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COATALEM Jean-Luc

France

Mes pas vont ailleurs (Stock, 2017)

@Julien Falsimagne

Journaliste, rédacteur en chef adjoint à Géo et écrivain-voyageur, Jean-Luc Coatalem parcourt le monde depuis plus de vingt ans. D’origine bretonne, il a vécu en Polynésie et à Madagascar, au gré des affectations de son père, officier. À l’adolescence, il découvre les œuvres de Victor Segalen, sujet de son nouvel ouvrage, Mes pas vont ailleurs, lauréat du prix Femina essai. Fasciné par cet officier de marine breton, écrivain-voyageur, il partage avec lui une passion pour l’Asie et pour Gauguin. Il lui dédie aujourd’hui une longue lettre, hommage vibrant qui retrace ses voyages et compose un portrait intime et vivant de Victor Segalen.

Jean-Luc Coatalem, journaliste, rédacteur en chef adjoint à Géo et écrivain-voyageur, parcourt le monde depuis plus de vingt ans.

Né en 1959 à Paris, ce fils et petit-fils d’officier d’origine bretonne a eu, au gré des affectations familiales, une enfance polynésienne et une adolescence malgache qui lui ont donné le goût de l’ailleurs.

En 1980, Jean-Luc Coatalem s’installe à Paris et travaille dans l’édition puis dans la presse pour Grands Reportages, Le Figaro Magazine et Vogue. Partisan d’une écriture-monde, d’une littérature de l’ailleurs, il signe, en 1992, sous l’égide de Michel le Bris, le Manifeste pour une littérature voyageuse. Aujourd’hui journaliste à Géo, Jean-Luc Coatalem continue de sillonner le monde, de Terre-Neuve au Pôle Sud, du Paraguay à la Chine. Au fil de ses périples, il écrit des nouvelles, des romans, des essais... autant d’invitations au voyage, au rêve, à l’aventure.

Après avoir signé Il faut se quitter déjà, un récit mélancolique qui se déroule en Argentine et Uruguay (Grasset 2008), ainsi que Le dernier roi d’Angkor publié chez Grasset en 2010, Jean-Luc Coatalem livre en janvier 2012 Le Gouverneur d’Antipodia. Antipodia est un caillou rocheux qui émerge à peine des flots de l’Océan Pacifique, territoire français, sur lequel ne vivent cependant que quelques chèvres. Il raconte la vie du chef de poste, jeune aristocrate tombé en disgrâce et qui vit son exil avec beaucoup de fureur, et à l’opposé, son mécanicien, amoureux déçu, qui trouve son réconfort dans l’absorption d’une plante mystérieuse et hallucinogène : le reva-reva. Une vie de longue attente, d’où émergent des petits riens, et peu à peu la discorde, jusqu’à ce qu’un naufragé mauricien, Moïse, ne fasse son apparition.
Son livre Nouilles froides à Pyongyang, sélectionné au Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs 2013, est le récit ubuesque d’un voyage dans un pays énigmatique, la Corée du Nord. Entre l’envers et l’endroit, propagande et réalité, le sac de nœud de la vérité n’est jamais ce qu’il semble être.

En 2015, Jean-Luc Coatalem délaisse l’Asie pour le Finistère dans Fortune de mer, plus précisément pour la petite île d’Ouessant. Mêlant poésie et fantaisie, ce livre, sorte de polar métaphysique, met en scène des personnages d’univers différents dont les destins vont s’entrecroiser, les désirs s’affoler et où les vieilles légendes vont ressurgir.

Dans son dernier ouvrage, Mes pas vont ailleurs, Jean-Luc Coatalem s’adresse à l’écrivain-voyageur Victor Segalen, l’un de ses « passants considérables » (Librairie Mollat). Les deux hommes ont beaucoup en commun : tous deux Brestois, amateurs de Gauguin et passionnés d’Asie, ayant vécu en Polynésie… Le personnage de Victor Segalen accompagne et inspire Jean-Luc Coatalem depuis l’adolescence. Cet essai en forme de longue lettre, qui s’éloigne de la sécheresse d’une biographie par son style romanesque, s’ouvre sur la mort mystérieuse de Victor Segalen, en 1919, à l’âge de 41 ans, avant de revenir sur sa vie, ses voyages, ses liens avec la Chine. Une œuvre intimiste, à la hauteur de l’admiration de l’auteur pour le grand voyageur.


Bibliographie :

  • Mes pas vont ailleurs (Stock, 2017)
  • Fortune de mer (Stock, 2015)
  • Nouilles froides à Pyongyang (Grasset, 2013)
  • Le Gouverneur d’Antipodia (Le Dilettante, 2012)
  • Le dernier roi d’Angkor (Grasset, Paris, 2010)
  • Il faut se quitter déjà (Grasset, Paris, 2008)
  • Mardi à Puerto-Azucar (Editions des Equateurs, 2005)
  • Rien de neuf à fort Bongo (Casterman, 2004 - avec Loustal)
  • La consolation des voyages (Grasset, Paris, 2004)
  • Jolie mer de Chine (Castermann, 2002 - avec Loustal)
  • Je suis dans les mers du Sud (Grasset, Paris, 2001 - Prix des Deux-Magots - republié en 2017 sous le titre : Sur les Traces de Paul Gauguin)
  • Zone tropicale (Le Dilettante, 1999)
  • Suite indochinoise (Kailash, 1998 ; Le Dilettante, 1999)
  • Le Fils du Fakir (Grasset, Paris, 1998)
  • Les Beaux Horizons : voyages (Le Dilettante, 1998)
  • Fièvre jaune (Le Dilettante, 1998)
  • Concession 126 (Editions du Rocher, 1996)
  • Mission au Paraguay (Grasset, Paris, 1996)
  • Tout est factice (Grasset, Paris, 1995)
  • Villa Zaouche (Grasset, Paris, 1994)
  • Affaires indigènes (Flammarion, Paris, 1992)
  • Petite Papouasie (Robert Laffont, Paris, 1992)
  • Triste sire (Le Dilettante, 1992)
  • Capitaine (Flammarion, Paris, 1991)
Mes pas vont ailleurs

Mes pas vont ailleurs

Stock - 2017

Mai 1919. Victor Segalen est retrouvé mort, couché dans un petit bois, au cœur du Finistère. Partant du mystère qui entoure la mort de Segalen, suicide ? accident ?, Jean-Luc Coatalem suit les empreintes de l’écrivain-voyageur, breton, comme lui, Brestois, aussi. Militaire, marin et poète, auteur d’une œuvre labyrinthique que, de son vivant, personne n’aura soupçonnée.
En 1903, Segalen pélerine sur les traces de Gauguin, aux îles Marquises. En 1905, à Djibouti, sur celles de Rimbaud. En 1909, il traverse la Chine, en jonque, en train et à cheval, et il recommencera. En 1910, il se risque dans le dédale de la Cité interdite de Pékin, derrière un séduisant jeune homme, espion et amant de l’impératrice. Puis il réside seul à Hanoi, rêve au Tibet, et achète son opium. Il meurt à quarante et un ans, dans la forêt légendaire du Huelgoat, un Shakespeare à la main, la jambe entaillée, au-dessus d’un Gouffre, loin de son épouse et de cette autre femme qu’il aime.
Revisitant l’œuvre de Segalen, les lettres à ses deux amours, ses nombreux voyages, Coatalem fait apparaître les résonances, nombreuses, la complicité littéraire et l’écrivain compagnon, composant par ces prismes mêlés, le roman de sa vie, au plus près d’un Segalen vivant et vibrant.

Mes pas vont ailleurs a été couronné du Prix Femina Essai 2017, et du Prix de la langue française de la ville de Brive.


Revue de presse

  • "L’auteur ne se contente pas d’un récit précis de ses pérégrinations. Il entreprend avec Segalen une longue conversation, un dialogue choisi qui efface le temps. C’est la dimension intimiste du livre." (Didier Gourin, Ouest France)
  • "Un hommage vibrant que l’on sent longuement mûri, porté par une langue magnifique. Un exercice à la hauteur de son respect et de sa fascination, carburant à l’ivresse du voyage." (Christian Desmeules, Le Devoir)
Sur les traces de Paul Gauguin

Sur les traces de Paul Gauguin

Grasset - 2017

Après une enfance en Polynésie et dans l’océan indien, Jean-Luc Coatalem, 41 ans, écrivain-voyageur, journaliste à Géo, continue de parcourir le monde. Il a publié chez Grasset Villa Zaouche (1994), Tout est factice (1995), Mission au Paraguay (1996), Le Fils du fakir (1998).

C’est le cliché sépia d’une anglo-polynésienne, achetée aux enchères par l’auteur, qui le pousse à partir, soudain, sur les traces de Paul Gauguin. Qui était cette jolie vahiné ? Et surtout, pour quelle raison l’artiste peignit-il le visage cireux de son fils, Aristide, dit Atiti, le jour de sa mort à Papeete ? Quel écho intime ce tableau éveille-t-il chez Jean-Luc Coatalem, qui comme Gauguin connut la Bretagne comme les archipels de la Polynésie. Commence alors une traque, méticuleuse, réaliste mais fulgurante, où l’on comprendra que Gauguin, petit-fils de Flora Tristan, « Inca » halluciné, « Péruvien à la bourse plate », fuit la réalité pour se trouver lui-même, renverse tous les clichés sur l’exotisme, à en perdre la raison, jusqu’au fonds du puits du Jouir, où l’auteur retrouve intacte sa seringue de morphinomane. Quelle traque ! Quelle enquête, mystique et géographique ! Bretagne, Hollande, Danemark, Panama, Martinique, Tahiti, et les lointaines mers du Sud, avec pour compagnons, les peintres, les créanciers, les marchands du culte, des vahinés, l’océan, la solitude. Un Gauguin affairiste courant après la vente ? Un Gauguin père de famille, abandonnant ses cinq enfants à Copenhague ? Un Gauguin réconcilié avec lui-même, peintre apaisé, dont la main fût guidée par les dieux Maori ? Quel est le vrai Gauguin ? Et si son appétit pour l’ailleurs, pour « le grand Divers » cachait une autre faim ? Comme l’écrivit Gauguin : « On rêve et on peint tranquillement. »


Revue de presse

  • "En compagnie de Coatalem, nous revivons, émus, presque jour après jour, l’existence maudite, superbe et tragique, de celui dont la mort fit s’exclamer, dans le village d’Atuona : « Il n’y a plus d’homme ! »" (Jean-Michel Barrault, L’Express)
  • "Cet essai sublime éclaire de l’intérieur la vie de ce sauvage en quête du paradis perdu, ce jouisseur brisé par la vie." (Marie-Claire)

Fortune de mer

Fortune de mer

Stock - 2015

En Bretagne, il faut se méfier des apparences autant que de la météo. Ainsi, quand dans le petit avion à destination de Ouessant montent deux druides, un spécialiste des abeilles noires et une jolie espagnole couronnée par un donut de cheveux, tout peut arriver et tout va arriver, et pas forcément de la façon qu’on imagine... Sur place, ils trouveront une clique d’ornithologues japonais déboussolés, le sieur Pommereau, qui se prend pour un détective privé, et ce chanteur à succès, Vassili, beau ténébreux celtique venu se mettre au vert après une sale histoire de mœurs. Dans ce mouchoir de poche qu’est Ouessant, sur trois jours, les histoires de chacun vont vite s’entrecroiser et les désirs s’affoler. Tout ce qui arrive sur les côtes n’est-il pas considéré comme fortune de mer ? Et n’est-ce pas à prendre plutôt qu’à laisser dans la brassée des eaux ?
Face à la tempête qui gronde, chacun sera le prisonnier de l’île. Et devra faire face aux légendes comme celle du poulpe géant. Quand ce n’est pas au délire de quelques-uns que le grand large a déjà bien secoués...


Nouilles froides à Pyongyang

Nouilles froides à Pyongyang

Grasset - 2013

Nul n’entre ni ne sort de Corée du Nord, le pays le plus secret de la planète. Et pourtant, flanqué de son ami Clorinde, qui affectionne davantage Valéry Larbaud que les voyages modernes, et déguisé en vrai-faux représentant d’une agence de tourisme, notre écrivain nous emmène cette fois sur un ton décalé au pays des Kim. Au programme : défilés et cérémonies, propagande tous azimuts, bains de boue et fermes modèles, mais aussi errances campagnardes et crises de mélancolie sur les fleuves et sur les lacs, bref l’endroit autant que l’envers de ce pays clos mais fissuré. Un journal de voyage, attentif mais distant, amusé parfois, jamais dupe, dans ce royaume énigmatique dont un diplomate américain affirmait récemment que l’on en savait moins sur lui que sur... nos galaxies lointaines.


Revue de presse

"Se faisant passer pour un agent touristique en repérage, le rédacteur en chef adjoint de Géo, infiltré dans "le pays le plus cadenassé du monde", s’en donne à coeur joie dans la dénonciation d’un système totalitaire complètement ubuesque. Il se demande, à un moment, s’il faut en rire ou en pleurer mais a opté pour la première solution dans le ton de son récit, tant la folie de Kim Jong-il (grand amateur des films de Rambo) prête au ridicule... "
L’Express, 22 janvier 2013


Le Gouverneur d’Antipodia

Le Dilettante - 2012

Jean-Luc Coatalem, tous ses livres en témoignent, est du club de ceux qui aiment à « tâter de la rondeur » de la planète. Il aime également à goûter les retombées poétiques de l’élan voyageur : étiquettes jaunies et guêtres en cuir de buffle, lunettes de visée et ombrelles de lin, boussoles de cuivre et carabines allemandes, toute la brocante de l’errance aventureuse. Ce goût tout à la fois poétique et forcené s’incarne cependant dans des figures rares. Tel celui qui nous parle debout sur la grève d’Antipodia, parcelle antarctique, « une île perdue, cernée de vagues puissantes, devant, derrière, partout », François Lejodic, mécanicien et amoureux déçu. Depuis il fait fonction de vigie de la République tricolore sur cette miette granitique, poncée par la marée, abrasée par les vents, piquetée de chèvres voraces. Lui sert de compagnon et de supérieur un rejeton des Paulmier de Franville, famille amirale, diplomate en disgrâce qui vit l’endroit comme une Sainte-Hélène à la nudité vertigineuse : « En mon royaume vide, comptable des nuages, prince des nuées, je suis le négus du Grand Rien. » Chacun arbitre son quotidien à sa façon : songes érotiques et maintenance du matériel, rêves de pouvoir et taquineries érudites. Une revue d’inspection épicée d’une foulure au pied, la visite à une base météo, l’arrachage d’une molaire prennent stature de dates majeures. Puis le temps joue son rôle d’acide, attaque, délite, excite : la rêverie tourne à l’obsession, le songe exotique à la vision homicide, les tensions s’exacerbent, les violences surgissent entre Antipodiens, un délire épais que rien ne parvient à réduire.


Le dernier roi d’Angkor

Grasset - 2010

Qui est ce garçon asiatique surnommé Bouk et qui, le dimanche à la maison Boissier, apparaît comme par enchantement dans cette paisible famille française ? Un prince déchu, un parent caché ou, tout simplement, un orphelin arraché au Cambodge en guerre ? Une amitié se noue alors entre lui et le narrateur, dans un sentiment tissé de fascination, de trouble et de crainte. D’autant que Bouk sait entretenir son mystère et qu’un silence prudent l’entoure. La famille ne compte-t-elle pas aussi quelques anciens coloniaux rentrés d’Indochine ? Enfin, le garçon disparaît brusquement et, selon la légende, s’en retourne à Angkor pour se cacher. Des années plus tard, au terme d’une crise personnelle, le narrateur part à sa recherche, en France et au Cambodge. Que reste-t-il de ces années heureuses qui passèrent comme un songe et dont la grande maison Boissier, à Viroflay, fût le théatre ? Que pèse la trace d’un enfant devant les ruines majestueuses des empires khmers ? Quel était surtout son secret à jamais perdu ? Avec ce roman ému, écrit à vif, Jean-Luc Coatalem, dont on sait la passion pour l’Asie, signe son ouvrage le plus intime. Un voyage au loin qui se double d’un voyage au fond de soi.


Il faut se quitter déjà

Grasset - 2008

Entre Buenos Aires et Montevideo, à la fin de l’été austral, quand la nuit couleur bleu carbone descend, un quadragénaire « en quarantaine de lui-même » ment à la jeune femme qu’il rencontre et qu’il vient de séduire. La trop belle et lumineuse Mathilde, du haut de ses 24 ans, n’apprendra la vérité que plus tard. Reporter sans grande conviction, égaré entre deux fuseaux horaires, le narrateur lui ment à peu près sur tout : âge, métier, liberté d’aimer à sa guise. Il se réinvente célibataire rajeuni et pour donner un but plus noble à ses errances dans la vaste Buenos Aires, il prétend être sur la piste de la cité des derniers Incas, le Gran Païtiti, toute d’or et de pierreries, perdue dans le massif amazonie. De la chimère inca à la voluptueuse tromperie d’une poignée de jours solaires, le narrateur oscille, hésite, se laisse couler dans l’indolence des estuaires, puis d’une nuit magique à Montevideo. Jusqu’à l’ébauche d’une tragédie. Jusqu’à croire à son propre mensonge.


Mardi à Puerto-Azucar

Editions des Equateurs - 2005

" Ulysse Rubirosa junior essaya bien de monter un garage d’automobiles de luxe à Montevideo, fit un crochet à Lima où il vendit peu et mal des machines à coudre Singer, enfin s’installa dans un galetas à Asuncion, féru de littérature, citant Pétrarque et Aristophane de mémoire. Devenu libraire-bibliophile en chambre à Santiago, quartier de Los Condes, il aurait tenté de fourguer à prix d’or un manuscrit de dix-sept poèmes scatologiques de Robert Louis Stevenson, une photo de Jules Supervielle applaudissant, une boîte de fer contenant douze mégots fumés par Conan Doyle, et un éternuement de Somerset Maugham plié dans une serviette brodée du Ritz. Sans succès. "Tout cela est-il exact ?" lui demanda-t-on un jour lors d’un dîner à l’Imperial Club de Puerto-AzUcar. "


Rien de neuf à fort Bongo

Casterman BD - 2004

Raoul Cordier, parti de métropole pour Fort-Bongo, colonie tropicale d’Afrique de l’ouest, s’y ennuie ferme. Ni les parties de chasse et les explorations, ni son emploi à la Traficona International, où il est progressivement mis au placard, ne dissipent son amertume et sa déception. Il est de plus en plus isolé lorsqu’on annonce la venue de l’inspecteur général. Alors que la fête se termine, Raoul côtoie la fille de ce dernier au cours d’une partie de barque qui tourne au tragique.


La consolation des voyages

Grasset - 2004

Enfant en Polynésie, adolescent à Madagascar, puis locataire à l’année d’une chambre d’hôtel parisien, Jean-Luc Coatalem a toujours aimé les voyages, fussent-ils immobiles. Devenu journaliste, il a aussi sillonné le monde, happé par un désir de voir autant que par une furieuse envie d’échapper, de recommencer. Ce récit faussement autobiographique, qui oscille entre humour et poésie, propose, au-delà d’un éloge du déplacement et de la découverte, une quête de ces hautes clairières où se mêlent le réel et l’imaginaire. Le Pékin mystérieux de Victor Segalen, les Marquises sublimées de Stevenson, l’île de Robinson, la Bretagne immémoriale et l’improbable rocher de Pitcairn, l’histoire d’une graine magique ou d’un aïeul subjugué par l’Indochine, autant de pistes et de traces que remonte notre auteur. Ici, la lumière d’une rencontre au hasard d’un chemin d’Ombrie ; là, dans un taxi goanais qui brimbale, le charme d’une jeune indienne entrevue. Là encore, une navigation hypnotique vers le grand Nord et ses bleus icebergs. Mais ce récit joue admirablement avec les illusions, les chausses-trappes, les feintes et les déceptions du déplacement : le leurre du voyage. L’ailleurs devient systématiquement un ici dès que l’on y a posé le pied. Où est donc, dès lors, le vrai voyage ? Où commence le bout du monde ? Où aller pour se perdre ? Sous la plume de Coatalem, chaque aller-retour devient un multiplicateur de soi. Chaque aventure, une autre facette du même voyageur, révélé autant que consolé par la géographie. Avec son récit ému, Jean-Luc Coatalem signe un surprenant anti-guide de voyage.


Suite indochinoise

Le Dilettante - 2004

"Une fois de plus… une fois de plus, rapace comme le palu, lancinante comme une vieille blessure, l’appel de l’Asie a repris Coatalem. Cette Suite indochinoise doit se lire comme une feuille de température imaginaire où la plume trace la courbe dentelée des émotions. Coatalem ne voyage pas à vue. Il va, bardé de toute une cartouchière d’ouvrages anciens, une colonne de porteurs de mémoire (Léon de Ponçins, Léon Werth…) qui le précèdent et agissent comme de fraternels supplétifs à celui qui va. Cette fois-ci, c’est au Vietnam qu’il se rend, à son rythme : une sorte de flânerie méticuleuse, de lenteur urgente. De tout un monde tamisé, il ne garde qu’un trésor de mots-pépites qui en sont comme le dépôt miraculeux. Vietnam des rues, des boîtes ; Vietnam flané, marché ; comptoirs, routes : Coatalem rebondit d’un lieu à une émotion, d’un sourire croisé à une voix entendue. Il écrit comme il passe : à gué."


Jolie mer de Chine

Casterman BD - 2002

Steward depuis sept ans sur le Palmerston, Lucien Gruchet sillonne les mers en faisant presque chaque nuit le même cauchemar : sa cabine est envahie par des pangolins ! En escale à Shanghaï, il consulte un célèbre psychanalyste. En vain. De retour à bord la présence d’Arturo Caramajis, père de la nouvelle psychiatrie lui permet d’espérer à nouveau. Quel curieux personnage que ce Caramajis, auquel Lucien aura bien du mal à expliquer son cas et qui, en définitive, sera peut-être son meilleur allié… Lucien Gruchet et Caramajis ont en commun avec Renée Loubières et Gilbert Dragonet, les deux protagonistes de Jolie mer de Chine, autre nouvelle de Jean-Luc Coatalem adaptée par Loustal d’être de drôles d’individus mal à l’aise et sans illusions. Cet album est l’occasion d’une belle rencontre entre deux auteurs qui se connaissent bien et partagent le goût des contrées lointaines. Loustal offre, par sa libre adaptation, une nouvelle lecture de ces deux nouvelles, tout en respectant l’humour et le rythme du récit. C‘est un vrai bonheur que de découvrir un Loustal maniant savamment et avec délices les codes de la bande dessinée ! Arturo Caramajis et Jolie mer de Chine sont deux nouvelles extraites de Tout est factice, recueil paru chez Grasset en 1995.


Je suis dans les mers du Sud

Grasset - 2001

C’est le cliché sépia d’une Anglo-Polynésienne acheté aux enchères par l’auteur, qui le pousse à partir, soudain sur les traces de Paul Gauguin. Qui était cette jolie vahiné ? Et pour quelle raison, l’artiste peignit-il le visage cireux de son fils, Aristide, dit Atiti, le jour de sa mort à Papeete ? Quel écho intime ce tableau éveille-t-il chez Jean-Luc Coatalem, qui comme Gauguin connut la Bretagne et les archipels de la Polynésie ?


Zone tropicale

Le Dilettante - 1999

Ce périple tropical fleure bon l’opium des nostalgies coloniales. C’est un atlas désuet qui s’ouvre devant nous, usé comme un journal de bord, épais comme une malle-cabine. D’Afrique en Asie, les terres arpentées, reliques touchantes de ce qui fut l’Empire et n’est plus qu’un music-hall pathétique, éclatent comme des boubous d’opérette.


Suite indochinoise

Editions Kailash - 1999

"Une fois de plus… une fois de plus, rapace comme le palu, lancinante comme une vieille blessure, l’appel de l’Asie a repris Coatalem. Cette Suite indochinoise doit se lire comme une feuille de température imaginaire où la plume trace la courbe dentelée des émotions. Coatalem ne voyage pas à vue. Il va, bardé de toute une cartouchière d’ouvrages anciens, une colonne de porteurs de mémoire (Léon de Ponçins, Léon Werth…) qui le précèdent et agissent comme de fraternels supplétifs à celui qui va. Cette fois-ci, c’est au Vietnam qu’il se rend, à son rythme : une sorte de flânerie méticuleuse, de lenteur urgente. De tout un monde tamisé, il ne garde qu’un trésor de mots-pépites qui en sont comme le dépôt miraculeux. Vietnam des rues, des boîtes ; Vietnam flané, marché ; comptoirs, routes : Coatalem rebondit d’un lieu à une émotion, d’un sourire croisé à une voix entendue. Il écrit comme il passe : à gué."


Le Fils du Fakir

Grasset - 1998

Après des tournées triomphales, Arturo Solidor, " fakir mystique et international ", de son vrai nom Gilbert Guénec, émigre au San Théodoro, une République sud-américaine. Au kilomètre l6, sur la route du Brésil, une parcelle de terre rouge va abriter l’exil du fakir en retraite, sa famille, son perroquet, une poignée d’amis qu’il croyait sûrs. Quelle désillusion ! Ces colons blancs du Nouveau Monde, ces Robinson rêveurs sous les palmiers vernis se heurtent cruellement à la réalité : Indiens alcoolisés, terre infertile qui hésite entre la boue et la poussière, moiteur sans répit d’un ciel qui pèse comme un couvercle. Cet éden est un enfer. Perclus de dettes, trahi par les siens, le fakir revient à son ancien métier. Mais que peut-il encore espérer de son art ? Et qu’aurait-il à mettre en scène sinon ses cicatrices ? Désespoir des confins sur un air de salsa, épopée sans héroïsme, magie frelatée des Tropiques, Jean-Luc Coatalem, à sa manière nerveuse et drôle, nous fait passer de l’autre côté de la grande aventure du Nouveau Monde.


Les Beaux Horizons : voyages

Le Dilettante - 1998

"Le monde est là, tentant comme un bandonéon d’occasion. Coatalem – profession : gobe-monde – lui arrache quelques mélodies sucrées et inquiétantes. Bora Bora où s’ensable la mémoire et se noie l’œil dans le bleu curaçao ; Goa, au clinquant suranné de kermesse coloniale ; un Vietnam convalescent appuyé à l’épaule d’un tour-opérateur ; le fantôme bourru de Kipling ; Baden et ses curistes ; Cuba en quarantaine qui mouille non loin de Miami ; Trinidad où les filles se donneraient « pour un savon » ; et puis Prague, le Rajasthan, les Caraïbes comme un cocktail d’îlettes endiablées. Un post-scripum malgache met fin au récital. Ces beaux horizons emmêlent leurs lignes comme des baguettes de mikado, s’ouvrent paresseusement sous nos doigts comme un éventail de clichés contemplatifs postés à tarif lent."


Fièvre jaune

Le Dilettante - 1998

Concession 126

Le Rocher - 1996

Mission au Paraguay

Grasset - 1996

Un pays où, à priori, il n’y a aucune raison d’aller, résolument en dehors des routes touristiques : le Paraguay. Mais qu’est-ce que le Paraguay ? Un Far West tropical : contrée de gauchos et d’Indiens sur une terre qui hésite entre le liquide et le solide, la quiétude et la torpeur. Un pays à l’écart du monde, aussi pauvre que fier, comme une île au milieu des terres. Un envers du décor. Jean-Luc Coatalem a choisi le prétexte des missions jésuites pour poser son sac et sa machine à écrire pendant quarante-cinq jours. Il loue une petite maison à Asuncion, adopte un chien, remonte les pistes de latérite et descend quelques fleuves infestés de piranhas. Au fil d’un piste rectiligne, où l’on compte en jours et non en kilomètres, il rencontre un fakir lyonnais, des mennonites, quelques Allemands, pas mal de fonctionnaires, des femmes esseulées et des gaillards indiens. Bref, une humanité elle aussi laissée pour compte, dans une sorte d’Amérique du Sud vue par le petit bout de la lorgnette. A croire que nous sommes tous quelque part...des Paraguayens.


Tout est factice

Grasset - 1995

Un éléphant mâle qui charge dans un salon, un tueur funambule glissant par inadvertance dans l’océan houleux, un couple mal assorti qui danse le fox-trot sous le ciel de Saïgon, les obsessions africaines de M. Toc soignées à grandes saccades d’électrochocs, voici quelques impressions des douze nouvelles de Jean-Luc Coatalem. De Bornéo à Singapour, de la pampa à Hawaï, du deck d’un navire qui file en mer de Chine à la noire Afrique tribale, cet écrivain-voyageur, pareil à un Simenon des tropiques, joue du contraste entre de médiocres destinées et le cadre exotique où il dispose ses personnages. Mais on ne voyage pas sans danger : on risque de perdre ses illusions et de rejoindre les perdants sous un ciel de plomb.


Villa Zaouche

Grasset - 1994

C’est une histoire d’amitié, une aventure ironique, une fuite vers l’avant. L’entomologiste Lucien Gaudron rencontre l’affairiste Bastien Lothar en 1941 à Paris. Ils deviennent les meilleurs amis du monde quoiqu’ils se ressemblent fort peu. Vantard, truculent, aussi flou dans les affaires que fou avec les femmes, Bastien Lothar est le contraire de Gaudron dont la grande passion seront les insectes, qu’il classe et collectionne. Cette fascination réciproque les amène à ne jamais se quitter. Après la guerre, vieillis, usés, dégrisés par le siècle qui a passé, les compères se retrouvent dans une ahurissante villa orientale, en pleine campagne française, où ils devront affronter des papys flingueurs, rescapés de cette haine recuite qui remonte à la guerre. Ils fuiront. D’auberge en villa, du Midi à Tanger, de l’Orient rêvé au désert qui commence. "Renaître, renaître ! Mais où ? Aux Açores peut-être ?"


Affaires indigènes

Flammarion - 1992

Décrit l’envers du décor colonial, un théâtre désolé où, entre les alignements des caféiers et la tristesse du mobilier rotin, glissent autour des personnages les ombres les plus redoutables : leur vision du monde et l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes.


Petite Papouasie

Robert Laffont - 1992

Triste sire

Le Dilettante - 1992

"Après les faits divers lointains qui émaillent la revue de détails de son bataillon d’imageries coloniales, aux couleurs crues et aux contours nets, Jean-Luc Coatalem nous livre un conte fantasmagorique qui échappe à cette brocante de capiteuses reliques. Autour d’un bassin, nombril saumâtre pour ce monde de limbes délirantes, évoluent les âmes captives de ce récit en eau trouble : la maman, bourlingueuse, chineuse avide d’incongruités exotiques, qui se craquelle ; le fils, Robinson Stéphane, « prince consort des ombres et des souvenirs » ; Gongora Bolivar, l’idolâtre hidalgo, enfin, et son assez pesante danse de faune. Triste sire, conte d’exil pour enfant seul."


Capitaine

Flammarion - 1991

Un roman qui court de latitude en latitude, burlesque, grave ou frivole, à mi-chemin entre Hergé et Paul Morand. Par l’auteur de« Fièvre jaune ».

Car tout voyage est aussi intérieur

Car tout voyage est aussi intérieur

Avec Blaise Hofmann, Cédric Gras, Gilles Lapouge, Jean-Luc Coatalem. Rencontre animée par Willy Persello - Saint-Malo 2015

Avec Blaise Hofmann, Cédric Gras, Gilles Lapouge, Jean-Luc Coatalem. Rencontre animée par Willy Persello


Huis clos sur le vaste océan

Avec Hervé Hamon, Jean-Luc Coatalem et Sylvain Coher - Saint-Malo 2015


Avec Hervé Hamon, Jean-Luc Coatalem et Sylvain Coher, une rencontre animée par Alain Gabriel Monot


Fortune de mer

Avec Jean-Luc Coatalem - Saint-Malo 2015


Avec Jean-Luc Coatalem, une rencontre animée par Florence Bouchy


Les empires du froid

Avec Isabelle Autissier, Jean-Luc Coatalem, Luis Sepulveda et Daniel Mordzinski - Saint-Malo 2012

Une rencontre avec Isabelle Autissier, Jean-Luc Coatalem, Luis Sepulveda et Daniel Mordzinski, animée par Josiane Guéguen


Les pièges de l’exotisme

Avec Chantal T.Spitz, Nicolas Kurtovitch, Marc De Gouvenain et Jean-Luc Coatalem - Saint-Malo 2012

Avec Chantal T.Spitz, Nicolas Kurtovitch, Marc De Gouvenain et Jean-Luc Coatalem, animé par Mireille Vignol

Programme


Samedi

14h30
Loti-Segalen, figure de l'exote
Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 2

15h35
Signatures

16h15
Sur les traces de...
Café Littéraire

17h35
Signatures
 

Dimanche

10h30
Signatures

15h45
Qui est vraiment Victor Segalen ?
Salle Sainte Anne

16h50
Signatures