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FERNANDEZ Dominique

France

Ramon (Grasset, 2009) Prix Essai France Télévisions 2009

Dominque Fernandez, Etonnants Voyageurs 2007
© Gael Le Ny

Dominique Fernandez a toujours été fasciné par la culture italienne. Normalien et agrégé d’Italien, il commence sa carrière à l’Institut français de Naples avant de devenir professeur d’Italien à l’Université de Rennes. Spécialiste de l’Art Baroque, romancier, essayiste et grand voyageur, il commence sa carrière littéraire en intégrant le comité de lecture des éditions Grasset. Il publie son premier roman, L’écorce de Pierre, en 1959 et, quinze an plus tard, avec Porporino ou les Mystère de Naples, dévoile son homosexualité et remporte le prix Médicis. Récompensé une nouvelle fois en 1982 par le Prix Goncourt pour Dans la main de l’ange, Dominique Fernandez est aujourd’hui célébré par la critique et plébiscité par le public. Critique littéraire pour le Nouvel Observateur, l’Express ou la Quinzaine littéraire, traducteur et inventeur de la psychobiographie, Dominique Fernandez est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages - romans et essais confondus - ainsi que membre de l’Académie Française.

Fils de Ramon Fernandez, qui était l’ami de Proust et Gide, célèbre critique littéraire et intellectuel de gauche devenu collabo, Dominique Fernandez, en présentant sa candidature à l’Académie, voulait réhabiliter sinon son père du moins son œuvre et voir affichée et reconnue son homosexualité sous la coupole. Deux vœux exaucés puisqu’il occupe depuis 2007 le 25ème fauteuil et que deux des œuvres de Ramon Fernandez, jusqu’alors bannies des bibliothèques, viennent d’être rééditées.
Dominique Fernandez ne s’est d’ailleurs pas contenté d’évoquer son père devant l’Académie puisqu’il vient de publier Ramon, un livre dans lequel il cherche à comprendre l’itinéraire et les raisons qui ont mené son père sur la voie du national socialisme.


Liens :

Interview de Dominique Fernandez sur Europe 1

Lecture de Ramon sur L’Express.fr

Dominique Fernandez présente Ramon sur Arte.tv


Revue de presse Ramon :

Le Figaro
Télérama
Libération
Le Magazine Littéraire
Lire
Le Nouvel Observateur
La Croix
Le Soir


Bibliographie :

  • Ramon (Grasset, 2009) Prix Essai France Télévisions 2009
  • Dictionnaire amoureux de l’Italie (Plon, 2008)
  • L’Art de raconter (Grasset, 2007)
  • Jérémie ! Jérémie ! (Grasset, 2006)
  • La perle et le croissant (Éditions Omnibus, 2006)
  • Sicile (Actes Sud, 2006)
  • Sentiment indien (Grasset, 2005)
  • Rome (Philippe Rey, 2004)
  • Dictionnaire amoureux de la Russie (Plon, 2004)
  • La Course à l’abîme (Grasset, 2003)
  • Syrie (Stock, 2002)
  • L’Amour qui ose dire son nom : Art et Homosexualité (Stock, 2001)
  • Menton (Grasset, 2001)
  • Mère Méditerranée (Grasset, 2000)
  • Nicolas (Grasset, 2000)
  • La Beauté (Desclée de Brouwer, 2000)
  • Bolivie (Stock, 1999)
  • Voyage d Italie (Omnibus, 1999)
  • L’amour des mythes et les mythes de l’amour (Artois Presses Université, 1999)
  • Le Loup et le Chien (Pygmalion, 1999)
  • Palerme et la Sicile (Stock, 1998)
  • Tribunal d’honneur (Grasset, 1997)
  • Le Dernier des Médicis (Grasset 1994)
  • Porfirio et Constance (Grasset, 1992)
  • L’École du sud (Grasset, 1991)
  • Le Rapt de Ganymède (Grasset, Grasset, 1989, Prix Méditerranée)
  • La Gloire du paria (Grasset, 1987)
  • L’Amour (Grasset, 1986)
  • Dans la main de l’ange (Grasset, 1982, Prix Goncourt 1982)
  • Signor Giovanni (Éditions Balland, 1981)
  • L’Étoile rose (Grasset, 1978)
  • Une Fleur de jasmin à l’oreille (Grasset, 1980)
  • La Rose des Tudors (Julliard, 1976)
  • Eisenstein : l’arbre jusqu’aux racines Tome 1 et 2 (Grasset, 1972 et 1975)
  • Porporino ou les Mystères de Naples (Grasset, 1974, Prix Médicis 1974)
  • Les Enfants de Gogol (Grasset, 1971)
  • Lettres à Dora (Grasset, 1969)
  • L’Aube (Grasset, 1962)
  • L’Écorce des pierres (Grasset, 1959)

Présentation de Ramon :

" Je suis né de ce traître, il m’a légué son nom, son œuvre, sa honte. Au centre de ma vie, depuis l’enfance : aimer ce qui est interdit, puisqu’on m’interdisait d’aimer l’objet de mon amour " : ainsi parle Dominique Fernandez de son père Ramon, à l’orée de cette enquête biographique, historique et intime. Le fils cherche à comprendre comment son géniteur, l’un des plus grands intellectuels de son temps, a pu être socialiste à trente et un ans, critique littéraire d’un journal de gauche à trente-huit, compagnon de route des communistes à quarante, fasciste à quarante-trois et collabo à quarante-six. Pour saisir le destin énigmatique de Ramon, Dominique Fernandez tresse serré trois fils. Celui de l’histoire littéraire - nous voici de plain-pied avec Proust, Gide, Mauriac, Paulhan, Céline, Bernanos, Saint-Exupéry Malraux, Duras, et tant d’autres. Celui de l’histoire politique en France et en Europe - le 6 février 1934, le Front populaire, la guerre d’Ethiopie, la guerre d’Espagne, celle de 1940, l’Occupation, sont autant d’événements auxquels Ramon est mêlé de près. Celui de l’histoire privée - comment un play-boy dépensier d’origine mexicaine, amateur de tango et de Bugatti, fait brièvement le bonheur puis durablement le malheur de la brillante sévrienne, fille d’instituteurs pauvres, qu’il épousa en 1926. Echec conjugal documenté jour après jour par les carnets intimes de l’épouse. Ces trois plans superposés, qui montrent comment les péripéties les plus intimes peuvent infléchir un destin, donnent à ce livre toute sa dimension romanesque.

Résumé de L’Art de raconter :

" Raconter des histoires : ce devrait être la fonction première du roman. Cela longtemps l’a été, de Stendhal à Tolstoï, de Dickens à Melville, de Stevenson à Simenon. Aujourd’hui, en France du moins, les romanciers ne racontent plus : ils parlent d’eux-mêmes, ce qui est tout différent. Ils ont perdu l’art de se créer des doubles et de se projeter dans des identités de rechange. Ils expérimentent, ils ressassent, ils n’ont plus cette liberté, cette gaieté de se transformer en d’autres qu’eux-mêmes. L’Art de raconter est tout le contraire d’un traité sur le roman c’est une défense et illustration, à travers de nombreux exemples français et étrangers, du roman comme plaisir, comme jubilation, comme machine à rêver et à entraîner le lecteur dans les émois et les délices de l’aventure ."
Dominique Fernandez

On a sauvé le monde

Grasset - 2014

Un jeune étranger séjourne à l’Istituto d’Arte de Rome dans les années 1930 pour y poursuivre ses recherches en histoire de l’art sur le peintre Poussin. Il fait sa cour à Giulia Falconieri, jeune aristocrate à la pureté sculpturale, tandis que la sensuelle Wanda, d’origine polonaise, le drague. Mais chacun triche déjà dans ce triangle amoureux, comme si le travestissement des sentiments n’était que la répétition générale du camouflage des identités. Lorsqu’il fait la connaissance d’Igor, fils d’une famille de Russes blancs ayant fui la Révolution d’octobre pour se réfugier dans l’Italie mussolinienne, le narrateur rencontre son destin. Par amour pour ce garçon, il va devenir un espion au service du régime communiste. A Moscou, où nos deux apprentis-agents apportent les documents qu’ils sont parvenus à subtiliser à Rome, les mâchoires du piège se referment sur ces idéalistes dont le régime a su faire ses « idiots utiles »...


L’âme russe

Grasset - 2009

L’âme Russe, Philippe Rey 2009 Ce que l’on éprouve en Russie au milieu des interminables forêts, steppes, tourbières, champs de neige, étendues d’eau glacées, incite à se demander quel mystère se cache derrière ces espaces démesurés. Cette « âme russe », Olivier Martel en a saisi, dans ses belles photographies, les manifestations visibles. Certaines nous la montrent à l’œuvre à l’intérieur des églises, dans la splendeur des costumes et la somptuosité de la liturgie. Mais elle se manifeste aussi chez les paysans qui causent au-dessus d’une palissade, les enfants qui pêchent au bout d’une jetée de planches, le balayeur qui joue avec son chien, et même chez le cheval attelé au traîneau, le tramway brinqueballant dans la brume, le tracteur au travail dans la neige… Les textes de Dominique Fernandez complètent cette exploration du monde russe. Si les coutumes, croyances et autres faits divers apportent des éléments de compréhension, les artistes – Tolstoï, Tchekhov, Tarkovski… – l’incarnent véritablement car « ils expriment le sentiment de tout le monde, dans le langage de tout le monde, de manière à être compris, aimés de tous ». C’est bien par son « âme » que la Russie continue à se distinguer de toutes les autres nations et à séduire, à intriguer, à fasciner. Avec Tolstoï, Grasset 2010 Universellement célèbre, Tolstoï reste en même temps assez méconnu, dans la mesure où l’on a réduit son oeuvre à quelques personnages ’romantiques’ : Natacha, le prince André, Anna Karénine, et ses innombrables thèmes à la seule passion amoureuse. Dominique Fernandez a relu ses livres et découvert un écrivain de combat, un des premiers qui aient dénoncé les horreurs de la guerre (et en particulier de la guerre de Tchétchénie, déjà injuste et cruelle en 1850), critiqué le système judiciaire, carcéral, les scandales de l’injustice sociale, les abus du pouvoir étatique, les impostures de l’Eglise, etc. En face de son contemporain Dostoïevski, porté au paroxysme et à l’outrance, il garde toujours un ton juste et mesuré. Son style porte l’empreinte d’une perfection intemporelle.


Jérémie,Jérémie

Grasset - 2006

Dictionnaires amoureux

Saint-Malo 2009
Dimanche : 10h45 - Dictionnaires amoureux
avec Dominique Fernandez, Jean-Claude Carrière, Claude Hagège et Denis Tillinac