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NIVAT Anne

France

Un continent derrière Poutine ? (Seuil, 2018)

©Hannah Assouline

Dans la lignée des grands reporters écrivains Albert Londres ou Joseph Kessel, cette grande spécialiste de la Russie, publie des ouvrages au confluent du reportage, du témoignage et de la littérature. Après avoir couvert la guerre en Tchétchénie, en Afghanistan, en Irak, elle part dans Un continent derrière Poutine ?, à la rencontre de ces citoyens russes qui soutiennent sans faille le dirigeant russe depuis 1999. Un livre, et un film, édifiants.

Dans la lignée des grands reporters écrivains Albert Londres ou Joseph Kessel, cette grande spécialiste de la Russie, publie des ouvrages au confluent du reportage, du témoignage et de la littérature. Ils évoquent également l’œuvre de son amie Anna Politovskaïa, assassinée en 2006 pour ses écrits sur la guerre de Tchétchénie.

Née en 1969, docteur en sciences politiques et spécialiste de la Russie, Anne Nivat devient, à partir de 1998, correspondante à Moscou pour des titres de presse francophone tels que Libération, Ouest-France, Le Soir, Le Point, la radio RMC, ainsi que pour des journaux anglo-saxons. De 1999 à 2001, elle couvre la guerre de Tchétchénie pour le journal Libération. Après cette première expérience de reportage de guerre, Anne Nivat poursuit son travail de journaliste indépendante sur les terrains les plus violents de la planète. De l’Afghanistan à l’Irak, en passant par le Pakistan, elle rend compte du monde à sa façon : en donnant la parole à ceux qui ne l’ont pas et en revendiquant le droit à la lenteur et à la complexité, en refusant la précipitation, les stéréotypes et la course au scoop.

Son travail littéraire commence en 2000, avec Chienne de Guerre, un témoignage exceptionnel sur son expérience tchétchène qui lui vaut le prix Albert-Londres. En collaboration avec Louisette Ighilahriz, elle publie en 2001, Algérienne, un ouvrage qui évoque les tortures perpétrées pendant la guerre d’Algérie. S’ensuit, en 2004, Lendemains de Guerre en Afghanistan et en Irak pour lequel elle reçoit le prix littéraire de l’armée de terre - Erwan Bergot. En 2005 et 2006, elle poursuit sa quête de la parole de l’autre avec Islamistes, comment ils nous voient et Par les monts et les plaines d’Asie Centrale. En 2008, elle propose avec Bagdad, Zone Rouge, une immersion au cœur de la réalité quotidienne des hommes et des femmes de Bagdad plongés dans la terreur de cette « zone rouge ». C’est la passion pour le quotidien exceptionnel des populations vivant dans la guerre qui la pousse à replonger au coeur de l’Afghanistan, en 2011, aux côtés de soldats canadiens ou, incognito, sous le voile du châdri près des villageois afghans. Elle livre ainsi, avec Les Brouillards de la guerre : Dernière mission en Afghanistan, un récit passionnant sur un pays en proie aux flammes. Faisant « partager au plus grand nombre l’enfer vécu au loin », la voix d’Anne Nivat constitue un témoignage précieux pour comprendre la réalité humaine des conflits contemporains.

En 2013, elle revient avec La République Juive de Staline, une enquête consacrée au Birobidjan, ce territoire des confins orientaux de la Russie, attribué en 1934 par Staline à la minorité juive d’URSS. Il aura fallu cinq ans d’enquête dans l’Extrême-Orient russe pour qu’Anne Nivat parvienne à mettre bout à bout toutes les informations récoltées à propos de ce territoire. Une enquête monumentale, nourrie de nombreux témoignages. Anne Nivat nous fait également l’honneur de présenter son documentaire Irak, l’ombre de la guerre, qui prolonge la réflexion sur ce pays déjà engagée en 2004 dans Lendemains de Guerre en Afghanistan et en Irak. Un film documentaire saisissant sur une situation géopolitique en passe de devenir inextricable.

Pour la première fois, Anne Nivat se tourne vers la France et publie Dans quelle France on vit (Fayard, 2017), recueil de témoignages sur la France qui ne s’exprime pas. Pour récolter ces témoignages, elle est allée à la rencontre des Français à qui on ne donne jamais la parole, dans des villes de taille moyenne qui bénéficient de peu de couverture médiatique : Evreux, Nantes, Laval… Logée chez l’habitant, elle a suivi ces gens dans leur quotidien et s’est entretenue avec eux de sujets de société tels que
le sentiment de déclassement, le chômage, l’identité, le malaise des jeunes, l’insécurité, les services public ou encore le racisme. Un récit sur des enjeux politiques brûlants.

Alors que les électeurs russes se prononcent sur la candidature de Poutine en mars 2018, elle fait paraître un film et un livre, Un continent derrière Poutine ?, dans lesquels elle part à la rencontre de ces citoyens qui soutiennent sans faille le dirigeant russe depuis 1999.


Bibliographie

  • Un continent derrière Poutine ? (Seuil, 2018)
  • Dans quelle France on vit (Fayard, 2017)
  • La République juive de Staline (Fayard, 2013)
  • Les Brouillards de la guerre : Dernière mission en Afghanistan (Fayard, 2011)
  • Correspondante de guerre, avec Daphné Collignon, (Soleil Production, Toulon, 2009)
  • Bagdad, Zone Rouge (Fayard, Paris, 2008)
  • Par les monts et les plaines d’Asie Centrale (Fayard, Paris, 2006)
  • Islamistes, comment ils nous voient (Fayard, Paris, 2006 / Le Livre de Poche, Paris, 2010 - à paraître)
  • Lendemains de Guerre en Afghanistan et en Irak (Fayard, Paris, 2004 / Le Livre de Poche, Paris, 2005)
  • La guerre qui n’aura pas eu lieu (Fayard, Paris, 2004)
  • La Maison Haute (Fayard, Paris, 2002 / Le Livre de Poche, Paris, 2003)
  • Algérienne, avec Louisette Ighilahriz (Fayard, Paris, 2001)
  • Chienne de guerre. Une femme reporter en Tchétchénie (Fayard, Paris, 2000 / Le Livre de Poche, Paris, 2001)
  • Quand les médias russes ont pris la parole : De la glasnost à la liberté d’expression, 1985-1995 (L’Harmattan, Paris, 1997)

Documentaires :

  • Un continent derrière Poutine ? (Troisième Œil Production, 2018)
  • Irak, l’ombre de la guerre (Veilleur de nuit Production, 2013)

En anglais

  • The Wake of War : Encounters with the People of Iraq and Afghanistan (Beacon Press, 2007)
  • Chienne de Guerre : A Woman Reporter Behind the Lines of the War in Chechnya (PublicAffairs, U.S., 2001)
Un continent derrière Poutine ?

Un continent derrière Poutine ?

Seuil - 2018

En mars 2018, au moment de la publication du livre, le peuple russe se prononcera sur la réélection de Vladimir Poutine à la tête du pays. Selon toute probabilité, alors que sa personnalité suscite débat et controverse à l’extérieur de ses frontières, mais aussi dans certains cercles en Russie, cette réélection sera une formalité. Par le choix subjectif de quelques rencontres sans tabou, ces portraits de plusieurs familles ou couples montreront le peuple dans sa complexité, donneront à voir en quoi Vladimir Poutine l’a fait évoluer, à travers une palette de points de vues réalistes. Et pas seulement dans les zones urbaines ni exclusivement dans la Russie occidentale. A travers ces portraits, Anne Nivat raconte en quoi ce pays n’est pas tout à fait celui qu’on nous décrit en Occident. En quoi voter Poutine n’est pas, dans la tête des Russes, forcément voter pour un “dictateur”. Montrer l’étendue des possibilités et des situations dans cet immense pays, en commençant par l’extrême-est pour remonter, comme, en son temps, le Nobel de littérature Vladimir Soljenitsyne, jusqu’à sa partie européenne. Conter la vie des Russes ordinaires baignés dans le système “poutinien”, évoquer l’attitude “compréhensive” vis-à-vis de la corruption, la fin de l’humiliation versus la stabilité du pouvoir, pourquoi même les opposants ne remettent pas en cause l’annexion de la Crimée, le post-capitalisme…

Irak, l'ombre de la guerre

Irak, l’ombre de la guerre

Anne NIVAT (Veilleur de nuit, France 3, RTS, France Télévision/2013/65’) -

Dix ans après l’invasion de l’Irak par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, comment la population vit-elle aujourd’hui ? La grande reporter Anne Nivat est partie retrouver des Irakiens de toutes les communautés, qu’elle avait rencontrés lors de ses précédents voyages. Pendant dix ans, elle a partagé leur quotidien, même au plus fort de la guerre. En toute confiance, ils livrent leur bilan, un an et demi après le départ des derniers soldats étrangers.

Dans quelle France on vit

Dans quelle France on vit

Fayard - 2017

La France. La connaît-t-on ? Comment la raconter ?
Anne Nivat, reporter de guerre, familière des lointains conflits en terres irakienne, afghane ou tchétchène, porte pour la première fois son regard sur l’Hexagone.
Pour cette immersion dans six villes de France, à l’heure où les journalistes sont parfois taxés d’arrogance, la reporter de terrain se place à hauteur de ces femmes et de ces hommes côtoyés durant des semaines, chez qui elle a vécu.
À Évreux, Laon, Laval, Montluçon, Lons-le-Saunier, Ajaccio, tous lui ont confié leurs préoccupations, leurs projets, lui ont donné à voir leur vie. Qui sont ces Français « oubliés » que l’on accuse parfois de « mal voter » et qu’on ne va jamais rencontrer ? Ils ont évoqué ensemble le sentiment de déclassement et celui d’insécurité, le poids du chômage, le malaise des jeunes, le questionnement sur l’identité. Reconversions réussies, humour et espoir jalonnent aussi cette enquête.
À mille lieues des discours stéréotypés charriés par la campagne électorale de cette année 2017, ce récit, dénué de préjugés, sonne « vrai » parce qu’il a été recueilli sans hâte et sans tabou, avec honnêteté, respect et minutie.


Revue de presse

  • “Difficile de dire quelle personnalité surprend le plus : toutes celles qu’Anne Nivat a rencontrées cassent les codes.” (Grazia)
  • “[...] la journaliste est allée s’immerger à l’intérieur du chaudron français où macèrent et bouillonnent tant de haine, d’angoisse, de ressentiment. La démocratie américaine de Trump. Qu’allons-nous enfanter à notre tour ?” (Le Point)
  • "Anne Nivat nous entraîne dans l’envers des décors, au cœur d’une réalité éloignée des discours d’élus et reportages de journalistes qui ne font qu’y passer.” (L’Est Républicain)

La République juive de Staline

Fayard - 2013

La République juive de Staline Dans l’URSS du lendemain de la Révolution, Staline prend la décision (rendue officielle en 1934) de créer une entité régionale pour les juifs : ce sera le Birobidjan, à la frontière chinoise. Il est difficile aujourd’hui de se représenter les espoirs soulevés par cette promesse d’un "Yiddishland” pour les populations juives libérées des contraintes de la Russie tsariste et d’un passé de confinement et de pogroms.Propagande ou pas, des dizaines de milliers d’individus sont du voyage, arrivant principalement d’Ukraine, mais aussi d’Argentine, d’Allemagne et d’Amérique. La révolution bolchevique pensait-elle avoir trouvé au Birobidjan la solution de son " problème juif " difficilement compatible avec la conception léniniste des nationalités ? Toujours est il que ce territoire autonome juif où le yiddish a été choisi comme langue nationale (avec le russe), existe toujours au fin fond de l’Extrême-Orient russe ! A priori, c’est une province de la Russie profonde comme une autre, mais, à y regarder de plus près, la tonalité juive est très présente, dont les autorités locales usent et abusent pour obtenir subventions et privilèges. Si, depuis que les portes de l’ex-Union soviétique se sont ouvertes, les juifs du Birobidjan ont - presque tous - émigré en Israel, ils sont davantage revenus de la Terre promise plutôt que le contraire. Pour tenter de mesurer le succès du projet Birobidjan et ce qu’il en reste, Anne Nivat a longuement enquêté sur place, mais aussi en Israël, où elle s’est introduite chez des Birobidjanais, et dans la ville chinoise de Harbin, vers laquelle les autochtones se sont toujours davantage tournés plutôt que vers Moscou.


Les brouillards de la guerre : Dernière mission en Afghanistan

Fayard - 2011

Interrogée lors d’une émission de télévision québécoise sur ses reportages hors normes dans des guerres où il ne fait pas bon être journaliste, Anne Nivat séduit si bien son auditoire que, le lendemain, elle est invitée par un officier canadien, sur le point de partir en mission de combat en Afghanistan, à venir parler à ses hommes. Non seulement elle accepte, mais elle obtient de le rejoindre sur le théâtre d’opérations dans la très hostile zone de Kandahar, ex-capitale mythique des taliban, qu’elle connaît bien pour l’avoir sillonnée à sa façon depuis dix ans, intégrée dans la population locale et protégée par celle-ci. Sur place, Anne Nivat, troque avec courage et discrétion le gilet pare-balles contre un châdri qui la soustrait aux regards sans l’empêcher d’observer, et multiplie les allers-retours entre les acteurs de cette drôle de guerre : militaires alliés, armée locale à l’incertaine loyauté, administration hypercorrompue du président Hamid Karzai, sympathisants taliban, ex-moudjahidine, profiteurs de guerre en tous genres, candidats à l’exil, qui lui font partager leur vision du conflit. Grâce à elle, nous nous glissons dans l’envers du décor, loin des images officielles ou convenues. A travers ce double regard unique et troublant - côté militaire et côté population - qui aide enfin à en saisir les rouages et les enjeux, Anne Nivat, encore sur le terrain en mai 2011, livre ici un grand document sur l’interminable guerre d’Afghanistan.


Revue de presse

  • "Le journalisme, affirmait Hubert Beuve-Méry, c’est le contact et la distance. Un travail opiniâtre du « terrain », doublé de la capacité à s’en extraire pour s’en libérer, le comprendre et le partager. Cette conception rugueuse du métier, Anne Nivat en a fait son quotidien singulier de reporter." Vincent Giret pour Libération.

Correspondante de guerre

Soleil Prod / MC Productions - 2009

Avec Daphné Collignon En partenariat avec Reporters Sans Frontières et France Infos L’ACTUALITÉ SOUS UN AUTRE VISAGE. Naissance d’idée, osmose entre Reporters Sans Frontières et Soleil. Anne Nivat – célèbre grand reporter – et Daphné Collignon – auteur de bande dessinée – se rencontrent pour la première fois fin 2006. Une rencontre qui donnera lieu à une association, mais surtout à une incroyable aventure humaine forte et exaltante. Pourtant… Associer un grand reporter à un auteur de bande dessinée peut ressembler à une gageure. L’un toujours en action sur le terrain... L’autre assis tranquillement à sa table à dessin. L’art du journalisme est tissé de faits et de réalités constamment renouvelées ; la bande dessinée semble régner sur la fiction et le divertissement, l’imaginaire et la poésie. Daphné n’a pas souhaité tisser un portrait d’Anne telle une super héroïne travestie par la télévision et le cinéma. Elle s’est attachée à montrer une femme, vraie, vivante, de chair, de sang, d’émotions, de larmes. Passionnée, paradoxale. Superficielle et profonde dans le même claquement de talons. Quelqu’un qui pense aux gens, à ceux qui vivent là-bas et non pas à ceux sur le champ de bataille, à ceux qui attendent, rient, souffrent, meurent. Drôle et tragique. Désinvolte et torturée. L’anti-héros. Pas de grand reporter, pas d’auteur de bande dessinée. Juste une femme... vue par une autre femme.


Bagdad, Zone Rouge

Fayard - 2008

« Rouler ! Rouler dans Bagdad, indéfiniment, sans vraie raison, si ce n’est que tu veux voir, voir ce qui se passe, même s’il ne se passe rien de sensationnel. Tu ne te lasses pas de regarder à quoi ressemble une ville morte, figée dans la peur, une ville où personne n’est censé se promener. Rouler dans cette ville, c’est se laisser aller à l’envoûtement du spectacle qui défile devant tes yeux, comme au cinéma. Sauf que tu es à Bagdad-la-mystérieuse, Bagdad-la-maudite, Bagdad-l’oubliée. Rouler à défaut de pouvoir faire autre chose, rouler pour se convaincre qu’on existe, que la ville n’est pas un mirage, qu’elle fonctionne cahin-caha et que tu en témoigneras. Rouler, ici, c’est comme prendre un tranquillisant, ou un excitant, ou peut-être bien les deux, ça dépend. Car rouler c’est se perdre, et c’est aussi se laisser aller à franchir courageusement d’invisibles frontières. » A. N.


Revue de presse :

  • « (…) un témoignage précieux sur l’enfermement psychologique et social de la population, à Bagdad plus encore que dans le Sud chiite. » Le Monde diplomatique
  • « Anne Nivat garde en tout cas, plus de 20 ans après ses débuts, une fraîcheur du métier et la fraîcheur déontologique : passion, indépendance, amour des gens, naturel dans les relations avec les sujets de reportage, refus des pressions, précision des citations, détail des descriptions, autocritique, critique constructive. » Médiapart
  • « Elle publie un livre remarquable où elle rend compte de la réalité de la vie quotidienne des Irakiens. » France Info
  • « De ses séjours répétés pendant trois ans dans la capitale de la terreur, elle nous rapporte un document bouleversant. » Marianne (Lien vers l’article de Marianne)

Par les monts et les plaines d’Asie Centrale

Fayard - 2006

Gaz, pétrole, islam. Les « grands » de ce monde ont trouvé un nouveau terrain d’affrontement : les cinq États indépendants que sont le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan d’Asie centrale. Déjà, la Chine envoie ses commerçants, l’Iran et la Turquie se cherchent des alliés, la Russie ne veut pas lâcher ses anciennes républiques, les États-Unis installent leurs bases militaires, et Al-Qaïda observe cette pépinière pour groupes extré­mistes et terroristes. Toujours seule, voyageant en taxis collectifs, habillée comme une femme locale, tel un caméléon, Anne Nivat nous transporte dans la vallée de la Ferghana, un territoire grand comme l’Europe, sur l’ancienne route de la soie, par-delà les hauts cols du Pamir. Au cœur de l’Asie centrale, nous croisons avec elle des « gens de plaines » et des « gens de montagne », commerçants, artistes ou paysans. Mais aussi des « gens d’islam ». Certains, pour la première fois, sont sortis de la clandestinité de leur parti politique interdit pour dialoguer avec une journaliste occidentale. Si, là-bas aussi, le fondamentalisme fait peur, survivre au quotidien reste la préoccupation de tous.


Islamistes, comment ils nous voient

Fayard - 2006

L’Occident tremble. Qui se cache derrière ces voiles et ces barbes ? Qui sont ces musulmans du Pakistan, d’Afghanistan et d’Irak ? Savent-ils vraiment comment nous vivons ? Comment nous voient-ils ? Que connaissent-ils de nous hormis nos armes, nos télés, nos mœurs ? Anne Nivat est partie, seule, dialoguer avec les mollahs des medressahs du Pakistan, accompagner les talibans d’Afghanistan, rencontrer les moudjahidines irakiens. Tous, combattants de l’islam et « adversaires » de l’Occident. En route, loin des grands hôtels d’Islamabad, de Kaboul ou de Bagdad, loin des zones protégées par les armées occupantes, elle a pris le temps de s’arrêter dans des familles, écartant le rideau du quartier des femmes, inaccessible et secret. Ce livre nous alerte sur l’Occident qui attire, mais effraie. L’incompréhension s’est déjà installée et le fossé se creuse : là-bas, comme chez nous, on vit de stéréotypes, de fausses idées. On subit les images, les discours, la propagande. Si personne n’y prend garde, le « choc des civilisations » finira par prendre le dessus.


Lendemains de Guerre en Afghanistan et en Irak

Fayard - 2004

« Lendemains de guerre n’est pas une nouvelle analyse géopolitique de la situation « post-onze septembre » en Afghanistan et en Irak. Ce n’est pas non plus un pamphlet anti-américain. Ce livre est un long « grand reportage » dans le style qui n’a cessé d’être le mien depuis que je me suis intéressée au journalisme. J’ai interrogé des centaines de gens qui vivent sur place, aiment leur terre, tâchent de continuer à y vivre malgré le chaos régnant depuis les interventions militaires. J’ai vécu parmi eux, me suis habillée comme eux, ai partagé leur logis et leurs repas. J’ai avant tout voulu donner la parole à celles et à ceux qui ne l’ont jamais. » A. Nivat


La guerre qui n’aura pas eu lieu

Fayard - 2004

« En tant qu’envoyée spéciale en Tchétchénie, je suis fière, mais également profondément triste d’avoir pu apporter mon témoignage sur ce sombre conflit. En 1999, c’était mon devoir de journaliste ; aujourd’hui, cela reste mon devoir tout court. C’est pourquoi j’ai décidé de publier ces nouvelles pages sur cette guerre qui se perpétue dans l’indifférence quasi générale et dont on pourra bientôt dire qu’elle n’aura pas eu lieu. »


La Maison Haute

Fayard - 2002

Véritable curiosité architecturale,La Maison haute, un des sept gratte-ciel de Moscou, est une ville dans la ville. Edifiée en 1952 par des détenus du Goulag, elle est l’un des emblèmes de l’« épopée » stalinienne. Pour approcher au mieux la Russie d’aujourd’hui, Anne Nivat s’est intéressée aux habitants de ce gratte-ciel. Qui sont-ils ? Comment ont-ils passé les cinq dernières décennies ? Comment acceptent-ils la transition vers la démocratie ? A travers une suite de portraits de ses occupants - des acteurs, écrivains, poètes et compositeurs célèbres, ainsi que des « nouveaux Russes » -, l’auteur déroule un tableau vivant, foisonnant, composite, parfois touchant, toujours nuancé, de la société russe contemporaine.


Algérienne

Fayard - 2001

Avec Louisette Ighilahriz « Je souhaite que les Français sachent qu’en Algérie, entre 1954 et 1962, il ne s’est jamais agi d’une opération de « maintien de l’ordre » ni d’une « pacification ». J’écris pour rappeler qu’il y a eu une guerre atroce en Algérie, et qu’il n’a pas été facile pour nous d’accéder à l’indépendance. Notre liberté a été acquise au prix de plus d’un million de morts, de sacrifices inouïs, d’une terrible entreprise de démolition psychologique de la personne humaine. Je le dis sans haine. Le souvenir en est lourd à porter. Je souhaite que mon témoignage en provoque d’autres des deux côtés de la Méditerranée ; que les langues d’anciens appelés et d’officiers français qui ont vécu cette guerre et survécu se délient. Je souhaite que l’on retienne de mon histoire qu’il faut préserver l’être humain, d’où qu’il vienne. Ce n’est ni en torturant, ni en avilissant ou dégradant qu’on parvient à ses fins, quelles qu’elles soient. Avec ce livre j’ai accompli mon devoir de vérité. » l. i.


Chienne de guerre. Une femme reporter en Tchétchénie

Fayard - 2000

« Ce livre est le récit de mes différents séjours dans la Tchétchénie en guerre, entre septembre 1999 et mi-février 2000. La guerre telle que je l’ai vue : il s’agit là d’un pur témoignage. J’ai agi en tant que journaliste free-lance, correspondante de deux quotidiens français, Libération et Ouest-France. Dès le début du conflit, j’avais fait la demande d’une accréditation ad hoc du côté russe ; ne l’ayant pas obtenue, j’ai décidé de regarder la guerre du côté tchétchène. Cet affrontement qui ne cesse de saigner et d’épuiser les camps en présence n’est malheureusement pas terminé et peut-être ne finira jamais. Aussi faut-il continuer de se rendre sur place pour dire ce qu’il en est. À moi qui n’avais fréquenté la guerre que dans les livres d’histoire, elle a appris son poids de cruauté, de désespoir et de mort. Au lecteur, j’espère que ces pages auront mieux fait percevoir l’enchaînement tragique des événements, mieux fait comprendre aussi ce peuple, ces hommes et femmes tchétchènes avec qui j’ai partagé l’impartageable. » A.N.


Quand les médias russes ont pris la parole : De la glasnost à la liberté d’expression, 1985-1995

L’Harmattan - 1997

En Europe occidentale, en matière de médias, les années quatre-vingts ont été celles de tous les bouleversements. Partout, on a assisté à l’ascension des radios et télévisions privées, au débat récurrent sur la raison d’être des diffuseurs publics et à la création de radios et télévisions non plus généralistes, mais spécialistes, non plus nationales, mais régionales, ou transcontinentales. Qu’en est-il de la Russie post-soviétique ? Comment aborder le paysage audiovisuel russe ? Comment les journalistes sont-ils formés ? Quels types de rapports ont-ils instauré avec le pouvoir ? Qu’en pensent les lecteurs, les téléspectateurs ? Ont-ils seulement le droit à la parole ? Le récit d’une époque bien révolue...

Dire la guerre

Avec Atiq RAHIMI, Anne NIVAT, Mark BEHR, Julien MABIALA BISSILA, Manon LOIZEAU - Saint-Malo 2013

Avec Atiq RAHIMI, Anne NIVAT, Mark BEHR, Julien MABIALA BISSILA, Manon LOIZEAU. Animé par Willy PERSELLO


Retour d’Irak

Avec Ben Fountain, Frédéric Tonolli, Neil Gordon, Anne Nivat - Saint-Malo 2013

Participants : Ben Fountain, Frédéric Tonolli, Neil Gordon, Anne Nivat. Animé par Yann Nicol


Syrie, Afghanistan, Chine - Dire le monde à l’heure d’Internet

Avec Manon Loizeau, Samar Yazbek, Anne Nivat et Qui Xialong - Saint-Malo 2012

Avec Manon Loizeau, Samar Yazbek, Anne Nivat et Qui Xialong

Programme


Samedi

15h30
Politique fiction
Univers (Grande Salle)

16h50
Signatures
 

Dimanche

10h30
(Film) Un continent derrière Poutine
La Grande Passerelle - Salle 1 (143 places)

11h45
Russie
La Grande Passerelle - Salle 1 (143 places)

15h00
Signatures