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BRETON Stéphane

France

Filles du feu (Quark Production, 2017)

©Olivier Roller

Ethnologue et réalisateur, Stéphane Breton s’attache au plus familier, aux détails, à la recherche d’un "lyrisme de l’ordinaire". Ses documentaires proposent un voyage intérieur, loin de l’exotisme facile et des images standardisées. En 2018, avec Filles du feu, il suit pendant sept mois le quotidien des combattantes kurdes en Syrie. Un film pacifiste, qui montre les difficultés et la douleur mais aussi le respect et l’amitié qui naissent au sein de cette micro-société égalitaire.

Spécialiste des sociétés de Nouvelle-Guinée, il est maître de conférence à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, où il enseigne l’anthropologie et le cinéma documentaire. Après avoir vécu plusieurs années chez les Wodani des hautes-terres de Nouvelle-Guinée, et réalisé en 2001 Eux et moi, il dévoile deux ans plus tard, son second film chez les Wodani, Le ciel dans un jardin racontant le dernier voyage, nostalgique et contemplatif, de quelqu’un qui ne reviendra pas. Auteur d’articles d’ethnologie dans des revues scientifiques, il a également publié quelques ouvrages dont La mascarade des sexes, ou Des hommes nommés brume en collaboration avec Jean-Louis Motte. Dans La montée du Ciel, sorti en 2010, le réalisateur nous emmène au creux d’une vallée du Népal, dans un village de brahmanes, auprès de deux vieux bergers mélancoliques et grognons...

Tourné durant l’hiver 2012, Quelques jours ensemble est un long voyage à travers la Russie profonde, embarqué à bord d’un train sur soixante mille kilomètres. On y fait la rencontre d’un ancien tankiste de l’Armée Rouge qui témoigne de sa vie et commente celle des autres. Les passagers les plus improbables se succèdent dans ce compartiment de troisième classe ; tour à tour, ils viennent bavarder, dormir, rêver, et se raconter. En 2014, Les forêts sombres raconte un hameau situé au bout d’un chemin envahi par la boue sibérienne, ultime refuge pour ses habitants, leur ivresse et leur histoire.

En 2015 avec Chère humaine, Stéphane Breton compose une œuvre singulière et propose une autre façon de regarder le monde. À travers les gouttes de pluie, les souvenirs, les regrets et les errances, sa voix nous emporte dans les méandres de sa pensée, au cœur d’une douce folie. Les images argentiques des photographes de l’agence Vu portent le récit d’une quête, la quête d’une femme qu’il n’a pas su retenir, à qui il s’adresse et qui ne cesse de lui échapper. Une création poétique déroutante qui dissout nos belles certitudes.

Avec Filles du feu, Stéphane Breton suit pendant sept mois le quotidien des combattantes kurdes en Syrie, qui luttent contre Daesh, l’armée turque et le régime de Bachar Al-Assad. Ce pacifiste n’a pas voulu faire un film sur la guerre : il reste à distance des combats, préfère montrer les moments de vie au front, les patrouilles, les heures de garde, les repas et surtout la camaraderie, le respect voire l’amitié entre les soldats, femmes et hommes. Sans faire de ces combattantes des héroïnes, il montre néanmoins une micro-société égalitaire qui représente un espoir et un modèle.


Le site officiel de Stéphane Breton.


Filmographie

  • Filles du feu (Quark Production / Arte, 2017)
  • Chère humaine (Quark Production, 2015)
  • Les forêts sombres (Les Films d’ici, 2014)
  • Quelques jours ensemble (Les Films d’Ici, 2013)
  • Les disparus (Les Films d’Ici / Arte, 2013)
  • La montée au ciel (Les Films d’Ici, 2009)
  • La maison vide (Les Films d’Ici / Arte / Musée du Quai Branly, 2008)
  • Nuages apportant la nuit (Les Films d’Ici / Voyage / Musée du Quai Branly, 2007)
  • Le monde extérieur (Les Films d’Ici / Arte, 2007)
  • Un été silencieux (Les Films d’Ici / Arte, 2005)
  • Le ciel dans un jardin (Les Films d’Ici / Arte, 2003)
  • Eux et moi, un ethnologue en Papouasie occidentale (Les Films d’Ici / Arte, 2001)

Bibliographie

  • Télévision (Grasset, 2005)
  • Des hommes nommés brume (Arthaud-Flammarion, 1991)
  • Fleuves immobiles (Calmann-Lévy, 1991)
  • La Mascarade des sexes (Calmann-Lévy, 1989)
Filles du feu

Filles du feu

De Stéphane BRETON (Quark Productions, Arte France Cinéma/2017/80’) -

Persécutés par des ennemis implacables – l’État islamique, l’armée turque et les troupes du régime de Bachar Al-Assad –, les Kurdes de Syrie se sont soulevés, les femmes ayant pris les armes comme les hommes. Pendant sept mois, le film les suit dans leur vie de tous les jours.

Les forêts sombres

Les forêts sombres

Stéphane BRETON (Les films d’ici/2014/52’) -

Au bout de la route, il y a un chemin, le dernier, un chemin envahi par la boue sibérienne en automne, et au bout de ce chemin, une immense forêt obscure protégeant pudiquement ceux qui ont gagné leur dernier refuge auprès d’elle, dans des hameaux qui s’effilochent tous les jours et que rongent le malheur et l’alcool. Il faut aller le plus loin possible, être prêt à tomber dans le fossé, pour voir ce qui fait que nous sommes des humains.


Chère humaine

Chère humaine

Stéphane BRETON (Quark Productions/Arte France/2015/41’) -

Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de voir, au coin d’une rue, un spectacle étrange, qui vous était destiné, que vous seul pouviez comprendre, une apparition.
Oui, une apparition. Et aussi, est-ce que vous avez déjà vu une femme passant devant vous sans vous regarder, comme un bateau à voiles.
Oui, sans vous regarder.
Répondez-moi franchement. Qu’est-ce que vous avez cru, la dernière fois que vous avez croisé une femme qui vous regardait dans les yeux.
Oui, dans les yeux.
Vous avez cru qu’elle vous aimait, n’est-ce pas ?

Dans un monde habité par des fantômes, évocation onirique d’une femme mystérieuse et désirée, qui n’existe plus que dans l’imagination de celui qui l’a peut-être rencontrée.


Quelques jours ensemble

Quelques jours ensemble

Stéphane Breton (Les films d’ici, Arte/2014/90’) -

Le nouveau film de Stéphane Breton. Un long voyage dans le wagon de troisième classe surchauffé d’un train lancé à travers l’hiver russe à la vitesse d’un âne au galop. On ne sait pas où l’on va, ni pourquoi, ce n’est pas cela qui importe. Les personnages les plus inattendus montent et descendent, saucissonnent, bavardent, rêvassent, ronflent. Peu à peu les liens se tissent et les protagonistes nous livrent des fragments de leurs vies. Et l’on aimerait que le train n’arrive jamais à destination.


Eux et moi, un ethnologue en Papouasie occidentale

Eux et moi, un ethnologue en Papouasie occidentale

(Stéphane Breton, Arte France / Les Films d’Ici, 2011, 63’) -

En avant-première
Depuis quelques années, un ethnologue retourne régulièrement dans un petit village de Nouvelle-Guinée. Il parle la langue de ces gens qui se promènent nus avec leur arc, qui vivent en disputant à coups de hache des jardins à la forêt, et qui ont la tête près du bonnet comme des paysans de chez nous. Il les connaît bien mais une certaine gêne subsiste entre eux. Ils semblent n’être intéressés que par sa brosse à dents, ils le prennent trop souvent pour un tiroir caisse. Il finit par comprendre en filmant les rapports d’argent et de négociation qu’il a avec eux, que tout cela, qu’il ne voulait pas voir et dont il avait honte, est en fait ce qui les a liés à lui. Il aura fallu faire le détour par l’impureté et l’intérêt pour arriver à s’entendre. On découvre des gens qui ne sont pas plus sauvages que nos voisins de palier. On finit par oublier qu’ils vivent si loin. On regarde avec un sourire en coin l’ethnologue et ces gens qui ne l’ont pas sifflé, mettre les mains dans le cambouis d’une amitié difficile à construire.
Suivi d’une rencontre avec Stéphane Breton


Nuages apportant la nuit

Nuages apportant la nuit

Stéphane Breton (Les films d’Ici, 30’, 2007) -

Que se passe-t-il la première fois qu’on se trouve devant quelqu’un qu’on ne connaît pas ? » Dans une forêt obscure comme celles des contes de Perrault, un homme qu’on ne verra jamais s’interroge en marchant sans savoir où il va, chemine au gré de ses rencontres avec des « diables » qui le détaillent d’un air intrigué, intéressé ou goguenard, et lui parlent de « barbaque » à dénicher dans les entrailles de leur labyrinthe végétal.

L’œil de cet étranger, auquel le cinéaste et ethnologue Stéphane Breton prête sa voix, épouse le point de vue de l’appareil photo qu’il emporta dans ses séjours chez les Wodani de Nouvelle-Guinée. Sur certains des clichés qu’il en a rapportés, recadrés et montés pour les besoins de cette fiction d’une demi-heure, les regards-caméra des Papous donnent vie à son personnage d’observateur égaré dans une quête dont il ignore le sens. Amorcent une intrigue en forme de « chasse au Snark », qui nous renvoie à l’inconfort de notre propre position, peinant à nous faire un chemin dans cette forêt de signes, de brumes et de visages inconnus.

Composé d’images fixes, Nuages apportant la nuit apparaît au final comme une déroutante histoire de subjectivités. Un conte philosophique, dont il ressort que le regard des indigènes et celui du narrateur convergent vers celui du spectateur, appelé à donner sens à ce montage de points de vue – à le faire « fictionner ».

Le Ciel dans un jardin

Les Films d’Ici - 2003

Le Ciel dans un jardin Stéphane Breton (Les films d’ici / Arte / 2003 / 62’) Après Eux et moi, Stéphane Breton revient dans les hautes terres de Papouasie Occidentale, chez les Wodani, dans ce petit village de montagne où il séjourne régulièrement depuis bientôt dix ans. Le film illustre en anecdotes et avec humour la vie commune, les échanges de paroles racontant le travail, le temps, la ronde des nuits et jours. Une singulière expérience humaine et cinématographique, plongée d’une rare beauté dans la vie quotidienne des Papous à l’opposé du film ethnographique et du reportage exotique.

L’Attente

avec Stéphane Breton, Gilles Lapouge, Pascal Dibie et Andrzej Stasiuk - Saint-Malo 2018

Avec Stéphane Breton, Gilles Lapouge, Pascal Dibie et Andrzej Stasiuk, traduit par Margot Carlier.
Animé par Keren Elkaim


Aux côtés des Kurdes

avec Stéphane Breton, Olivier Weber, Azad Ziya Eren, Antoine Agoudjian - Saint-Malo 2018

Animé par Jean-Pierre Perrin
Avec Stéphane Breton, Olivier Weber, Azad Ziya Eren et Antoine Agoudjian.


Dans l’intimité du monde

Avec Stéphane Breton et Pierre-Yves Vandeweerd - Saint-Malo 2018

Rencontre avec les réalisateurs Stéphane Breton et Pierre-Yves Vandeweerd, animée par François Ekchajzer.
En partenariat avec Télérama


L’invention du sauvage

Avec Pascal Dibie, Patrick Chamoiseau, Stéphane Breton, Pascal Blanchard, Bob Connolly et Michel Le Bris. - Saint-Malo 2012

Une rencontre entre Pascal Dibie, Patrick Chamoiseau, Stéphane Breton, Pascal Blanchard, Bob Connolly et Michel Le Bris.


Ethnologue ou artiste ?

Avec Bob Connolly, Richard Olivier et Stéphane Breton - Saint-Malo 2012

Avec Bob Connolly, Richard Olivier et Stéphane Breton, une rencontre animée par Pascal Dibie


L’œil du cinéaste

Avec Bob Connolly, Stéphane Breton et Olivier Richard - Saint-Malo 2012

Une rencontre entre les cinéastes Bob Connolly, Stéphane Breton et Olivier Richard, animée par Cyrille Blanc.


Les Sauvages ça n’existe pas

Saint-Malo 2011

Avec Pascal DIBIE, Stéphane BRETON, Wade DAVIS, Jean-Michel CORILLION, Patrick BERNARD, animé par Pascal Dibie.


Rencontre avec le réalisateur Stéphane Breton

Saint-Malo 2011

Rencontre avec le réalisateur Stéphane Breton, animée par Pascal Dibie.

Programme


Samedi

14h00
(Film) Le monde extérieur
Cinéma Vauban – Salle 5 (200 places)

15h00
Rencontre avec Stéphane Breton
Cinéma Vauban – Salle 5 (200 places)

16h15
L'attente
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)

17h30
(Film) Quelques jours ensemble
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)
 

Dimanche

15h45
(Film) Filles du feu
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)

17h15
Aux côtés des Kurdes
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)
 

Lundi

10h15
Dans l'intimité du monde
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)

14h00
Carte blanche à Stéphane Breton
Cinéma Vauban – Salle 5 (200 places)