RENARD Thierry

France

L’Ardeur – ABC poétique du vivre plus (Bruno Doucey, 2018)

Tour à tour poète, comédien, chanteur de rock, animateur de revue (Aube magazine) et éditeur (Paroles d’aube, La passe du vent), il a lui même écrit plus d’une vingtaine de recueils. Figure majeure de la poésie d’expression française, il œuvre ardemment pour la démocratiser. En compagnie de Bruno Doucey, il coordonne un abécédaire, anthologie du 20e Printemps des Poètes consacrée au thème de l’ardeur où signent ses contemporains à lénergie bien trempée, celle dont nous avons aujourd’hui besoin. Pour vivre mieux et vivre plus.

Biographie

© Marie Delorme

Promu fin 2008 chevalier des Arts et des des Lettres, Thierry Renard est l’une des figures majeures de la poésie française contemporaine.

Né à Lyon en 1963, il se fait remarquer dès 1978 en tant que comédien, poète, animateur de revue et même chanteur de rock dans un groupe qui s’appelait naturellement "The Lab of the Last Poets". Fondateur du magazine poétique Aube, il y collabore pendant 20 ans de 1978 à 1998.
La vie de Thierry Renard s’est épanouie autour de ce qui depuis l’adolescence est devenu une vraie passion : la poésie. Éditeur, il devient directeur littéraire des éditions Parole d’Aube puis, à partir de 1999, responsable littéraire des éditions La passe du vent, maison indépendante qui entretient d’étroite relation avec l’espace Pandora à Vénissieux. Fondateur et porte parole de cette association, Thierry Renard fait figure d’agitateur poétique puisque cet espace, chargé de diffuser la poésie sous toutes ses formes, multiplie lecture, ateliers d’écriture et expositions, rendant la poésie accessible au plus grand nombre.

Et comme tout passionné de poésie, Thierry Renard s’adonne lui même à l’écriture. Auteur de plus d’une trentaine de recueils, il publie en 2016 le tome 1 de ses Œuvres poétiques pour La Bibliothèque de La rumeur libre.

En compagnie de Bruno Doucey, il coordonne cette année un recueil, sous la forme d’un abécédaire, anthologie du 20e Printemps des Poètes consacrée au thème de l’ardeur. Qu’on ne s’étonne pas de voir la majeure partie de ces poètes appartenir au domaine contemporain : c’est d’une énergie bien trempée dont nous avons aujourd’hui besoin. Pour vivre mieux et vivre plus.


Bibliographie

  • Œuvres poétiques, tome 1, (La rumeur libre, 2016)
  • La chance d’un autre jour (La passe du vent, 2013)
  • Canicule et Vendetta (Le Bruit des autres, 2013)
  • La Traversée du jour, traces de voyage (Bérénice, 2010)
  • Va, respire d’autres lumières : La deuxième vie de Rogelia Cruz (Le bruit des autres, 2008)
  • Sira Kan (La Passe du Vent, 2007)
  • Neptune Mambo, suivi de Depuis toujours, illustrations de Sonia Viel et de Annie Maurer, (Éditions Bérénice, 2006)
  • Seule la révolution fait le beau temps, tombeau de monsieur Guy Debord (Bérénice, 2005)
  • Chaman, avec Bernard Giusti et Jean-Michel Platier (Bérénice, 2004)
  • Citoyen Robespierre (Bérénice, 2004)
  • L’Éclosion du coquelicot (Le Dé bleu, 2002)
  • Il neige sur ta face (Le Bruit des autres, 2001)
  • Écrivains/Sans-papiers (Bérénice, 2000)
  • Poèmes à suivre (Le Printemps des poètes/Folio junior poésie, 2000)
  • La Route, traces gravures & écrits (Stéphane Bachès, 2000)
  • L’Espérance récompensée illustrations de Philippe Bouvier et Yannis Renard (Bérénice, 2000)
  • Anthologie parlementaire (Le Printemps des poètes/Bartillat, 1999)
  • 6 Poètes en quête de siècle (Bérénice, 1999)
  • 13, quai de la Pêcheresse - 69000 Lyon (Éditions du Ricochet, 1999)
  • Pleine lucarne, littérature et football (Cadex, 1998)
  • Maintenant la nuit (Cadex, 1998)
  • L’Injustice commence là (Éditions Bérénice, 1998)
  • El Djezaïr (Éditions Bérénice, 1998)
  • L’Air du temps (Éditions Bérénice, 1997)
  • Pour L.B., (Wigwan, 1996)
  • Il fait un temps de poème, anthologie présentée par Yvon Le Men, (Éditions Filigranes, 1996)
  • D’un même chemin, anthologie amoureuse (Paroles d’Aube, 1996)
  • Autre chose que le jour (Déclics et des Claps, 1995)
  • Le Fait noir (Paroles d’Aube, 1993)
  • L’Autre versant, (Fonds Loriots, 1993)
  • Les Écorchures de la veille (Interventions à Haute Voix, 1991)
  • La Lune machin (Verso, 1990)
  • Dans la braise de tes yeux (Pleine Plume, 1990)
  • Les Écritures rouges (Éditions de l’Aube, 1989)
  • La Trêve(Échos du Soir, 1989)
  • Dans l’instant propice (Éditions de l’Aube, 1988)
  • Élever la voix (Éditions de l’Aube, 1987)
  • Vers la nuit (Éditions de l’Aube, 1987)
  • Pareils au vent qui nous décoiffe (Éditions de l’Aube, 1986)
  • Je voudrais mourir au goulag (Interventions à Haute Voix, 1985)
  • Entre ses cuisses chaudes un si doux duvet (Éditions de l’Aube, 1985)
  • Cette Zup mon frangin (Le Pré de l’âge, 1985)
  • Le Chemin parcouru (Éditions de l’Aube, 1983)
  • Jadis ou les jardins d’Adèle (Le Pré de l’âge, 1983)
  • Au soir du grand saccage (Éditions de l’Aube, 1981)
  • L’École buissonnière (Éditions Soc & foc, 1980)
  • Je me baigne nu (Le Pré de l’âge, 1980)
  • L’Orgie funeste (Amériane, 1979)
  • Graffiti (Didier-Michel Bidard, 1979)
  • Oraison (Amériane, 1978)
L'Ardeur – ABC poétique du vivre plus

L’Ardeur – ABC poétique du vivre plus

Bruno Doutey - 2018

A comme Allumette, B comme Brûlure, C comme Colibri, R comme Rage, S comme Soleil, W comme Watt… En 2018, c’est sous la forme d’un abécédaire que se décline l’anthologie du 20ème Printemps des Poètes consacrée au thème de l’ardeur. D’où viennent-ils, les 90 poètes que mon ami Thierry Renard et moi-même avons convoqués pour une fête de la vitalité créatrice ? De tous les territoires où la vie fait entendre son chant avec entrain, avec fougue, élan, désir, conviction, résistance. De ces lieux où la passion se fait brûlure. Où l’on aime à en perdre la raison. Où l’on parcourt le monde avec une vigueur contagieuse. Qu’on ne s’étonne pas de voir la majeure partie de ces poètes appartenir au domaine contemporain : c’est d’une énergie bien trempée dont nous avons aujourd’hui besoin. Pour vivre mieux et vivre plus. Pour tenir dans la tempête. Pour rester en éveil. Écoutez-le : ce cœur qui bat au cœur du monde, c’est le nôtre.
Parmi lesquels : Capitaine Alexandre, Maram al-Masri, Samantha Barendson, Claude Ber, Zéno Bianu, Alain Borer, Katia Bouchoueva, Marion Collé, Jacques Darras, Flora Devatine, Ananda Devi, Nassuf Djailani, Hélène Dorion, Patrick Dubost, Vénus Khoury‑Ghata, Aurélia Lassaque, Jean-Pierre Lemaire, Yvon Le Men, Emmanuel Merle, Rita Mestokosho, Laure Morali, Nimrod, Pasolini, Anthony Phelps, Marc Porcu, Seghers, Jean-Pierre Siméon, Frédéric Jacques Temple, André Velter, Paul Wamo…

Œuvre poétiques - tome 1

Œuvre poétiques - tome 1

La rumeur libre - 2016

« La vie, Thierry, est d’une légèreté proprement affolante. Un rien et on la manque, moins que rien et on la perd — tant de circonstances, de lumières et de silences fragiles... J’ai ouvert ton livre dans une fin de soirée — un peu fatigué, et la pluie au dehors, des poignées d’eau jetées au hasard sur la terre, les rues, les visages. Une lampe suffit pour faire une maison, une lampe et un livre. Ton livre je viens de le lire. Il est aimant, charnel, simple dans son entêtement à ne rien attendre et à goûter toutes choses, toutes vies. Tu écris sans te soucier d’écrire — ce qui s’appelle écrire vraiment la vérité de soi. J’aime ce livre et celui qui l’a fait. »
Christian Bobin, à propos de L’Espérance récompensée.

« Souvenir et quotidien serrés l’un contre l’autre, mots morsures à bout de quai, d’aéroport, chair où poser la main, sorte de voyoucratie, de clin d’œil à toutes les négritudes, celles de la nuit, du poète, de l’alchimie, une langue âpre, quelquefois sensuelle, qui invente ses propres ombres, ses éclairs... Tel est le poème de Thierry Renard. »
Dominique Sampiero, Le Matricule des anges.

« Amoureux de l’amour, acteur passionné de « la scène monde », gour- mand des saveurs poivrées de la révolte, et encore audacieux, enflammé, fraternel : tel est Thierry Renard. En stances fluides qui sonnent clair, il célèbre le « dur métier de vivre », « l’unique visage de la femme unique » et « le poème (qui) est une corde où se pendre ». Racontant sa vie ordi- naire en vers à la manière de Georges Perros et Raymond Queneau, usant d’une langue qui court et coule à la façon d’André Velter, il pra- tique la poésie du cœur à nu. Il ne tente pas de décrire ce qui le dépasse : il le tait de manière telle que cela donne à pressentir l’énigme... »
Jean-Louis Roux, 111 poètes d’aujourd’hui en Rhône-Alpes.


Canicule et Vendetta

Le bruit des autres - 2013

Thierry Renard a toujours aimé les îles. Depuis les temps éloignés de l’enfance, elles lui ont donné à rêver. Il a aimé, pareillement, la Méditerranée et ses lieux offerts aux chants des sirènes qui fascinent par leur beauté où se confondent nature, histoire et mythes. Les faits relatés dans ce livre sont exacts : « Dans ma chambre, à Bastelicaccia, il y avait un fauteuil. Et deux fenêtres… plus les 152 autres ouvertes sur mon âme. »


La chance d'un autre jour

La chance d’un autre jour

La Passe du vent - 2013

Plusieurs mois durant, Emmanuel Merle et Thierry Renard se sont, au rythme des jours, envoyé ces allers et retours de cinq vers – de temps à autre, quatre ou six, la contrainte n’altérant jamais leurs façons de respirer. […]
Sous ce choix du poème bref, de ce rituel de vie quotidienne, de la conversation devenue poème ou l’inverse, la poésie comme substance d’un dialogue, s’accordent une éthique et une esthétique. […]
Je lis et relis ces entrelacs ajouré de poèmes, ce journal à deux voix. Et je me laisse captiver : car c’est aussi à moi, à nous, que s’adresse cet échange tout en retenue, tout en indépendance, à la fois rêveur et précis. Je retrouve à chaque page ce qui fait la trame de nos vies.

Extrait de la préface de Claude Burgelin.


Les poussières du vent se lèvent tôt

La Passe du vent - 2012

Carnet de voyage poétique, Les poussières du vent se lèvent tôt est né de la rencontre entre le photographe Michel Calzat, amoureux de l’Afrique, de Bamako, du Mali, avec deux poètes, Joël Bastard et Thierry Renard, eux-mêmes fortement liés à ce territoire pour y avoir, respectivement, eté en résidence et invité du festival Étonnants Voyageurs à Bamako. Des photographies du quotidien et des rencontres qui offrent une vision intime et urbaine de la vie du quartier de l’Hippodrome à Bamako, d’où monte un écho poétique ancré dans la réalité du territoire. « Des néons dans des abris de tôles. Des allées sombres, de longs couloirs nocturnes. Je pense à Pasolini quand l’odeur forte de la beauté envahit les ruelles. Le pire et le meilleur traversés par la joie d’être parmi les siens. » Un bel ouvrage photographique qui nous entraîne à la découverte de lieux d’échanges, insolites, où se mêlent des personnages aussi différents qu’attachants, et d’îlots préservés du grand tumulte de la capitale Malienne. Les photographies de Bamako sont de Michel Calzat. Le texte en prose qui ouvre et referme le livre est de Thierry Renard. Le poème qui accompagne les photographies est de Joël Bastard.


La Traversée du jour, traces de voyage

Bérénice - 2010

"Les poèmes de Thierry ont une fluidité et une ampleur qui nous installent dans un indéniable bien-être. Ils nous communiquent un peu de sa transparence, de sa liberté, de cet amour avec lequel il va sans crainte au-devant de la vie" Charles Juliet Extraits : J’habite un poème écrit dans une langue perchée sur la plus haute branche de l’arbre le plus haut J’habite une rivière de mots qui coule parmi des bouquets de fleurs fauves et que traverse et retraverse mon chant J’habite un parfum ou un fruit j’habite un langage sans solution j’habite une terre où j’ai grandi j’habite la très grande brûlure de midi


Un monde à l’envers

Le bruit des autres - 2010

D’abord deux amis parlent tout seuls. L’un venait d’Italie ; l’autre, d’Algérie. Leurs parents avaient fui une histoire pour une autre. Plus belle ? L’un voulait changer le monde. L’autre, le gagner. Au début, Thierry et Ahmed, du fin fond du livre, parlent en parallèle ; mais, à la différence des rails de chemins de fer, leurs paroles finissent par se croiser, s’épouser sans dérailler. Thierry campe dans l’histoire… Ahmed habite davantage la géographie… Nous avons envie de nous mêler à leurs paroles. Autour d’un repas, d’un livre, d’un homme à l’agonie, d’une femme à la peine, d’un pays qui sombre et se relève, d’un enfant qui sourit et pleure. On grandit avec eux. Yvon Le Men (extraits de la préface)


Le martyre de Blandine

La Passe du vent - 2008

Depuis novembre 1980, Benoît envoie chaque jour par la Poste une image. À partir de 1983, ces envois s’effectuent autour de séries d’images adressées sur une année de janvier à décembre à un lieu culturel. Ces séries d’images constituent des paysages. Trois apprentis cinéastes décident de comprendre pourquoi en Normandie, chaque jour arrive une image, avec au dos un titre : Le Martyre de Blandine, la date du jour de l’envoi et Benoît pour seule signature. Sans le vouloir, Thierry Renard se retrouve au cœur de cette quête et livre ici les mots de son errance.


Va, respire d’autres lumières : La deuxième vie de Rogelia Cruz

Le bruit des autres - 2008

Ce livre, d’amour, d’amitié et de lutte, est sûrement la dernière tentative, la tentative la plus désespérée au monde, pour ramener à la vie une femme hors du commun. Rogelia Cruz (Martinez), Miss Guatemala 1959. Militant pour des idéaux de justice et de fraternité, elle est séquestrée par les escadrons de la mort. Après de terribles supplices, son corps totalement mutilé par l’armée fut retrouvé sous un pont en janvier 1968.


Sira Kan

La Passe du vent - 2007

Coffret de dix cartes (dix photographies et un texte). La rencontre entre un photographe, Marc Buonomo, et un écrivain, Thierry Renard, entre l’image et le mot, est favorisée par la collaboration entre les graphistes de l’Atelier Ad Hoc et les éditions La passe du vent. Poésie et photographie


Neptune Mambo, suivi de Depuis toujours

Bérénice - 2006

Illustrations de Sonia Viel et de Annie Maurer Amoureux de l’amour, acteur passionné de "la scène monde", gourmand des saveurs poivrées de la révolte, et encore audacieux, enflammé, fraternel : tel est Thierry Renard. En stances fluides qui sonnent clair, il célèbre le "dur métier de vivre", "l’unique visage de la femme unique" et "le poème (qui) est une corde où se pendre". Racontant sa vie ordinaire en vers à la manière de Georges Perros et Raymond Queneau, usant d’une langue qui court et coule à la façon d’André Velter, il pratique la poésie du coeur à nu. Il ne tente pas de décrire ce qui le dépasse : il le tait de manière telle que cela donne à pressentir l’énigme... Jean-Louis Roux


Seule la révolution fait le beau temps, tombeau de monsieur Guy Debord

Bérénice - 2005

" Nous avons reculé sans broncher nous avons reculé Et nous nous nous sommes laissés prendre Au piège de toutes les feintes Nous avons reculé face à la langue de bois Dont on fait depuis toujours les triques Face aux lois du marché De la consommation et de la communication Même nos enfants puent le fric et marchent au pas " Après L’Injustice commence là, L’Espérance récompensée et Citoyen Robespierre, tous publiés à l’enseigne des éditions Bérénice, Thierry Renard nous livre, sous forme d’hommage à Guy Debord, Seule la révolution fait le beau temps, élégie politique.


Chaman

Bérénice - 2004

Avec Bernard Giusti et Jean-Michel Platier Le chamanisme est sans doute l’une des plus anciennes formes institutionnalisées de la spiritualité. Sans doute a-t-il évolué par la suite vers des rituels religieux, mais il a conservé l’essence même de sa naissance : servir d’intermédiaire entre les hommes et les esprits de la nature. Trois poètes se sont réunis autour de cette fonction : dévoiler par la parole cet autre monde qu’est la poésie. Le poète est lui aussi un intermédiaire : il doit amener le lecteur à changer son regard sur le monde et à découvrir ce qui se cache derrière les apparences. Tout comme le chaman, le rôle du poète n’est pas de "guérir" au sens occidental du terme, mais de tendre à une harmonie intérieure, à un équilibre entre l’homme et la représentation qu’il se fait du monde. Thierry Renard, Jean-Michel Platier et Bernard Giusti ont entrepris cette aventure de suivre en commun et tour à tour le chemin de cette poésie. Leurs trois voix se sont mêlées pour n’en faire plus qu’une, pour que naisse cette parole tout entière vouée à leur idéal de découverte et de partage. Puisse le lecteur les accompagner dans cette voie...


Citoyen Robespierre

Bérénice - 2004

En 1988, à la veille du bicentenaire de la Révolution, j’ai produit et animé un feuilleton radiophonique en 150 épisodes, Citoyen Robespierre. Toutes les archives sonores ont été perdues. Il m’a donc fallu, pour bâtir ce petit livre, réorganiser le TOUT, brouillons et notes, et inventer une autre manière de feuilleton... Le temps ayant passé, je suis aussi plus libre, plus détaché, face à la grande figure de l’Incorruptible dont je reste, pourtant un fervent et sincère admirateur. "Je ne suis pas le défenseur du peuple ; jamais je n’ai prétendu à ce titre fastueux ; je suis du peuple, je ne suis que cela ; je ne veux être que cela ; je méprise quiconque a la prétention d’être quelque chose de plus." Maximilien Robespierre 


L’éclosion du coquelicot

Le Dé Bleu - 2002

(...) J’aime parcourir doucement les poèmes du tableau Dans mon pays recouvert de brume où l’on est surpris tout à coup, au détour d’un vers, du sens accroupi (en petit bonhomme) dans les mots, les images. J’aime cet aspect " pur comme une aube " de la poésie de Thierry Renard. En lui donnant la main, on se rend compte rapidement que l’on peut allonger le pas et découvrir des feuillages inconnus. L’amitié en poésie - " le grondement des vagues intérieures " - existe, elle aussi. Le tout à l’ego n’est pas du tout son genre. Il aurait plutôt tendance - " Quelqu’un habite en moi/Quelqu’un d’autre que moi " - à s’imaginer dans un rêve ou à se prendre pour le silence qui, lui, le comprend. C’est son choix sur la terre, comme au ciel, qu’il habite si bellement de ses talents d’humain. Entier. Planétaire, quoi. Mais j’avais presque oublié qu’il est français, c’est-à-dire italien, juif, nègre et urbain - entre autres. Un Thierry Renard donc de toutes les conditions humaines, de tous les mots. Et c’est ce que j’aime chez lui : l’humain multiple. Il sait être de partout et de nulle part, de France et d’Italie, d’Europe et d’Amérique - du Québec, quand il est icitte. (...) Jean Charlebois


Il neige sur ta face

Le bruit des autres - 2001

« Mes lectures n’ont plus beaucoup d’usage maintenant. Il fait nuit sous ta jupe, fait nuit dans ta blessure, nuit aussi sur mes chemins… Il fait nuit sous ton pull, fait nuit sur tes seins. Ne pas compter sur moi pour t’apprivoiser. Ne pas compter sur moi, ne rien dire à personne. Ça partira bien tout seul. Ça partira une fois de plus à l’eau de Javel. Ça partira. Il fait nuit. Et il neige sur ta face… » « Il y a quelques inconvénients à être petit. Etre moqué du regard, écarté d’un revers de main, poussé du pied, parfois. Bousculé, du corps ou de l’âme. Quelques avantages, aussi. Regarder les dessous du monde. Respirer, à bord de terre, les parfums qui s’y accrochent. S’habituer à l’ombre. Se contenter du ras. Ce qui ne dépasse pas… Y ressent-on mieux l’absence de l’amour ? N’y voit-on, de la femme, que ce qui ne la distingue pas ?… Sans doute, on manque de voix. Il faudrait crier fort, sauter sur ses pieds, pour être entendu, écouté. Alors on écrit des lettres, des lettres humbles car on a eu le temps, tous ces longs jours durant, d’apprendre l’humilité, en ne grandissant pas. Des lettres de sa petite voix, pleine de chats ; à celle, toujours identique, jamais la même, celle qui n’existe pas… nous nous surprenons à tendre l’oreille, à nous pencher, à prêter attention ; nous qui avons si bien désappris la générosité… Lui, si petit, et nous si grands… » Eric Mèle (extrait de la préface)


Ecrivains/Sans-papiers

Bérénice - 2000

Ils sont là avec leur dossier, constitué de pièces jaunies à force de manipulations, morceaux de vie reconstitués pour prouver qu’ils ont vécu dans la clandestinité avec un travail, un logement, pas de casier judiciaire... On demande toujours plus à ceux qui ont le moins. Mouloud Aounit Secrétaire général du MRAP C’est pourquoi des auteurs ont choisi d’écrire. Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de prendre la parole à leur place, tant l’expérience qu’ils vivent est indicible, mais simplement de témoigner et de soutenir par le biais de la fiction.


L’Espérance récompensée

Bérénice - 2000

Illustrations de Philippe Bouvier et Yannis Renard " Si vous cherchez le moyen infaillible de gagner à la loterie, si vous croyez que le 8 vous est favorable, si vous croyez que les natifs de votre signe doivent porter des pierres de lune pour être aimés le mercredi... si vous pensez que les Gémeaux ne peuvent aimer que des Béliers, alors NE LISEZ PAS CE LIVRE ! " Le Zodiaque aux Editions du Seuil  " Souvenir et quotidien serrés l’un contre l’autre, mots morsures à bout de quai, d’aéroport, chair où poser la main, sorte de voyoucratie, de clin d’oeil à toutes les négritudes, celles de la nuit, du poète, de l’alchimie, une langue âpre, quelquefois sensuelle, qui invente ses propres ombres, ses éclairs... Tel est le poème de Thierry Renard. " Jean-François Cuzin,


Poèmes à suivre

Gallimard Jeunesse - 2000

Qui n’a pas eu envie d’improviser la suite d’un vers ou d’une strophe célèbre ? Telle était la règle du jeu pour le concours « Printemps des Poètes » 1999.Trente-huit auteurs contemporains ont proposé, aux élèves du primaire et du secondaire, quelques lignes d’un « poème à suivre ». Ils ont été très nombreux à relever ce défi et à vouloir, à leur tour, devenir poètes...


La Route, traces gravures & écrits

Stéphane Bachès Editions - 2000

A l’ini­tia­tive des gra­veurs de l’Empreinte (ate­lier lyon­nais), 55 gra­veurs et 12 écri­vains ont par­ti­cipé à un projet commun sur un même thème, la route. Parmi ces artis­tes, nous pou­vons citer, Philippe Tardy, Jacques Truphémus, Jean-Yves Loude, François Montmaneix…


6 Poètes en quête de siècle

Bérénice - 1999

Le temps des troubadours (préface) La poésie ne sert à rien. Elle est. Elle est le souffle, elle est la vie, elle est la douleur et le cri. Elle est la quête et le refus ; elle est l’amour, elle est la nuit, dans la mémoire des heures oublieuses ; Elle est les jours enfuis, en cavale dans le trou noir du temps. Elle est le sang et la blessure ; elle est la plaie de la félure, la lueur obstinée des horizons bouchés : le secret des âmes perdues... Elle est l’évidence de la finitude des choses, l’ici et maintenant des rêves brisés, la rôdeuse attardée, la petite voleuse, la pute hallucinée des nuits désenchantées qui met un peu de baume au coeur saignant de l’homme, et la parole éblouie de l’amour renaissant. La poésie ne sert à rien. Elle est la voix des opprimés ; le chant de révolte du monde ; la sourde rumeur des banlieues ; là où l’injustice commence, là où l’espoir malmené se débat dans la mémoire du siècle. Elle est l’oxygène du désir, la rage de l’urgence, l’appel désespéré d’un autre temps, l’injonction d’un ailleurs différent... La poésie ne sert à rien. C’est là sa force et sa grandeur. Son absolue nécessité.


13, quai de la Pêcheresse - 69000 Lyon

Les éditions du Ricochet - 1999

La Saône glisse le long du quai. Au 13, les fenêtres laissent filtrer les images de destins unis par le hasard. Simon en connaît un rayon, en tragi-comédie, lui qui voit tout depuis sa loge...Un roman collectif ayant pour décor la ville de Lyon.


Anthologie parlementaire

Bartillat - 1999

Pleine lucarne, littérature et football

Cadex - 1998

En invitant divers auteurs contemporains à rédiger, suivant leur goût, leur humeur, leur désir, leur dédain bien sûr, des pages nourries du rapport qu’ils entretiennent avec un sport qu’ils pratiquèrent ou non, j’avais l’idée flottante de lignes qui ne se contenteraient pas de décortiquer le pourquoi du comment confortant l’amour ou le mépris de chacun. Lignes joueuses, me disais-je. Lignes qu’ébourifferait en tout sens la création. Lignes offensives en somme, malgré les "tacles" prévisibles de vieilles rancunes et la ténacité rugueuse d’assez sombres chagrins. Prommesse tenue, suis-je heureux d’avertir. Car ce qui circule ici (ou se dédouble, s’appelle, se contredit avec une saisissante intensité biographique parfois) relève du plaisir et de l’amertume ensemble, du bonheur, de la colère, de la malice comme d’indécrottables enthousiasmes, si bien que cette lucarne, un peu lunaire sans doute, s’ouvre sur un champ moins clos que tant de détracteurs ne le pensent : contradictoirement au destin carcéral auquel il se prête et loin, fort loin, des sinistres ordalies que si souvent la foule y réclama, l’espace où gosses et stars gesticulent ne diffère pas toujours du vert pâturage dont seuls des séraphins en culottes courtes possèdent encore la clé. Préface de Lionel Bourg


Maintenant la nuit

Cadex - 1998

En six chants et une ouverture où la prose s’accouple à la poésie, Thierry Renard tente de reconstituer les fragments épars du désir, de l’amour. À une aimée souvent absente, il confie les images tendues de son attente, le souhait presque aussitôt endeuillé d’une idylle sans paroles. La langue bute sur l’impossibilité de faire advenir ce que le corps désire, mais, en même temps, elle anime les images fantasmagoriques d’un amour qui nouerait le corps et l’âme au cœur d’une lumière éclatante. Maintenant la nuit. Précis, métaphores neuves qui nous lavent jusqu’au squelette, la mort comme une étoile secrète dans le ciel qu’on ne voit pas. Merci pour ce livre que tu nous donnes. Serge PEY


L’Injustice commence là

Bérénice - 1998

Dans L’injustice commence là, ouvrage où se côtoient illusion lyrique et fragments d’autobiographie, passe un souffle de révolte et d’espérance. "J’avais cinq ans, au mois de mai 68. Sur le balcon, chez ma grand-mère, l’après-midi pendant les grèves, je faisais des bulles avec du savon."


El Djezaïr

Bérénice - 1998

Dans l’actualité : "l’Algérie... Solidarité." Avec "El Djezaïr-Algérie" paraît un livre de nouvelles croisées, signé par 30 auteurs. Le Secours Populaire Français se réjouit de la réalisation de cet ouvrage, dans lequel des auteurs de sensibilité, d’horizons différents, s’expriment... Ils nous entraînent vers l’espérance d’un monde plus fraternel, plus humain. Depuis plus de 50 années, le Secours Populaire Français a l’Algérie au coeur, ses familles, ses enfants, dans une longue tradition de solidarité. Nous remercions chaleureusement les auteurs qui, en cédant leurs droits, offrent à notre association de nouveaux moyens financiers pour développer la solidarité et aussi contribuer à faire reculer le poison du racisme distillé à fortes doses pour le plus grand malheur de l’amitié, de la fraternité... et de l’intérêt de l’Algérie et de notre pays.


L’Air du temps

Bérénice - 1997

L’Air du temps est la rencontre rare, en un même livre, des oeuvres d’auteurs connus et méconnus. Cette anthologie se veut une riposte au silence organisé à l’égard des jeunes écrivains contemporains. S’inscrivant dans l’air du temps, cet ouvrage est un écho à cette fin de siècle obscure et monstrueuse, où la générosité est le plus souvent assimilée à un crime que l’on ne pardonne pas aux naïfs.


Il fait un temps de poème

Filigranes - 1996

Anthologie présentée par Yvon Le Men Texte(s) : Patrick Le Bescont Anthologie de 50 auteurs rassemblés par Yvon Le Men : Christian Bobin, François Bon, Nicolas Bouvier, Andrée Chédid, Antonio Gamoneda, Daniel Gélin, Eugène Guillevic, Per Jakez Hélias, Charles Juliet, Jacques Lacarrière, Alvaro Mutis, Bernard Noël, Pef, André Velter, Claude Vigée, Georges Walter... « Les poèmes, les proses ici rassemblés ricochent les uns sur les autres, viennent des quatre coins de France, d’Europe et d’ailleurs ; ont traversé la mer, la montagne ou la mort ; naquirent de la main d’une petite « inconnue » de huit ans et de celle d’un de nos plus grands poètes. Ils disent que nous sommes aimés et abandonnés, que les mots ne veulent rien dire s’ils ne donnent pas. En riant, en pleurant, en rêvant, en marchant. Ils disent qu’ils ne servent à rien comme l’eau et le feu, le rire et les larmes. » [...] Yvon Le Men


D’un même chemin, anthologie amoureuse

Paroles d’Aube - 1996

Pour L.B.

Wigwan - 1996

Autre chose que le jour

Déclics et des Claps - 1995

Trente photographies noir & blanc d’usines de David Anémian, avec un texte de Thierry Renard


L’Autre versant

Fonds Loriots - 1993

Le Fait noir

Paroles d’Aube - 1993

Les écorchures de la veille

Interventions à Haute Voix - 1991

Dans la braise de tes yeux

Pleine Plume - 1990

La Lune machin

Verso - 1990

La Trêve

Echos du Soir - 1989

Les écritures rouges

L’Aube - 1989

Dans l’instant propice

L’Aube - 1988

Élever la voix

L’Aube - 1987

Vers la nuit

L’Aube - 1987

Pareils au vent qui nous décoiffe

L’Aube - 1986

Entre ses cuisses chaudes un si doux duvet

L’Aube - 1985

Je voudrais mourir au goulag

Interventions à Haute Voix - 1985

Cette Zup mon frangin

Le Pré de l’âge - 1985

Le Chemin parcouru

L’Aube - 1983

Jadis ou les jardins d’Adèle

Le Pré de l’âge - 1983

Au soir du grand saccage

L’Aube - 1981

L’école buissonnière

Soc et Foc - 1980

Je me baigne nu

Le Pré de l’âge - 1980

L’Orgie funeste

Amériane - 1979

Graffiti

Didier-Michel Bidard - 1979

Oraison

Amériane - 1978

Ces chemins qui nous traversent

Avec Charles Juliet, André Brink, Thierry Renard, Yvon Le Men - Saint-Malo 2013

Avec Charles Juliet, André Brink, Thierry Renard, Yvon Le Men