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DE DECKER Jacques

Belgique

Architecture émotionnelle (Éditions Le Bord de l’eau / La Muette, 2011)

Biographie

En 1963, alors qu’il entame ses études de philologie germanique, Jacques De Decker débute comme acteur au Théâtre de l’Esprit Frappeur, qu’il vient de fonder avec son ami Albert-André Lheureux. Théâtre, plurilinguisme, approche critique : telles sont les bases de sona activité. Il a ainsi adapté de nombreuses pièces des répertoires anglo-saxon, néerlandais, allemand, et a transposé plus de soixante ouvrages, tant classiques que contemporains, pour la plupart des scènes belges. Entre-temps, De Decker poursuit son travail d’enseignant : à l’École d’Interprètes Internationaux de l’Université de Mons (langue et culture néerlandaises), à l’Insas, au Conservatoire de Bruxelles (histoire du Théâtre) et dès 1971, il devient critique littéraire au journal Le Soir, auquel il est toujours attaché, et dont il dirigea le service culturel de 1985 à 1990. Il se lance dans le roman à partir de 1985, avec La Grande Roue, un hommage au théâtre puis publie Parades amoureuses, en 1990. En 1996, Le Ventre de la baleine , inspiré des interrogations laissées par l’affaire Cools, témoigne de son souci de l’investissement des écrivains dans les questions d’actualité. C’est dans cet esprit qu’il relance avec l’éditrice Luce Wilquin en 1998 la revue Marginales, créée en 1945, année de sa naissance, par Albert Ayguesparse à qui il avait succédé à l’Académie


Bibliographie :

  • Architecture émotionnelle (Éditions Le Bord de l’eau / La Muette, 2011)
  • Wagner (Folio, 2010)
  • Modèles réduits (Éditions Le Bord de l’eau / La Muette, 2010)
  • Frans Masereel : Une biographie (La Renaissance du Livre, 2009)
  • Bruxelles en Europe / L’Europe à Bruxelles : 50 ans de convergences (Le Castor Astral, 2007)
  • Ibsen (Gallimard, 2006)
  • Théâtre et société (Lansman, 2006)
  • Je me souviens de Bruxelles (Le Castor Astral, 2006)
  • Histoires de tableaux (CFC Éditions, 2005)
  • Entretiens avec Hubert Nyssen(éditions du Cygne, 2005.
  • Les Philosophes amateurs (Le Grand Miroir, 2004)
  • Un siècle en cinq actes. Les grandes tendances du théâtre belge francophone au xxe siècle (Le Cri, 2003)
  • Tu n’as rien vu à Waterloo (Le Grand Miroir, 2003)
  • Les aventures de la littérature (L’Ambedui, 2001)
  • Un bagage poétique pour le 3e millénaire (La Renaissance du Livre, 2001)
  • Le Magnolia ou le Veau-de-Ville et le Veau-des-Champs (Lansman, 1998)
  • La brosse à relire (Éditions Luce Wilquin, 1999)
  • Henri Ronse, les années Bruxelles. Une petite histoire d’un nouveau théâtre en Belgique (1980-1995) (La Lettre Volée, 1997)
  • Petit matin, grand soir (L’Ambedui, 1997)
  • Le Ventre de la baleine (Labor, 1996)
  • En lisant, en écoutant (Luce Wilquin, 1996)
  • Trente ans d’écriture, entretiens avec Pierre Mertens (L’Ambedui, 1995)
  • Fitness (L’Ambedui, 1994)
  • Parades amoureuses (Grasset, 1990)
  • Les Années critiques. Les Septantrionaux (Ercée, 1990)
  • Bruxelles - L’Europe des villes rêvées (Autrement, 1988)
  • Tranches de dimanche (Actes-Sud Papiers, 1987)
  • La Grande Roue (Grasset, 1985)
  • Épiphanie (Le Cri, 1982)
  • Petit Matin, suivi de Jeu d’intérieur (Jacques Antoine, 1979)
  • Over Claus’ toneel (De Galge, 1971)

Présentation de Modèles réduits

spip_logoLe rapprochement entre Jacques De Decker et Alain Chamfort est certainement inédit. Est-ce grave s’il porte à sourire ?
Souris puisque c’est grave est le titre de chanson qui résume peut-être le mieux l’humeur que dégagent des textes (dont certains eux aussi sont inédits) où même les moments les plus graves mettent de bonne humeur. Quant à l’époque qui parfois transparaît dans la réédition de quelques « modèles réduits » devenus introuvables, elle apparait ici comme le grand retour d’un has been super.
Au lecteur de choisir qui des modèles de ces tableaux ou qui de leur cadre – cette Belgique de Cocagne à laquelle ils appartiennent – est réduit. Nains de jardins ou jardin miniature ?

La variété donne à cette boîte à malices une légèreté bienvenue pour longtemps dans la marge.

Revue de presse :

  • "La lecture de Modèles réduits, de Jacques De Decker, s’apparente à une dégustation de pâtisserie fine. Ce touche-à-tout des Lettres nous propose un recueil de nouvelles, publiées ici ou là (et notamment dans la revue Marginales) où se conjuguent charme, humour et gravité. Nous y suivons Jacques De Decker dans son exploration du Royaume des Belges, contrée étrange, tour à tour attachante et agaçante, aux lisières du ridicule comme aux antipodes du sublime. Qu’il mette en scène le père d’un élu, grabataire (le père, pas le fils qui lui se porte bien) empli d’une ironie féroce pour le « ramassis de politiciens véreux et de démagogues éhontés » que courtise son rejeton ; qu’il raille le tabagisme (« cette folie collective qui a frappé notre culture au moment où elle s’est affichée comme la première au monde ») ou les incohérences de notre STIB régionale, Jacques De Decker ne se départit jamais d’une bonhomie de sceptique désabusé, mais un sceptique qui aime rire, attaché à la vie et à ses plaisirs, dans la plus pure tradition brabançonne." Christophe Gérard pour La Cause Littéraire.

Le dossier Hubert Nyssen

Le Cri - 2012

Entre un écrivain et son lecteur que l’on pourrait qualifier de « professionnel » (parce qu’il assume les rôles divers de critique littéraire, de confrère écrivain, de collègue au sein d’une même académie), une production de textes singulière peut se déployer. Elle n’adopte pas le mode courant (aujourd’hui éclipsé par les technologies nouvelles) de la correspondance, voire du journal intime, qu’il soit à dominante littéraire (comme chez Léautaud) ou autre. Réuni dans l’ordre de leur parution, sous forme d’articles de quotidien, de comptes rendus de rencontres publiques, de discours rituel, de contribution au colloque de Liège organisé par Pascal Durand, et plus tristement d’évocation nécrologique, l’ensemble de ces pièces à conviction, qui sont autant d’exercices d’admiration, constitue un dossier composite peut-être, mais auquel la constance de l’attention et de l’affection confère, au-delà des redites, sa cohérence.


Architecture émotionnelle

La Muette - 2011

Cet ouvrage et le colloque qu’il anticipe (Premier colloque international d’Architecture émotionnelle, Genève, janvier 2011) ont pour objet premier d’explorer et d’enrichir les relations entre architectes, spécialistes des émotions, constructeurs et habitants. Son objectif : offrir une connaissance approfondie et renouvelée des affects générés par le site bâti, son organisation, son agencement ; fournir aux citoyens que nous sommes une réflexion de qualité ayant trait, d’une part à notre rapport mouvant aux lieux, d’autre part à notre expérience des liens sociaux que suscitent les espaces urbains.


Modèles réduits

La Muette - 2010

Le rapprochement entre Jacques De Decker et Alain Chamfort est certainement inédit. Est-ce grave s’il porte à sourire ? Souris puisque c’est grave est le titre de chanson qui résume peut-être le mieux l’humeur que dégagent des textes (dont certains eux aussi sont inédits) où même les moments les plus graves mettent de bonne humeur. Quant à l’époque qui parfois transparaît dans la réédition de quelques « modèles réduits » devenus introuvables, elle apparait ici comme le grand retour d’un has been super. Au lecteur de choisir qui des modèles de ces tableaux ou qui de leur cadre – cette Belgique de Cocagne à laquelle ils appartiennent – est réduit. Nains de jardins ou jardin miniature ? La variété donne à cette boîte à malices une légèreté bienvenue pour longtemps dans la marge.


Wagner

Gallimard - 2010

« Je détruirai l’ordre établi, qui sépare le plaisir du travail, qui fait du travail un fardeau et du plaisir un vice, qui rend un homme misérable par indigence et l’autre par surabondance. » Wagner (1813-1883), né au crépuscule de l’épopée napoléonienne, traverse son siècle en artiste, en révolutionnaire, en aventurier. Confronté à quelques penseurs essentiels – Schopenhauer, Nietzsche –, associé au destin de son pays, l’Allemagne dont il fut longtemps banni, hanté par le projet d’une œuvre gigantesque que, poète, compositeur et homme de théâtre, il finit par mener à bien, il n’a cessé de déclencher les passions et de les vivre lui-même, qu’elles soient politiques, esthétiques ou amoureuses. Adulé par Louis II de Bavière, ami, rival et gendre de Liszt, honni par certains, admiré par Baudelaire, Shaw, Thomas Mann et Valéry, mais aussi un des initiateurs de la pire dérive du XXe siècle, il est un titan dont l’existence fut le plus haletant des romans.


Frans Masereel : Une biographie

Renaissance du livre - 2009

Lié d’amitié avec Henry Van de Velde, Stefan Zweig, Emile Verhaeren, Thomas Mann, Romain Rolland et Roger Martin du Gard, Frans Masereel (1889-1972) fut peintre, dessinateur, illustrateur et surtout " maître graveur ". Xylographe de réputation internationale en raison de ses " romans en images " relatant des histoires sans paroles, pleines d’humour et de poésie, Masereel compte parmi les grands maîtres des arts graphiques dans l’Europe de l’Entre-deux-guerres. L’Allemagne, les Etats-Unis mais aussi la Chine ont reconnu à sa juste valeur cet artiste engagé dans la lutte contre l’oppression et la violence. Première biographie complète de cet artiste belge du XXe siècle, basée pour une grande partie sur des documents inédits (correspondances, journaux intimes), ce livre est aussi le tableau d’une époque. De Gand, dont on sait le rôle essentiel pour la grande génération créatrice du Tournant du Siècle, à la Côte belge, où se retrouve l’Europe aisée d’avant 1914 ; puis de Genève où se réunissent les pacifistes et internationalistes, au Paris des années folles et au Moscou stalinien avant de plonger dans la zone dite libre de la France vaincue par les armées nazies... De nombreuses reproductions de ses oeuvres accompagnent la redécouverte de ce maître du noir et blanc qui fut un humaniste, un pacifiste, un socialiste indépendant et un artiste engagé de dimension européenne.


Bruxelles en Europe / L’Europe à Bruxelles : 50 ans de convergences

Le Castor Astral - 2007

Ouvrage de connexions, fondé sur un réseau de dates et de faits, de lieux et de gens, de projets et d’espoirs, Bruxelles en Europe / L’Europe à Bruxelles est la carte imaginaire et pourtant bien réelle d’un territoire à la fois géographique, politique et sentimental. Il a la simplicité d’un plan de métro et explore les correspondances Bruxelles-Europe selon quatorze thèmes. Chaque chapitre expose un état des lieux ; confronte les points de vue de grandes pointures de la vie politique et d’acteurs de terrain ; propose la réflexion en profondeur de quelques penseurs parfois impertinents ; dérape enfin dans l’imaginaire d’un célèbre écrivain new-yorkais et d’un photographe bruxellois. Un livre original, esthétiquement séduisant. Un livre pour tout public, à feuilleter ou à dévorer. Un livre contemporain à conserver précieusement. Bref : un livre incontournable. Des entretiens avec des personnalités marquantes et de nombreux acteurs de terrain : Étienne Davignon, Jacques Delors, Jacques Attali, Siim Kalas, Karel Van Miert, Pierre Lallemand, Charles Picqué, Jos Chabert, Jacques De Decker, Julian Priestley, etc. Des décryptages (im)pertinents signés Geert van Istendael, Roel Jacobs, Stefan Hertmans, Paul Hermant, Eric Corijn… Un feuilleton littéraire né sous la plume de l’écrivain américain Jerome Charyn. Une série de portraits photographiques saisis par Herman Bertiau. Des états des lieux, des questions, des réflexions, des anecdotes, des chiffres, des images, des perspectives…


Ibsen

Gallimard - 2006

« Pour moi, ce fut une question de droits de l’homme. Si vous lisez mes livres attentivement, vous vous en rendrez compte. Il est évidemment souhaitable de résoudre le problème des femmes ; mais cela n’a pas été mon seul objet. Ma tâche fut de faire le portrait d’être humains. » Usant d’une langue peu répandue, né dans un petit port du sud de la Norvège, assistant-pharmacien dans sa prime jeunesse, Henrik Ibsen (1828-1906) est devenu l’auteur dramatique le plus discuté et le plus controversé de son époque, idolâtré par James Joyce, George Bernard Shaw et Henry James. Il est tenu aujourd’hui pour l’un des dramaturges majeurs de tous les temps. Son parcours de génie et de labeur est une étonnante odyssée artistique.


Théâtre et société

Lansman - 2006

Quatre auteurs dramatiques - Jacques De Decker, Jean-Pierre Dopagne, Claire Lejeune et Jean-Marie Piemme - dévoilent les fondements de leur écriture souvent liée à leur propre parcours, à leurs interrogations existentielles, mais aussi au hasard de rencontres avec des fortes personnalités théâtrales qui leur ont ouvert des horizons insoupçonnés. Une crise personnelle, une référence formelle, un contexte circonstanciel... Je crois que ces facteurs concomitants peuvent situer la règle de trois de tout passage à l’acte artistique qui compte. Le problème, c’est qu’il est rare que les artistes les communiquent... Jacques De Decker Débattre du théâtre en termes d’opposition et d’exclusion me paraît être aux antipodes de cet art fait de diversités et de rapprochements... Mais la vie est ainsi faite : on est identifié, classé, catalogué, toujours. Jean-Pierre Dopagne Les mythes sont les seuls véhicules qui puissent ramener la pensée en amont du temps linéaire de l’Histoire, dans l’incondition de la consciencéMatricielle où se noie l’imaginaire guerrier. C’est au niveau de la pensée mythique que peuvent s’opérer les métissages culturels capables d’enrayer la fatalité des guerres de religions, de la guerre tout court. Claire Lejeune Aujourd’hui, la question de l’identité est explosive. A son seul énoncé, se conjoignent l’individuel, le politique et le tragique. Personne ne vient de nulle part. Personne ne pousse sans racines. Mais à peine reconnaît-on une identité pleine, bien proclamée, qu’elle affiche un visage monstrueux... Ouverture passionnante sur un domaine par définition inaccessible à la critique, cette Chaire donne la parole aux écrivains, qui peuvent seuls rendre compte des raisons complexes qui les ont conduits à la création littéraire et au choix d’un genre particulier. Ginette Michaux


Je me souviens de Bruxelles

Le Castor Astral - 2006

Bruxelles, c’est la région de Bruxelles-Capitale et ses dix-neuf communes. Ensemble, elles composent une cité hybride, contrastée, multiculturelle et pleine de paradoxes, qui cultive envers et contre tout, un art de vivre qui aurait pu inspirer la théorie de la relativité. Sont rassemblés dans cet ouvrage des fragments autobiographiques inédits de dix-neuf écrivains belges et étrangers de premier plan : Philippe Blasband, Jean-Baptiste Baronian, Gaston Compère, Francis Dannemark, Jacques De Decker, Marie Desplechin, François Emmanuel, Thomas Gunzig, Jacqueline Harpman, Kristien Hemmerechts, Stefan Hertmans, Pierre Mertens, Jean-Luc Outers, Benoît Peeters, Lambert Schlechter, Marie-Eve Stenuit, Oscar van den Boogaard, Geert van Istendael et Henri Vernes. A leur côté, le photographe Yves Fonck livre le résultat de sa promenade en ville et dans ses propres souvenirs.


Histoires de tableaux

CFC Editions - 2005

Jacques De Decker : Suzanne à la pomme Paul Emond : Abraham et la femme adultère Un va-et-vient entre la représentation et la réalité, entre le réel et la fiction. Jacques De Decker et Paul Emond nous entraînent dans des univers où la peinture et l’écriture créent un jeu de miroirs singulier. L’atmosphère spécifique que ces écrivains, Bruxellois tous les deux, puisent l’un dans le quartier du Sablon, l’autre dans la Grand-Place des années 1920, contribue sans conteste à la saveur de leurs fictions.


Entretiens avec Hubert Nyssen

Editions du Cygne - 2005

A l’occasion de la dernière Fête du Livre d’Ixelles, deux amis de longue date se sont vus invités à dialoguer dans les salons d’un hôtel de ville de cette commune bruxelloise avec laquelle ils ont tous deux une relation particulière. Hubert Nyssen parce qu’il y est né et y a résidé longtemps, Jacques De Decker parce qu’il y habite encore aujourd’hui. Le premier est écrivain, fondateur des éditions Actes Sud. Le second est Secrétaire Perpétuel de l’Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Grâce aux questions alertes et sensibles de Jacques De Decker, Hubert Nyssen parlera dans cette conversation “à bâtons rompus” de sujets aussi divers que multiples. De son expérience d’étudiant à l’Université de Bruxelles, de son métier d’éditeur, de sa vocation d’écrivain, du roman en général et des siens en particulier, de quelques-uns de ses amis... Et puis de la notion du temps. Donr celui qui passe et qui nous a décidé à ce que mémoire de cette rencontre soit conservée dans toute son originalité.


Les Philosophes amateurs

Le Grand Miroir - 2004

Henri et René sont les Bouvard et Pécuchet des temps modernes. Amis, ils dissertent sur le monde en marche à chaque occasion que les circonstances leur tendent. Ainsi assiste-t-on au débat contradictoire des deux philosophes amateurs sur des thèmes aussi contemporains que l’attentat du 11 septembre, l’affaire Dutroux ou l’épidémie du sida. A l’heure où tout s’accélère, il est bon de retrouver le temps se penser.


Un siècle en cinq actes. Les grandes tendances du théâtre belge francophone au XXe siècle

Le Cri - 2003

Il n’est pas d’art plus subordonné à la mémoire que le théâtre. Et pas seulement parce que les acteurs sont censés connaître leur texte " par cœur ", ce qui fascine le profane et est en réalité le cadet de leurs soucis. Si le théâtre dépend d’une mémoire, c’est de celle de ses spectateurs. On ne rappellera jamais assez que tout un chacun, grâce aux techniques d’archivage modernes, peut se doter d’une culture littéraire, musicale, cinématographique, plastique au prix d’une immersion dans un musée imaginaire rendu possible par le développement des supports mécaniques. Dans le théâtre, rien de pareil, parce que rien ne permet de conserver une représentation à l’identique, qui suppose la coïncidence de deux consciences en action, celle de l’acteur et celle du spectateur, et puis la décantation, dans le souvenir de ce dernier, de ce qu’il a vu, capté, éprouvé, éléments singuliers, au surplus, liés à sa propre subjectivité, à sa propre réserve d’expérience et de culture qui lui font enregistrer certaines choses et pas d’autres, différentes de celles que ses voisins ont, pour leur part, retenues. On peut en conclure un peu vite que faire dès lors l’histoire du théâtre est chose impossible. Il se trouve que l’on ne se résout pas à cette amnésie, que l’amour du théâtre est le plus fort, que le désir de le prémunir de l’oubli l’emporte sur le constat de carence. Cette contradiction est la base de notre entreprise : retracer cent ans de théâtre en Belgique francophone, ces cent années qui constituent l’essentiel de cette activité dans nos contrées.


Tu n’as rien vu à Waterloo

Le Grand Miroir - 2003

Charlie avait un péché mignon : il roulait jusqu’au total épuisement de son réservoir. C’était devenu un vrai sport chez lui. Quand l’aiguille de l’essence entrait dans le rouge, il commençait à s’amuser. Tragi-comédies minuscules ou mini-déflagrations dans la routine des jours, ces dix nouvelles décèlent sous le quotidien l’insolite, le paradoxe, le romanesque, bref tout ce qui passe si souvent inaperçu et qui, lorsqu’on l’avise, indique que l’aventure est au coin de la rue.


Les aventures de la littérature

L’Ambedui - 2001

Les Aventuriers de la littérature est la transcription d’un dialogue animé entre Jacques Carion et Jacques De Decker, le 27 février 1992, consacré à la nouvelle collection de littérature de Labor. Curieusement, le débat a été révélateur, presque à l’insu de ces deux passionnés de littérature, de ce constat : les écrivains belges se sont trouvés à l’avant-garde dans les années 60 ! Ils en ont été, eux aussi, également à leur insu, les aventuriers.


Un bagage poétique pour le 3e millénaire

Renaissance du livre - 2001

Un bagage poétique pour le 3ème millénaire ? Oui, sous la forme de sept rendez-vous passionnants. Dans le bel auditoire du musée d’Art ancien à Bruxelles, où se réunissent le mardi midi des amateurs de poésie dont le nombre et la ferveur fascinent chaque fois les observateurs extérieurs, eurent lieu, entre 1993 et 2000, des conversations à bâtons rompus qui répondaient à une même curiosité. S’ils devaient se retirer sur une île déserte, quel serait le bagage qu’emporteraient quelques grands témoins ? On ne lira pas une enquête systématique : on verra que chaque entretien reflète les préoccupations de l’invité et les projets dans lesquels il était immergé au moment de la rencontre. En ce sens, il s’agit de coups de sonde, plutôt que d’un vaste sondage très élaboré. Ces entretiens reflètent l’humeur d’une époque, d’un tournant de siècle et de millénaire, au cours duquel non seulement la carte du monde s’est redessinée, mais les usages de diffusion et de communication de la culture se sont profondément modifiés, ces changements s’accompagnant d’espérances autant que d’inquiétudes.


La brosse à relire

Editions Luce Wilquin - 1999

Cet ouvrage est la suite logique des « Septentrionaux – Les années critiques » publié en 1991. Jacques De Decker nous livre ici sa vision de la littérature belge de langue française des années 1980 et 1990, à travers un large choix d’articles et d’entretiens publiés dans divers suppléments et revues culturelles. Les écrivains concernés sont les suivants : Alain Berenboom, Jean Claude Bologne, Jacques Cels, William Cliff, Gaston Compère, Jacques Crickillon, François Emmanuel, Jacqueline Harpman, Philippe Jones, Michel Lambert, Claire Lejeune, Jean-Louis Lippert, Pierre Mertens, Amélie Nothomb, Jean-Luc Outers, Patrick Roegiers, Dominique Rolin, Bernard Tirtiaux, Jean-Philippe Toussaint, Guy Vaes, Jean-Pierre Verheggen, Liliane Wouters.


Le Magnolia ou le Veau-de-Ville et le Veau-des-Champs

Lansman - 1998

Marie et Antoinette… enfin, Marie-Antoinette, vit depuis quelques mois un bonheur parfait entre deux hommes qu’elle aime et qui, heureusement, paraissent naviguer aux antipodes. C’est évidemment sans compter sur les hasards de la vie… Bie ndavantage qu’une simple comédie. 


L’Homme des villes

CFC Editions - 1998

L’œil perçoit quatre protagonistes venus d’horizons très différents : Maja Polackova, Jacques De Decker, Paul Emond et Claude Javeau. Les imaginaires se rejoignent, glissent les uns dans les autres, s’engouffrent. Les collages de Maja, point de départ, se mettent à voyager et recontrent trois écrivains, trois textes, trois sensibilités personnelles qui s’inspirent des images , qui les prennent en main sans pour autant s’en accaparer. À chaque fois tout bascule. Dans quelle mesure l’art et la littérature se rejoignent-ils, se confondent-ils ? Ce livre en est le flagrant délit.


Petit matin, grand soir

L’Ambedui - 1997

Henri Ronse, les années Bruxelles. Une petite histoire d’un nouveau théâtre en Belgique (1980-1995)

La Lettre volée - 1997

Le Ventre de la baleine

Labor - 1996

En lisant, en écoutant

Editions Luce Wilquin - 1996

Les premières lignes Le journaliste littéraire, de nos jours, n’a pas à se plaindre. Il fut un temps où rencontrer un écrivain majeur, même lorsque l’on représentait un journal important, était toute une entreprise. Il fallait montrer patte blanche, contourner des obstacles, pour finir par décrocher un entretien qui n’en prenait, il est vrai, que davantage de valeur. Aujourd’hui, la tâche est plus que facilitée au reporter en terres littéraires.


Trente ans d’écriture, entretiens avec Pierre Mertens

L’Ambedui - 1995

Fitness

L’Ambedui - 1994

Les Années critiques. Les Septantrionaux

Ercée - 1990

Parades amoureuses

Grasset - 1990

Gilbert enseigne l’histoire du roman à des jeunes gens qui ne s’en soucient que fort peu. Sa vie, en outre, n’a rien de bien palpitant. Au moins d’apparence. Et si elle était, elle aussi, un roman, tout compte fait ? Un roman tissé d’histoires d’amour ébauchées, interrompues, en pointillé, un roman enfoui dans des lettres anciennes, qui disent la passion que l’adolescence a oubliée en cours de route... Les parades de Julien sont de plusieurs ordres ; c’est que chaque rencontre est une conquête, un refus, un jalon. Le goût et la peur de vivre y sont également partie prenante. Gilbert ignore s’il n’est pas, dans ce grand jeu qui le dépasse, surnuméraire. Jusqu’à ce que... Tissé dans le fil des jours, d’un transit, d’une quarantaine et, peut-être, d’un embarquement vers la terre promise...


Bruxelles - L’Europe des villes rêvées

Autrement - 1988

Tranches de dimanche

Actes Sud - 1987

Les retrouvailles d’une famille et notamment des parents à l’occasion du futur mariage de la fille - lieu de révélations et de découvertes de chacun.


La Grande Roue

Grasset - 1985

Comme à Vienne, chez Schnitzler, ou à Rome, chez Marguerite Yourcenar, avec Denier du rêve, la vie passe, "la grande roue" tourne, d’une créature à l’autre, dans ce récit qui a Bruxelles pour décor, et la Ronde pour modèle. Sans y prendre garde, on glisse d’une femme à un homme, d’une mère à son fils, d’un vieillard à un enfant, de la malade à l’infirmière, et soudain la boucle a retrouvé son point de départ, le tour est joué, le livre est fait, nous voici riches d’une galerie de personnages qui se sont affirmés en sourdine, avec l’attachante vérité du naturel. Et tous parents par la tendresse ou l’imaginaire, ces Bruxellois - comme il y a les "Dubliners" selon Joyce - finissent par nous raconter merveilleusement une ville un peu magique, leurs amours, leurs déceptions et leurs rêves entrecroisés.


Epiphanie

Le Cri - 1982

Petit Matin, suivi de Jeu d’intérieur

Jacques Antoine - 1979

Bruxelles, ville monde

Avec David Van Reybrouck, In Koli Jean Bofane, Jean-Pierre Verheggen, Benoît Peeters, Alain Berenboom - Saint-Malo 2012

Avec David Van Reybrouck, In Koli Jean Bofane, Jean-Pierre Verheggen, Benoît Peeters, Alain Berenboom. Une rencontre animée par Jacques De Decker


La Belgique, laboratoire du futur ?

Avec Julos Beaucarne, Fanchon Daemers, Jean-Luc Debattice, Jean-Pierre Verheggen, David Van Reybrouck, Jacques De Decker et William Cliff - Saint-Malo 2012

Avec Julos Beaucarne, Fanchon Daemers, Jean-Luc Debattice, Jean-Pierre Verheggen, David Van Reybrouck, Jacques De Decker et William Cliff, animé par Catherine Pont-Humbert


La Belgique existe-t-elle ?

Avec Jacques De Decker, David Van Reybrouck, André Versaille, Jean-Pierre Verheggen, Jean-Luc Debattice, Fanchon Daemers et Julos Beaucarne - Saint-Malo 2012

Avec Jacques De Decker, David Van Reybrouck, André Versaille, Jean-Pierre Verheggen, Jean-Luc Debattice, Fanchon Daemers et Julos Beaucarne, animé par Catherine Pont-Humbert