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QUEFFÉLEC Yann

France

Dictionnaire amoureux de la mer (Plon, 2018)

©F.Galletti

Couronné en 1985 par le prix Goncourt pour Les Noces Barbares, ce Breton à l’humeur sauvage n’a jamais cessé depuis d’écrire sur les démons du cœur et les passions qui animent l’être humain. Après avoir célébré la Bretagne en 2012, il signe cette année un nouveau Dictionnaire amoureux de la mer.

Couronné en 1985 par le prix Goncourt pour Les Noces Barbares, Yann Queffélec est l’auteur de nombreux romans. Après des années passées dans l’ombre de la figure de son père, le fameux romancier Henry Queffélec, une rencontre imprévue sur l’île de Ré avec l’éditrice Françoise Verny fait vraiment basculer ce breton à l’humeur sauvage dans l’écriture. Il n’a jamais cessé depuis d’écrire sur les démons du cœur et les passions qui animent l’être humain.
En 2012, il nous livre avec émotion et érudition son Dictionnaire amoureux de la Bretagne, un pays de vent, d’abers et de souvenirs. De l’Aber-Ildut, son village familial, à tous ces hauts-fonds sur lesquels il a failli plus d’une fois déchirer ses bateaux, de Bécassine à la tante Sabote, cet Armoricain pure souche évoque une Bretagne tout à la fois mythique et bien réelle, c’est-à-dire éternelle. Autour de la Bretagne, ses ports et ses rivages, ses villes et ses îles, ses spécialités culinaires et ses saints, son histoire et ses grands hommes (Saint-Pol-Roux, Tabarly...), il compose, au fil des pages et des récits qui s’enchaînent, une partition autobiographique prenante, tout ensemble vigoureuse et profonde, vivante et émouvante. « Égrenant les thèmes au gré de l’ordre alphabétique, il ne lâche jamais le fil personnel qu’il a choisi de dérouler, et c’est une enfance qu’il raconte, des sensations anciennes qu’il retrouve, une généalogie qu’il retrace, des êtres chers désormais disparus qu’il fait revivre. » (Télérama).

Son roman paru en 2014, Désirable, prend aussi place en Ille-et-Vilaine, l’histoire d’un dessinateur de BD raté, lassé de tout, qui voit sa vie boulversée par l’arrivée d’une mystérieuse jeune femme. En 2015, il publie deux romans, l’un autour de la figure paternelle, L’homme de ma vie, etl’autre, L’ennemie dans la peau, narre l’histoire d’un homme à la vie frivole quiest soudain rattrapé par son passé.
En 2017, Phillippe Baron réalise un documentaire qui retrace la vie de l’écrivain.

Ce grand marin signe cette année un nouveau Dictionnaire amoureux de la mer, à paraître en mai, d’ores et déjà dans la présélection du Prix Gens de Mer 2018.


Bibliographie sélective :

  • Dictionnaire amoureux de la mer (Plon, 2018)
  • L’homme de ma vie (Éditions Guérin, 2015)
  • L’ennemie dans la peau (L’Archipel, 2015)
  • Désirable (Cherche-midi, 2014)
  • Dictionnaire amoureux de la Bretagne (Plon, 2012)
  • Le plus heureux des hommes (Fayard, 2007)
  • Le soleil se lève à l’Ouest (Bartillat, 2001)
  • Noir Animal (1997)
  • Et la Force d’aimer (Grasset, 1996)
  • Disparue dans la nuit (Grasset, 1994)
  • Les Noces barbares (Gallimard, 1985 - prix Goncourt)
Dictionnaire amoureux de la mer

Dictionnaire amoureux de la mer

Plon - 2018

« Nous, la mer,

Ce livre dit la mer, il dit l’aimer, l’avoir toujours aimée : il ne dit pas toute la mer, vaine ambition d’un zozo. Même la grenouille y regarderait à deux fois. Ce livre dit le vieil homme et la mer, la femme et la mer, une lutte contre soi, contre ses rêves, une quête à la vie à la mort de l’horizon ni près ni loin, une osmose avec les éléments dont l’être humain fait partie - s’il n’est ici-bas le maître du jeu. Ce livre dit la mer et les marins, les écrivains, les travailleurs du grand métier, les artistes charmés, charmeurs, les damnés du poisson. Il dialogue avec l’univers par-dessus les jours et les flots. C’est un coquillage où l’on entend, j’espère, battre le pouls du verbe aimer. Ce livre raconte une histoire océanique, la mienne, il ne prétend jamais connaître la mer ni la réduire à ses cadenas, ses tics, l’exhiber à travers les mots comme une bestiole de foire. J’aime la mer et je m’en souviens, j’y vais, je vous emmène avec moi. J’en suis natif comme tous les êtres vivants de terre et d’eau, je vous fais part de cet amour plus vaste que ma voix, plus humble que mes songes.
Un voyage, oui, autour du monde intérieur que je m’efforce d’encercler quand je prends la mer ou mon stylo. Quand je perds la raison à la barre d’un voilier qui ne réagit plus au vérin du « pilote », et perd la raison lui aussi. Quand une île heureuse vient à moi, donnée comme un livre de vie. Quand c’est crado, les ports, les grèves, les abysses, les gens du fric, quand elle gâche tout, la pollution, quand il étouffe, le corail d’Australie, des Antilles – ou qu’il renaît, squelette radieux. Quand il n’y a plus rien à dire tellement c’est beau, la mer, infiniment beau, et que l’on n’est pas seul au bord de cet infini. Aimer la mer, c’est au minimum être deux, être tous. Aimer la mer c’est « être » - c’est vivre. »

Yann Queffélec

Yann Queffélec, l'océan, les mots

Yann Queffélec, l’océan, les mots

Phillipe Baron (Bleu Iroise/France Télévisions/2017/52’’) -

C’est l’histoire d’un fils d’écrivain qui voulait être son père, d’un gamin turbulent qui vole son premier bateau à 12 ans, d’un romancier qui flambe son prix Goncourt, d’un breton en perpétuel exil. Marin, flambeur, fugueur, l’écrivain Yann Queffélec se raconte en revenant sur des lieux qui ont marqué sa vie. Une escapade maritime le long des cotes bretonnes, de Brest à Belle-Ile-en-mer.

L'homme de ma vie

L’homme de ma vie

Editions Guérin - 2015

Qui était mon père ? Un homme doux, mystérieux, sans pitié.
J’ai passé mon enfance auprès d’un inconnu que j’aimais, admirais, dérangeais.
Je m’étais trompé de famille, disait-il avec ironie, comme s’il regrettait de m’avoir engendré.
Cette phrase me blessait. Moi qui voulais seulement devenir ce qu’il était ou personne : avoir ses yeux bleus,
ses mains, sa taille de géant, son talent. Il est parti en emportant ses secrets, presque tous. Mon père détestait « l’automobile », sa bête noire, un progrès devenu fléau. Il n’avait pas le permis de conduire, évidemment non !
Il traversait l’existence à pied.
Bien obligé, parfois, il prenait les transports publics, le train, l’avion, ou des cargos du bout du monde, pour son plaisir, alors absent des mois entiers.

À la maison, je n’en dormais plus, j’avais peur que les avions tombent, que les bateaux coulent, que le téléphone sonne en pleine nuit. Il a fini par sonner, d’ailleurs, mais ce n’était pas pour lui…
Un homme aux semelles de vent, comme dit l’autre, un père aux dix mille horizons. Marcher, c’est être libre, expliquait-il à ses enfants, la marche ne doit d’allégeance à aucun seigneur. Qui l’aime le suive : on marchait sur ses pas, lui toujours en avant d’une foulée. Entendait-il protester, la foulée s’allongeait. Tout en marchant, il s’adressait au monde entier qui venait à sa rencontre, aux arbres, aux animaux, aux frères humains. Une fois par semaine, aussi rituellement qu’il allait à la messe, il partait se ressourcer en forêt. L’été, les randonnées se faisaient croisières terrestres avec Rolf, son ami d’enfance, grand marcheur suédois.
Le Paris-Brest les emmenait à Laval, et leurs grands pieds avides au bord de l’océan, via les monts, les forêts et les grèves.


L’ennemie dans la peau

L’Archipel - 2015

Drôle, brillant, aimé des femmes, expert en fariboles, contes et mystifications, Claudius est un homme à éclipses, à la ville comme à la scène. Comédien au seuil de la gloire, il connaît le triomphe avec La Nuit des rois. Mais, le lendemain de la première, il a disparu. Laissant là acteurs et metteur en scène, épouse, enfant et beaux-parents, il a suivi l’une de ses chimères : une fille dont il n’est pas même amoureux…
Son retour accélère sa dérive : de mascarades en nuits d’ivresse, de dérobades en mensonges, Claudius fuit son passé qui le traque sous la forme d’une photo mystérieuse livrée par petits morceaux indéchiffrables. Tout le monde peu à peu l’abandonne, sauf sa fille Émilie, cinq ans, qui, la sucette à la bouche, regarde, perspicace et séduite, ce père fantaisiste et rêveur s’enfoncer de délire en délire.
Le passé le rattrape, le prend à la gorge, l’étouffe et va bientôt le réduire au silence, le force enfin à un acte muet, sa dernière chimère.


Désirable

Désirable

Cherche-midi - 2014

Nividic, l’ancien play-boy aux cheveux longs, fait-il une dépression ? A quarante ans, ce dessinateur de BD raté père de Globo le poisson à pieds humains dresse un bilan des plus négatifs de son parcours. Pas d’enfant, pas d’argent, une existence minable au fond d’un village désertifié d’Ille-et-Vilaine, une femme qu’il n’aime pas (Eimeleen), une maîtresse occasionnelle (Alison) qui se prend déjà pour Madame Nividic, se voit déjà enceinte, non, ça ne va pas, pas du tout.
Jeff, aussi, même pas un ami, le scénariste à l’eau de rose du poisson Globo, dont il n’a nul besoin pour concevoir le prochain album, quelque chose de bien trash... Nividic veut tout casser dans sa vie, tout changer, sinon... Cet après-midi-là, comme il traverse en voiture le bois du Faou, absorbé dans ses pensées douloureuses, une jeune fille en chemise de nuit paraît se jeter sous ses roues. Il ralentit, prend la fuite, revient : personne.
Il sort de sa voiture et s’enfonce dans les bois. Il retrouve la fille et bientôt son existence qu’il croyait fichue se met à renaître. Il voulait du changement, il est servi ! Rien de nouveau sous le soleil, Nividic en est bien conscient : c’est toujours la femme qui fait basculer le destin d’un homme - pour le meilleur, pour le pire, pour la vie.


Dictionnaire amoureux de la Bretagne

Plon - 2013

« Ma Bretagne est une île, une grande île entourée par l’histoire de France, au pays d’Armor, la pointe aiguë du socle européen.
Ma Bretagne est le pays des abers. J’ai grandi à l’Aber Idult, le premier port goémonier d’Europe, un gisement laminaire aux vertus méconnues : il absorbe à lui seul autant de dioxyde de carbone que toute la forêt d’Amazonie.
Ma Bretagne est le pays des miens, disparus ou vivants : ma mère Yvonne, la première à me bercer de chansons et d’histoires ; mon père « Henri le magnifique », l’homme et l’écrivain que j’ai le plus admiré ; mes frères, Hervé, Tanguy, et ma sœur Anne, la pianiste.
Ma Bretagne est le pays du vent, des partances.
Ma Bretagne est le pays des travailleurs de la mer : pêcheurs à pied, pêcheurs à flot, patrons pêcheurs, pêcheurs hauturiers, gabariers, goémoniers, batteurs de grèves, humbles titans amphibies qui font corps avec le bateau pour aller loin ou qui s’en tiennent aux entrelacs périlleux du trait côtier, là où brumes et courants multiplient les noyés.
Ma Bretagne est le pays des Bretonnes, le pays des épouses et des veuves
Ma Bretagne est le pays des Pardon, fête où l’on se lave autant du péché par le mea culpa que par le péché lui-même, après avoir brandi croix et bannières sur le sentier du douanier.
Ma Bretagne est le pays des souvenirs, les miens et ceux des anciens qui m’ont raconté l’Armorique d’avant les moteurs, la Bretagne mal aimée, vexée, réduite au silence, la Bretagne de Bécassine en délicatesse avec l’Etat français.
Ma Bretagne est le pays des mangeurs de lumière, Gauguin ou Méheut, tant d’autres venus chercher leur nombre d’or et leur nuance à Pont-Aven.
Ma Bretagne est mon pays usuel, mon pays définitif, j’y naîtrai toujours. »


Béla Bartok

Bartillat - 2013

 Quant à Bartók, à l’âge où j’avais aussi la passion des Beatles, de Brahms ou d’Andy Warhol Underground, je m’en délectais allongé sur le plancher de ma chambre, dans le noir, sourd aux coups de balai des voisins qui menaçaient mes parents des tribunaux si je continuais d’empoisonner leurs nuits. Je découvris en lui un frère, un casse-cou, un solitaire amoureux des femmes, un époux invivable, l’ennemi juré des ordres établis – son ménage inclus –, de la manie, toujours, de se recommander du bien pour l’opposer au mal, de l’intolérance et du conformisme, des canons dont l’humanité n’arrive pas à se dépêtrer, un révolté lancé dans une œuvre si novatrice et douloureuse que beaucoup, même aujourd’hui, la croient sans cœur et fermée. Tout est vie dans l’œuvre de Bartók, tout est vérité, passion, remède à la devinette générale où nous baignons, pour le meilleur et pour le pis. » Yann Queffélec


Les sables du Jubaland

Plon - 2010

L’histoire de Zou et Tiana se situe dans un pays ou le mot "misère" est encore trop joli pour décrire la situation. Dans cette mélasse quotidienne ou la vie ne représente plus qu’une pauvre petite flamèche qui vacille, le seul espoir est représenté par les bateaux de toutes nationalités croisant à l’horizon. Le salut se situe dans un ailleurs bien hypothétique... Zou vient de voler une chaîne d’or au cou d’un Blanc tombé sur le port. Une aubaine, alors qu’il n’a pas le premier des cinq cents dollars réclamés par le Belge, un trafiquant humain, pour les passer en bateau, Dalia et lui. Ils sont adolescents, miséreux désoeuvrés. Ils rêvent d’Europe, un rêve dangereux et secret. Ils vivent en communauté sur une plage du Jubaland, au sud de la Somalie. Les uns regardent les grands navires avec l’espoir de s’en emparer. Les autres se verraient bien dans la milice ou la mafia. Zou et Dalia sont décidés à filer en douce. Ils n’ont plus rien à perdre...


La puissance des corps

Fayard - 2009

27 août 2013. Sur la plage du Trez-Hir un enfant disparaît. On l’appelle Popeye, il a neuf ans. Pour le colonel Rémus, quarante-cinq ans, son responsable légal, il ne peut s’agir que d’un rapt. Le colonel a des ennemis. Il dirige au nom du Président une police parallèle, Les Chats maigres, spécialisée dans la fraude alimentaire. Il a femme, maîtresse, petites amies d’un soir, pas toujours animées des meilleurs sentiments… Avec l’enlèvement de Popeye, il découvre qu’il est un homme bien seul, bien fragile en dépit des apparences. Retrouver l’enfant, il n’a plus d’autre but. Trop en vue, il engage Onyx, vingt-sept ans, une rusée renarde autrefois chez Greenpeace. Elle a changé, en deux ans, mais Rémus n’a jamais oublié son parfum…


Passions criminelles

Fayard - 2008

À la manière de Sang-froid (Truman Capote), ou de Trois mois de fièvre (Gary Indiana) – un portrait hallucinant de l’assassin du couturier Versace -, Paroxysmes est un roman-vérité sur le crime passionnel contemporain. Aucune fiction, si ce n’est, parfois, la liberté que s’accordent les auteurs d’imaginer les intentions des personnages ou le climat psychique d’un être en état second lorsqu’il donne la mort. Paroxysmes emprunte à Crimes et passions, la série de films documentaires tournés par Mireille Dumas dans les prisons françaises en 1990 (Lion d’argent à Venise et Fipa d’argent à Cannes), des faits divers dont certains attendent encore leur dénouement. Ce qu’aucun juge, aucun avocat n’avait obtenu au tribunal, les aveux circonstanciés des crimes, Mireille Dumas l’a entendu dans la cellule même des condamnés. Qui sont-ils ? Des fous sanguinaires ?… Bien des criminologues expliquent le crime par l’enfance ou par les gènes. D’un côté les anormaux, de l’autre les normaux, nous autres. Prudence. Au paroxysme de l’émotion - peur, dépit, haine, jalousie, et parfois désir : tuer n’a rien d’anormal, tuer est un réflexe vital d’autoconservation. Ce qui n’excuse rien, bien sûr que non, la bête humaine étant douée de raison, censée réagir aux instincts déprédateurs. Roman-vérité, Paroxysmes n’en devient pas pour autant une série de biographies racoleuses, voyeuses, utilisant le curriculum de criminels ayant pour certains purgé leur peine et mérité le droit à l’oubli. Lieux, chronologie sont maquillés par respect envers eux comme envers leurs proches. Mais entendant réfléchir à la notion de criminalité, pas seulement individuelle et romantique, pas seulement intempestive, Paroxysmes raconte à la fin, avec Au pays des droits de l’homme, l’histoire d’une petite ville où l’on se serre les coudes entre notables, entre gens bien, entre salauds du meilleur milieu. Suicides inexpliqués, actes de barbarie, viols à répétition, procès kafkaïens, rien n’y fait : la société ferme les yeux et le mal court toujours…


Le plus heureux des hommes

Fayard - 2007
  • On l’a tuée, dit-il au flic, cherchez-la. - Oubliez-la, répond l’inspecteur, ou mieux trouvez-la : regardez-vous dans les yeux... Anja la musicienne a-t-elle quitté Julius, brillant prof à la Sorbonne et fils à maman ? A-t-elle disparu le 27/03/07 ? Pour lui, son mot d’adieu ne signifie rien. Pour Blaise, l’inspecteur auquel il confie ses craintes, disparaître est une liberté légale, un usage courant. Julius n’en pense pas moins. A trente et un ans, il dresse un bilan peu flatteur de son existence. Sa mère ? Frustrée, méchante. Son père ? Il ne l’a pour ainsi dire jamais vu. Sa carrière ? Dépourvue d’action. Les amis ? Il en a si peu. L’amour ? L’amour promet, l’amour ment, l’amour s’en va. - Chacun d’entre nous est double, monsieur Caïn, porteur d’un obscur jumeau dont il cherche à se venger. Pour vivre. Essayer d’être heureux simplement. Vous y songez, au bonheur ?

L’Amour est fou

Fayard - 2006

Et si Alba revenait ? C’est la question que pose Aline à Marc, en tremblant. Elle a quarante-deux ans, Marc vingt-cinq, ils s’aiment, veulent un enfant. Lui-même est encore un enfant pour qui l’avenir n’est qu’un jeu virtuel, un passe-temps. Marc c’est un peu mon double, mon âme damnée, dans une autre vie. Il a perdu sa mère à dix-huit ans, sa première femme. Tous les jours il la perd un peu plus en se perdant lui-même. Il ne voit plus Cathy, sa petite soeur aveugle, il fuit Tim, l’éternel copain, il ne travaille pas. Il essaierait bien d’établir un dialogue avec son père, mais il est si peu naturel en face de lui. Alba c’est la jeunesse de Marc, une ancienne petiteamie, mais aussi la fille d’Aline. Elle a disparu depuis cinq ans sans motif apparent. Il se passerait quoi, si elle revenait, dans le coeur de Marc ? Elle appelle un matin. Tu m’as manqué, dit-elle. L’amour est fou.


L’Amante

Fayard - 2006

Paris 1969. Marc Elern a dix-huit ans. Il vient de perdre sa mère. C’est dans un état second qu’il passe le bac, partagé entre la douleur et la passion qu’il éprouve pour Alba, jeune infirmière qu’il épie dans l’immeuble vis-à-vis du sien, fenêtre dans la nuit. Pour elle, il veut quitter l’appartement familial où il vivait avec son père et sa petite sœur Cathy, dix-sept ans, aveugle de naissance. Pardonne-moi, j’ai rencontré l’amour... Mais, éjecté du jardin vital de l’enfance, Marc est perdu. Le deuil va faire de ce jeune homme inachevé un amoureux chronique, hanté par le corps des femmes qui portent la vie, l’amour et la mort, et dont la maladie, parfois, tue la beauté. Après Alba il s’éprend d’Aline, trente-huit ans, divorcée, une jolie maman. Seule la mort doit les séparer. Ils veulent fonder une famille à eux, mais Aline ne tombe pas enceinte, et, détaché d’elle physiquement, Marc finira par la quitter. Il erre ainsi d’une femme à l’autre, d’un âge au suivant, enfant toujours en quête du paradis premier, sa mère disparue sans un mot d’adieu. Toujours en quête du grand amour...


Vert cruel

Bartillat - 2003

Fuyant la ville et ses contraintes, un présentateur de télévision dépressif entraîne sa famille à se retirer à la campagne au nom d’une nouvelle définition du bonheur. Mais c’est l’angoisse au ventre qu’ils arrivent là-bas : au paradis, la crise est imminente.


Le soleil se lève à l’Ouest

Bartillat - 2001

« On m’appelle encore p’tit frère et j’aime bien ce lien fraternel avec autrui. Il est midi, l’été bat son plein. Je rapporte fièrement à la maison, par la grève, des entrailles de poisson lune offertes par des pêcheurs taquins. Je les arbore en sautoir, collier mirifique de vahiné. La tête de ma grand-mère à la vue de ce patouillis d’intestins blanchâtres amoncelés dans l’entrée ! Et moi qui pensais nourrir les miens et mériter une ovation. Premières illusions perdues. Retrouvées depuis, reperdues, elles ne sont jamais bien loin. Qu’elles m’oublient, c’est moi qui les cherche. » Yann Queffélec a vécu ses premières années à l’Aber-Ildut, un village au nord de Brest. À travers ce récit, il recrée un monde enfui, une Bretagne disparue. Les souvenirs, « voiliers fugueurs », se pressent : la maison, le père, les bateaux, les îles, le souffle des vents, l’appel du large… Ce livre des origines est un retour au pays d’enfance.


Happy birthday Sara

Grasset - 1998

Curieux anniversaire, celui que s’est organisé Sara Johanson le soir de ses dix-huit ans ! Elle se fait engager comme serveuse à bord de l’Estonia, paquebot qui assure la liaison entre Tallin (Estonie) et Stockholm, une nuit de voyage à travers la Baltique. Sara est la fille de l’ancien capitaine Oleg Johanson, un Estonien radié de la marine. Ce n’est pas la nostalgie qui l’amène à bord du navire, mais la colère. En catimini, elle vient enquêter sur les conditions dans lesquelles son père, alors maître de l’Estonia, a pris la décision d’interrompre la croisière et de rebrousser chemin. Avarie sur l’étrave ; mauvais temps ; voie d’eau : autant d’arguments défendus vainement par le capitaine Johanson au procès intenté par les armateurs. Contrairement à son petit ami, Magnus, le vertueux champion de tennis qui tarde à lui ravir sa virginité, Sara croit son père irréprochable et capitaine émérite. Les témoins absents du procès, elle vient les chercher sur place. A bord du navire, elle fait ainsi connaissance du bellâtre vieillissant, Raïmo, chef de la sécurité, ami traître du père... A questionner les uns et les autres, à fouiner dans le navire, Sara est embringuée comme hôtesse dans un trafic d’enfants. Sur ce, le bateau fait naufrage : Happy birthday, Sara !


Noir animal ou La menace

Bartillat - 1997

Des sentiments exacerbés, haine et vengeance, dans un cadre et avec des personnages très actuels, la grande banlieue, l’exclusion, un jeune enfant noir, un skinhead. Une photographie sans concession des problèmes d’intégration d’aujourd’hui. Le tout servi dans une langue qui prend sa source dans le parler du quotidien.


Et la Force d’aimer

Grasset - 1996

Mona surgit un soir au bord du canal Saint-Martin, jolie fille seule, épuisée. Lorsqu’il la voit, Emmanuel, installé mais célibataire, séducteur mélancolique, lui offre l’hospitalité, sans vraiment savoir pourquoi. Quelle force l’amène à protéger et à cacher la criminelle en fuite, jugée pour le meurtre de Tom, son amant ? Quelle force habite Mona, capable après neuf ans de détention, après une évasion mystérieuse, de tenter l’impossible pour s’approcher d’Eveline, sa fille, jamais revue depuis sa naissance en prison ? Emmanuel se décide à l’emmener au sud, où vit la petite, mais il ne trouve jamais la bonne route, et les saisons passent dans un pays soudain vaste comme l’Amérique. Un couple étrange s’est constitué, presque une famille, avec l’ombre de l’enfant que ni l’un ni l’autre ne connaît, avec l’ombre de Tom assassiné, mais pourquoi ? Emmanuel pressent un piège au bout du voyage. Il s’imagine tirer les ficelles des lendemains dont Mona seule connaît le dénouement...


Disparue dans la nuit

Grasset - 1994

Léna, treize ans, fille unique du flic David Finiel qui a déserté le foyer familial, se venge à sa manière : mensonges, liaisons avec des marginaux, errances nocturnes, délinquance. Momo, jeune émigré des cités Nord de Marseille, roule à tombeau ouvert en direction du port avec, à ses côtés, Léna, la fille de ses rêves. Voiture volée, fille séquestrée, droguée, volée. Arraché à son égoïsme, David Finiel recherche sa fille désespérément et se tait, imaginant le sort réservé aux enfants disparus. Momo veut embarquer clandestinement pour le Maroc, mais sur le port l’attend son frère Karim, puissant dealer en prison par sa faute et tout juste libéré. Momo périra noyé dans un bassin de Marseille, Marseille ville-ogresse, exemple des nouvelles violences de la vie contemporaine.


Les Noces barbares

Gallimard - 1985

Fruit d’une alliance barbare et d’un grand amour déçu, Ludovic, enfant haï par sa trop jeune mère - Nicole - et ses grands-parents, vit ses premières années caché dans un grenier. La situation ne s’arrange guère après le mariage de Nicole avec Micho, brave et riche mécanicien qui cherche à protéger Ludovic. Hantée par ses amours brisées, sombrant dans l’alcoolisme et méprisant son mari, la jeune femme fait enfermer son fils dans une institution pour débiles légers. Mais Ludovic n’est pas l’arriéré qu’on veut faire de lui. Il ne cesse de rêver à sa mère qu’il adore et qu’il redoute. Même une première expérience amoureuse ne parvient pas à l’en détourner. Son seul but, son unique lumière : la retrouver. S’enfuyant un soir de Noël, il trouve refuge sur la côte bordelaise, à bord d’une épave échouée, écrit chez lui des lettres enflammées qui restent sans réponse. Et c’est là-bas, sur le bateau dont il a fait sa maison, que va se produire entre Nicole et son fils une scène poignante de re-connaissance mutuelle - qui est aussi le dernier épisode de leurs noces barbares.


Le Charme noir

Gallimard - 1983

« Marc Frocin. C’est mon nom. J’ai quarante ans. Je n’ai pas de métier, pas d’argent, pas d’amis, pas de maison, je vis aux crochets des femmes, et quand les crochets sont émoussés je m’en vais. Mes ambitions de jeunesse ont sombré. J’espérais faire une œuvre d’art, j’ai fait la guerre entre-temps, un peu de placard, un peu de prison - terminé pour l’art. J’ai trois drogues : la poésie, le pastis et la nuit. Le sexe a fini par m’ennuyer, mais il faut bien gagner son pain. J’ai tout pour plaire et tout pour déplaire... »

On l’appelait Bugaled Breizh

Saint-Malo 2014

Avec : Yann Queffélec
Animé par : Géraldine Delauney


Désirable - Yann Queffélec

Saint-Malo 2014

Avec : Yann Queffélec
Animé par : Christelle Capo-Chichi


Une Bretagne ouverte sur le monde

Saint-Malo 2014

Avec : Mona Ozouf, J-M-G Le Clézio, Michel Le Bris, Yann Queffélec, Jean-Michel Le Boulanger.


Des Bretagnes singulières

Jean Teulé, Yann Queffelec - Saint-Malo 2013

Avec Jean Teulé, Yann Queffelec.
Animé par Géraldine Delauney


Les Bretagnes de Yann Quéffélec

Yann Quéffélec - Saint-Malo 2013

Avec Yann Quéffélec
Animé par Christelle Capo-Chichi

Programme


Samedi

15h30
De la navigation
Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 2

16h50
Signatures
 

Dimanche

12h00
Les dicos amoureux
Café Littéraire

14h30
Signatures
 

Lundi

14h15
Dictionnaire amoureux de la mer
Nouveau Monde - salle 1

15h05
Signatures