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DE CRECY Nicolas

France

Mexico (Louis Vuitton, 2017)

« Je ne trouve pas, je cherche ! », ironise Nicolas de Crecy en inversant la célèbre maxime de Picasso. Scénariste et dessinateur, peintre et écrivain depuis plus de vingt-cinq ans, Nicolas de Crecy signe une œuvre protéiforme, aussi insolite que poétique. Dans ses livres, nourris par la philosophie, la littérature et le surréalisme, il multiplie les expériences graphiques et stylistiques, revisite les genres (bande dessinée, manga, carnets de voyage ou de dessins…) et les techniques (encre de Chine, aquarelle, crayon, gouache, stylo, craie…), tout en composant conjointement à ses travaux d’illustration une œuvre plasticienne à part entière – peintures, sculptures, gravures. Autant d’expérimentations qui se nourrissent les unes des autres et renouvellent la pensée comme le geste du créateur.

Originaire de Lyon, il intègre la toute première promotion de l’École supérieure de l’image d’Angoulême dont il sort diplômé en 1987. Il commence sa carrière au sein des studios Disney de Montreuil où il travaille en tant que décorateur. Il travaille également à plusieurs reprises avec le réalisateur Sylvain Chomet, et assure notamment la direction artistique du dessin-animé La Vieille Dame et les Pigeons en 1998.

En 1991, Les Humanoïdes Associés, publient son premier album, un Foligatto empreint de la pensée de Beckett, couronné par le prix du meilleur dessinateur au Festival d’Athis-Mons. Dès lors, Nicolas de Crecy n’aura de cesse d’élargir les cadres et de brouiller les pistes pour explorer librement tous les modes narratifs et formels.

Du scénario baroque et onirique (Le Bibendum céleste, qui court sur trois volumes) au récit satirique et grinçant (la série Léon la came, dont le deuxième volume a reçu l’Alph-Art du meilleur album 1998), de la fable muette (Prospopus) ou conte loufoque (Salvatore), Nicolas de Crécy investigue aussi bien la bande dessinée que l’illustration jeunesse (La Nuit du grand méchant loup, Le Roi de la piste), le carnet illustré plus personnel (New-York-sur-Loire, Des gens bizarres), le récit autobiographique en dessins (Journal d’un fantôme) ou encore le manga (La République du catch, publié dans le magazine japonais Ultra Jump en 2015)… Il est également le premier auteur à signer une bande dessinée sur le Louvre (Période Glaciaire, 2005), dont les planches originales ont été présentées dans l’enceinte de l’illustre institution en 2009.

Pensionnaire en résidence d’artiste à la Villa Kujoyama, à Kyoto, en 2008, Nicolas de Crécy prolonge depuis l’aventure nippone en multipliant projets et collaborations avec des artistes japonais, à l’instar d’Artbook (2014), exécuté avec son complice Taiyō Matsumoto.

Son travail fait l’objet de traductions et d’expositions constantes en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Une splendide monographie a ainsi été publiée chez MEL Publisher en 2016, alors que l’artiste plasticien investissait la même année Le Quartier – centre d’art contemporain de Quimper- pour une plongée dans la fabrique du dessin, ses techniques et ses processus, et dans Le Manchot mélomane, un ineffable hommage à Paul Wittgenstein (1887-1961), célèbre pianiste virtuose amputé de la main droite, qui lui a inspiré un portrait en creux…
« Se laisser surprendre et se surprendre soi-même », résume l’artiste. Tel est l’enjeu de sa vie comme de son œuvre.

Cette année, il vient nous présenter les originaux de son dernier carnet de voyage, publié chez Louis Vuitton. Avec un trait libéré, Nicolas de Crécy nous fait découvrir Mexico, le fourmillement de ses rues colorées, et sa lumière si singulière...


Bibliographie :

  • Mexico (Louis Vuitton, 2017
  • Un monde flottant. Yokai et Haikus (Soleil, 2016)
  • Super Monsieur Fruit (Futuropolis, 2015)
  • La République du Catch (Casterman, 2015)
  • Journal d’un fantôme (Futuropolis, 2014)
  • Carnet de Kyoto (Le Chêne, 2012)
  • Esthétique du quotidien au japon (Éditions du regard, 2010)
  • Salvatore. Tome 4) (Dupuis, 2010)
  • Salvatore. Tome 3 (Dupuis, 2009)
  • Les carnets de Gordon McGuffin (avec Pierre Senges, Futuropolis, 2009)
  • L’Orgue de Barbarie (avec Raphaël Mertz, Futuropolis, 2007)
  • Salvatore. Tome 2 (Dupuis, 2006)
  • Période Glaciaire (Futuropolis, 2005)
  • Salvatore. Tome 1 (Dupuis, 2005)
  • New-York sur Loire (Casterman, 2005)
  • Des gens bizarres (Cornélius, 2004)
  • Prospopus (Dupuis, 2003)
  • Lisbonne, voyage imaginaire (Casterman, 2002)
  • Léon la came (Tome 3) : Priez pour nous (Casterman, 1998)
  • Léon la came (Tome 2) : Laid, pauvre et malade (Casterman, 1997)
  • Léon la came (Tome 1) (Casterman, 1995)
  • Foligatto (Humanoïdes Associés, 1991)
Un monde flottant. Yôkai et Haikus

Un monde flottant. Yôkai et Haikus

Noctambule - 2016

Mêlant yôkai et haïkus, Un monde flottant est un magnifique hommage à la passion commune des peintres et des poètes : le voyage. Au vu de la thématique choisie – yôkai et haïkus– la forme du leporello, proche de l’emaki
(rouleau peint) résonne avec sens. Issus de la culture orale du Japon rural, les yôkai sont difficilement qualifiables : monstres, divinités, esprits… Émanations vivantes de la nature, ils ont survécu dans l’imaginaire par le biais du dessin. Nés des talents de Utagawa Kuniyoshi ou de Kawanabé Kyòsai, à l’époque Edo, ils ont été remis au goût du jour par le mangaka Shigeru Mizuki, ou encore par Hayao Miyzaki avec Le Voyage de Chihiro. Cet hommage à la nature se reflète aussi dans un autre champ de la culture nippone : la poésie, dont le haïku est la forme la plus sobre et la plus directe. S’inspirant des gravures sur bois – les Ukiyo-e– Nicolas de Crécy a souhaité réintégrer ces créatures dans l’univers contemporain de la ville, en l’occurrence de celles dont il a pu découvrir les architectures passionnantes : Tokyo et Kyoto. Un hommage de toute beauté !


Revue de presse :

"Se saisissant des possibilités offertes par les « leporello » – des albums dépliables et réversibles –, Crécy a réalisé en frise un calendrier nippon où mois et saisons s’égrènent en compagnie de ces attachants démons."
Stéphane Jarno, Télérama


La république du Catch

La république du Catch

Casterman - 2015

Avec La République du catch Nicolas De Crécy signe son retour chez Casterman.
Et quel retour !
Dans une ville aux airs de New York sur Loire, il nous campe un polar déjanté, dans lequel un marchand de piano mélancolique, bigleux et beaucoup trop petit donne du fil à retordre à sa famille mafieuse.
Bébé maléfique, manchot pianiste, courses poursuite et combat de catch entre fantômes, l’imagination de Nicolas de Crécy ne connaît pas de limite.
Un très grand cru de 200 pages qui nous rappelle le jubilatoire Léon la Came.
La République du catch, manga prépublié entre juillet 2014 et janvier 2015 dans la revue japonaise Ultra Jump, est publié en simultané au Japon par la Shueisha Publishing.


Revue de presse :

« Visuelle, dynamique, intrigante, jouant habilement avec les rouages du feuilleton, La République du catch nous attrape et ne nous lâche plus pendant plus de deux cents pages. »
Stéphane Jarno, Télérama

« Étrange, poétique, parfois fou mais souvent juste, l’univers de Nicolas de Crécy est comme ces rêves dans lesquels rien ne semble finalement hors de propos. »
Sophie Gindensperger, Libération

« Si l’auteur à l’imaginaire débridé a préservé son style dans le dessin, la publication en feuilletons, et les contraintes de lecture par le public habituel des mangas ont accéléré le rythme narratif. Le tout donne une passionnante et intriguante histoire de gangs. »
Anne Douhaire, France Inter


New-York sur la Loire

Casterman BD - 2013

La nouvelle édition de l’un des plus beaux recueils d’illustrations de Nicolas de Crécy, enrichie d’une soixantaine d’images inédites. La mégapole bien connue, New York sur Loire, fait ici l’objet d’une étude sérieuse, aussi bien architecturale qu’ethnologique. Architecturale d’abord, et pour bien comprendre les éléments fonctionnels et les influences culturelles qui ont façonné cette incroyable cité, un petit détour par l’histoire -la grande et les petites- est nécessaire. Où l’on découvre qu’après avoir été achetée 25 dollars à des phoques moines par le navigateur Peter Minuit il y a moins de 4 siècles, la région montagneuse qui plongeait dans l’océan est devenue, par le travail acharné des hommes, la ville la plus mythique du monde. Avec quel talent ont été sculptés, dans la matière brute des montagnes, les buildings les plus variés, inspirés des plus belles villes d’Europe. Ethnologique ensuite, grâce aux études du professeur Barovki, qui retrace les rapports conflictuels entre les animaux –phoques moines, chiens mous, aigles surdiplômés- et descendants de Peter Minuit, émigrés d’Europe à la fois indestructibles et aux principes moraux rigides. Comment ce cocktail explosif a su donner une culture si riche, une population si diverse et une aura internationale à cette mégapole dans laquelle chacun rêve de vivre un jour.


Lisbone, voyage imaginaire

Casterman BD - 2002