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MORROW James

États-Unis

L’Arche de Darwin (Au Diable Vauvert, 2017)

Né à Philadelphie en 1947, critique littéraire, traducteur, illustrateur, James Morrow est surtout un très grand auteur de fantasy et de SF. Son œuvre est à la fois une satire des religions établies, de l’humanisme et du monde post-déiste moderne. Il est principalement connu pour sa trilogie de Jéhovah, récompensée par le prestigieux World Fantasy Award en 1995. Son dernier livre L’Arche de Darwin mêle une fois encore avec habileté et loufoquerie le roman d’aventure, la fable et les questions fondamentales de notre humanité, ici la sélection naturelle et Dieu.

James Kenneth Morrow est né à Philadelphie le 17 mars 1947. Après la guerre, ses parents achètent une petite maison en banlieue, poussés par la réputation de l’école publique d’Abington. L’auteur attribue directement sa carrière d’écrivain de fiction au cursus d’humanités du lycée d’Abington. Tout particulièrement, il s’inspirera d’auteurs comme Dante, Voltaire, Dostoïevski, Kafka, Camus et Ibsen.

Adolescent, il produit des films avec ses amis, notamment Joe Adamson, David Stone et George Shelps. Pendant ses études à l’université de Pennsylvanie, il gagne sa vie en travaillant comme réalisateur pour les écoles publiques de Philadelphie. Diplômé en 1969, Morrow part s’installer à Somerville dans le Massachusetts où il peut assister aux cours de la Havard Graduate School of Education (HGSE).

Avec la publication en 1981 de son premier roman, The Wine of Violence, il entame sa carrière d’écrivain à plein temps, versant dans la fiction philosophique et tenant la promesse qu’il s’était faite pendant les cours de Littérature étrangère sur James Giordano de participer au monde des idées.
Pendant les 35 ans qui suivirent, Morrow produit dix romans, trois novellas et plusieurs douzaines de nouvelles, la plupart faisant la satire des arguments chrétiens concernant la marche de l’univers. En dehors de sa fascination pour les questions religieuses, les thèmes caractéristiques de l’auteur incluent la folie de la guerre, la nécessité du féminisme et les liens parents-enfant.

Les lecteurs français le découvrent à travers ses romans Ainsi finit le monde (finaliste du prix Nebula en 1988 et approprié par les fans de SF) et Notre mère qui êtes aux cieux (primé au Wolrd Fantasy Award en 1991). Mais l’œuvre qui lui vaut sa renommée est la trilogie de Jéhova (The Godhead Trilogy) publiée dans les années 1990. L’histoire commence par la découverte du corps géant de Dieu tombé du ciel et flottant mort dans l’océan. Le Vatican souhaite garder la chose secrète en remorquant le cadavre dans les eaux glacées de l’Arctique alors que des activistes athées tentent de le détruire…
Le deuxième tome est une parodie des grands romans judiciaires américains. Dieu est assigné en justice par un petit juge provincial pour crime contre l’Humanité. Le roman met en scène le procès, appelant à la barre des témoins des personnages bibliques comme Satan ou Jésus. Le troisième tome entame une réflexion métaphysique au sein des Hommes : la mort de Dieu les renvoie à leurs questions effrayantes sur l’existence et le destin.

Depuis la trilogie de Jéhova, il a publié en France trois romans traduits aux éditions Au Diable Vauvert : Le Dernier Chasseur de sorcière (2003), L’Apprentie du philosophe (2011) et Hiroshima n’aura pas lieu (2014). Il revient cette année avec L’Arche de Darwin, un nouveau roman dans la lignée de ses précèdents ouvrages : une fable aventureuse qui se confronte aux grands questionnements humains, prête à nous faire réfléchir entre deux moments jouissifs d’extravagance et de comédie. L’Arche de Darwin est l’histoire de Chloe Bathurst, actrice sans rôle qui décroche un emploi de gardienne de zoo chez Charles Darwin où elle rencontre toutes sortes d’animaux exotiques et théories scientifiques étonnantes. Elle décide alors de participer au « Grand concours de dieu », qui offre 10 000 £ à qui prouvera ou réfutera l’existence d’un être suprême. Le brouillon de la théorie de l’évolution en poche, elle s’embarque pour les Galapagos… Une satire burlesque et une aventure déjantée autour de l’évolution, de la sélection naturelle et de Dieu


Bibliographie :

  • L’Arche de Darwin (Au Diable Vauvert, 2017)
  • Notre Mère qui êtes aux cieux (Au Diable Vauvert, 2016)
  • Hiroshima n’aura pas lieu (Au Diable Vauvert, 2014)
  • Le dernier chasseur de sorcières (10/18, 2005)
  • La trilogie de Jéhovah (Au Diable Vauvert, 2006)
  • Le dernier chasseur de sorcières (Au Diable Veuvert, 2003)
  • La trilogie de Jéhovah, T1 (Au Diable Vauvert, 2001) Grand Prix de l’Imaginaire Roman étranger en 1996
  • La trilogie de Jéhovah, T3 (Au Diable Vauvert, 2000)
  • La trilogie de Jéhovah, T2 (Au Diable Vauvert, 2000)
  • Cité de vérité (Gallimard SF, 1998)
  • Notre mère qui êtes aux cieux (J’ai Lu, 1991)
L'arche de Darwin

L’arche de Darwin

Au Diable Vauvert - 2017

Actrice sans rôle, Chloe Bathurst décroche un emploi de gardienne de zoo chez Charles Darwin où elle rencontre toutes sortes d’animaux exotiques, ainsi que différentes théories scientifiques d’une modernité étonnante. Pour sortir son père de l’hospice, elle vole la première mouture de la théorie de l’évolution et s’inscrit au Grand concours de dieu, qui offre 10 000 £ à qui prouvera ou réfutera l’existence d’un être suprême. Alors que d’autres aventuriers recherchent l’arche de Noé sur le mont Ararat et qu’un enseignant britannique rencontre l’origine de l’humanité dans une fumerie de haschich, Chloe s’embarque dans un périple en bateau et montgolfière à travers le Brésil, l’Amazone et les Andes pour rapporter les spécimens nécessaires à ses ambitions. Parvenue aux Galápagos, elle va user de toute sa ruse, et du texte de Darwin, pour un procès en blasphème ?

Revue de presse

  • Résumer un roman de Morrow est périlleux, tant se mêlent une imagination débordante, un humour cinglant et l’art de construire des fables aventureuses qui se dévorent tout en faisant réfléchir. Tous les personnages — y compris ceux qui ne reflètent pas les opinions de l’auteur, puissamment athée — sont suffisamment fins pour exister à part entière et permettre d’éviter l’écueil du roman à thèse. Hilarant et provoquant, L’Arche de Darwin est, à sa façon, une divine comédie… ( H.P. Télérama )
  • Moraliste swiftien et humaniste voltairien, disciple de Camus, James Morrow est un des hyper-conteurs, un des maîtres de l’imaginaire, les plus formidables qui soit, lauréat par deux fois du prestigieux World Fantasy Award (…) Avec L’Arche de Darwin, il nous donne une variation romanesque tour à tour burlesque et virtuose de la querelle du darwinisme et des débats sur l’origine de l’homme. Régalant. ( François Angelier, France Culture)
  • Au fil de cette geste prodigieuse où se croisent, portés par une écriture ouvragée, les fastes du roman d’aventures ­stevensonien ou vernien, Morrow, en bon fils des Lumières, prouve que le meilleur moyen de poser des problèmes hautement philosophiques réside dans les réjouissances de l’humour, les embardées du grotesque et les folies de l’érudition. (François Angelier, Le Monde des Livres)
Vivement l'Apocalypse

Vivement l’Apocalypse

(Bernard Faroux et Jean-Pierre Dionnet, Canal+, 1999, 45’) -

Comment survivre au bogue de l’an 2000 ? Quelles mesures faut-il prendre pour faire face à la catastrophe qui annoncera la fin de notre civilisation ? Et les extraterrestres ? Existent-ils vraiment ?
Avec la participation de Maurice G. Dantec, Norman Spinrad, Serge Lehman, James Morrow ...

Notre mère qui êtes aux cieux

Notre mère qui êtes aux cieux

Au Diable Vauvert - 2016

Appelez ça un miracle. Appelez ça un accident à la banque de sperme. Mais Murray Katz, le propriétaire célibataire d’un phare près d’Atlantic City, a été béni par l’arrivée d’une fille conçue de l’union de sa propre semence et d’un ovule, mais de qui ?
A la banque du sperme, ils ont appelé ça une « parthénogenèse inversée ». Murray est d’autant plus étonné quand sa fille accomplit ses premiers miracles.
Comme son demi-frère Jésus, Julie Katz peut marcher sur l’eau, soigner les aveugles et ressusciter les morts. Mais il n’est pas si facile d’être le Messie. Pauvre Julie, perdue devant le rôle à adopter, est tentée par les élucubrations du diable, et provoquée par des néo chrétiens. Ce n’est pourtant que le début sa fantastique odyssée à travers l’enfer, New Jersey, et sa propre confusion.
« À huit ans, elle marchait, le buste bien droit, balançant son bras gauche en arrière en même temps qu’elle portait sa jambe gauche en avant, un accomplissement qui dérouta particulièrement Murray quand, au milieu de sa deuxième année, il s’aperçut que parmi les divers matériaux sur lesquels elle marchait – sable, herbe, carrelage et moquette – il y avait... l’océan Atlantique. »
« Jamais Morrow n’oublie d’être fin, ironique, inventif. » Jean-Claude Vantroyen, Le Soir


Vers Hiroshima

Au Diable Vauvert - 2014

Hymne à la gloire du cinéma de séries Z, ce roman surréaliste et incisif dénonce avec subtilité l’atrocité des bombes atomiques lancées sur le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Eté 1945, alors que le Japon se prépare à se défendre jusqu’à la mort, un événement inattendu retarde le projet Manhattan. Heureusement, l’US Navy a un tour d’avance grâce à son projet Knickerbocker : des iguanes mutants géants, cracheurs de feu, prêts à débarquer sur les terres nipponnes pour les dévaster. Auparavant, il est nécessaire de faire une simulation du projet, afin de convaincre le Japon de se rendre et leur épargner, ainsi qu’au reste du monde, l’horreur absolue. C’est là qu’intervient la star de série Z Sums Thorley, interprètes de Corspuscula le monstre et Kha-Ton-Ra la momie vivante. Thorley va jouer Gorgantis, créature sans pitié dévastant une maquette de métropole nipponne devant une délégation japonaise médusée… Avec un style absurde, mêlant personnages réels et imaginaires, Vers Hiroshima est un roman résolument hilarant, qui met à l’index les folies des hommes.


En remorquant Jehovah

Au Diable Vauvert - 2000

Remise du Grand Prix de l’Imaginaire

Avec Sylvie Allouche, Ange, Sabrina Calvo, Alain Damasio, Jean-Claude Dunyach, S.E. Grove, Ellen Herzfeld, Dominique Martel, James Morrow et Joëlle Wintrebert - Saint-Malo 2018

Avec Sylvie Allouche, Ange, Sabrina Calvo, Alain Damasio, Jean-Claude Dunyach, S.E. Grove, Ellen Herzfeld, Dominique Martel, James Morrow et Joëlle Wintrebert.

Retrouvez les lauréats 2018 sur notre site et sur celui du Grand Prix de l’Imaginaire.

Programme


Samedi

14h30
Pour en finir avec Dieu ?-SF et religion
Maison de l'imaginaire (Chapelle de l'ENSM)

15h50
Signatures

17h45
Quêtes d’aventure
Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 1

19h05
Signatures
 

Dimanche

14h00
L’arche de Darwin
Nouveau Monde - salle 2

15h05
Signatures

17h30
Remise des Grands prix de l’imaginaire
Maison de l'imaginaire (Chapelle de l'ENSM)

18h50
Signatures