TALLACK Malachy

Écosse

60 degrés nord (Hoëbeke, 2018)

© Craig Coleman

Écrivain, éditeur mais aussi auteur-compositeur-interprète de folk rock, il est avant tout inspiré par l’univers des îles et des Shetland en particulier, où il a grandi. Acclamé par la critique outre manche, 60 degrés nord suit le 60e parallèle en partant de ses Shetland natales, avant de parcourir Canada, Alaska, Sibérie, Finlande, Suède, Norvège… Un récit intense, toujours sur la ligne de crête, et au final, une œuvre rare, intense, toujours en tension entre l’épreuve d’un vertigineux « dehors » et l’introspection d’un « chez soi ».

Malachy Tallack a passé son enfance aux Shetland et vit actuellement à Glasgow. Écrivain, éditeur mais aussi auteur-compositeur-interprète, il est lauréat en 2014 du prix récompensant les jeunes auteurs New Writers Award, décerné par le Scottish Book Trust, et de la bourse Robert Louis Stevenson en 2015.

Il a collaboré à plusieurs magazines, dont le New Statesman, le Guardian, le Scottish Review of Books ou Caught by the River, pour lesquels il a écrit de nombreux articles et essais sur la politique, la littérature, l’aménagement ou encore l’agriculture. Pour le New Statesman, il écrivait chaque semaine une colonne à propos de ses expériences de la vie rurale aux Shetlands. Malachy Tallack a aussi longtemps participé au magazine écossais Shetland Life, avant de fonder son propre magazine en ligne The Island Review, dédiée à l’art insulaire.

En 2015, il signe Sixty Degrees North, acclamé par la critique. Il cherche à comprendre où commence le « Nord » , cet espace mental si différent pour chacun : le rêve d’un monde vierge, la poésie d’un « Grand Dehors », ou un « chez soi » pour ceux qui y vivent. Pour cela, Malachy Tallack suit, au plus simple, le 60e parallèle qui passe chez lui, aux îles Shetland, puis traverse Canada, Alaska, Sibérie, Finlande, Suède, Norvège… Et le plus simple devient le plus difficile, ce qui nous vaut une récit intense, sur la ligne de crête. Une œuvre rare, intense, toujours en tension entre l’épreuve d’un vertigineux « dehors » et l’introspection d’un « chez soi ».

Il publie ensuite The Un-Discovered Islands, pour lequel il remporte le prix Edward Stanford Illustrated Travel Book Award en 2017. Un Atlas des îles légendaires, d’endroits découverts finalement non découverts, qui n’existent pas, qu’on a cru découvrir… De la célèbre Atlantide jusqu’aux légendes les plus obscures, The Un-Discovered Islands nous entraîne à la découverte de dizaines d’îles imaginaires à travers le monde.
Son roman, The Valley at the Centre of the World ,devrait paraître en mai 2018 aux éditions Canongate.

En tant qu’auteur-compositeur-interprète, il a déjà sorti 4 albums de folk-rock, un EP, et fait de nombreuses tournées un peu partout à travers le Royaume-Uni. Il a également fait la première partie du groupe de rock celtique Runrig en 2007 lors de leur tournée britannique.


Bibliographie

  • 60 degrés nord (Hoëbeke, 2018)
  • The Un-Discovered Islands, An Archipelago of Myths and Mysteries, Phantoms and Fakes (Polygon, 2016)
60 degrés nord

60 degrés nord

Hoëbeke - 2018

Où commence le « Nord » ? Là où la forêt boréale cède la place à la toundra ? À la limite sud du permafrost ? Au cercle arctique ? Mais c’est tout autant un espace mental, différent pour chacun : le rêve d’un monde vierge, sauvage, la poétique d’un « Grand Dehors » – et, on l’oublie, un « chez soi » pour ceux qui y vivent…
Malachy Tallack va au plus simple, apparemment : suivre le soixantième parallèle qui passe chez lui, aux îles Shetland, puis traverse Canada, Alaska, Sibérie, Finlande, Suède, Norvège avant de faire retour à « son » île de Mousa. Au plus simple ? En fait, au plus difficile, ce qui nous vaut une œuvre rare, intense, sur la ligne de crête, toujours, dans la constante tension entre l’épreuve d’un vertigineux « dehors » et l’introspection d’un « chez soi », comme happé par le vide laissé par son père tragiquement disparu, jadis…

« C’est un livre audacieux par son honnêteté – à cœur ouvert, je le crois. Et un très beau livre par la subtilité de la pensée qu’il déploie et la qualité de sa prose, dont la clarté par instants est celle de la lumière du nord dans laquelle il s’inscrit. » Robert MacFarlane