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GLUCKSMANN Raphaël

France

Les Enfants du vide. Sortons de l’individualisme (Allary Éditions, 2018)

©Olivier Marty/Allary Éditions

Essayiste et documentariste, directeur du Nouveau Magazine Littéraire, Raphaël Glucksmann défend une vision de la France cosmopolite, ouverte sur l’autre et historiquement en quête de l’abolition des privilèges. Fils du philosophe André Glucksman, il s’est engagé politiquement au côtés des leaders des révolutions démocratiques géorgienne et ukrainienne. Il signe en 2018 Les Enfants du vide. Sortons de l’individualisme, un essai appelant les générations d’après Mai 68 à inventer de nouveaux liens sociaux, à créer un horizon collectif pour sortir de l’individualisme sans renier l’héritage de 1968.

Essayiste et documentariste, directeur du Nouveau Magazine Littéraire, Raphaël Glucksmann défend une vision de la France cosmopolite, ouverte sur l’autre et historiquement en quête de l’abolition des privilèges.

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, engagé et profondément humaniste, Raphaël Glucksmann réalise en 2004 Tuez les tous !, documentaire sur la responsabilité de la France dans le génocide Rwandais puis Orange 2004 sur la révolution ukrainienne. Engagé politiquement aux côtés des leaders des révolutions démocratiques géorgienne et ukrainienne, il est conseiller du président géorgien Mikheil Saakachvili de 2008 à 2013.

Il est le fils d’André Glucksmann, philosophe et essayiste français, sensible au courant maoïste dans sa jeunesse puis assimilé au courant des « nouveaux philosophes », avec qui il écrit son premier essai Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy en 2008.

En 2015, il publie Génération gueule de bois : manuel de lutte contre les réacs, essai post Charlie Hebdo visant à unifier les revendications spontanées et apolitiques qui survinrent après le drame, drame de cette jeunesse porteuse d’un idéal de liberté et qui se croyait jusque-là épargnée par les affres du monde moderne.

Avec Notre France. Dire et aimer ce que nous sommes, l’auteur nous livre une réflexion profonde sur ce qui fragilise nos démocraties. Selon lui, c’est parce que la peur de l’erreur plonge les progressistes dans l’aphasie que l’on assiste à la faillite des démocraties occidentales qui peinent à proposer un horizon collectif exaltant, en mesure de s’opposer au kidnapping réactionnaire du récit national par les partis d’extrême droite. Il cherche également à démontrer que les mythes fondateurs de la France ne sont pas ceux que mettent en avant ces partis extrémistes, et qu’il est donc nécessaire de se les réapproprier pour pouvoir reconstruire une identité collective qui ne soit pas celle du repli sur soi. Un essai érudit, rafraîchissant et plein d’énergie, qui annonce la ligne directrice du Nouveau Magazine Littéraire, dont Raphaël Glucksmann est directeur depuis sa réinvention en décembre 2017.

Il signe en 2018 Les Enfants du vide, un essai appelant les générations d’après Mai 68 à inventer de nouveaux liens sociaux, cette fois-ci libérateurs, dans une société où les seules alternatives à l’individualisme proposées semblent venir des réactionnaires. Une invitation à recréer des horizons collectifs, une « maison commune » ouverte sur le monde. Dans cet esprit, il participe également au recueil Osons la fraternité, coordonné par Michel Le Bris et Patrick Chamoiseau et publié à l’occasion du festival, où un trentaine d’écrivains prennent la parole au côté des migrants.


Bibliographie

  • Les Enfants du vide. Sortons de l’individualisme (Allary Éditions, 2018)
  • Notre France, dire et aimer ce que nous sommes (Allary Éditions, 2016)
  • Génération gueule de bois (Allary éditions, 2016)
  • Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy, avec André Glucksmann (Denoël, 2008)
  • Je vous parle de liberté, entretien avec Mikheil Saakachvili (Hachette, 2008)

Les Enfants du vide. Sortons de l’individualisme

Allary Éditions - 2018

« Nous sommes libres, sommes-nous pour autant heureux ? La sourde inquiétude qui nous tenaille vient de l’absence d’horizon collectif, de la crise des récits et des structures qui inscrivaient hier encore l’individu dans un tout. Nos parents ont déconstruits ces récits qui étaient des mythes aliénants, et ils ont eu raison. Mais nous ne pouvons nous contenter du rien qui prit leur place.
Si nos aînés sont arrivés au monde dans une société saturée de sens, nous sommes nés dans le vide. Leur mission était de briser des chaînes, la nôtre sera de retisser des liens.
La démocratie repose sur les droits de chacun, mais pas seulement. La tâche de notre génération sera de nous préoccuper de ce "pas seulement" qui fut trop longtemps délaissé : le droit du tout sur chacun. Car si nous ne le faisons pas, les forces les plus autoritaires le feront à notre place. » R.G.

Dans la lignée de Génération gueule de bois, Raphaël Glucksmann interroge le manque d’horizon collectif des générations élevées dans des sociétés individualistes.

Génération gueule de bois

Génération gueule de bois

Allary Editions - 2015

Djihad au cœur de Paris, croisade anti-européenne de Poutine, FN premier parti de France, stars négationnistes du web : des forces réactionnaires que tout semble distinguer à première vue lancent un défi commun à nos principes et nos modes de vie.
Jamais depuis 70 ans notre modèle démocratique ne fut si contesté. La tentation du repli gagne les peuples européens. Le face-à-face entre les islamistes et l’extrême droite menace la France de Voltaire, Brassens et Charlie. Nous étions des démocrates paresseux, des humanistes indolents. Nous devons réapprendre à dire et à défendre la République. Descendre dans l’arène et lutter.
Pour une génération élevée dans le mythe de la fin de l’Histoire, la gueule de bois est terrible. Sommes-nous prêts pour le combat qui vient ?
Des révolutions arabes aux manifestations « Je suis Charlie » en passant par le soulèvement ukrainien de Maïdan, des millions d’individus, souvent jeunes, sont descendus dans les rues, sans parti ni leader, sans dogme ni programme, pour dire leur attachement aux valeurs de liberté, d’ouverture et de tolérance. Ces insurrections civiques portent en elles les réponses que nous cherchons. Sans les trouver pour l’instant. Or le temps presse.


Revue de presse :

  • « Jusqu’au 7 janvier 2015, nous vivions nos libertés, nos mélanges, nos irrévérences comme on respire, sans conscience particulière ni attention spécifique. Nous les pensions naturels, évidents, normaux. Ils ne l’étaient pas et, désormais, nous le savons. Nous sommes une construction idéologique, politique, sociale qui peut se déliter à tout instant si elle n’est pas défendue, cultivée, renforcée. Rien ne nous a préparés au combat et pourtant nous devrons lutter. »
    introduction de l’essai dans Mediapart

Programme


Samedi

14h00
La nécessité de l’utopie
Théâtre Chateaubriand

15h35
Signatures

18h00
Le printemps de Prague
Théâtre Chateaubriand

19h05
Signatures
 

Dimanche

14h30
Signatures

18h00
Au-delà de l’indignation, que pouvons-nous faire ?
Auditorium
 

Lundi

10h00
Signatures

14h00
Signatures