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LACLAVETINE Jean-Marie

France

La martre et le léopard (Gallimard, 2010)

Jean-Marie Laclavetine
© C. Hélie/Gallimard

Romancier et nouvelliste, Jean-Marie Laclavetine, porte aussi une autre casquette - celle d’éditeur - puisqu’il est membre du comité de lecture des éditions Gallimard et directeur de "La Blanche", collection emblématique de cette maison. Il est aussi vice président de l’association des Rencontres européennes du Livre de Sarajevo, association qui permet les échanges culturels au sein des Balkans.
Né en 1954 à Bordeaux, nourri par les oeuvres de François Mauriac dont la famille collectionnait les livres mais aussi par Céline, Rabelais, Beckett, Kafka ou Rimbaud, il commence par suivre des études de lettres et, à seulement 26 ans, publie son premier roman. Les emmurés est récompensé du prix Fénéon 1981.
Auteur depuis d’une douzaine de livres - romans et nouvelles confondus - il a également traduit plusieurs auteurs italiens. Primé pour ses nouvelles, (Grand prix de la Nouvelle de l’Académie française en 1994 pour Le Rouge et le Blanc), il a également reçu le Goncourt des lycéens pour Première ligne, un roman qui s’amuse du monde dans lequel il évolue : l’édition. Dans un tout autre registre, mais toujours avec humour et légèreté, Jean-Marie Laclaveline publie en 2009, Nous voilà (Gallimard), un roman sur la jeunesse des années 1970 et leur « frénésie crépusculaire ». Avec, La martre et le léopard (Gallimard, 2010), l’auteur raconte la Croatie, à travers le récit de ses rencontres, de ses promenades, de ses flâneries dans les « campagnes grasses et grises méconnues des touristes ».


Bibliographie :

  • La martre et le léopard (Gallimard, Paris, 2010)
  • Nous voilà (Gallimard, Paris, 2009)
  • Voyet (Christian Pirrot, Paris, 2005)
  • Matins bleus (Gallimard, Paris, 2004)
  • Trains de vie (Gallimard, Paris, 2003)
  • La Loire : Mille kilomètres de bonheur, avec David-Alan Harvey (National Geographic, 2002)
  • Le pouvoir des fleurs (Gallimard, Paris, 2002)
  • Faims de siècles, collectif (Éditions du passant, Paris, 2000)
  • Brenne secrète, avec Fernand Michau (Parc régional de la Brenne, 2000)
  • Le Voyage au Luxembourg (Gallimard, Paris, 1999)
  • Première ligne (Gallimard, Paris, 1999 - prix Goncourt des lycéens)
  • Richard Texier, les dieux de la nuit (Le temps qu’il fait, Cognac, 1998)
  • Demain la veille (Gallimard, Paris, 1995)
  • Le Rouge et le Blanc (Gallimard, Paris, 1994)
  • Richard Texier de 1982 à 1993 (Éditions du Cygne, Paris, 1993)
  • En douceur (Gallimard, Paris, 1991)
  • Conciliabule avec la reine (Gallimard, Paris, 1989)
  • Donnafugata (Gallimard, Paris, 1987)
  • La maison des absences (Gallimard, Paris, 1984)
  • Loin d’Aswerda (Gallimard, Paris, 1982)
  • Les Emmurés (Gallimard, Paris, 1981 - prix Fénéon 1981)

Présentation de La martre et le léopard :

« On vous dit : la Croatie, bien sûr, les archipels de rêve, les crépuscules enchanteurs, bien sûr les murailles de Dubrovnik, l’air qui tremble sur les plages blanches, les îles en suspens dans l’eau turquoise, la splendeur intacte des cités médiévales, les yachts au mouillage dans les criques perdues, bien sûr les étés sans fin dans le chœur des cigales… Pourtant ce n’est pas vers ce pays que j’ai voulu aller.
J’espérais flâner le cas échéant dans quelques campagnes grasses et grises méconnues des touristes, me perdre dans des banlieues, me laisser surprendre au virage, bref connaître un peu de ce pays qui depuis trois millénaires conjugue les bonheurs de la géographie avec les malheurs de l’histoire.
Et puis, je voulais surtout rencontrer des personnes vivantes, ces êtres de chair et de rêves qui m’émeuvent en général au moins autant que les vieilles pierres ou les salles immobiles des musées. Les regarder bouger et vivre, observer leurs façons de sourire ou de se taire. Je voulais revoir aussi quelques amis croates connus lors de mes voyages en Bosnie. Ce sont leurs voix, recueillies au fil de la promenade, parfois ironiques, parfois mélancoliques, toujours pleines d’un amour tourmenté pour cette terre, que je voudrais faire entendre ici. »

Présentation de Nous voilà :

1973. Le cercueil du maréchal Pétain est arraché à sa sépulture de l’île d’Yeu par un commando de fidèles. Ils projettent de l’ensevelir à Douaumont, parmi les pioupious. Mais Paul Destrem et Salvador Martinez, deux trublions indépendants, interceptent par hasard l’illustre dépouille. Ils vont dès lors veiller sur ce trésor de guerre, ardemment convoité par diverses factions. Nous voilà ne raconte pas seulement les tribulations d’un Maréchal en rupture de tombe à travers trois décennies. C’est aussi la chronique ravageuse d’une époque et d’une génération parcourues par les répliques du séisme soixante-huitard, de 1973 à 2007. On y croisera quelques brebis échappées du Larzac, des forts en thème et des forts en gueule, une Islandaise aux yeux de banquise et un Argentin désargenté, des apôtres du président Mao devenus champions de l’Occident chrétien, des enfileuses de perles en plastique et des fumeurs de joints, des idéaux en berne et des idées en l’air, des renégats, des missionnaires, quelques gardes mobiles et un garde-barrière, et aussi une femme qui rit. On y rencontre Samuel, enfant perdu, et ses parents Paul et Lena, couple central du roman, qui essaient d’inventer un amour résistant aux maladies du siècle. Nous voilà est le douzième roman de Jean-Marie Laclavetine à paraître aux Editions Gallimard.

Revue de presse

Descente au paradis

Gallimard - 2011

Le département d’Indre-et-Loire a la forme prédestinée d’une feuille de vigne, suivant à peu près les limites de l’ancienne Touraine. Le livre propose le récit du vagabondage de deux amis, le photographe et l’écrivain, à travers les paysages du « jardin de France » cher à Rabelais. Le voyage suit le fil conducteur des rivières. Il commence les pieds dans l’eau : tous les ans, à la même date en été, trente ou quarante personnes (sans compter les enfants, les chiens et les écrevisses) se rassemblent pour un déjeuner dans la rivière, hors du temps et de ses fatigues. Dans cette scène s’exprime précisément le tempérament des Tourangeaux, ces « fainéants sublimes » dont parle Balzac, habitants d’un pays où le temps ne passe pas à la même vitesse qu’ailleurs : ils ont gardé de la longue fréquentation des rois un esprit agile et goguenard, et l’habitude de n’en penser pas moins. La promenade se poursuit le long des rivières, à travers les forêts, les villes et les vignobles (la Loire est aussi un fleuve de vins, et la figure du vigneron exprime avec une intelligence particulière l’esprit ligérien), ponctuée de haltes chez les pêcheurs, paysans, techniciens, cuisiniers, libraires, artistes, vignerons, citadins ou ruraux, qui donnent vie à ces lieux. Le ton du livre est celui d’une flânerie légère et attentive, volontiers ironique, mettant souvent en scène les deux voyageurs, nourrissant le récit d’anecdotes, de souvenirs, de pensées furtives, d’évocations littéraires. Les photos de Jean-Luc Chapin proposent une vision personnelle et intense des lieux, des monuments, des gens. Le texte de Jean-Marie Laclavetine qui accompagne les photos de Jean-Luc Chapin est une version abrégée de celui qui paraît simultanément, sans illustrations, dans la collection « Le sentiment géographique », sous le titre Au pays des fainéants sublimes.


Ecriverons et liserons en 20 lettres

Champ Vallon - 1998

Le soucis des gens

Saint-Malo 2010
Avec Florence AUBENAS, Amir VALLE, Jean-Marie LACLAVETINE, Marie LE GALL, Mahi BINEBINE. Un débat animé par Baptiste Liger.

Chroniques du temps présent

Saint-Malo 2009
Lundi : 14h00 - Chroniques du temps présent
Jean-Marie Laclavetine, Patrick Rambaud. Animé par Bernadette Bourvon

L’Histoire, dimension romanesque du présent

Saint-Malo 2009
Lundi : 15h45 - L’histoire, dimension romanesque du présent
Jean-Marie Laclavetine, Serge Bramly, Jean-Marie Blas de Roblès, Biyi Bandele. Animé par François Aubel