FERRANDEZ Jacques

France - Algérie

Le premier homme (Gallimard BD, 2017)

©Manuel Braun

Grand nom de l’illustration et de la BD française, rendu célèbre par sa série Carnets d’Orient débutée en 1995, ce conteur-dessinateur né en 1955 à Alger, mêle avec talent l’anecdote et la grande Histoire, l’intime et l’universel. Après avoir adapté L’étranger et L’Hôte, il signe en 2018 l’adaptation de l’œuvre la plus personnelle de Camus, Le premier homme. Son pinceau précis et ses couleurs lumineuses nous guident dans cette histoire inachevée, qui retrace l’histoire de la famille de Camus et sa quête d’identité. Il signe également Entre mes deux rives, une autobiographie en dessins et illustrations, dans laquelle il partage, en compagnie de Camus, les événements et les lieux qui l’ont formé, au premier rang desquels la Méditerranée.

Grand nom de l’illustration et de la BD française, rendu célèbre par son immense fresque sur l’histoire de l’Algérie, Carnets d’Orient, débutée en 1995, ce conteur-dessinateur, pied noir d’origine, mêle avec talent l’anecdote et la grande Histoire, l’intime et l’universel.

Jacques Ferrandez fait ses débuts dans la bande-dessinée aux côtés de Rodolphe, avec qui il lance la série Raffini en 1980, puis fait ses premiers essais "en solitaire" chez Casterman en publiant un diptyque d’albums : Arrière-pays et Nouvelles du pays, qui explore les effets de la modernisation, de l’exode rural et des conflits générationnels dans un petit village du sud de la France. C’est là toute la force de Jacques Ferrandez : cette capacité à projeter un récit de l’Histoire, la grande, au moyen de silhouettes, de personnages singuliers, dans un va et vient entre les destins particuliers et les bouleversements collectifs.

On retrouve ce talent narratif dans une grande fresque réaliste consacrée à l’histoire de l’Algérie, aux couleurs lumineuses : Carnets d’Orient. D’abord prévue en cinq volumes autour de la période coloniale, de 1836 jusqu’à la célébration du centenaire de l’Algérie française en 1930, la série s’est prolongée, à partir de 2002, d’un second cycle qui débute en 1954 alors que les tensions entre Pieds-Noirs et Algériens atteignent un point de non retour. Né en 1955 à Alger puis ayant suivi ses parents à Nice, l’artiste souligne ce besoin de s’interroger sur l’Histoire du pays qui l’a vu naître : "Je crois qu’inconsciemment, quand j’ai commencé à réfléchir sur Delacroix et les peintres orientalistes, je savais qu’un jour, il me faudrait parler de la guerre d’Algérie. Mais, pour cela, je devais faire tout un travail en amont qui me permette d’installer les choses. Il fallait que cela mûrisse en moi. Un mûrissement que je dois aussi à l’encouragement de mes lecteurs (français comme maghrébins). À force qu’on me le demande, j’ai fini par croire que j’avais peut-être quelque chose à raconter sur cette histoire que, depuis le début, j’essaye de comprendre et dont je suis le produit."

Parallèlement à cette gigantesque saga, Jacques Ferrandez va prêter ses pinceaux à la voix d’un autre grand conteur, Pagnol, en publiant une adaptation de Jean de Florette et de Manon des sources en 1997, puis renoue avec la collaboration artistique avec cette fois le scénariste Tonino Benacquista en publiant L’Outremangeur en 1998 et La boîte noire en 2000. Le succès de L’Outremangeur donnera lieu à une adaptation cinématographique par Thierry Binisti en 2003.

La curiosité artistique de Jacques Ferrandez est aujourd’hui marquée par un grand nomadisme : depuis ces dernières années il multiplie les récits de voyages, les invitations à la découverte de nouveaux espaces avec Voyage en Syrie, Voyage en Iran, mais aussi, Istanbul et Les tramways de Sarajevo.

Mais Jacques Ferrandez revient inlassablement sur les terres d’Algérie : après avoir adapté un texte du dramaturge algérien Fellag, Le mécano du vendredi (2010), et un polar de Maurice Attia, Alger la noire (2012), il publie en 2013 sa version BD du célèbre roman de Camus, L’étranger. Une relecture passionnante du chef d’oeuvre de l’écrivain, auquel Jacques Ferrandez rend également hommage dans l’ouvrage collectif dirigé par Eduardo Castillo publié cher Philippe Rey : Pourquoi Camus ?.

En 2018, il confirme son lien privilégié avec l’œuvre de Camus et son talent pour dépeindre la lumière de la Méditerranée avec la parution de son adaptation du roman inachevé d’Albert Camus, Le premier homme. À la lecture de ce roman très autobiographique, publié à titre posthume, Jacques Ferrandez avait été touché par les similarités entre l’histoire de sa famille et de celle de Camus, pieds-noirs vivant dans le même quartier d’Alger. Par respect pour l’auteur et sa famille, ainsi que par besoin de liberté créative, il s’attache à la dimension fictionnelle du roman tout en restant fidèle à la quête d’identité de Camus, à son hommage à son univers familial.
Il signe également Entre mes deux rives, une autobiographie en dessins et illustrations, dans laquelle il partage, en compagnie de Camus, les événements et les lieux qui l’ont formé, au premier rang desquels la Méditerranée.


Bibliographie

  • Entre mes deux rives (Mercure de France, 2017)
  • Le premier homme (Gallimard BD, 2017)
  • L’étranger (Gallimard Jeunesse, 2013)
  • Pourquoi Camus ?, ouvrage collectif sous la direction d’Eduardo Castillo (Philippe Rey, 2013)
  • L’Hôte (Gallimard Jeunesse, 2009)
  • Carnets d’Orients (tome 10) : Terre fatale (Casterman, 2009)
  • Carnets d’Orients (tome 9) : Dernière demeure (Casterman, 2007)
  • Retours à Alger (Casterman, 2006)
  • L’île des gens d’ici (Albin Michel, 2006)
  • Le jour de tous les mensonges (Nathan, 2005)
  • Carnets d’Orient (Tome 8) : La fille du Djebel Amour (Casterman, 2005)
  • Jean de Florette Manon des sources (Casterman, 2005)
  • Le Marabout de Barbès (Syros, 2005)
  • La chanson de Hannah (Nathan, 2005)
  • Les tramways de Sarajevo : Voyage en Bosnie-Herzégovine (Casterman, 2005)
  • Le voyage de Phil (Syros, 2005)
  • Mon frère est un drôle de type (Syros, 2005)
  • Il y a quelqu’un dans la maison (Syros, 2005)
  • Il va venir (Syros, 2005)
  • Le mal en patience (Syros, 2005)
  • Nuit rouge (Syros, 2004)
  • La disparue de la 6e B (Syros, 2004)
  • Cauchemar rail (Syros, 2004)
  • Les treize oreilles (Syros, 2004)
  • Nuria la nomade (Syros, 2004)
  • Carnets d’Orient (Tome 7) : Rue de la bombe (Casterman, 2004)
  • L’Outremangeur (Casterman, 2003)
  • Duel au sommet (Syros, 2003)
  • Plongée en eau trouble (Syros, 2003)
  • La vengeance de la petite gitane (Syros, 2003)
  • L’il du loup (Nathan, 2003)
  • Arrière-pays (Casterman, 2003)
  • Carnets d’Orient (Tome 6) : La Guerre fantôme (Casterman, 2002)
Le premier homme

Le premier homme

Gallimard BD - 2017

« En somme, je vais parler de ceux que j’aimais », écrit Albert Camus dans une note pour l’œuvre à laquelle il travaillait au moment de sa mort. Il y avait jeté les bases de ce que serait son récit de l’enfance : une odyssée temporelle et émotionnelle à travers ses souvenirs, un récit qui, sous couvert de fiction, revêt un caractère autobiographique exceptionnel. À la recherche de ses origines, il y évoque avec une singulière tendresse son univers familial, le rôle des femmes, celui de l’école, la découverte du monde extérieur... En filigrane, on découvre les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement.


Revue de presse

  • "Empreint d’une infinie pudeur, beau, mais sec, Le Premier Homme prend sous ses pinceaux une ampleur inattendue et souvent émouvante." (Stéphane Jarno, Télérama)
  • "Guidé par les pinceaux précis et les couleurs toujours aussi lumineuses du dessinateur, l’œil est totalement immergé dans cette histoire de gens simples perdus au sommet d’un continent trop gigantesque." (A. Perroud, BDGest’)
Entre mes deux rives

Entre mes deux rives

Mercure de France - 2017

Jacques Ferrandez est né à Alger et a passé toute son enfance à Nice. Depuis 30 ans, l’Algérie, le pays natal, inspire toute son oeuvre de bande dessinée. À travers les dix tomes de ses Carnets d’Orient évoquant les 132 ans d’histoire commune entre la France et l’Algérie, et ses adaptations dessinées de Camus – L’Hôte et L’Étranger –, Jacques Ferrandez s’interroge depuis toujours sur la façon de raconter la Méditerranée.
Parallèlement à son magnifique roman graphique, Le Premier Homme, adapté du roman posthume et inachevé de Camus (parution en septembre 2017 aux éditions Gallimard), Jacques Ferrandez compose ici un autoportrait vibrant nourri de dessins et d’illustrations. En compagnie de Camus, son regard se pose affectueusement sur des objets, des paysages, des maisons, des êtres qui l’ont formé. Il déplie devant nous avec ses pinceaux, ses crayons et ses couleurs toute une mémoire familiale, marquée par l’attachement à l’Algérie mais aussi par l’exil. D’une rive à l’autre de la Méditerranée, qu’il aime tout entière depuis l’enfance et qui le constitue.


L’étranger

Gallimard Jeunesse - 2013

Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu’il faisait très chaud dans l’autobus qui le menait d’Alger à l’asile de vieillards, et il s’est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c’est avec une conscience aiguë du soleil qui l’aveugle et le brûle que l’employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.


Pourquoi Camus ?

Philippe Rey - 2013

1913-2013. Les chemins qui mènent à Albert Camus sont sinueux, chacun est balisé par le rapport personnel à l’œuvre du romancier, philosophe, essayiste, journaliste, dramaturge. Comment parler, analyser, faire partager cette vision d’un homme aux multiples appartenances, aux multiples visages et aux multiples contradictions ? L’homme témoin, acteur de son temps, a-t-il quelque chose à nous dire aujourd’hui ? Dans cet ouvrage collectif, une vingtaine d’écrivains, professeurs ou journalistes racontent chacun « son » Camus : Alexis Jenni qui cherche à débusquer un Camus caché, insaisissable, silencieux sur la guerre d’Algérie ; Pierre-Louis Rey, s’intéressant au rôle du football, de l’esprit d’équipe et d’amitié dans la formation de l’écrivain ; Daniel Lindenberg, admirateur du Camus politique, conscient que la justice ne va pas sans la révolte ; Martin Frieyro traçant un parallèle entre l’engagement de Camus et les révoltes arabes de 2011 ainsi que celle des Indignés espagnols ; Jeanyves Guérin, admirateur du Camus citoyen de notre temps, grand moment de la conscience humaine ; Jean Rouaud, prenant la mesure de la prégnance de la misère dans le Premier homme ; Macha Séry définissant le Camus journaliste, modèle insurpassable… Tous expriment – avec leurs différences, leurs doutes, leurs admirations, leurs préjugés – leur dette, immense, à l’égard de l’héritage camusien.


Carnets d’Orient, Second cycle

Casterman BD - 2011

La série Carnets d’Orient retrace, par l’entremise de la fiction, les deux derniers siècles de l’histoire de l’Algérie, de sa conquête par la France en 1830 à son indépendance au début des années 60. Une oeuvre forte sur une période majeure de notre histoire récente, dont les échos résonnent avec force dans notre actualité. La série est aussi une manière pour Jacques Ferrandez, lui-même né en Algérie, de redécouvrir ses propres origines. Après un premier tome regroupant les cinq épisodes du premier cycle narratif de la série, le second volume de cette intégrale rassemble en un volume unique les cinq titres du second cycle (La Guerre fantôme, Rue de la bombe, La fille du Djebel Amour, Dernière demeure et La Valise ou le cercueil), qui commence en 1954, à la veille de l’insurrection.


Carnets d’Orient, Tome 10 : Terre fatale

Casterman BD - 2009

1960. Resté à Alger, Octave doit retrouver Samia, qui a disparu. Le colonel Lebreton lui confie une mission délicate : permettre aux dirigeants algériens prêts à négocier de mener des discussions au plus haut niveau. L’officier lui révèle aussi que Samia s’est réfugiée au Djebel Amour, où elle s’est mise sous la protection de sa grand-mère. Elle attend un enfant… C’est ainsi qu’Octave retrouve celle qu’il aime, et qu’il la convainc de rejoindre Paris, enceinte de leur enfant. Quant à lui, il parvient à convoyer certains chefs rebelles jusqu’à l’Élysée, où ils seront reçus directement par de Gaulle dans le plus grand secret. Mais ces pourparlers de la dernière chance échouent. En Algérie, les extrémistes de tous bords rassemblent leurs forces. Manifestations et contre-manifestations se multiplient et se radicalisent, préparant la voie de l’inéluctable indépendance, mais aussi du cortège de violences et de massacres qui vont l’accompagner. C’est la fin d’un monde et, revenu une fois de plus à Alger, Octave va en être le témoin impuissant… Après Dernière demeure, voici le dernier volume de la grande série de Jacques Ferrandez sur l’Algérie contemporaine. Une oeuvre forte sur une période majeure de notre histoire récente, dont les échos résonnent avec force dans notre actualité.


L’Hôte

Gallimard Jeunesse - 2009

Daru, jeune instituteur né en Algérie, vit dans son école, au coeur des hauts plateaux. Il fait la classe à des enfants arabes venus des hameaux environnants. Un jour d’hiver, le gendarme Balducci lui confie un prisonnier arabe en lui donnant l’ordre de le convoyer jusqu’à la ville voisine pour le livrer à la justice. Daru a beau refuser la mission, le gendarme s’en va et laisse là le prisonnier.


Carnets d’Orient, Premier cycle

Casterman BD - 2008

Ce premier tome de l’intégrale des CARNETS D’ORIENT de Jacques Ferrandez réunit en un volume unique les cinq premiers tomes de la série (de Carnets d’Orient au Cimetière des princesses) – soit l’époque historique s’étendant des premières années de la colonisation de l’Algérie à la veille de l’indépendance. Bonus : en complément de l’album, un carnet de croquis relié, à la manière d’un fac-similé, rassemble les peintures réalisées par Joseph Constant, le personnage principal du premier volume de la série.


Cuba père et fils

Casterman BD - 2008

La Havane, fin 2007. Luis, vieux révolutionnaire sur le retour, compagnon de route historique du Che, ressurgit au domicile d¹Hortensa, la femme qu¹il a autrefois séduite puis délaissée après lui avoir fait un fils, Reinaldo. Sans vergogne, Luis propose une réconciliation à Hortensa, avec derrière la tête une idée très intéressée : récupérer la Buick 1955 qu¹il a naguère abandonnée, pour toute consolation, à Hortensa. Outrée par tant de cynisme et de désinvolture, Hortensa congédie Luis sans ménagement. Il ne reste à celui-ci, pour parvenir à ses fins, qu¹à prendre la route de Santiago. C¹est dans cette ville en effet que Reinaldo, devenu Ronald, gagne sa vie comme taxi à bord de la fameuse Buick 55, rescapée de toutes les vicissitudes de l¹histoire.Telle est la trame de l¹histoire que racontent en images dans Cuba père et fils Jacques Ferrandez et son fils Pierre. Avant d¹être proposé dans le présent album, ce récit d¹une trentaine de planches a fait l¹objet d¹une prépublication dans la revue d¹actualité XXI. Il se complète ici, en bonus, d¹un copieux carnet de voyage réalisé par les deux dessinateurs lors des séjours qu¹ils ont effectués à Cuba pour les besoins de cette histoire, et d¹un ensemble de croquis et illustrations inédites.


Carnets d’Orient, Tome 9 : Dernière demeure

Casterman BD - 2007

Algérie, octobre 1958. Alors que l’armée française a en partie repris le contrôle du terrain après la bataille d’Alger, les belligérants doivent affronter une nouvelle épreuve : gérer les conséquences de l’ouverture politique créée par de Gaulle lors du discours, resté fameux, sur la “paix des braves”. De part et d’autre, on se positionne par rapport aux perspectives de dialogue esquissées par le gouvernement français. Les plus radicaux rejettent violemment toute hypothèse d’apaisement, tandis que certains officiers, au sein même du commandement français, ne refusent plus l’éventualité d’un cessez-le-feu et d’une entente avec les maquis. Pendant ce temps, Octave et Samia, qui ont fui au Québec, s’efforcent vaille que vaille de se reconstruire une vie… Après La fille du Djebel Amour, voici la suite de la grande série de Jacques Ferrandez sur l’Algérie contemporaine. Une oeuvre forte sur une période majeure de notre histoire récente, dont les échos résonnent avec force dans notre actualité.


L’île des gens d’ici

Albin Michel - 2006

Lecteur, de quel ailleurs es-tu ? De quel ici ? Quelle terre as-tu perdue ? Le temps d’une lecture, exile-toi sur une île, laisse-toi accueillir, observe... Et loin du tumulte de la mer, viens t’émouvoir et questionner tes origines.


Retours à Alger

Casterman BD - 2006

Jacques Ferrandez a effectué plusieurs séjours dans la capitale algérienne ces douze dernières années, simultanément sur les traces de la fiction qu’il relate dans sa série CARNETS D’ORIENT et de sa propre histoire personnelle. C’est à une manière de synthèse de ces différents séjours qu’il nous convie avec ce carnet de voyages multiples à Alger. Le dessinateur a réalisé de nombreux dessins et images inédites spécialement pour le présent ouvrage, dans un registre graphique proche de ses illustrations de voyage précédemment consacrées à la Syrie ou à Sarajevo. Il y fait par ailleurs figurer, en complément, plusieurs des courts récits en bande dessinée publiés ici et là par le passé sur le thème de l’Algérie, comme les deux planches d’Aïcha réalisées pour un ouvrage au profit d’Amnesty International ou Le Miroir, naguère édité par Amok dans le collectif Algérie, la douleur et le mal.


Carnets d’Orient, Tome 8 : La fille du Djebel Amour

Casterman BD - 2005

Algérie, été 57. L’insurrection indépendantiste a désormais embrasé tout le pays. La guerilla du FLN et les militaires français se font face, armes à la main. C’est au sein de cet engrenage de violences, de manipulations et d’intox que sont pris les principaux personnages de cette histoire. Samia, militante du FLN manipulée par les militaires français est détenue par Bouzid et ses maquisards car soupçonnée de trahison. Octave, officier français en rupture avec l’armée, est résolu à la délivrer. Le commando de sauvetage qu’il dirige réussit à la libérer. Écoeuré par cette sale guerre, Octave veut quitter l’armée et emmener Samia loin. Le colonel refuse sa démission et lui « propose » une affectation dans le Sud, un secteur calme où il pourra mettre en œuvre la conquête des cœurs et des âmes dans le cadre de la « Pacification » au sein des SAS : Sections administratives spécialisées composées de militaires arabisants et implantées dans des zones reculées pour y faire de l’administration, de l’éducation, de la santé… Samia, « grillée » pour le FLN, pourra le suivre puisqu’elle a une formation de médecin. N’ayant pas d’autre choix, Octave accepte. Accompagné de Baraka et de Saîd, il part avec Samia vers le sud lointain, dans le massif du Djebel Amour…


Il va venir

Syros - 2005

Davis vit dans une misons isolée en pleine montagne, avec une vieille femme pour seule famille. Celle qu’il aime appeler Mamie perd peu à peu la tête. Le jour où un homme blessé frappe à la porte, la vieille femme est persuadée de voir son fils disparu depuis des années. David, lui, comprend vite à qui il a affaire...


Il y a quelqu’un dans la maison

Syros - 2005

Lorsque sa mère, médecin, travaille de nuit, Paul reste seul dans la grande maison familiale avec, sous sa responsabilité, ses deux petits frère et sœur. Ceux-ci croient toujours entendre des bruits suspects. Ce soir-là, Paul doit se rendre à l’évidence : quelqu’un s’est réellement introduit dans la maison !


Jean de Florette Manon des sources

Casterman BD - 2005

L’eau des collines est devenu un classique du cinéma, grâce à deux adaptations de Jean de Florette et Manon des sources par Claude Berri et surtout son créateur, Marcel Pagnol. Jacques Ferrandez s’est à son tour attaqué à ce monument de la littérature française : le pays de Pagnol, ses drames, ses amours. Il réussit à faire chanter ses personnages dans la plus pure tradition d’une imagerie bien connue. C’est avec du bleu, du blanc, du soleil, que Jacques Ferrandez nous brosse les bastides provençales, celles qui se perchent à deux lieues d’Aubagne, à l’extrême pointe du massif de l’Étoile. Là, il fait revivre pour nous le Papet, encore robuste mais martyrisé par les douleurs, et l’Ugolin qui n’a pas besoin d’épouse parce qu’il ne voit pas à quoi elle pourrait servir. Tragédie familiale où Jean de Florette et Manon, cœurs pleins d’enthousiasme, luttent contre les deux paysans durs et fermés. C’est aussi l’histoire d’un crime et de son châtiment. Sous un ciel pur, celui de la Provence.


La chanson de Hannah

Nathan Jeunesse - Sejer - 2005

Août 1940. Louis, dix ans, fils d’émigrés polonais, partage sa vie entre les corons, le quartier des mineurs de charbon, et le Café des Amis, tenu par madame Jeanne. Il rend de menus services aux clients du café, qu’il entend parler de la guerre, sans vraiment s’en soucier. Mais avec la défaite française, l’occupant nazi et la police commencent à arrêter les Juifs. Louis apprend alors par son père qu’il est lui-même juif.


Le jour de tous les mensonges

Nathan Jeunesse - Sejer - 2005

Boris rêve de devenir détective privé. Son modèle : le célèbre Soliman Perfect, dont il dévore toutes les aventures. Et, aujourd’hui... Sacrilège ! Quelqu’un a osé griffonner, dans la marge du livre, la solution à l’énigme que Soliman allait élucider ! Fou de rage, Boris décide de mener son enquête. Elle commence dans sa classe...


Le mal en patience

Syros - 2005

Amis de jeunesse, Patrick et Romain sont à un tournant de leur existence : pharmacien à Limoges, Patrick rejoint l’association Pharmaciens Sans Frontières pour une mission humanitaire dans la Bosnie en guerre, tandis que, après un chagrin d’amour, Romain s’installe dans une confortable solitude. Au fil des lettres, chacun se dévoile, mettant à nu ses sentiments, ses doutes et ses espoirs, jusqu’à ce que, soudain, la vie bascule... Ce livre a été édité en partenariat avec Pharmaciens Sans Frontières Comité International, qui lutte depuis vingt ans pour l’amélioration de la santé auprès des populations les plus démunies. A l’occasion de cet anniversaire, découvrez dans la postface quelques-unes de ses actions.


Le Marabout de Barbès

Syros - 2005

Niki Rakowski, surnommé Niki le roux, et son meilleur ami Jef, un immense Africain, tentent de découvrir ce qui se cache derrière un trafic de fausses poules sacrées, au coeur du XVIIIe arrondissement de Paris. Réseau de trafiquants de diamants et rites vaudous sont au programme.


Le voyage de Phil

Syros - 2005

Sur Arsène Lupin, le vieux bouquiniste Anselme en connaît un rayon. Il parait même que Marius Jacob, celui qui a inspiré le personnage de Lupin, a laissé un trésor que personne n’a encore retrouvé... Voilà de quoi distraire Phil de sa maladie : les deux amis partent jouer les détectives en Normandie, dans le pays du célèbre cambrioleur..


Les tramways de Sarajevo : Voyage en Bosnie-Herzégovine

Casterman BD - 2005

« (…) 21 septembre 2004, vol Austrian Airlines, Nice-Vienne, Vienne Sarajevo. C’est mon deuxième voyage à Sarajevo (…) Le temps est voilé, les lointains sont flous et disparaissent dans le ciel gris. J’arrive en Syldavie. Au loin, des fumées (…) ». Ainsi s’esquissent les premières impressions de voyage de Jacques Ferrandez dans la capitale de Bosnie. Impressions et sensations mêlées : des images, des regards, des odeurs de cuisine, des souvenirs de reportages sur les écrans de télé, et puis, fugace, le fantôme du fracas des armes. Ici à Sarajevo, en 1914, « a véritablement commencé le XXe siècle, et c’est peut-être là qu’il s’est achevé », nous dit Ferrandez. Alors le dessinateur s’astreint à « exercer un devoir de témoignage et de vigilance », pour conjurer le bégaiement de l’Histoire. Bref un livre juste, et éminemment nécessaire.


Mon frère est un drôle de type

Syros - 2005

Mon frère Jacques ne pense qu’aux filles, ma grand-mère s’amuse dans les grands magasins, et moi, je viens de me faire renvoyer de l’école. alors le pater a décidé qu’il fallait prendre des vacances. Ce qu’il n’a pas imaginé, c’est que ça nous mènerait à la catastrophe.


Carnets d’Orient, Tome 7 : Rue de la bombe

Casterman BD - 2004

Alger, 1957. Les attentats se succèdent : ceux du FLN et ceux des commandos européens d’“ ultras ”. La bataille d’Alger fait rage. Plusieurs personnages se débattent dans cette tourmente. Samia, qui a eu une liaison avec Octave, fait désormais partie du FLN, mais rejette la violence aveugle des attentats. Arrêtée, elle est manipulée par Loizeau : il lui fait croire que ses chefs mènent un double jeu. De retour dans le maquis, elle en informe ses camarades, mais elle est accusée de trahison et risque d’être exécutée. Saïd et Youssef, incorporés dans l’armée française, sont, eux, en butte au racisme ordinaire dans la caserne. Quant à Octave le militaire, il purge une peine de trente jours dans une forteresse pour s’être opposé à la torture. Sorti de là, il découvre le jeu pervers de Loizeau et part à la recherche de Samia pour tenter de la sauver…


Cauchemar rail

Syros - 2004

Une balle de revolver cachée dans un vieil encrier, le divorce inexpliqué de ses parents, un fou rencontré dans un train tout droit sorti des années 40... Autant de pistes qui intriguent Chloé et vont la pousser à remuer les vieilles histoires de famille...


La disparue de la 6e B

Syros - 2004

Katie et Rose, toutes deux élèves de quatrième, sont intriguées par l’allure et le comportement de leur professeur d’arts plastiques, Mme Morgan . À force d’hypothèses et à grand renfort d’imagination, elles croient en effet que Mme Morgan n’est autre qu’une sorcière, une sorcière d’aujourd’hui certes, mais une sorcière tout de même. Théorie confirmée par l’étrange tante polonaise de Katie qui s’y connaît en magie blanche. Mais les craintes se transforment en soupçons lorsque la petite sœur de Nacim, Anissa, disparaît un jour, après avoir été vue pour la dernière fois en compagnie de… Mme Morgan ! Commence alors l’enquête des deux collégiennes, entre recherche des origines et prise de conscience que les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être…


Les treize oreilles

Syros - 2004

Léa et Benjamin partent rejoindre Camille en Arles pour la feria. Malgré l’ambiance festive des corridas et des bodegas, Camille est préoccupée. Léa et Benjamin comprennent que leur amie a de sérieux problèmes... Pourquoi Camille ne parle-t-elle pas ? Comment vont-ils pouvoir l’aider ?


Nuit rouge

Syros - 2004

Après la mort de ses parents, Christophe a été placé dans un Foyer d’assistance et de réinsertion. Quand il apprend que sa grand-mère, la seule personne qui lui reste au monde, est souffrante, il décide de fuguer pour la rejoindre. Mais il n’est pas le seul à être de sortie cette nuit-là sur la colline - et soudain la forêt s’embrase.


Nuria la nomade

Syros - 2004

Pendant la guerre qui oppose l’Éthiopie à la Somalie, Nuria, ses parents et son petit frère Ali sont obligés de fuir. Malgré les épreuves, Nuria connaîtra, dans le camp où elle est réfugiée, l’amitié, la solidarité, et l’espoir de retrouver, un jour, sa vie de nomade... Ce livre a été édité en partenariat avec Unicef France dont le rôle est d’informer le public français sur l’action de l’Unicef dans 158 pays du monde en développement, principalement dans les domaines de la protection des droits de l’enfant (santé, nutrition, éducation), de l’approvisionnement en eau potable et des secours d’urgence.


Arrière-pays

Casterman BD - 2003

La vie quotidienne dans un petit village de Haute-Provence, chroniquée avec humour et tendresse. Les conflits de générations, la modernisation, la jeunesse qui part s’installer en ville. L’auteur nous invite à suivre la vie de Julien, jeune exploitant agricole, qui hésite entre son attachement à la terre et la vie urbaine moderne. De bals en fêtes, Julien traîne sa solitude, à la recherche de la jeune femme prête à l’épouser et à vivre avec lui, dans l’arrière-pays. Cet album regroupe, sous une nouvelle couverture, Arrière-pays et Nouvelles du pays, les 2 premières bandes dessinées de Jacques Ferrandez, parues en 1982 chez Casterman et aujourd’hui épuisées. L’ouvrage est introduit par une préface agrémentée de dessins originaux.


Duel au sommet

Syros - 2003

Benjamin, le fils de l’inspecteur Lampion, est témoin d’une scène étrange : deux hommes se disputent sur le toit du lycée. L’un d’eux fait une chute mortelle. Accident ? Meurtre ? Voilà une enquête pour Benjamin et son ami Boubakar.


L’Œil du loup

Nathan Jeunesse - Sejer - 2003

Un petit garçon un peu perdu et un loup enfermé dans sa cage au zoo entament un dialogue étonnant et merveilleux. À travers l’œil de l’autre, chacun se raconte son histoire, ses peines, sa vie et un lien puissant se fait entre ces deux êtres pourtant si différents. Le garçon emmène le loup sur les Terres d’Afrique, aux gorilles gris et aux guépards agiles et le loup, lui, le fait voyager dans les glaces du Grand Nord, parmi sa meute et les tempêtes de neige. Malgré la grille de métal qui les sépare, une amitié se tisse entre eux et leur apporte le réconfort dont ils ont tant besoin loin de l’exil et l’oubli qu’ils ont tous les deux connus.


L’Outremangeur

Casterman BD - 2003

Richard Séléna est un super-flic dont la réputation n’est plus à faire. Il est respecté par son équipe et bien noté par ses supérieurs. Il n’a guère qu’un seul problème dans l’existence. Un gros problème. Il pèse 160 Kg. Son cardiologue ne lui donne que deux ans à vivre. Sa thérapie de groupe le laisse muet. Rien n’empêche Séléna de dévorer tout ce qui lui tombe sous la main pour calmer son désespoir et sa solitude. Et tenter d’oublier un drame du passé.


La vengeance de la petite gitane

Syros - 2003

Deux artistes encadrent l’opération les " Arts au soleil " à bord d’un voilier. La croisière se passe calmement jusqu’à cette nuit de forte tempête où ils voient au sommet d’un donjon danser une gitane au son de la voix... du capitaine. C’est le début d’une étrange aventure.


Plongée en eau trouble

Syros - 2003

Si Inès a réellement fugue de chez elle pour s’enfuir dans le sud de la France chez sa cousine, pourquoi est-elle poursuivie par son ex-petit ami Loïc et sa bande de vrais voyous ? Comment Zel, le meilleur ami de sa cousine, saura-t-il l’aider ?


Carnets d’Orient, Tome 6 : La Guerre fantôme

Casterman BD - 2002

L’action, au début du récit, se situe en Algérie en novembre 1954, au cours des premières semaines de l’insurrection. On suivra en parallèle les destinées des différents personnages : Sauveur et Marianne, jeunes français insouciants qui demeurent à Alger. Samia, étudiante en médecine et son cousin Ali, également étudiant. Octave, proche parent de Marianne, gradé récemment rentré de Dien Bien Phu pour venir grossir les rangs de l’armée française en Algérie. Mourad enfin, qui prendra le maquis pour le FLN montant. Le récit s’articule cependant autour du jeune berger Saïd, qui habite un village perdu dans lequel tous les personnages se rendront à un moment ou l’autre de l’histoire. Ferrandez nous livre, avec la sensibilité qu’on lui connaît, une histoire empreinte de vérité, de vécu. Les héros ne sont jamais jugés, l’auteur cherche au contraire à analyser le parcours des individus. Chaque communauté présente en Algérie à l’époque est représentée, ainsi que ses réactions face aux grands tourments de l’Histoire.


Carnets d’Orient : Irak, dix ans d’embargo

Casterman BD - 2001

Dix heures de désert sur une autoroute parfaite, trois voies vides. Pour atteindre Bagdad de Jordanie. À l’horizon, la route spéciale, réservée à la noria des camions-citernes de 40 tonnes. Ils traversent un désert dantesque pour livrer le naphte brut à Amman. Pétrole contre nourriture, selon la Résolution 986 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Foyer de la Mésopotamie, Bagdad vit sa dixième année d’embargo. Une ville et un peuple exsangues dans la série “Carnets d’Orient”. À l’affût de la rue, des souks, des palais des kalifes, des mosquées et des universités, rien de politique dans ce Carnet. Mais la grâce, la qualité des êtres rencontrés sur les berges du Tigre, en sirotant du thé, du café à la cardamone ; dans les restaurants bondés à l’heure de la rupture du jeûne, puisque sous Saddam Hussein le ramadan est devenu obligatoire. Régime sec, le vin est interdit à table, tandis que le pays se couvre de mosquées. Nous longerons les palais du "Guide" en nous promenant, par exemple dans les ruines de Babylone... Partout, de gigantesques portraits de Saddam, que les Bagdadis prénomment "Cousin" pour n’en pas prononcer le nom. En forme de résistance passive. À la manière des "choses vues" du père Hugo, dont la fresque orne les murs de l’Université.


Carnets d’Orient : Liban

Casterman BD - 2001

Le premier voyage de Jacques Ferrandez au Liban, à titre d’invité au salon du Livre francophone de Beyrouth, date de novembre 1998. Un carnet de croquis en poche, il suit les traces de Joseph Constant, le personnage peintre du premier album des “Carnets D’Orient”. Grâce à des amis libanais et au centre culturel français, il fait un tour à Damas. C’est là que va démarrer cette série de “Carnets de Voyage” au Proche Orient, en commençant par la Syrie. Il retourne au Liban en 1999 et en 2000. D’autres voyages ont lieu entretemps, d’autres carnets aussi. Ce carnet, comme les autres, s’attachera à décrire les choses vues, les rencontres, les moments partagés au hasard de mes déambulations dans le pays. Beyrouth et son paysage urbain, entre destruction et reconstruction, Byblos, Tripoli, Saïda où se mélangent les vestiges antiques, les souvenirs des croisades et la juxtaposition des cultes aujourd’hui noyés dans le développement et la bétonisation. Le millefeuille de l’histoire ici mieux qu’ailleurs saute aux yeux à chaque endroit. Dans ce paysage l’empreinte des civilisations et la trace des tragédies sont partout présentes. Ici s’affirme le dynamisme, l’effervescence de tout un peuple. la volonté d’exister dans sa diversité et ses différences, avec le désir de retrouver cette douceur de vivre qui a fait la réputation du pays à l’époque où on l’appelait "La Suisse du Moyen Orient". Quatrième et ultime volet des pérégrinations de Jacques Ferrandez dans ce Moyen Orient qui lui tient tellement à cœur. L’auteur nous annonce la réalisation prochaine d’un “Carnet d’Orient” en bandes dessinées qui traitera de la guerre d’Algérie.


Carnets d’Orient : Voyage en Syrie

Casterman BD - 2000

Damas, Alep, l’Euphrate, le Krak des Chevaliers, Palmyre… Cela pourrait être les têtes de chapitres d’un ouvrage touristique, mais bien sûr il n’en est rien. Car ce que nous raconte ici Jacque Ferrandez, à travers ses rencontres, ses perceptions, ses émotions et la belle suite de ses images souvent saisies sur le vif, c’est toute la matière dont est tissée la vie des hommes et des choses, dans ce pays envoûtant qui est aussi l’une des sources des civilisations d’aujourd’hui. Magique, évidemment. Une nouvelle mise en marché pour ce carnet de voyage de Ferrandez, qui une fois encore nous rappelle l’évidence de son grand talent.


Carnets d’Orient : Istambul

Casterman BD - 2000

Réalisé dans le même esprit que ses “Carnets de voyage” en Syrie, l’ouvrage de Jacques Ferrandez donne l’impression de marcher aux côtés de son auteur et nous fait découvrir, au rythme de ses promenades, les rues d’Istambul, ses personnages, ses couleurs, ses odeurs, et les paysages des ports et villages de Turquie qu’il visite. Dans un style très éloigné de la B.D., sans vocation aucune à faire office de guide touristique, ce livre à la fois intime et généreux reste cependant une réelle incitation au voyage. La délicatesse des aquarelles, le souci du détail (ou devrait-on dire : l’amour de toutes les petites choses du quotidien qui font la vie des hommes et des peuples), les commentaires attentifs et précis font de ces pages, ponctuées de croquis au crayon ou de reproductions d’objets anodins, un recueil poétique et enchanteur. À ajouter abolument à sa collection d’objets rares.


Carnets d’Orient, Tome 5 : Le cimetière des princesses

Casterman BD - 1995

En 1987, Ferrandez débutait sa grande fresque algérienne avec Carnets d’Orient . On y voyait le peintre Joseph Constant débarquer à Al Djezaïr en 1836 et passer dix années de sa vie à remplir des carnets de dessins. Nous sommes maintenant dans les années 50. Marianne, étudiante aux Beaux-Arts, pose pour un peintre sans talent, Adrien Marnier, qui lui fait des avances poisseuses. En revanche, elle aimerait bien que Sauveur, jeune étudiant trop timide, se montre un peu plus entreprenant... Au marché aux puces, Sauveur offre à Marianne les carnets de voyage d’un certain Joseph Constant. Intriguée par ce peintre dont ses grands-parents possèdent justement un tableau, Marianne décide de refaire le périple de Joseph Constant. Mais voilà que Sauveur, apprenant qu’elle pose nue pour Marnier, la gifle et la traite de traînée. Furieuse, Marianne décide de partir avec Marnier, bien que cette idée la réjouisse à moitié. Constantine, El Kantara, Bou-Saâda, Mascara... Les paysages et les souvenirs défilent, et tandis que Sauveur tente de rattraper Marianne, Marnier se révèle infiniment plus attachant que prévu. Et puis il en sait long sur Joseph Constant, sur l’incendie qui ravagea son atelier, ses amours secrètes avec Djemilah et sa fin mystérieuse. Amours passées, amours présentes, aquarelles d’hier, lumière tranquille des années 50, Le cimetière des princesses est une balade dans une Algérie de légende, aussi belle dans la mémoire de Constant que dans l’imaginaire de Ferrandez, visiblement fasciné par les carnets de Delacroix. Prix Yves Chaland de Saint-Etienne, prix du meilleur album du Mans, prix du jury du festival de la bulle d’or de Lys-les-Lannois.


Carnets d’Orient, Tome 4 : Le centenaire

Casterman BD - 1994

La bande dessinée historique puise plus volontiers ses thèmes dans un lointain passé, peuplé de chevaliers et de princesses, que dans les brûlures de notre histoire contemporaine. Jacques Ferrandez, fils et petit-fils de pieds-noirs, a lui entrepris, en 1987, de brosser une grande fresque de la colonisation en Algérie. Les Carnets d’Orient, premier tome du cycle romanesque, se situaient dans les années 1830, à l’époque de la conquête. Un siècle a passé, et nous sommes à la veille du Centenaire. Paul, un des Fils du Sud (le précédent volume), devenu journaliste en métropole, revient un jour de mars 1930 à Alger, pour couvrir les festivités destinées à célébrer cet anniversaire de la colonisation. Il se laisse d’abord envahir par l’émotion des retrouvailles avec son pays natal, mais découvre peu à peu les ferments de la tragédie algérienne, que très peu, là-bas, voient venir, peut-être parce que, dans ce pays de soleil, "la lumière est trop forte". Paul, lui, comprend que le feu couve, qui va bientôt embraser cette terre. Grand prix du huitième festival BD, Montpellier 1995.


Carnets d’Orient, Tome 1 : Djemilah

Casterman BD - 1990

Au début du XIXe siècle, dans les salons parisiens, la mode est à l’Orient et aux Sultanes. Accompagnant les militaires français qui entament la conquête de l’Algérie, ceux que l’on appellera les Orientalistes découvrent la lumière du Maghreb. Parmi eux, Joseph rencontre Alger et le monde musulman sous les traits délicats de Djemilah.


Carnets d’Orient, Tome 2 : L’année de feu

Casterman BD - 1990

Avec la série Carnets d’Orient, Jacques Fernandez raconte l’histoire de l’Algérie, depuis sa conquête en 1836, jusqu’à son indépendance à la fin des années 50. Dans L’année de feu, nous suivons le lieutenant Victor Barthélémy, qui après la guerre contre les prussiens, se retrouve propriétaire d’un domaine en Algérie. Il quitte alors la France avec sa femme pour prendre possession de ses nouvelles terres. Depuis longtemps, sa femme rêves de ce pays, son soleil, ses paysages, son exotisme... Malheureusement pour eux, leur vie sur place sera surtout marquée par la révolte, le feu et le sang.


Carnets d’Orient, Tome 3 : Les fils du sud

Casterman BD - 1990

Troisième volet de la chronique algérienne de Ferrandez, ce récit retrace, à travers le regard d’un enfant, les premières années du siècle dans le Sud algérien. Sur cette terre écrasée de chaleur cohabitent, bon an mal an, des communautés venues de tous les rivages de la Méditerranée. Fragile puzzle humain, toujours au bord de l’éclatement, tant "là-bas", le racisme est ordinaire et la haine banalisée. Comme le dit le petit Paul : "Ici, le Français il se croit plus fort que l’Espagnol. L’Espagnol il crache sur l’Italien, l’Italien il dit que le Maltais c’est un chien. Le Maltais il traite l’Arabe de fainéant, et l’Arabe il méprise le Juif. Et encore, des fois, c’est l’inverse." Aux tensions raciales s’ajoutent les fractures politiques : si le chef de gare croit aux vertus de l’école pour donner à tous des chances égales, le commandant, lui, sait bien que "les Arabes sont inéducables", et qu’il faut "les tenir à leur place". Une vraie poudrière que ce "territoire français" en Afrique du Nord. Pourtant, l’explosion ne se produit pas - pas encore : un jour d’août 14, tous ces "fils du Sud", les Garcia, les Tobalem, les Lakhdar, les Galea et les Durand, quittent, ensemble, les quais d’Alger. Ensemble, ils partent verser leur sang pour cette France qu’ils n’ont seulement jamais vue.

Les grands débats en vidéo

Albert Camus révolté, témoin gênant

Avec Jacques FERRANDEZ, Yahia BELASKRI, Boualem SANSAL, Jean ROUAUD - Saint-Malo 2013

Participants : Jacques FERRANDEZ, Yahia BELASKRI, Boualem SANSAL, Jean ROUAUD

Les cafés littéraires

Albert Camus révolté, témoin gênant

Avec Jacques FERRANDEZ, Yahia BELASKRI, Boualem SANSAL, Jean ROUAUD - Saint-Malo 2013

Participants : Jacques FERRANDEZ, Yahia BELASKRI, Boualem SANSAL, Jean ROUAUD

Orients réels, Orients rêvés

Saint-Malo 2010
Orients réels, Orients rêvés
Avec REZA, Malek CHEBEL, Jacques FERRANDEZ, Elias SANBAR. Un débat animé par Willy Persello.

Nouvelles formes de journalisme

Nouvelles formes de journalisme

Saint-Malo 2010

Avec Florence Aubenas (lauréate cette année du prix Kessel pour son récit "Le Quai de Ouitréham"), Patrick Rambaud, le Cubain Amir Valle, Sorj Chalandon, Jacques Ferrandez et Patrick de Saint-Exupéry de la revue XXI. Un débat animé par Olivier Weber.

Nouvelles formes de journalisme
Avec Florence Aubenas, Patrick Rambaud, Amir Valle, Sorj Chalandon, Jacques Ferrandez et Patrick de Saint-Exupéry. Un débat animé par Olivier Weber.

On l’appelle BD reportage

Saint-Malo 2009
Samedi : 15h15 - On l’appelle BD reportage
Jacques Ferrandez, Bruno Le Floc’h, Florent Chavouet, Emmanuel Guibert. Animé par Jean-Luc Fromental

La loi des séries, de leur influence sur la littérature

Saint-Malo 2009
Lundi : 10h15 - La loi des séries : de leur influence sur la littérature
avec Jacques Ferrandez,Serge Bramly, Stéphane Bourguignon, Tibo Bérard. Animé par Hubert Artus