GRENOUILLEAU Olivier

France

La révolution abolitionniste (Gallimard, 2017)

©C. Helie

Historien, auteur de nombreuses publications, Olivier Grenouilleau est spécialiste de l’esclavage et son abolition. Il a notamment publié Les traites négrières (prix de l’essai de l’Académie française 2005) et Qu’est-ce que l’esclavage ? (grand prix d’histoire de l’Académie française 2015). Son dernier ouvrage La révolution abolitionniste, essai d’histoire globale sur l’abolitionisme, met en lumière le caractère profondément révolutionnaire d’un projet idéaliste, qui n’a d’abord mobilisé que quelques individus avant de devenir un phénomène plus global.

Membre de l’Academia Europaea, Olivier Grenouilleau est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire du capitalisme, des traites négrières, des esclavages et de leurs abolitions. Il a notamment publié Les traites négrières (prix de l’essai de l’Académie française 2005) et Qu’est-ce que l’esclavage ? (grand prix d’histoire de l’Académie française 2015).

Né en 1962, Olivier Grenouilleau a passé toute son enfance dans la banlieue de Nantes. Après dix ans d’enseignement en collège et lycée, il soutient sa thèse d’histoire sur le milieu négrier de la ville de Nantes, puis commence sa carrière universitaire en 1995 en tant que maître de conférence à l’université de Bretagne Sud.

Après avoir publié le fruit de ses recherches sur ce qu’est devenu l’argent des traites négrières, il signe en 2004 Les Traites négrières, un essai d’histoire globale qui tente de restituer dans son ensemble la complexité de cette histoire, débarrassée des clichés et des tabous.

En mai 2007, il devient professeur d’histoire à l’Institut d’études politiques de Paris et rejoint deux ans plus tard le groupe Histoire et géographie de l’inspection générale de l’Éducation Nationale. Avec Qu’est ce que l’esclavage ? publié en 2014 chez Gallimard, Olivier Grenouilleau poursuit ses recherches comparant l’esclavage aux autres formes d’exploitation de l’homme, depuis l’invention de l’esclavage au néolithique jusqu’à nos jours.

Olivier Grenouilleau a publié l’année dernière deux ouvrages essentiels. Quand les européens découvraient l’Afrique intérieure, où l’historien revisite un chapitre peu connu de l’époque précoloniale à travers le récit de sept explorateurs français et anglais. Et un essai d’histoire globale sur l’abolitionnisme, La révolution abolitionniste, sujet qu’il revisite à travers ses trois grandes dimensions : chronologique, géographique et thématique. Olivier Grenouilleau met alors en lumière le caractère profondément révolutionnaire de ce projet, qui n’a d’abord mobilisé que quelques individus avant de devenir un phénomène plus global.


Bibiographie :

  • La révolution abolitionniste (Gallimard, 2017)
  • Quand les européens découvraient l’Afrique intérieure (Tallandier, 2017)
  • Qu’est ce que l’esclavage ? (Gallimard, 2014)
  • Et le marché devint roi (Flammarion, 2013)
  • Dictionnaire des esclavages (Larousse, 2010)
  • Abolir l’esclavage (Presses Universitaires de Rennes, 2008)
  • Les Traites négrières (Gallimard, 2004)
Quand les européens découvraient l'Afrique intérieure

Quand les européens découvraient l’Afrique intérieure

Tallandier -

Alors que les premiers contacts remontent au milieu du XVe siècle, les Européens se sont longtemps contentés d’aller chercher en Afrique subsaharienne des esclaves pour les plantations d’Amérique, et pour cela ils n’avaient nul besoin de contrôler ni d’explorer le pays. Ce n’est qu’avec l’essor du mouvement abolitionniste et la prohibition de la traite négrière (1807 pour l’Angleterre) que certains voyageurs ont porté sur l’Afrique intérieure un regard différent. Ils se sont attachés à en connaître la géographie, à en évaluer le potentiel et à en approcher les peuples de près.

Si le racisme et les préjugés ne sont pas absents de leurs récits de voyage, l’estime et parfois la bienveillance sont également là. Cinq Britanniques, parmi lesquels le célèbre Mungo Park, et deux Français, dont le « découvreur » de Tombouctou René Caillié, ont laissé de passionnantes observations et évoqué leurs multiples rencontres « à hauteur d’homme » avec les habitants d’une dizaine de pays (aujourd’hui le Mali, le Sénégal, le Niger, la Gambie...).
Bien loin du ton dominateur et avide des récits des années 1850 et suivantes, ces textes nous donnent une image riche et suggestive de l’Afrique des débuts du XIXe siècle. Une révélation pour le lecteur européen de l’époque. Sans doute une surprise pour nous, aujourd’hui.


Revue de presse :

  • « Comprendre l’image d’un continent par un autre. En l’occurrence, tenter de décrypter « les représentations de l’Afrique par les Européens de la première moitié du XIXe siècle » : voilà l’objectif du livre d’Olivier Grenouilleau. »
    Le Point - Afrique
  • « L’intérêt de ce livre est redoublé par l’abondance des extraits de tous ces récits, car tout passionne nos voyageurs : de la nourriture aux vêtements, de l’habitat aux croyances, sans oublier le désagrément des insectes « cruels », plus craints que les bêtes sauvages. »
    L’Histoire.fr