GUDMUNDSSON Einar Mar

Islande

Les Rois d’Islande (Zulma, 2018)

Il est l’un des écrivains islandais les plus primés à travers le monde et dans son pays, avec notamment le Swedish Academy Nordic Prize – dit « le petit Nobel » – pour l’ensemble de son œuvre. Romancier, poète et nouvelliste, il a signé une dizaine de romans, mais aussi des livres pour enfants, des scénarii de cinéma et des traductions. Les notions de réel, d’imaginaire et de surnaturel sont pour lui une seule et même réalité globale, qu’il ne cesse d’explorer dans ses romans. Son chef-d’œuvre, Les Rois d’Islande paraît en français, un tour de force romanesque doublé d’une satire incisive de la société et de la politique islandaises.

Né en 1954 à Reykjavik, romancier, poète et nouvelliste, Einar Mar Gudmundsson est l’écrivain islandais de l’après-guerre le plus traduit, et sans conteste un des plus talentueux.

Après des études d’histoire et de littérature comparée à l’université de Reykjavik, il trouve un poste à l’université de Copenhague qui lui permet d’écrire sa poésie et publier de nombreux recueils. Mais c’est en 1982 qu’il fait une entrée fracassante en littérature avec son premier roman Les chevaliers de l’escalier rond.

Einar Már Guðmundsson publie ensuite plus d’une dizaine de romans, traduits dans plus de vingt-cinq langues et une trentaine de pays, récompensés par de nombreux prix littéraires : il a notamment reçu le Nordic Council Literature Prize, la plus haute distinction décernée à un écrivain des cinq pays nordiques, l’Íslensku bókmenntaverðlaunin, le plus prestigieux prix littéraire d’Islande, et le Swedish Academy Nordic Prize – dit « le petit Nobel » – pour l’ensemble de son œuvre. Il est également auteur de livres pour enfants, scénariste de cinéma et traducteur des œuvres de Ian McEwan en islandais.

Dans son œuvre, Einar Már Guðmundsson parle du quotidien en le transfigurant par le biais de mots de tous les jours, exercant pleinement son travail de poète. Comme il le dit lui-même, il tente d’examiner ce que « la réalité recèle de magique en même temps que la part de réalité que la magie recèle ». Les notions de réel, d’imaginaire et de surnaturel ne sont donc qu’une seule et même réalité globale dans ses romans. Son chef-d’œuvre Les Rois d’Islande vient d’être traduit pour la première fois en français (Zulma), un tour de force romanesque doublé d’une satire incisive de la société et de la politique islandaises.


Bibliographie :

  • Les Rois d’Islande [« Íslenskir kóngar »], trad. d’Éric Boury (Zulma, 2018)
  • Le Testament des gouttes de pluie [« Eftirmáli regndropanna »], trad. d’Éric Boury (Gaïa Éditions, 2008)
  • Les Chevaliers de l’escalier rond [« Riddarar hringstigans »], trad. d’Éric Boury (Gaïa Éditions, 2007)
  • Les Anges de l’univers [« Englar alheimsins »], trad. de Catherine Eyjólfsson, (Flammarion, 1998)
Les Rois d'Islande

Les Rois d’Islande

Zuma - 2018

Le clan Knudsen règne depuis plus de deux siècles sur Tangavík – petit port de pêche battu par les vents ou fief d’armateurs, question de point de vue.
Chez les Knudsen, on est potentiellement marin de père en fils, sauf à faire carrière à la caisse d’épargne. On compte dans la famille de grands hommes, des hôtesses de l’air et de gentils simplets. Ils ont été ministres, bandits, avocats, ivrognes patentés et parfois tout cela en même temps. Les Knudsen ont bâti des empires et les ont perdus avec le même panache. Ils ont monté des conserveries de harengs, composé des symphonies, roulé en belle américaine et sacrément magouillé. Ils ont été portés au pinacle et mis au pilori. Toujours persuadés, de génération en génération, d’être les rois d’Islande.
L’histoire mirifique des Knudsen, de ses représentants et de tous ceux qui passaient par là est, on l’aura compris, un tourbillon de portraits hautement réjouissants – la saga contemporaine d’une famille exubérante et totalement déjantée.

Traduit de l’Islandais par Éric Boury


Revue de presse

  •  Visiblement, l’auteur prend beaucoup de plaisir à divertir ses lecteurs. Les blagues fusent en rafales, comme tirées à l’arme automatique. La critique espiègle d’une société islandaise pourrie jusqu’à l’os. (Fréttablaðið)
  • Un récit exceptionnellement exubérant, des personnages hauts en couleur, beaucoup d’humour et une analyse incisive de la société. Un livre vivant et un bonheur de lecture. (Morgunblaðið)