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WEBER Olivier

France

Frontières (Éditions Paulsen, 2016) / Défi Baïkal, au-delà de la lumière (2Caps Production)

© DR

Devenu grand reporter à l’hebdomadaire Le Point, écrivain et auteur de documentaires, Olivier Weber a parcouru la planète, des États-Unis à la place Tian’anmen à Pékin en passant par l’Afrique, mais avec une attirance finalement persistante pour ces contrées où le soleil se lève. Après des études d’anthropologie et d’économie, Olivier Weber s’envole pour la Californie, pour une première enquête sur les traces de Jack London.

L’écrivain-voyageur et journaliste a couvert de nombreux conflits dont la guerre en Afghanistan, le Kurdistan, l’Érythrée, le Cambodge, le Sud-Soudan, l’Irak, le Sahara occidental, la Tchétchénie, l’Algérie, les guérillas de Birmanie... De ces expériences, il tire la matière de ces récits.
En Afghanistan, il fut l’un des rares occidentaux à pouvoir approcher les talibans et publiera plusieurs ouvrages : Le faucon afghan : un voyage au pays des talibans, La mémoire assassinée et Éternités afghanes. En 2013, douze ans après l’assassinat du commandant Massoud, l’auteur revient sur cette personnalité afghane qui incarnait le guérillero moderne. Fiction documentée, La confession de Massoud dresse le tableau de tout un pan de l’Histoire afghane et la volonté de créer un Islam des Lumières.

Largement reconnu par ses pairs, Olivier Weber a reçu de nombreux prix pour une œuvre aussi bien journalistique que littéraire qui forme un tout renouant avec la tradition du grand reportage telle que la concevait Joseph Kessel (Prix Albert Londres, prix Lazareff, prix Mumm, prix Joseph Kessel, prix de l’Aventure, prix spécial Ouest-France, lauréat de la Fondation Journaliste Demain…)

Olivier Weber est également membre de plusieurs jurys de prix littéraires consacrés au reportage et aux voyages, dont le prix Joseph Kessel. En 2006, il publie précisément un récit de voyage et un essai littéraire sur ce dernier, Kessel, l’Eternel nomade (Arthaud). Olivier Weber a enfin écrit et réalisé une dizaine de documentaires pour Arte, Canal Plus, Voyage, France 5 et France 2, dont L’Opium des talibans et Sur la Route du Gange, qui ont obtenu plusieurs prix internationaux. Le journaliste a aussi longtemps enquêté sur les trafiquants de drogue et il a publié La mort blanche (Albin Michel, 2007), un grand roman-document sur le narcotrafic, qui nous entraîne de Paris à Kaboul, en passant par San Francisco, Monte-Carlo et Karachi. Nommé ambassadeur itinérant, il publie également un récit de voyage sur les chercheurs d’or en Amazonie, J’aurai de l’or (Robert Laffont), après une expédition dont il a tiré un documentaire de cinéma La fièvre de l’or.

Dans Joseph Kessel : le nomade éternel (2010), il rendait hommage à son illustre prédécesseur, la légende du journalisme, de la littérature et de la Résistance qu’est Joseph Kessel, en retranscrivant ses carnets de voyages, mêlant tranches de vie et vieilles photos en noir et blanc du mythique reporter.
Il revient en 2013 au Cambodge avec Les impunis, grand reportage sur la méconnue « zone de Pailin », au nord du pays, véritable État de non-droit fondé par les anciens khmers rouges reconvertis et contrôlé par leurs descendants, formidable mafia-État où chacun sait qui sont les anciens bourreaux, et dont l’économie repose sur les casinos, les bordels, le trafic de rubis et le recyclage d’argent sale des mafias régionales… Comme souvent dans les zones de « post-conflit » s’y mêlent les victimes et ceux qui les ont traquées, et Phnom Penh ferme les yeux, comme le reste du monde, sur cette enclave du crime organisé, pas même inquiétée par les tribunaux internationaux qui ont récemment jugés les bourreaux du génocide cambodgien dans la capitale.
2015 voit publier L’Enchantement du monde, un roman d’aventures, parabole sur la tolérance et contre le fanatisme.
En 2016, Frontières est l’occasion de portraits en tout genre, teintés d’humour, d’enchantement, parfois graves, mais aussi de réflexions sur la mondialisation, les fissures des confins et la planète de demain, le tout dans la tradition des grands récits de voyages littéraires.

Habitué du festival Étonnants Voyageurs, Olivier Weber viendra cette année pour évoquer Jack London, l’appel du grand ailleurs parut en octobre dernier chez Paulsen. Un nouvel ouvrage consacré à Jack London, père de tous les aventuriers dans l’imaginaire collectif. Un livre qui entend rendre justice à l’étendue de son œuvre, lutter contre les malentendus et mettre en avant les contradictions et paradoxes qui font tout l’intérêt et le magnétisme de ce personnage hors du commun. Il sera présent cette année pour son film Défi Baïkal, au-delà de la lumière qui relate l’extraordinaire expédition et aventure humaine de malvoyants et malentendants ayant traversé le mythique Lac Baïkal en plein coeur de l’hiver glacial de Sibérie en février et mars 2017.


Filmographie :

  • Défi Baïkal, au-delà de la lumière

Bibliographie :

  • Jack London, l’appel du grand ailleurs (Éditions Paulsen, 2016)
  • Frontières (Éditions Paulsen, 2016)
  • L’Enchantement du monde (Flammarion, 2015)
  • Les Impunis (Robert Laffont, 2013)
  • La confession de Massoud (Flammarion, 2013)
  • Les impunis (Robert Laffont, 2013)
  • Conrad, le voyageur de l’inquiétude (Arthaud, 2011)
  • Le Barbaresque (Flammarion, 2010)
  • Joseph Kessel : le nomade éternel(Arthaud, 2010)
  • J’aurai de l’or (Robert Laffont, 2008)
  • La mort blanche (Albin Michel, 2007)
  • Kessel : Le nomade éternel (Arthaud, 2006)
  • La bataille des anges (Albin Michel, 2006)
  • Le grand festin de l’Orient (Robert Laffont, 2004)
  • Routes de la soie (Mille et une nuits, 2004 - essai, avec Samuel Douette)
  • La guerre en Irak, le livre noir (La Découverte, 2004 - avec Séverine Cazes, Reporters sans frontières)
  • Je suis de nulle part : sur les traces d’Ella Maillart (Éditions Payot, 2003)
  • Femmes afghanes (Hoëbeke, 2002 - album photos, avec Nilab Mobarez)
  • Éternités afghanes (Le Chêne, 2002 - album photos, avec Reza)
  • On ne se tue pas pour une femme (Plon, 2001)
  • Afghanistan, la mémoire assassinée (Mille et Une Nuits, 2001)
  • Le faucon afghan : un voyage au pays de Talibans (Robert Laffont, 2001)
  • Lucien Bodard, un aventurier dans le siècle (Plon, 1997)
  • French doctors : L’épopée des hommes et des femmes qui ont inventé la médecine humanitaire (Robert Laffont, 1995)
  • La route de la drogue (Arléa, 1995 - réédité sous le nom de Chasseurs de dragons : voyage en Opiomie, Payot 2000)
  • Voyage au pays de toutes les Russies (Éditions Quai Voltaire, 1992)
Défi Baïkal, au delà de la lumière

Défi Baïkal, au delà de la lumière

De Olivier WEBER (2 Caps Production/France Télévisions/ 2017/52’) -

Au départ c’est une histoire entre amis. Des amoureux de la montagne, des fous de sommets… et des malvoyants. L’idée est de partager des horizons nouveaux, d’amener des aveugles et malvoyants au lac Baïkal puis dans les montagnes de Sibérie, en conditions hivernales. Non pas tant un incroyable défi qu’une envie de voir autrement. « Je croyais avoir tout vu et je n’avais rien vu. Et il a fallu que ce soit des aveugles et des malvoyants qui me le fassent comprendre… ». Au passage, ils montrent à l’écrivain et réalisateur Olivier Weber « leur » univers, de perception, d’enthousiasme et de partage. Ce ne sont pas les voyants qui accompagnent les autres mais le contraire : les aveugles et malvoyants font découvrir un autre monde, au-delà du noir, au-delà de la lumière, dans une formidable expérience de résilience.

  • Prix Coup de coeur du Festival international du film d’aventure, La Rochelle 2017
  • Prix du jury des Rendez-Vous de l’Aventure, Lons-le-Saunier, 2018.
Vies clandestines, nos années afghanes

Vies clandestines, nos années afghanes

(Christophe de Ponfilly, Coproduction : Interscoop / France 2, 2001, 90’) -

Qu’est-ce qui a conduit plus d’un millier de Français à s’impliquer clandestinement, souvent au péril de leur vie, dans une guerre lointaine qui, à priori, n’était pas la leur. Comprendre un engagement, sa force et ses conséquences. “A la barbe” de l’armée soviétique, considérée alors comme une des plus redoutables du monde, des individus sont devenus acteurs à part entière de ce conflit : journalistes, espions ou mercenaires pour les uns, chirurgiens, humanitaires, politiques pour les autres.
Suivi d’une rencontre avec Christophe de Ponfilly et Olivier Weber.


La fièvre de l'or

La fièvre de l’or

Olivier Weber (Rosem films, 2008, 75’) -

L’Amazonie est au cœur d’une nouvelle ruée vers l’or. Dans cette course, les hommes et les femmes s’enchaînent et détruisent l’un des derniers paradis, le poumon de la planète, la plus vaste forêt tropicale du monde. L’or y a amené les maladies, le mercure, les crimes, l’alcoolisme, et a transformé les criques et les fleuves en poubelles. Ce cycle est celui de la destruction de l’homme par l’homme. 300 tonnes d’or sortent chaque année de la forêt et 120 tonnes de mercure y entrent. Un échange inégal, trésors contre poison. Au cœur des ténèbres, la forêt amazonienne est ainsi devenue l’un des pires théâtres de la mondialisation.

Frontières

Frontières

Éditions Paulsen - 2016

À quoi ressemble une frontière ?
Pendant vingt-cinq ans, Olivier Weber a franchi les frontières de tous les continents pour ses livres et ses reportages, parfois officiellement, souvent clandestinement. Aujourd’hui, il en revisite certaines, et découvre que le monde n’a jamais été aussi fermé et en même temps poreux. Du Caucase à l’Amérique du Sud, du Cambodge à l’Amazonie, de l’Irak en feu à Tanger ou Macao, il traverse les lignes de fracture, arpente des républiques fantômes telle celle du Haut-Karabagh, « le pays qui n’existe pas », rencontre des passeurs et des migrants, des trafiquants et des humanitaires, des guérilleros et des agents d’États bien affaiblis

En chemin, entre ces espaces délimités par des murs, des barrières, des fleuves, limites toutes aussi improbables les unes que les autres, il comprend que les frontières, douces ou violentes, instruments du repli ou sauvegarde des cultures, ne sont jamais aussi compliquées que lorsqu’elles s’avèrent perméables.


Jack London, L'appel du grand ailleurs

Jack London, L’appel du grand ailleurs

Éditions Paulsen - 2016

Une biographie à l’iconographie très variée retraçant le parcours et les voyages du grand auteur, à travers son regard.

Une vie suffit parfois pour être pilleur d’huîtres et garde-côte, jeune mousse et capitaine au long cours, emprisonné pour vagabondage et grand reporter à l’autre bout du monde. Quand on s’appelle Jack London, du moins…
Épris d’aventure, chef de file des marginaux locaux, le rejeton sale du prolétariat d’Oakland s’est vite éloigné de sa Californie natale pour partir à la rencontre des affranchis de tous bords. Une vie d’errance et de bohème qui l’amène en Alaska, auprès des chercheurs d’or du Klondike, à Londres, auprès du peuple des bas-fonds. Toujours avec les laissés-pour-compte – travailleurs pauvres, ouvriers, hobos, Indiens –, qui nourriront largement les récits de ce "vagabond des étoiles".

Fidèle à ses origines, il s’est rallié à leur cause avec énergie. Devenu correspondant de guerre, il couvre le tremblement de terre de San Francisco en 1906, le conflit russo-japonais en Corée, mais aussi la révolution mexicaine. Du côté des insurgés, bien sûr. Autodidacte, Jack London est l’auteur d’une cinquantaine de romans, nouvelles et reportages. Fasciné par cet esprit, Olivier Weber accompagne de son talent de conteur le destin d’un homme qui vécut sa vie comme une aventure.


Revue de presse :

“Il donne une biographie alerte et précise de son modèle américain, enrichie par une foule de documents d’époque, qui vient compléter heureusement le travail de la Pléiade. En mots et en images, on revit la saga tragique et chatoyante d’un socialiste fasciné par le vertige du grand large, les bas-fonds de la misère, les libertés de la fortune, la quête de l’or et l’abîme de l’alcool.”
Laurent Joffrin, Libération

"Ce très beau livre d’Olivier Weber lui-même écrivain et grand reporter, fait un récit haletant de la vie de Jack London…"
Julie Gascon, France Culture


L'Enchantement du monde

L’Enchantement du monde

Flammarion - 2015

En 1479, Gentile Bellini, peintre vénitien, est invité par le sultan Mehmet II à se rendre à Constantinople pour peindre son portrait, alors que jusqu’alors la représentation de l’homme à son image était interdite en terre d’islam. Au milieu de réformes religieuses, de révoltes militaires et d’intrigues amoureuses, la vie du peintre est profondément bouleversée.

Un roman d’aventures qui est aussi une parabole sur la tolérance et contre le fanatisme.


Revue de presse :


Les impunis

Les impunis

Robert Laffont - 2013

Les Khmers rouges ont régné sur le Cambodge de 1975 à 1979. À cette date, une partie d’entre eux ont dénoncé leurs chefs et négocié financièrement leur liberté. En échange de quoi, ils ont créé dans le nord du pays la « zone de Pailin », l’état de non-droit des anciens Khmers rouges ; ils n’ont jamais été jugés ni inquiétés. Olivier Weber, non sans risques, enquête dans ce sous-royaume dirigé par d’anciens Khmers rouges et leurs complices et dont le maître est un ex-garde du corps de Pol Pot. Casinos, bordels, trafic de rubis, ils ont construit un état mafieux ou une mafia-état ou chacun sait qui sont les anciens bourreaux qui ont su se reconvertir. Comme souvent dans les zones de « post-conflit » se mêlent les victimes et ceux qui les ont traquées. Ici comme naguère, les relations humaines s’établissent dans la terreur ; ici on boit des bières entouré d’hommes qui ont broyé, torturé, enfermé leurs compatriotes avant de terroriser leur descendance. Dans cette enclave sans frontière, les tortionnaires d’hier ont acheté la paix en installant une des chambres de compensation des mafias d’Asie. Des millions de dollars gonflent ainsi la masse des deux mille milliards de dollars illicites qui circulent chaque année dans le monde. Recyclage des consciences, recyclage de l’argent sale. La nouvelle banalité du mal, que n’ont pas atteint les récents procès politiques qui se sont déroulés au Cambodge, se situe aussi dans cette criminalité organisée sur laquelle le monde ferme les yeux.


La confession de Massoud

La confession de Massoud

Flammarion - 2013

En août 2001, Olivier Weber porte son livre, Le Faucon afghan, au commandant Massoud. Deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001, le « Lion du Panshir » est tué dans un attentat- suicide. Dans La Confession de Massoud, Olivier Weber emprunte la voix de celui qu’il a bien connu pour écrire un texte entre fiction et essai. Il porte le message que Massoud n’aura pas eu le temps de livrer au monde : une véritable profession de foi en faveur d’un Islam des Lumières. Dans cette confession imaginaire, qui rend aussi hommage aux grandes figures musulmanes, Massoud s’adresse à son fils, avoue tout son désir de paix pour l’ensemble du monde des croyants et donne ses recettes pour insérer l’islam dans la modernité, loin d’une idéologie de repli et des fondamentalismes. Il revisite ainsi le sens de son combat, se livre à un plaidoyer pour un Islam de la tolérance et débarrassé de ses tentations passéistes, qui revendique son véritable visage et s’incarne dans une vision poétique de la vie. Ce récit, au-delà de l’hommage rendu à Massoud, est une invitation à la liberté, à la tolérance et à la concorde entre les peuples. Le message de Massoud est un message de paix, de progrès et d’espérance, celui qu’il aurait voulu transmettre à l’ensemble de la communauté des croyants et pour lequel, toujours, il a combattu.


Conrad, le voyageur de l’inquiétude

Arthaud - 2011

L’esprit voyageur Ce livre est une promenade littéraire pour rendre hommage à Conrad. De belles biographies existent, mais il manquait une lucarne, celle qui ouvre sur son inquiétude, ses affres puisées ou détruites dans le mouvement de ses escapades maritimes. Une somme de tourments qui ont mené Conrad des ports plus ou moins bien fréquentés, des rixes de ponts et des tempêtes jusqu’à l’écritoire, ce lieu où guettent à la fois la rédemption et le naufrage. Trois horizons hantent ses livres : le secret de l’écriture, la faute et la foi en l’homme. Davantage qu’un écrivain de l’exotisme, il fut d’abord peintre de la condition humaine et aventurier du dedans.


Le Barbaresque

Flammarion - 2011

Alger, 1575. Miguel de Cervantès, à vingt-huit ans, est l’otage des Barbaresques qui l’ont capturé en Méditerranée. Dans cette prison à ciel ouvert, il fait la connaissance de Zorha, dont il tombe éperdument amoureux. Fille du puissant Hadji Mourad envoyé par le Sultan pour rétablir l’ordre au royaume des pirates, elle initie le futur auteur de Don Quichotte à l’imagination, la prière et la découverte de lui-même. Sa liberté, il l’obtiendra en œuvrant à l’entente entre chrétiens et mahométans, au-delà de l’hostilité que se vouent les deux mondes. Mais c’est sans compter sur la ténacité des Barbaresques et les intrigues du sérail. Voyage dans les marges du Siècle d’or et de la chrétienté, cette épopée baroque nous restitue le mystère Cervantès.


J’aurai de l’or

Robert Laffont - 2008

C’est une nouvelle ruée vers l’or qui se déroule en Amazonie, entre le Brésil, le Surinam et la Guyane française. Cette folie éternelle a attiré aventuriers et trafiquants, qui ont transformé ces villages clandestins en un état de non-droit ou l’on compte une poignée de gendarmes. D’ailleurs, ici, tout se paie en or, même une canette de bière. Trafic d’or mais aussi trafic d’armes, trafic de drogue, trafic de femmes. Règlements de comptes, séquestrations, meurtres. La ruée vers le métal précieux a dégénéré autour de Maripasoula ? deux mille habitants ?, qui est le centre de cet eldorado tenu par des caïds et des mafieux. Les hommes ne se déplacent pas sans fusil et règnent par bandes sur les orpailleurs, des Brésiliens, des Indiens, des Noirs marrons, descendants d’esclaves libérés, et des prostituées. Premières victimes de cette fièvre : les Indiens de la forêt ; ils sont sept mille et vivent de la pèche. Un désastre écologique est le résultat de cet orpaillage sauvage. Car, pour agglomérer les particules d’or, il faut du mercure. Celui-ci est acheminé vers la forêt, utilisé puis rejeté dans les cours d’eau à raison d’environ vingt tonnes par an. Le mercure se retrouve le long de la chaîne alimentaire jusqu’à l’homme. Il provoque chez les Indiens des malformations congénitales, des séquelles neurologiques et des cancers. Le taux de suicide et l’alcoolisme ont grimpé en flèche. Autre conséquence directe : la déforestation, qu’on estime à vingt mille kilomètres carrés par an. Après un an d’enquête, l’auteur a passé quatre mois sur place pour finir son livre et tourner un film, La fièvre de l’or, qui sera projeté en salle en octobre 2008, puis sur Canal + et France 2 dans les mois suivants. Il dessine des portraits, décrit la vie sur les pirogues et dans la boue, raconte les aventures d’hommes et de femmes dans ce trou du monde ou chacun se damne pour quelques pépites. Mieux que des grandes phrases, ces personnages sont les fils conducteurs sur la scène d’un des pires théâtres de la mondialisation.


Revue de presse :

RTL
France culture


Synopsis de La fièvre de l’or (Rosem Films, 2008) :

L’Amazonie est au cœur d’une nouvelle ruée vers l’or. Dans cette course, les hommes et les femmes s’enchaînent et détruisent l’un des derniers par adis, le poumon de la planète, la plus vaste forêt tropicale du monde. L’or a amené les maladies, le mercure, les crimes, l’alcoolisme, et a transformé les criques et les fleuves en poubelles. Ce cycle est celui de la destruction de l’homme par l’homme. 300 tonnes d’or sortent chaque année de la forêt et 120 tonnes de mercure y entrent. Un échange inégal, trésors contre poison. Au cœur de cette jungle sans frontières se joue le drame des Amérindiens Wayanas, côté Guyane française, pollués par le mercure nécessaire à l’amalgame de l’or et voués à une disparition prochaine.

Au cœur des ténèbres, la forêt amazonienne est ainsi devenue l’un des pires théâtres de la mondialisation.


La mort blanche

Albin Michel - 2007

Albane, une jeune humanitaire française, a disparu en Afghanistan dans la vallée de Jurm, le royaume de l’opium. De Paris à Kaboul, de San Francisco à Monte-Carlo, de l’île de Rhodes à Karachi, Jonathan remonte la piste de la poudre pour retrouver cette femme qu’il n’a pas su retenir et qui s’est perdue elle-même en voulant sauver l’humanité tout entière. Confronté à la cupidité des multinationales, à un monde d’intrigues et de complots, il va livrer un combat désespéré contre les maîtres du narcotrafic. Inspiré de faits réels, ce roman nous emmène au coeur des ténèbres, là où règne le mal absolu qui ravage l’Occident depuis des décennies.


Sur les routes de la soie

Hoëbeke - 2007

De Venise à la Chine, les routes de la Soie demeurent un axe mythique, un chemin d’initiation et d’échanges entre l’Orient et l’Occident. La magie des photos de Reza plonge directement le lecteur dans le mythe, tandis que les textes d’Olivier Weber croisent subtilement légendes et actualité. Sur les routes de la Soie invite à sillonner huit pays et découvrir différentes tribus, civilisations et traditions, à travers plus de 140 photos dont certaines n’ont jamais été publiées malgré les nombreuses parutions rendant hommage au travail de Reza. Aujourd’hui, l’esprit de cette route perdure dans les oasis, les caravansérails, des villes de la vieille Europe jusque dans l’Asie profonde. Cet esprit d’hospitalité et d’ouverture se retrouve dans les paysages, les patrimoines, les trésors qui s’offrent tout au long de cette voie de négoce et d’invention. On va d’Istanbul à Xian, de Konya à Samarcande, de Bakou à Bamyan où les bouddhas détruits semblent encore transmettre leur sagesse. Autant de messages de tolérance, autant d’oasis de la pensée. Dans ces temps troublés de civilisations en rupture, Sur les Routes de la Soie, l’anti-route des Croisades, plaide au contraire pour un rapprochement. Un chemin qui nous renvoie aussi à nos origines et à la nostalgie du nomadisme.


Kessel : Le nomade éternel

Arthaud - 2006

« Les sentiments en bataille qui parcourent les livres de Joseph Kessel ne sont que le reflet d’une âme chavirée, mais qui demeure d’abord un coeur pur, où l’amitié des hommes compte autant que le goût du baroud. Plus que reporter au long cours, chantre de la grandeur humaine, il fut chroniqueur du monde, dans le fracas des guerres et le tourment des sentiments. Conteur des steppes, "Jef", ainsi que le surnomment ses amis, reste un témoin parmi les hommes, un marcheur dans le siècle traversé avec passion, un compagnon des aventures les plus improbables, un coureur d’horizons qui en aurait trop vu, un chantre de la souffrance et du bonheur des êtres, quels qu’ils soient. » Olivier Weber


Revue de presse


La bataille des anges

Albin Michel - 2006

Un aventurier rescapé de l’insurrection des Chouans et de la Révolution, Antoine de Phélippeaux. Une jeune femme qui doit se rendre en Orient pour retrouver un énigmatique manuscrit religieux du XIIIe siècle prêchant l’entente des trois religions du Livre. Un ennemi commun, Bonaparte, général de 29 ans qui lance une expédition en Terre sainte, épisode méconnu de l’Histoire, pour être un nouvel Alexandre le Grand. Une lettre des Juifs d’Europe dont le jeune général corse s’empare pour se présenter comme le nouveau Messie. Et une fabuleuse histoire épique qui est d’abord un roman d’amour. Avec ce voyage initiatique des maquis vendéens à Saint-Jean-d’Acre, de Paris sous la Terreur à la Haute-Galilée, c’est toute la tradition du roman d’aventures qui revit sous la plume d’Olivier Weber. À travers la quête d’Antoine, héros romantique tourmenté, et sa recherche de l’amour perdu, La bataille des anges est aussi une vaste parabole aux accents stendhaliens sur le rejet du fanatisme, et un hymne à la liberté.


Le grand festin de l’Orient

Robert Laffont - 2004

Olivier Weber recense les oeuvres d’art, les paysages et les hommes qui forment la toile de fond de notre éternel rêve oriental De Venise aux montagnes afghanes, Olivier Weber remonte un chemin initiatique, celui des antiques caravanes mais aussi d’une certaine sagesse. La sagesse comme résultat des rencontres entre l’Occident et l’Orient, ce grand festin dont parlait Goethe, représentées par cette route du commerce des soieries et des idées, dans une union qui fut prospère. Car ces échanges, contrairement aux Croisades, permirent aux hommes de se définir sur une base non guerrière. Le prétexte de cette pérégrination est la recherche à Istanbul, dans une vieille mosquée, d’un manuscrit de cent soixante-dix pages de Roumi (1207-1273), le grand mystique soufi de l’islam, le poète le plus lu aux États-Unis depuis dix ans, et dont l’aura flotte sur tout l’Orient. Depuis la maison oubliée de Marco Polo au bord d’un canal vénitien, cette route est aussi celle de l’adoration des images ou de l’iconoclasme, de Léon III le Byzantin au viiie siècle jusqu’aux talibans, qui n’ont pas disparu.On croise aussi des musiciens soufis, des derviches tourneurs, de fervents défenseurs de la laïcité, des réfugiés, des chantres de la tolérance, ainsi que des douaniers racketteurs, des intermédiaires plus ou moins douteux, des agents iraniens, des opiomanes au pied du château des Hachichins, c’est-à-dire de la secte des Assassins, au nord de Téhéran, des trafiquants de drogue, des femmes afghanes qui se battent pour que triomphent leurs droits. Ce périple, à la fois essai, récit de voyage et chronique d’un orientalisme rêvé et bien réel, rassemble des émotions artistiques et le sentiment religieux, de vivants portraits des hommes et des femmes d’aujourd’hui, et les rencontres heureuses ou terribles entre deux univers.Le film « Mission Paris Kaboul » réalisé par Michaelle Gagnet et Olivier Weber sera diffusé du 3 au 8 mai sur la chaîne Voyage (cinq documentaires de 26 minutes), et courant mai, sur TMC (deux documentaires de 52 et 90 minutes).


Routes de la soie

Mille et une Nuits - 2004

Avec les contributions de Béatrice Beillard, Marie Bourreau, Claude Collin Delavaud, Édouard Cortès, Samuel Douette, Bernard Dupaigne, Habib Haider, Éric de Lavarène, Jean-Pierre Massué, Nilab Mobarez, Marie-Paule Nougaret, Zafar Païman, Reza, Max Schvoerer et Olivier Weber. Le monde avait vu avec effarement disparaître les deux Bouddhas de Bamiyan, vestiges emblématiques de l’histoire afghane. Bien que la situation politique de la région n’offrît pas des garanties totales de sécurité, loin s’en fallait, pour la première fois, en 2003, les conditions d’une stabilité minimale étaient réunies. L’occasion était trop belle, il nous fallait explorer à nouveau la mémoire de l’Asie centrale, trop longtemps confisquée et qui fête aujourd’hui timidement sa renaissance. Rouvrir la Route de la Soie, par-delà les montagnes afghanes, jusqu’à Kaboul : ce fut le pari fou, mais réussi de l’expédition Paris-Kaboul qui se déroula en août et en septembre, sous le patronage de la Guilde européenne du Raid, du magazine Le Point et de l’Unesco. Embarqués à bord de dix véhicules, des archéologues, des géographes, des spécialistes en archéomatériaux, des illustrateurs, des photographes, des écrivains, français et afghans, ont donné à la mission scientifique et culturelle trois grandes étapes : le minaret de Djam, Bamyian et ses vallées, les lacs de Band-i-Amir, sur les chemins impraticables du centre du pays... avant de rejoindre Kaboul et son musée. Ils nous rapportent quelques-unes de leurs découvertes, nous racontent les initiatives qu’ils ont menées ou dont ils ont été témoins. Et nous donnent ainsi un émouvant état des lieux de la vie qui recommence.


La guerre en Irak, le livre noir

La Découverte - 2004

Le président des États-Unis George W. Bush a qualifié la guerre en Irak de « l’une des campagnes militaires les plus rapides et les plus humaines de l’Histoire ». Pourtant, dès les premiers bombardements des forces de la coalition, en mars 2003, jusqu’au transfert du pouvoir aux Irakiens, le 30 juin 2004, en passant par le scandale de la prison d’Abou Ghraib — ancien centre de torture sous le règne de Saddam Hussein devenu lieu de sévices de la part de gardes américains —, la guerre en Irak a été ponctuée de très nombreuses violations des droits de l’homme. Un an et demi après le début de la guerre, entre les exactions de l’armée irakienne, les homicides contre des civils par les forces américaines et britanniques, les attentats aveugles et les violences des différents groupes armés qui sévissent dans le pays, les mauvais traitements sur des prisonniers irakiens, le manque d’accès aux soins et à l’éducation, et l’insécurité qui empêche, en particulier les journalistes, de travailler librement, la situation en Irak reste particulièrement préoccupante. Cet ouvrage offre au lecteur un aperçu des exactions les plus graves relevées par les organisations Amnesty International, Human Rights Watch et Reporters sans frontières ainsi que par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies. On y trouvera également une remarquable postface du journaliste Olivier Weber sur la tragique multiplication des prises d’otages.


Je suis de nulle part : sur les traces d’Ella Maillart

Payot - 2003

Voyageuse intrépide en son temps, mythique aujourd’hui, Ella Maillart (1903-1997) fut bien cette « femme du globe » dont parlait Paul Valéry. Née à Genève dans un milieu aisé, elle ne rêvait que de fuir une Europe égoïste. A peine sortie de l’adolescence elle s’en va. Sur mer, d’abord, puis à travers les steppes et les monts d’Asie centrale, à la recherche des nomades. Elle ira traîner son regard d’azur en Chine, en Afghanistan, en Inde, traversant maintes contrées dangereuses avec une ténacité qui n’a rien à envier à celle d’Alexandra David-Néel. Mais son goût de l’aventure n’est que de façade : ce qui lui importe, c’est la rencontre de l’autre, sous une yourte kirghize comme au pied des bouddhas de Bamyan, pour mieux se découvrir soi-même.


Femmes afghanes

Hoëbeke - 2002

Ramenées clandestinement d’Afghanistan par les plus grands photoreporters avant novembre 2001, les photos de ce livre témoignent de la condition réservée aux femmes par le régime taliban. Ces clichés dénoncent l’emprisonnement physique et psychologique, et montrent la lutte des femmes afghanes pour conserver leur dignité.


Eternités afghanes

Le Chêne - EPA Editions - 2002

Ampleur du patrimoine naturel et culturel, richesses des traditions, vitalité à toute épreuve : ces atouts constituent un socle sur lequel l’Afghanistan peut construire un avenir de paix. Les superbes et émouvantes photos de Reza, le texte sobre d’Olivier Weber, grand reporter au journal « Le Point », évoquent l’Afghanistan intemporel et éternel, aventure de l’esprit et de l’âme, carrefour culturel.


On ne se tue pas pour une femme

Plon - 2001

Ils vont s’aimer, se déchirer, se réconcilier. Les échotiers, les salons littéraires et mondains les considèrent comme le couple le plus en vue du Paris des années 30. Tout leur réussit et en même temps tout les oppose. Alice Cocéa, séduisante, frivole, est une comédienne célèbre. Victor Point, personnalité tourmentée, épris d’aventures lointaines, vit avec de lourds secrets intimes. Dans un univers brillant, insouciant, ils iront au paroxysme de leur passion, se blessant, se mettant constamment en danger. Olivier Weber confère à ces personnages, qui ont vraiment existé, une présence exceptionnelle sur la toile de fond d’un Paris politique et artistique éblouissant, et dans le décor contrasté de l’Orient mystérieux.


Afghanistan, la mémoire assassinée

Mille et une Nuits - 2001

Le 2 mars dernier se tenait à l’Unesco à Paris un grand colloque sur le patrimoine afghan. Le hasard a voulu que quelques jours auparavant, le mollah Omar déclare son intention de détruire les grands bouddhas de Bamyan, donnant au colloque une répercussion médiatique exceptionnelle. En détruisant et éparpillant les trésors archéologiques de l’Afghanistan - ne faisant d’ailleurs qu’amplifier un mouvement qui a débuté il y a plus de vingt ans avec l’invasion soviétique -, les talibans cherchent à éliminer une culturelle exceptionnelle par sa richesse et son syncrétisme : au carrefour du bouddhisme et de la culture grecque, puis de l’islam, sous influence de la Perse, la culture afghane occupe une place essentielle dans l’histoire de l’humanité. L’art gandhara est la représentation de la rencontre pacifique des cultures orientales et occidentales, dans les premiers siècles de notre ère. C’est tout un peuple que les talibans entendent couper de son histoire pour lui en donner une version révisée, univoque : une histoire arabe et islamique, venue de la Péninsule arabique, faisant oeuvre négationniste. On comprend que la polémique vive qui s’est déclarée au même moment, que l’on peut résumer ainsi : pourquoi sauver des pierres quand il y a des hommes et des femmes qui vivent dans l’enfer, est une fausse polémique. Pour le régime des talibans, il s’agit d’une provocation en direction de l’Occident, mais il marque une étape dans le durcissement politique. La charge symbolique du dynamitage des grands bouddhas a sensibilisé le monde entier sur les conditions de subsistance dans ce pays. Organisé en trois sessions (Patrimoine archéologique, historique et culturel ; patrimoine humain ; et projets d’avenir), il a rassemblé les plus grands spécialistes, français comme étrangers, notamment : Jean-Pierre Faye, philosophe, Pierre Cambon, conservateur au musée Guimet, Jinad Dixhit, ambassadeur de l’Inde à Kaboul, Claude Collin-Delavaud, géographe, Bernard Dupaigne (ethnologue, sous-directeur du Musée de l’Homme) et Olivier Weber, journaliste et écrivain. Le livre recueille une dizaine des principales communications des intervenants dans le colloque. Il est précédé d’un avant-propos de Matsuura, président de l’Unesco.


Le faucon afghan : un voyage au pays de Talibans

Robert Laffont - 2001

Olivier Weber a pu passer quatre semaines en Afghanistan : un mois dans ce fief délirant et attachant, un mois dans le pays de l’absurde. Olivier Weber est un des meilleurs écrivains-voyageurs français. Il est un des rares journalistes européens depuis quatre ans à avoir passé un mois complet en Afghanistan, et à avoir pu sortir de Kaboul. Son expérience de la région, ses liens avec des chefs de tribu, des talibans, des marchands d’armes, des policiers, ont permis ce voyage. Il pratique l’ethnologie « participante » : quand il entre dans un groupe, il adopte en tout point la façon d’être de ceux qui le composent.Dans les villes et villages ou il a vécu, les personnages clef, les mollahs, les ministres l’ont reçu et se sont entretenus avec lui. Le pays est dirigé vers l’édification du Bien. Les miliciens cravachent dans les rues ceux qui ne vont pas prier à l’heure dite dans les mosquées ; les voleurs ont une ou deux mains coupées, en public ; les adultères et l’homosexualité sont punis de lapidation : on place les coupables sous un camion-benne rempli de blocs de pierre ; la possession d’un lecteur de cassettes est punie de deux paires de gifles, dans le meilleur des cas ; le dépassement du couvre-feu mérite une bastonnade... Il est aussi entraîné vers l’édification du Mal : les combines, les trafics, la culture du pavot, les négoces de l’opium, le marché noir des médicaments sont les méthodes les plus courantes grâce auxquelles les talibans vivent sur le peuple.Parallèlement à la vie contemporaine en Afghanistan, des scènes du passé éclairent le présent. Les batailles avec les Anglais, le séjour de Lawrence d’Arabie, les chasses au faucon, les visites aux bouddhas... permettent d’appréhender l’esprit et l’âme de ce peuple. Voilà des siècles que leur histoire se construit autour de leur caractère propre : orgueil et hospitalité, courage invincible et esprit de vengeance.


Chasseurs de dragons | Des pavots afghans aux bars d’Occident

Payot - 2000

À quoi ressemble vraiment cette "route de la drogue" qui court de la Birmanie à l’Afghanistan, de la Thaïlande à l’Iran, de la Russie à Pigalle ? Des confins mystérieux du Triangle d’Or aux squats sordides de Clichy ou Amsterdam, Olivier Weber a rencontré les seigneurs de la poudre, la pègre de l’opium, ses soutiers, ses demi-soldes, ses victimes. Et en chemin, bien sûr, il a croisé les fantômes de quelques grands opiomanes et héroïnomanes : Baudelaire, Nerval, Cocteau, Jarry, Ginsberg, Kerouac.


Soudan : les enfants esclaves

Mille et une Nuits - 1999

C’était en 1994, lors de la saison sèche. Dans les pâturages où il jouait avec ses camarades d’école, Aluk, dix ans, vit son village pillé et son père assassiné. Lui, subit le sort de milliers d’autres enfants Dinkas : l’esclavage. Aluk a passé quatre années dans l’humiliation, les coups et les chaînes. Son maître l’obligea à se convertir à une autre religion, à porter un autre prénom, à apprendre une autre langue et à grandir loin de sa mère. Soudan : les enfants esclaves est le témoignage direct sur le trafic des nouveaux négriers, encouragé par les autorités de Khartoum qui profitent de la rébellion dans le Sud-Soudan pour réduire au silence le peuple dinka, animiste et chrétien, Olivier Weber, grand reporter au Point, a couvert différents conflits. Il a obtenu les prix Albert-Londres et Lazareff.


Lucien Bodard, un aventurier dans le siècle

Plon - 1997

Monstre sacré du journalisme, Lucien Bodard est un personnage hors du commun, amoureux des femmes et de la vie. Témoin lucide des champs de bataille et des révolutions, baroudeur mélancolique admiré par Joseph Kessel, il a traversé les barbaries de ce siècle pour mieux décrire les hommes et leurs excès, dans ses articles puis ses livres, qui lui valurent une notoriété internationale et le prix Goncourt. Romancier vénéré par le public, il fut longtemps voué aux gémonies par l’intelligentsia pur avoir été l’un des premiers à critiquer le régime de Mao et ses dérives. En Indochine, pendant la guerre menée par les Français, il subit les foudres des militaires pour avoir prédit la chute du régime colonial, comme il avait annoncé, dès 1947, la fin de la présence française en Algérie. C’est une vie de légende, d’amours et d’aventures, un itinéraire tourmenté que nous fait découvrir cette première biographie de Lucien Bodard, avec de nombreuses révélations reposant sur des archives inédites. Agé aujourd’hui de quatre-vingt-trois ans, ce fils de consul naquit au fin fond de la Chine au temps des Seigneurs de la Guerre. Ses premiers souvenirs furent des images de têtes coupées et de suppliciés. Ancien de la France Libre, envoyé spécial permanent de France-Soir en Extrême-Orient, grand reporter dépêché sur tous les points chauds de la planète, " Lulu le Chinois " décrivit les horreurs des guerres et devint ce qu’il appelle un " voyeur de l’atroce ". A travers ce personnage épique, chantre de la passion amoureuse, Lucien Bodard, un aventurier dans le siècle est aussi le tableau foisonnant de l’histoire politique, de la vie littéraire et du journalisme depuis les années vingt.


French doctors : L’épopée des hommes et des femmes qui ont inventé la médecine humanitaire

Robert Laffont - 1995

La médecine humanitaire a vingt-cinq ans, une histoire mouvementée écrite du Biafra à la Bosnie en passant par l’Ethiopie, l’Arménie ou la Somalie, et à peu près autant de détracteurs que de défenseurs.


La route de la drogue

Arléa - 1995

Enquête minutieuse, parcours complet des champs de pavot du Triangle d’Or et du Croissant d’Or aux banlieues parisiennes d’un grand reporter au magazine Le Point, prix Albert-Londres 1992.


Voyage au pays de toutes les Russies

Quai Voltaire - 1992

"Voyage au pays de toutes les Russies date de 1992, c’est-à-dire qu’il raconte le début du postcommunisme. À Moscou ce que les correspondants étrangers appellent avec nostalgie les années rock’n roll, en province la déroute, le démantèlement, l’enlisement. Comment une parano nouvelle remplace l’ancienne. Ce livre qui a dix ans tient le coup, alors qu’il s’est passé des choses, Dieu sait, dans ces coins-là au cours de ces dix ans. Cela tient à ce qu’Olivier Weber n’a pas de thèse, juste un regard et de l’appétit pour les gens. A ce qu’il n’aime ni prophétiser ni juger, seulement raconter, et à ce que les récits, au contraire des tribunes libres et des débats d’opinion, se bonifient en vieillissant. Cela tient à sa qualité d’homme. On se dit qu’on prendrait bien le Transcaucasien avec lui." (Emmanuel Carrère)

Remise du Prix Joseph Kessel de la Scam à Marc Dugain

avec Colette Fellous, Pierre Haski, Michèle Kahn, Gilles Lapouge, Benoît Peeters, Jean-Pierre Perrin, Olivier Weber et Marc Dugain - Saint-Malo 2018

Animé par Olivier Weber
Avec Colette Fellous, Pierre Haski, Michèle Kahn, Gilles Lapouge,Benoît Peeters, Jean-Pierre Perrin, Olivier Weber et Marc Dugain.


Aux côtés des Kurdes

avec Stéphane Breton, Olivier Weber, Azad Ziya Eren, Antoine Agoudjian - Saint-Malo 2018

Animé par Jean-Pierre Perrin
Avec Stéphane Breton, Olivier Weber, Azad Ziya Eren et Antoine Agoudjian.


Mensonges

Avec Alaa El Aswany, Elise Fontenaille-N’Diaye, Jean-Christophe Rufin, Manon Loizeau, Mehran Tamadon et Olivier Weber. - Saint-Malo 2015

Avec Alaa El Aswany, Elise Fontenaille-N’Diaye, Jean-Christophe Rufin, Manon Loizeau, Mehran Tamadon et Olivier Weber. Débat animé par Pierre Haski


Exil, exodes, migrations

Avec Olivier Weber, Andrea Di Nicola, Giampaolo Musumeci, Noémi Aubry, Laëtitia Tura - Saint-Malo 2015


Avec Olivier Weber, Andrea Di Nicola, Giampaolo Musumeci, Noémi Aubry, Laëtitia Tura, une rencontre animée par Pierre Haski


Reporters de guerre

Saint-Malo 2014

Avec Olivier Weber, John Morris et Alain Buu.
Animé par Michel Puech


Au cœur de l’Histoire en train de se faire

Saint-Malo 2014

Avec : Velibor Colic, Khaled Al Khamissi, Andreï Kourkov, Amine Boukhris, Charif Kiwan, Olivier Weber
Animé par : Yann Nicol


Asie, terre de sagesse, terre de violence

Avec Olivier Germain-Thomas et Olivier Weber - Saint-Malo 2013

Avec Olivier Germain-Thomas et Olivier Weber. Animé par Willy Persello


Rencontre "Où va le monde ?"

Saint-Malo 2011

Avec Olivier Weber, réalisateur de "Trafics, les rubis des Khmers Rouges", et Jean-Pierre Boris, coauteur de "Main basse sur le riz".


Pirates

Saint-Malo 2011

Avec : HIPPOLYTE, Olivier WEBER, Dominique LE BRUN, Michèle POLAK. Un débat animé par : Géraldine Delauney.


Remise du prix Kessel à Eugène Nicole

Saint-Malo 2011

Avec Michèle KAHN, Michel LE BRIS, Jean-Marie DROT, BORER Alain, NICOLE Eugène, Olivier WEBER, Patrick RAMBAUD, Gilles LAPOUGE


Tunis, Le Caire, Lybie : le monde qui vient

Saint-Malo 2011

Avec Tahar BEKRI, Olivier WEBER, DAOUD Kamel, AL KHAMISSI Khaled, MEDDEB Abdelwahab, BEN MHENNI Lina, PERRIN Jean-Pierre,
animé par Yves Chemla


Grands reporters, carnets intimes

Saint-Malo 2009
Dimanche : 10h15 - Grands reporters, carnets intimes
Alain Mingam, Jean-Pierre Perrin, Pierre Haski, Olivier Weber, Jean-Paul Kauffmann. Animé par Hubert Artus

Programme


Samedi

15h00
Signatures
 

Dimanche

11h30
(Film) Défi Baïkal, au delà de la lumière
Cinéma Vauban – Salle 5 (200 places)

12h30
Suivi d’une rencontre avec le réalisateur
Cinéma Vauban – Salle 5 (200 places)

15h00
Remise du Prix Joseph Kessel de la Scam à Marc Dugain
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)

17h15
Aux côtés des Kurdes
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)

18h50
Signatures
 

Lundi

11h00
Signatures

14h30
Signatures