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PAGES Yves

Tiens, ils ont repeint (La Découverte, 2017) et Encore Heureux (L’Olivier, 2017)

© Ariane Audouard

Yves Pagès est né en 1963 à Paris. Après des études littéraires à l’université Paris-VII (et une thèse de doctorat sur L.-F. Céline), il entre en 1998 aux éditions Verticales (fondées en 1997 par Bernard Wallet) dont il est aujourd’hui co-directeur avec Jeanne Guyon. Pensionnaire à la Villa Médicis, dramaturge, essayiste, il est auteur d’une douzaine de fictions et essais, dont Encore Heureux, sorte de polar politique absurde plein de rebondissements et brillante satire politico-sociale des temps présents. Il signe aussi Tiens, ils ont repeint ! sur les afforismes muraux, 4 000 transcriptions littérales de graffiti croisés entre juin 1968 et 2017, référencés par lieu, date et méthode d’exécution. Jubilatoire.

Né en 1963 à Paris, il a été pion, veilleur de nuit, libraire, pigiste, magasinier, thésard, vacataire à l’Université Paris-8 (Saint-Denis), pensionnaire à la Villa Médicis (1996-97), etc.
Comme écrivain, il a publié une dizaine d’œuvres de fiction : La Police des sentiments (Denoël, 1990), Les Gauchers (Julliard, 1994), Plutôt que rien (Julliard, 1995), L’homme hérissé, Liabeuf tueur de flic (L’Insomniaque, 2002 ; Baleine noire, 2009), Souviens-moi (éd. de l’Olivier) et Photomanies (éd. du bec en l’air) ; aux éditions Verticales Prière d’exhumer (1997), Petites Natures mortes aux travail (2000 ; Folio, 2007), Le Théoriste, (2001, Prix Wepler), Portraits crachés (2003 ; éd. complétée, 2013), Le soi-disant (2008).

Il a aussi publié divers textes courts dans des revues et journaux – NRV, TIJA, Les Inrockuptibles, La quinzaine littéraire, R de Réel, Inculte... – ou au sein d’ouvrages collectifs – Douze et amères (Fleuve noir, 1997), Doubles jeux (Seul, 2000), Lettres de ruptures (Pocket, 2002) ou L’entreprise (La découverte, 2003).

Auteur d’un essai Les fictions du politique chez L.-F. Céline (coll. « Univers historique », Seuil, 1994 ; Gallimard, coll « Tel », 2010), il a également conçu l’appareil critique de plusieurs recueils d’écrits politiques : Le rétif — articles de Victor Serge parus dans l’anarchie, 1909-1912 (librairie Monnier, 1989), Sorbonne 68, graffiti (Verticales, 1998) et Carnet de route de l’incendiaire du Reichstag (en collaboration avec Charles Reeve ; Verticales, 2003).
Outre des articles universitaires sur Louis Guilloux, Victor Serge ou Céline, il a collaboré occasionnellement à diverses revues de pensée critique, notamment Lignes, Vacarme, Il Manifesto ou Le Crieur, ainsi qu’à des essais collectifs : Le siècle rebelle (Larousse, 1999) ou La France invisible (La Découverte, 2006)
De sa complicité (comme dramaturge, assistant artistique et même comé- dien) avec le metteur en scène François Wastiaux, sont nés cinq spectacles depuis vingt ans : quatre adaptations – Les Carabiniers, 1991, Les Gauchers, 1993, Labo-Lubbe, 2005 et Portraits crachés, 2006 – et une pièce créée au Fes- tival d’Avignon, Les Parapazzi (Solitaires intempestifs, 1998).
Il est également l’auteur et l’interprète de deux « vraies-fausses conférences » audiovisuelles : Pouvoir Point (créé au Marathon des mots à Toulouse en 2008, en association graphique avec Philippe Bretelle) et Emplois fictifs & Sommeil paradoxal (créée au théâtre du Rond-Point en 2014).

Outre plusieurs fictions radiophoniques pour France Culture, il a co-scéna- risé le moyen-métrage de César Vayssié (Elvis de Médicis, 1998), signé le livret d’un oratorio pour le compositeur Luis Naón (Sainte-Nitouche, la fille ni bien ni mal, 2002) et co-écrit le spectacle à la fois filmique et scénique du metteur en scène Benoît Bradel (L’invention de la giraffe, 2004).
En 1998, il a rejoint le directeur littéraire Bernard Wallet, six mois après la création des éditions Verticales, pour le seconder au quotidien. Au fil des années, il a pris goût à cette aventure éditoriale dont il assume désormais l’entière responsabilité avec Jeanne Guyon (depuis le départ en retraite de son fondateur en 2009).

Parmi les auteurs qu’il a contribué à faire découvrir, on compte Pierre Senges, Philippe Adam, François Bégaudeau, Jeanne Sautière, Jean-Louis Magnan, Patrick Chatelier, Frédéric Ciriez, François Beaune ou Noémi Lefebvre, Jacques Thorens... Il a également tenu à remettre en lumière les œuvres de Grisélidis Réal et de Jean-Luc Hennig, tout en accompagnant dans leur parcours des auteurs venus d’ailleurs – Claro, Nicole caligaris, Arno Bertina, Sylvie Gracia, Jean-Charles Massera, Jean-Yves Jouannais, Philippe Artières – ou en prenant le relais auprès des historiques de la maison : Arnaud Cathrine, Olivia rosenthal ou Maylis de Kerangal.

En mai 2009, il a mis en ligne un site de création textuelle & visuelle : archyves.net, couplé à un blog intitulé Pense-bête (arborescence conçue avec l’active collaboration de Philippe Bretelle et Alexandre Mouawad).


Voir son site
http://www.archyves.net/

Encore heureux

Encore heureux

L’Olivier - 2017

Bruno Lescot est en cavale. Sa jeunesse, il l’a passée à collectionner les délits, jusqu’à son dernier exploit, ce faux braquage qui a coûté la vie à un policier. Aujourd’hui, coupable tout désigné aux yeux des juges, il préfère disparaître. C’est donc sans lui que se déroule son procès, et que s’enchaînent les expertises et les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé. Le portrait qui se dessine alors est celui d’un homme de sac et de corde, aux fidélités multiples, prêt à toutes les aventures, pourvu qu’elles défient l’ordre et ses gardiens dont il aime à se moquer.

Car Lescot est un ironiste d’un genre particulier, plaçant si haut la liberté qu’il est prêt à la perdre pour un mot d’esprit retors.

Encore heureux ? Une bombe littéraire. Au lecteur d’allumer la mèche.


Revue de presse

  • Porté par la fantaisie de son récit et de son langage, Encore heureux est à la fois un polar politique plein de rebondissements (distillés entre les différents témoignages, un peu comme dans le genre épistolaire, où l’on s’aperçoit d’une lettre à l’autre qu’on avait manqué un épisode) et une brillante satire : car c’est moins le personnage de Bruno Lescot qui importe, sans doute, que l’aplomb veule des discours qui, dès la première ligne du roman, font de cet éternel enfant le bouc émissaire d’une politique imbécile. (Le Monde)

Sorbonne 68 graffiti (no ©opyright)

Sorbonne 68 graffiti (no ©opyright)

Editions Verticales - 1998

Ce livre est remis en vente en avril 2008 avec une nouvelle jaquette, dix ans après sa parution, quarante ans après mai 68.
C’est en déménageant les archives d’un ancien local universitaire du Quartier Latin que nous avons découvert un mince dossier à la couverture ocre, sobrement intitulé : Les murs de la Sorbonne, relevé des inscriptions, mai-juin 68. À l’intérieur une centaine de pâles copies carbone sur papier pelure. Et sur chaque page, une quinzaine de graffiti minutieusement localisés. On y retrouve tous les slogans famliliers de ce printemps-là, mais aussi une multitude d’aphorismes énigmatiques, cris d’amours éphémères, citations en vrac, traits de génie, mauvaises blagues qui, ainsi exhumés, forment un seul et même cadavre exquis. Aujourd’hui ce document oublié est un livre que l’on a voulu sans commentaire. Quant aux graffitistes d’alors, leurs mains, inconnues mais illustres, se reconnaîtront sûrement dans ce paraphe lapidaire : no ©opyright.


Revue de presse

  • « No ©opyright, c’est la formule choisie par Yves Pagès pour l’auteur du livre qui est peut-être le plus émouvant de cette petite bibliothèque de Mai 68. Un document brut, à conserver, à méditer. Une machine à rêves. C’est en déménageant les caves d’un ancien local universitaire, rue de la Sorbonne, qu’Yves Pagès a trouvé un dossier portant la mention "les murs de la Sorbonne, relevé des inscriptions, mai-juin 68". Ce pointage minutieux était l’œuvre de quatre femmes et d’un homme, grévistes, employés dans un laboratoire attaché au CNRS. [...] De page en page, on rit, on s’émeut, on se souvient que certains propos, qu’on a voulu oublier, étaient désolants, on croise aussi Hölderlin et Allen Ginsberg. »
    Josyane Savigneau, Le Monde.

Polars d’ici et d’ailleurs

avec Yves Pages, Alfredo Pita, Yanick Lahens et Michel Quint - Saint-Malo 2018

Animé par Élise Lepine
Avec Yves Pages, Alfredo Pita, Yanick Lahens et Michel Quint


La beauté est dans la rue

Avec Frédéric Joignot, Romain Goupil, Pascal Ory, Yves Pagès, Jean Viard et Pierre Haski - Saint-Malo 2018

Avec Frédéric Joignot, Romain Goupil, Pascal Ory, Yves Pagès et Jean Viard, animé par Pierre Haski.

Programme


Samedi

11h00
Signatures

15h45
La beauté est dans la rue
Théâtre Chateaubriand

17h35
Signatures
 

Dimanche

10h00
Polars d’ici et d’ailleurs
Univers (Grande Salle)

11h20
Signatures

15h30
Signatures
 

Lundi

10h00
Signatures

14h00
Encore heureux
Nouveau Monde - salle 2

15h00
Signatures