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CASSOU-NOGUES Pierre

France

Les Rêves cybernétiques de Norbert Wiener (seuil, 2014)

Biographie :

© Norbert Distel

Pierre Cassou-Noguès est professeur de philosophie à l’université Paris 8. En 1999, il soutient une thèse à l’université de Lille 3 sur Jean Cavaillès, philosophe des mathématiques (De l’expérience mathématique. Essai sur la philosophie des sciences de Jean Cavaillès). Depuis, à travers ses livres, il n’a de cesse d’interroger les liens existant entre la science et l’imaginaire Les Démons de Gödels en questionnant la constitution du sujet dans l’imaginaire Mon zombie et moi. Dans Mon zombie et moi : la philosophie comme fiction (Seuil, 2010), il revisite des positions classiques sur la nature et le statut du sujet. Sa méthode s’appuie sur l’analyse d’une série de figures tirées de la littérature où sont convoqués des auteurs classiques comme Poe, Maupassant, Nerval, aussi bien que des écrivains de science-fiction comme Wells, Conan Doyle, Stapledon, Ph K Dick.

En 2014, il publie Les Rêves cybernétiques de Norbert Wiener, une fiction autour de l’assassinat d’un savant oublié. L’enquête qui s’ensuit nous mène du cabinet de Freud au cerveau des usines automatiques en passant par les cauchemars d’Edgar Allan Poe. On y rencontre des personnages de tous les univers, des détectives, des sorciers, des cyborgs, des posthumains et autres créatures extraordinaires… Un roman qui soulève bien des questions sur notre société, sur l’évolution des sciences et des technologies ou sur la bio-éthique.


Bibliographie

  • Les Rêves cybernétiques de Norbert Wiener (Seuil, 2014)
  • Lire le cerveau : Neuro/science/fiction (Seuil, 2012)
  • Mon Zombie et Moi (Seuil 2010)
  • Les Démons de Gödel : Logique et folie (Seuil, 2007, Point Seuil, 2012)
  • L’hiver de Feltram (Éditions MF, 2009)
  • Une Histoire de Machines, de Vampires et de Fous (Vrin, 2007)

Les Rêves cybernétiques de Norbert Wiener

Les Rêves cybernétiques de Norbert Wiener

Seuil - 2014

Un savant disparu réapparaît dans un kibboutz pour être aussitôt assassiné. Qui était-il et qui l’a tué ? C’est le thème d’une courte fiction découverte dans les archives de Norbert Wiener (et publiée ici).

À partir de cette fiction, Pierre Cassou-Noguès tente de reconstituer le parcours et les dilemmes de ce savant singulier. Voyageur infatigable, penseur versatile, mathématicien autant que romancier, Norbert Wiener invente à la fin de la Seconde Guerre mondiale, sous le terme de cybernétique, une nouvelle façon de conjuguer l’humain et la machine. Tantôt séduit par ses propres créatures, comme Pygmalion, tantôt effrayé par elles, comme le Dr Frankenstein, le savant hésite et se cache derrière d’innombrables écrans. L’enquête nous mène du cabinet de Freud jusque dans le cerveau des usines automatiques et certains cauchemars d’E. A. Poe. On y rencontre des détectives, des robots, des savants fous et d’autres qui ne le sont pas du tout, des sorciers, des machines qui travaillent et d’autres qui dansent et jouent, un corbeau, des cyborgs, des posthumains.

La question, finalement, est de savoir si l’humain survit dans cet avenir incertain qui est maintenant le nôtre. Ou bien l’humain a-t-il été éliminé ? Et si c’est le cas, est-ce mal ? Et par qui a-t-il éliminé ? Les savants, leurs machines ou une idéologie du travail qui sous-tend le capitalisme aussi bien qu’un certain marxisme ?

La mélodie du tic-tac et autres bonnes raisons de perdre son temps

Flammarion - 2013

Partant du constat que nous perdons tous notre temps, cet ouvrage dresse un inventaire des temps perdus et de leurs significations, montrant qu’il n’a pas toujours été perdu de la même façon. Opérant un retour dans le passé, celui de la littérature et de la philosophie, l’auteur étudie cette activité passive, ses différentes formes jusqu’à celles, actuelles, que définit le verbe "traîner".


Lire le cerveau : Neuro/science/fiction

Seuil - 2012

La science-fiction a souvent exploré l’idée d’un "lecteur de cerveaux", appareil qui permettrait de lire directement la pensée dans le cerveau. Plusieurs articles scientifiques récents reprennent et discutent un tel projet. Les chercheurs ici rêvent et ils le savent. Mais ce rêve, ou ce fantasme, pose des questions fondamentales et passionnantes sur ce qu’on dénomme "pensée". Comment concevoir un lecteur de cerveaux ? Quelles seraient ses fonctions ? Quel usage en ferions-nous ? Comment transformerait-il les relations humaines ? C’est ce qu’il s’agit ici de chercher à comprendre, par le biais de la fiction, par exemple en en appelant à Proust et Hitchcock. On rencontre en effet dans leurs œuvres ce que l’on pourrait appeler des scènes "critiques", véritables expériences de pensée permettant de mesurer la portée et de préciser les fonctions d’un lecteur de cerveaux. Mon zombie et moi. La philosophie comme fiction, Seuil 2010 Que et où suis-je ? Après avoir revisité un certain nombre de positions classiques sur la nature et le statut du sujet (celle de Descartes notamment) et de réponses possibles à la question de savoir ce que je suis (une personne ? une machine ?), cette enquête développe une théorie originale fondée sur la notion de figures imaginaires. On y trouvera une façon nouvelle de faire de la philosophie, s’appuyant sur et passant par la fiction. Cette méthode est mise en oeuvre par l’analyse d’une série de figures tirées de la littérature, où sont convoqués des auteurs classiques comme Poe, Maupassant, Nerval, aussi bien que des écrivains de science-fiction comme Wells, Conan Doyle, Stapledon, Ph K Dick. S’y ajoutent d’originales fictions imaginées par l’auteur, qui deviennent autant de plans d’expérience philosophique : puis-je, au sens propre, perdre la tête ? être invisible ? intouchable ? habiter un tableau ? être fait de plusieurs morceaux ? Voici, autour de la question du sujet, un parcours par la fiction d’un pan de la philosophie aussi bien qu’un voyage philosophique à travers la science-fiction.


Mon zombie et moi : La philosophie comme fiction

Seuil - 2010

Que et où suis-je ? Après avoir revisité un certain nombre de positions classiques sur la nature et le statut du sujet (celle de Descartes notamment) et de réponses possibles à la question de savoir ce que je suis (une personne ? une machine ?), cette enquête développe une théorie originale fondée sur la notion de figures imaginaires. On y trouvera une façon nouvelle de faire de la philosophie, s’appuyant sur et passant par la fiction. Cette méthode est mise en œuvre par l’analyse d’une série de figures tirées de la littérature, où sont convoqués des auteurs classiques comme Poe, Maupassant, Nerval, aussi bien que des écrivains de science-fiction comme Wells, Conan Doyle, Stapledon, Ph. K. Dick. S’y ajoutent d’originales fictions imaginées par l’auteur, qui deviennent autant de plans d’expérience philosophique : puis-je, au sens propre, perdre la tête ? être invisible ? intouchable ? habiter un tableau ? être fait de plusieurs morceaux ? Voici, autour de la question du sujet, un parcours par la fiction d’un pan de la philosophie aussi bien qu’un voyage philosophique à travers la science-fiction.


Le bord de l’expérience. Essai de cosmologie

PUF - 2010

Décrire notre expérience dans un schème conceptuel inspiré des derniers textes de Whitehead et de Merleau-Ponty, produire une cosmologie — une théorie de la coexistence des êtres et des événements sur le plan de l’expérience — qui rompe avec les philosophies de la conscience.


L’hiver de Feltram

Editions MF - 2009

Il y a deux façons de voir L’Hiver des Feltram. Ou bien comme la chronique de la morte saison dans une station balnéaire du Bassin d’Arcachon. Les frères Feltram, Bertrand et Philippe, Sylvie, la femme de Bertrand, laissés à eux-mêmes dans la grande maison devant la plage. Ou bien comme une étude sur le fantastique contemporain et une tentative pour analyser le rôle de l’élément eau dans la constitution de celui-ci. Nous suivons donc les Feltram, jour après jour, pour observer le travail de la mer qui ronge les esprits comme la ligne de côte. La mer s’attaque à tout ce qui est défini et n’en conserve que de vagues fantômes. Les deux frères perdent peu à peu pied, pendant que Sylvie lit des romans policiers : elle s’y accroche comme à une bouée. A la fois réaliste (le narrateur ne raconte que ce qu’il voit) et fantastique (des fantômes apparaissent, un homme croit vendre son âme au diable), ce roman décrit avec une incroyable finesse la transformation inéluctable des personnages sous l’influence de la mer omniprésente.


Les Démons de Gödel : Logique et folie

Seuil - 2007

Kurt Gödel (1906-1978) fut sans doute l’un des plus grands logiciens de l’histoire. Son théorème d’incomplétude, publié en 1931, est peut-être la proposition mathématique la plus significative du XXe siècle. Il a bouleversé les fondements des mathématiques et fait l’objet de commentaires philosophiques sans fin et d’exploitations abusives sans nombre. Gödel ne publiera que peu pendant la cinquantaine d’années qui suivront. Mais il laissera des milliers de pages de notes philosophiques inédites. On connaissait déjà les excentricités de la vie de Gödel, qui, craignant d’être empoisonné, mourra quasiment d’inanition. Ses notes, décryptées et étudiées ici pour la première fois en français, révèlent une pensée encore plus surprenante. Elles montrent que Gödel croyait aux anges comme au diable ? parmi bien d’autres étrangetés. Il tente au cours des années de constituer ces idées bizarres en système logiquement cohérent, dont l’analyse éclaire d’un jour nouveau ses découvertes mathématiques. Cette apparente « folie » d’un esprit génial pose de redoutables questions sur la nature même de la pensée logique. L’auteur de cet essai les aborde sans hésiter à y impliquer sa propre subjectivité, sous forme de courtes fictions fantasmées. Un livre aussi inquiétant que stimulant.


Une Histoire de Machines, de Vampires et de Fous

Vrin - 2007

L’auteur mène une analyse de la perception, au travers des notions d’invisible et d’intangible, et envisage la possibilité d’une phénoménologie imaginaire – si ce n’est de l’imaginaire. Les anges, l’homme invisible, le yéti, Dracula, et même aussi Dieu, ou bien les robots et les ordinateurs, sont en effet des êtres possibles, qui ont de fait une portée ontologique et peuvent par suite énoncer une propriété de l’existence. La thèse est donc simple : notre imaginaire, depuis le début du XIXe siècle, est structuré par l’opposition entre deux figures, le vampire et la machine.


Gödel

Les Belles Lettres - 2004

Kurt Gödel (1906-1978), mathématicien, logicien et philosophe, est incontestablement l’un des plus grands esprits de notre temps. Ses réponses aux questions radicales posées par le XXe siècle au langage, aux mathématiques et à la pensée rationnelle ont modifié de façon décisive l’assise du savoir contemporain : Existe-t-il une langue qui permette d’isoler les phrases vraies dans tout monde possible ? Pouvons-nous ou prouver ou réfuter chacune des phrases que nous pouvons y énoncer ? Ou bien, dans une langue donnée, existe-t-il des phrases indécidables ? Plus largement, existe-t-il des phrases absolument indécidables, qui, dans aucune langue plausible, ne seront ni prouvées ni réfutées ? Sommes-nous des machines ? Si nous pensons correctement, notre pensée doit pouvoir s’énoncer dans une langue univoque mais, en utilisant une langue définie, nous écrivons comme une machine. Existe-t-il des machines capables d’écrire tout ce que nous pouvons penser ? Existe-t-il des objets qui ne sont ni dans l’espace ni dans le temps et que nous ne pouvons percevoir qu’avec nos esprits ? Les nombres sont-ils de tels objets ? Les mathématiques apparaissent comme le modèle de l’activité rationnelle et l’arithmétique donne le modèle de la certitude mathématique. Mais pouvons-nous donner un fondement à l’arithmétique élémentaire ? On présente ici les réponses de Gödel, en suivant son œuvre logique et philosophique, depuis sa démonstration de la complétude sémantique du calcul des prédicats (1929) à sa réflexion sur le continu chez Cantor (1947), en passant par son théorème dit d’incomplétude (1931) – théorème qui a rendu Gödel fameux au-delà de son domaine et influencé jusqu’au psychanalyste Jacques Lacan.


De l’expérience mathématique. Essai sur la philosophie des sciences de Jean Cavaillès

Vrin - 2002

Jean Cavaillès, héros de la Résistance fusillé par les nazis au début de l’année 1944, s’est efforcé, dans son travail théorique, de prendre la mesure des avancées et des controverses qui ont détérminé les mathématiques modernes. Son œuvre, dont Goerges Canguilhem soulignait le caractère énigmatique, a exercé une influence considérable dans la philosophie française d’après-guerre. Le présent ouvrage est un commentaire chronologique et linéaire des principaux écrits de Cavaillès. Il s’agit d’expliquer un appareil conceptuel, mathématique et philosophique, et de restituer dans sa progression un réflexion originale. On suit Cavaillès à travers la théorie des ensembles de Cantor, les recherches sur le fondement des mathématiques et la critique des philosophies de la conscience, de Brunschvicg et de Husserl. Ce parcours conduit ç la thématisation, derrière la dialectique des concepts, d’une expérience mathématique. Il se dessine un rapport d’analogie entre l’épistémologie de Cavaillès en tant qu’elle thématise une expérience, et l’ontologie du dernier Merleau-Ponty. Par cette analogie, on voudrait donenr un nouvel éclairage sur l’œuvre des deux philosophes.


Hilbert

Les Belles Lettres - 2001

David Hilbert (1862-1943) est l’un de ces géants dont la figure domine l’histoire des mathématiques et marque le seuil d’une époque nouvelle. Il parcourt et transforme toutes les mathématiques, portant attention non plus à la nature des objets, la nature de l’espace en géométrie ou celle du nombre en arithmétique, mais à la structure des domaines. Ainsi, s’ouvre l’époque abstraite où, en France, grandira, par exemple, le groupe Bourbaki. Hilbert a indiqué des problèmes et des voies que les mathématiciens continuent d’explorer. Ses recherches ont donné appui à de nouvelles disciplines hors des mathématiques, comme la mécanique quantique ou l’informatique, et trouvé un écho inattendu hors des sciences exactes, dans la linguistique et la psychanalyse lacanienne. Avant tout, l’œuvre de Hilbert est le développement de la méthode abstraite qui caractérise les mathématiques modernes. Cette méthode, Hilbert l’applique dans tous les domaines mathématiques et, finalement, la pousse jusqu’à ses limites pour donner un fondement, une garantie dernière à la science. Le programme de fondement, que l’on a appelé le programme formaliste, donne lieu aux théorèmes d’incomplétude, qu’établit Gödel en 1931, et aux machines de Turing. Nous suivons cette aventure, de l’émergence de la méthode abstraite jusqu’au programme formaliste et aux résultats de Gödel et de Turing. Nous tentons d’en dégager la portée philosophique. Sont en jeu le statut de l’infini, l’extension et les caractères de la pensée humaine.

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