extrême violence de l’histoire récente algérienne. Belle femme dans une société où la religion, la corruption, la violence tiennent lieu de boussole, comment peut-elle vivre, comment tracer sa voie sans se perdre ? Adel, cadre dans une entreprise, s’accroche à ses idéaux, essaie d’échapper aux pressions, petites et grandes, avant de tenter sa chance loin, très loin... Deux mémoires saccagées, une femme et un homme au passé amer qui prennent le chemin de la vie, malgré tout, ensemble. Un deuxième roman, après Le bus dans la ville paru en 2008. Un récit d’une grande sensibilité qui raconte l’histoire douloureuse, d’un couple d’Algériens, des êtres qui tentent de mener leur vie envers et contre tout. Portrait de la société algérienne contemporaine, dans sa peine et sa sensibilité lumineuse. Dans une langue tout en finesse, l’auteur brosse des portraits exemplaires et uniques.

Revue de presse :

  • "Yahia Belaskri tient les mots en laisse, les empêche de saigner, même de pleurer : il les enserre dans
    des formules, des reprises, de simples dialogues. Le titre reprend une formule que les deux frères ont
    entendue de leur père : elle n’énonce qu’une évidence, n’explique rien mais tient lieu de fil d’Ariane dans les dédales mortels traversés par les uns et les autres. Jusqu’au bout du voyage, toute
    émotion reste contenue, tout lyrisme combattu, afin que les personnages grandissent, fuyant la "terre
    maudite" pour devenir les héros de ce drame magistralement orchestré." Dominique Ranaivoson, Africultures, 11 novembre 2010
  • "Le roman de Yahia Belaskri revient sur les plaies non cicatrisées de l’Algérie des années noires.
    Divisé en quatre courtes parties, il démontre, entre autres, la place devenue intenable d’une jeune
    universitaire et d’un cadre en entreprise dans l’Algérie soumise à l’obscurantisme religieux, à la
    corruption et à une violence sans bornes. Grâce à une prose ferme, sans fioritures, l’auteur dessine et
    peint une ville dont les habitants, à bout de nerfs, éprouvent les moindres sursauts. Les scènes les
    plus traumatiques sont traitées sur le ton du constat dans un présent de narration qu’on dirait pétrifié."
    Muriel Steinmetz, L’Humanité, 31 mars 2011
  • "À un lecteur occidental, le livre risque de paraître un peu trop radical, liqueur un peu forte, mais c’est
    là l’oeuvre d’une personnalité d’écrivain les nerfs à vif et dont on se dit que le vécu a dû être
    terrifiant… comme la réalité." Jean-Pierre Han, Lettres françaises, 2 octobre 2010
  • "Yahia Belaskri, une nouvelle voix
    On reconnaît la singularité d’une oeuvre de fiction lorsqu’elle s’écarte des normes, joue une partition
    qui détonne et laisse au lecteur un sentiment « d’angoisse délicieuse » malgré la gravité du sujet." Alain Mabanckou, Jeune Afrique, 6 octobre 2010

Le Bus dans la ville

Le Bus dans la ville

Vents d’Ailleurs - 2008

Une famille, un quartier, toute une ville prend corps à travers le regard d’un homme qui, assis dans un bus, traverse la ville de son enfance et de sa jeunesse. L’Algérie est là, elle s’impose, exigeante et intransigeante. Les voisins, les amis, la famille, les premiers amours, les professeurs, les poètes et les révolutionnaires, les hardis et les lâches, les idoles et les effacés, chaque personnage transporte un morceau de la ville, donne le goût de la vie ou succombe au désespoir, à la désillusion, se fait poète ou dramaturge. En filigrane, les petites histoires reflètent la grande et font écho avec elle. La ville reste, tantôt laide tantôt attachante, l’unique point de repère spatial, le temps s’amenuise entre réel et imaginaire, entre le temps des souvenirs et le maintenant retrouvé.


Les Franco-Maghrébins et la République

Les Franco-Maghrébins et la République

Editions APCV - 2007

Un ouvrage collectif (Marie-Agnès Ambard, Nadia Amiri, Jean-Jacques Gonzalès, Eric Vial… pour n’en citer que quelques-uns) qui analyse la place du Franco-Maghrébin dans la République… Avec des contributions et des portraits d’Alima Boumediene-Thiéry, Tarek Ben Hiba, Akli Mellouli, Mouloud Aounit, Zouina Meddour… Tous disent et montrent la persévérance du racisme. Selon un rapport de la Commission (...)


L'épreuve d'une décennie. Algérie, art et culture 1992-2002

L’épreuve d’une décennie. Algérie, art et culture 1992-2002

Paris-Méditerranée - 2004

Ce livre, écrit des deux côtés de la Méditerranée par de nombreux spécialistes, fait le point sur la production artistique « algérienne » lors de la dernière décennie. La première partie de l’ouvrage montre, grâce à quatre contributions érudites, combien l’Algérie fut une terre de mélange, où coexistèrent et s’entremêlèrent de nombreuses cultures. Les articles, en mettant en perspective le peuplement de l’Algérie à travers l’histoire des juifs, des Pieds-Noirs, des « nationaux » et du « Royaume arabe » pluriethnique d’Ismaÿl Urbain, redonnent à chaque communauté sa place dans la création d’une nation. Les articles de la seconde partie nous montrent combien la création algérienne d’aujourd’hui est dépositaire de ce brassage culturel multiséculaire. Que cela soit l’architecture, la musique, le cinéma, le théâtre ou la littérature, les auteurs nous montrent comment le fait culturel algérien est produit ici et là-bas : produit en France par des Algériens, produit en Algérie par des francophones. Et ces voix mêlées prouvent qu’on peut, sans tomber dans un consensus lénifiant, continuer à dialoguer, à s’écouter, à se lire, nous toutes et tous qui avons à voir avec l’histoire de ces deux pays.

Les grands débats en vidéo

Méditerranée des deux rives

Saint-Malo 2014

Avec Paolo Rumiz, François Beaune, Elisabeth Leuvrey, Mathias Énard, Benny Ziffer, Pascal Blanchard, Georgia Makhlouf, Yahia Belaskri et Yves Gonzalez-Quijano
Animé par Yahia Belaskri.

Parti sur les traces d’Hannibal, de Sardaigne en Turquie, Paolo Rumiz redonne vie à ce que fut son rêve méditerranéen, tou- jours actuel, opposé au rêve impérial de Rome. Colette Fellous, née à Tunis, revient continûment à ce qui, en cette Méditerranée, structura son imaginaire, François Beaune a fait un tour de Méditerranée en collectant des histoires et c’est une belle réussite, Mathias Énard, de ses années d’errance autour de la Méditerranée, a tiré la matière d’une fresque magistrale, Benny Ziffer, auteur israélien, nous livre les carnets de ses voyages en quête d’une identité levantine, par une démarche comparable à celle de la romancière libanaise Georgia Makhlouf. Dans La Traversée, Elisabeth Leuvrey propose un sublime documen- taire sur l’exil, l’immigration, l’identité, la vie et les émotions de ces passagers qui flottent entre deux mondes, France et Algérie, et Yahia Belaskri écrivain algérien vivant en France depuis les émeutes de 1988, prix Ouest-France pour Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, conduira les débats.


L’avenir du roman

Saint-Malo 2013

Participants : Michel LE BRIS, Clément CALIARI, Mathias ÉNARD, Paolo RUMIZ, Vassilis ALEXAKIS, Murray BAIL, Serge BRAMLY, Justin CRONIN, Diana EVANS, Damon GALGUT, Arnaldur INDRIDASON, Kopano MATLWA, Patrick RAMBAUD, Boualem SANSAL, Dimitris STEFANAKIS, Nick STONE, David VANN, Maryse CONDE, Gaspard-Marie JANVIER, Yahia BELASKRI, Léonora MIANO, Jean ROUAUD, Björn LARSSON, Percival EVERETT, Niq MHLONGO, Kgebetli MOELE


L’appel pour la paix, et ensuite ?

Avec Boualem SANSAL, Yahia BELASKRI, Azouz BEGAG, Valérie ZENATTI - Saint-Malo 2013

Participants : Boualem SANSAL, Yahia BELASKRI, Azouz BEGAG, Valérie ZENATTI


Albert Camus révolté, témoin gênant

Avec Jacques FERRANDEZ, Yahia BELASKRI, Boualem SANSAL, Jean ROUAUD - Saint-Malo 2013

Participants : Jacques FERRANDEZ, Yahia BELASKRI, Boualem SANSAL, Jean ROUAUD


Haïti du monde entier

Saint-Malo 2012

Avec James Noël, Julien Delmaire, Yahia Belaskri, Hubert Haddad et Makenzy Orcel.

Les cafés littéraires

Méditerranée des deux rives

Saint-Malo 2014

Avec Paolo Rumiz, François Beaune, Elisabeth Leuvrey, Mathias Énard, Benny Ziffer, Pascal Blanchard, Georgia Makhlouf, Yahia Belaskri et Yves Gonzalez-Quijano
Animé par Yahia Belaskri.

Parti sur les traces d’Hannibal, de Sardaigne en Turquie, Paolo Rumiz redonne vie à ce que fut son rêve méditerranéen, tou- jours actuel, opposé au rêve impérial de Rome. Colette Fellous, née à Tunis, revient continûment à ce qui, en cette Méditerranée, structura son imaginaire, François Beaune a fait un tour de Méditerranée en collectant des histoires et c’est une belle réussite, Mathias Énard, de ses années d’errance autour de la Méditerranée, a tiré la matière d’une fresque magistrale, Benny Ziffer, auteur israélien, nous livre les carnets de ses voyages en quête d’une identité levantine, par une démarche comparable à celle de la romancière libanaise Georgia Makhlouf. Dans La Traversée, Elisabeth Leuvrey propose un sublime documen- taire sur l’exil, l’immigration, l’identité, la vie et les émotions de ces passagers qui flottent entre deux mondes, France et Algérie, et Yahia Belaskri écrivain algérien vivant en France depuis les émeutes de 1988, prix Ouest-France pour Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, conduira les débats.


L’avenir du roman

Saint-Malo 2013

Participants : Michel LE BRIS, Clément CALIARI, Mathias ÉNARD, Paolo RUMIZ, Vassilis ALEXAKIS, Murray BAIL, Serge BRAMLY, Justin CRONIN, Diana EVANS, Damon GALGUT, Arnaldur INDRIDASON, Kopano MATLWA, Patrick RAMBAUD, Boualem SANSAL, Dimitris STEFANAKIS, Nick STONE, David VANN, Maryse CONDE, Gaspard-Marie JANVIER, Yahia BELASKRI, Léonora MIANO, Jean ROUAUD, Björn LARSSON, Percival EVERETT, Niq MHLONGO, Kgebetli MOELE


L’appel pour la paix, et ensuite ?

Avec Boualem SANSAL, Yahia BELASKRI, Azouz BEGAG, Valérie ZENATTI - Saint-Malo 2013

Participants : Boualem SANSAL, Yahia BELASKRI, Azouz BEGAG, Valérie ZENATTI


Albert Camus révolté, témoin gênant

Avec Jacques FERRANDEZ, Yahia BELASKRI, Boualem SANSAL, Jean ROUAUD - Saint-Malo 2013

Participants : Jacques FERRANDEZ, Yahia BELASKRI, Boualem SANSAL, Jean ROUAUD


Haïti du monde entier

Saint-Malo 2012

Avec James Noël, Julien Delmaire, Yahia Belaskri, Hubert Haddad et Makenzy Orcel.

Intranqu’Îllité

Avec Mackenzy Orcel, Yannick Lahens, Wilfried N’Sondé, Lieve Joris, Yahia Belaskri, James Noël - Saint-Malo 2015

Avec Mackenzy Orcel, Yannick Lahens, Wilfried N’Sondé, Lieve Joris, Yahia Belaskri, James Noël


Poètes soufis, lumière de l’islam

Avec Yvon Le Men, Atiq Rahimi, Yahia Belaskri et Mohammed Idali - Saint-Malo 2015


Avec Yvon Le Men, Atiq Rahimi, Yahia Belaskri et Mohammed Idali


Algérie

Avec Yahia Belaskri et Michel Serfati - Saint-Malo 2015


Avec Yahia Belaskri et Michel Serfati, une rencontre animée par Florence Bouchy


Haïti : regards croisés

Saint-Malo 2014

Avec Yahia Belaskri, Yvon Le Men, Dominique Batraville et Louis-Philippe Dalembert.


Haïti en toutes lettres - Yahia Belaskri

Saint-Malo 2014

Avec Yahia Belaskri.
Animé par Eduardo Castillo.


Jazz et écriture

Avec Saul WILLIAMS, Teju COLE, Léonora MIANO, Michel LE BRIS, Diana EVANS - Saint-Malo 2013

Avec Saul WILLIAMS, Teju COLE, Léonora MIANO, Michel LE BRIS, Diana EVANS. Animé par Yahia BELASKRI


Intranqu’illes

Avec James Noël, Dany Laferrière, Hubert Haddad, Yahia Belaskri, Jean-Marie Blas de Robles, Rodney Saint-Eloi - Saint-Malo 2013

Avec James Noël, Dany Laferrière, Hubert Haddad, Yahia Belaskri, Jean-Marie Blas de Robles, Rodney Saint-Eloi


L’Algérie d’aujourd’hui

Avec Wassyla Tamzali, Caroline Boidé, Alice Cherki, Sofia Djama, Abdelkader Djemai, et Anouar Benmalek - Saint-Malo 2012

Une rencontre autour de Wassyla Tamzali, Caroline Boidé, Alice Cherki, Sofia Djama, Abdelkader Djemai, et Anouar Benmalek, et animée par Yahia Belaskri.


Fous de foot

Avec Anouar Benmalek, Yahia Belaskri et Hubert Artus - Saint-Malo 2012

Foot et littérature se croisent à Saint-Malo ! Fous de foot, une rencontre entre Anouar Benmalek, Yahia Belaskri et Hubert Artus, animée par Abdourahman Waberi.


Algéries 50

Autour de Yahia Belaskri, prix Ouest-France-Étonnants Voyageurs 2011 et directeur du recueil Algéries 50 : Alice Cherki, Anouar Benmalek et Abdelkader Djemai - Saint-Malo 2012

Autour de Yahia Belaskri, prix Ouest-France-Étonnants Voyageurs 2011 et directeur du recueil Algéries 50 : Alice Cherki, Anouar Benmalek et Abdelkader Djemai. Une rencontre animée par Yves Chemla


Rencontre avec Yahia Belaskri, lauréat du Prix Ouest France

Saint-Malo 2011

Avec Yahia Belaskri


Algérie, comme une blessure...

Algérie, comme une blessure...

Saint-Malo 2011

Avec Tito TOPIN, Malika MOKEDDEM, Kamel DAOUD, Yahia BELASKRI. Un débat animé par Yves Chemla.


Habiter le Chaos

Saint-Malo 2011

Au commencement, il y a le surgissement de l’inconnu, l’informe, l’innommé, le grondement des forces premières du monde : le chaos. Et puis, face à lui, cette puissance en nous de création des formes — le pouvoir plastique de l’imagi- naire. Nous habitons d’abord poétiquement le monde. Nous le surchargeons d’images, d’his- toires, de musiques, pour le rendre peu à peu habitable : un « lieu » n’est-il pas d’abord un ima- ginaire ? Peut-être même est-ce la fonction première de l’art. Ne sont-ce pas d’abord les artistes qui nous donnent à voir, à entendre, l’inconnu du monde, en captent la parole vive, lui donnent forme — bref, le rendent habitable ?

Avec Alfred ALEXANDRE, Marvin VICTOR, Laird HUNT, Yahia BELASKRI,
animé par Hubert Artus