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PERRIN Jean-Pierre

France

Le djihad contre le rêve d’Alexandre (Seuil, 2017)

Spécialiste du monde arabo-musulman dont il a couvert les conflits pendant plus de trente ans, il est grand reporter pour Libération et auteur de récits de guerre, de voyages au Proche-Orient, mais aussi de romans noirs. Prix Kessel 2017, Le Djihad contre le rêve d’Alexandre, revient sur la situation actuelle de l’Afganistan, un voyage dans l’histoire du pays pour en expliquer le présent où il rappelle le rêve qu’avait Alexandre Le Grand de fusionner l’Europe et l’Asie, aujourd’hui mis en echec par le djihad contemporain qui a déclaré une guerre à l’histoire. Dans L’Iran, la prière des poètes, il explore les fascinantes contradictions persanes.

Histoire et géopolitique, passé et présent. Les essais de Jean-Pierre Perrin se caractérisent toujours par un discours lucide et réfléchi sur l’actualité, à la lumière des événements qui l’ont précédée.
Journaliste passionné — il se dit « dévoré par le cancer du voyage, de la fuite » — il est, entre autres, l’auteur de Les Rolling Stones sont à Bagdad (2003), portrait de l’Irak avant, pendant et après la guerre, et de Jours de poussière : choses vues en Afghanistan, Grand prix des lectrices de Elle 2002.
En 2011, il dirige une anthologie de nouvelles où dix-neuf écrivains partageant le goût des voyages, parmi lesquels Alain Dugrand, Michel Le Bris, Yvon Le Men, Léonora Miano ou encore Gilles Lapouge, livrent leur vision de ce qu’est le « bout du monde ».

La mort est ma servante (2013, Fayard) est plus qu’un récit de guerre ; c’est l’hommage poignant de Jean-Pierre Perrin à un ami, Samir Kassir, intellectuel arabe, « le plus prometteur de sa génération ». Ce dernier est assassiné en juin 2005, à Beyrouth, non loin du café où les deux amis devaient justement se retrouver.
À celui qui avait prophétisé qu’il n’y aurait de démocratie dans le monde arabe sans « un printemps à Damas », Jean-Pierre Perrin raconte ce qu’est devenue la Syrie après sa mort. Sous-titré « Lettre à un ami assassiné », l’ouvrage va au-delà du témoignage de guerre, convoquant l’histoire, la littérature et la poésie pour rendre compte la pleine mesure du désastre syrien, qui reflète, selon l’auteur, « le pourrissement du monde ».

Dans Menaces sur la mémoire mondiale de l’humanité (2016, Hoëbeke), Jean-Pierre Perrin revient sur l’histoire mouvementée de sites historiques du Moyen-Orient (comme la cité antique de Palmyre, reprise par la Syrie des mains de l’EI le 27 mars 2016) en s’appuyant sur une iconographie variée alliant archives et photos contemporaines. À travers une analyse géopolitique et philosophique, l’auteur nous rappelle que ces sites sont les témoins fragiles des civilisations passées, leur destruction constituerait donc une perte irrémédiable pour l’Humanité. Il est crucial d’immortaliser ce qui peut être détruit et de sensibiliser le plus grand nombre.

Le djihad contre le rêve d’Alexandre (Seuil, 2017) revient sur la situation actuelle de l’Afganistan. Jean-Pierre Perrin entreprend un voyage dans l’histoire du pays pour en expliquer le présent. Il rappelle le rêve qu’avait Alexandre Le Grand de fusionner l’Europe et l’Asie, aujourd’hui mis en echec par le djihad contemporain qui, écrit-il, a déclaré une guerre à l’histoire dont ce pays, plus que tout autre, était dépositaire. Un essai passionnant qui reçoit en 2017 le Prix Kessel de la SCAM, remi Étonnants Voyageurs.


Bibliographie :

  • Le djihad contre le rêve d’Alexandre (Seuil, 2017)
  • Iran, la prière des poètes (Nevicata, 2017)
  • Menaces sur la mémoire mondiale de l’humanité (Hoëbeke, 2016)
  • La mort est ma servante (Fayard, 2013)
  • Nouvelles du bout du monde (Hoëbeke, 2011)
  • Le paradis des perdantes (Stock, 2006)
  • Les Rolling Stones sont à Bagdad : Irak, dans les coulisses d’une guerre (Flammarion, 2003 - Grand Prix 2003 des Lectrices de Elle)
  • Jours de poussière : Choses vues en Afghanistan (La Table Ronde, 2003)
  • Massoud (collectif, éditions 1, 2001)
  • Chiens et louves (Gallimard, 1999)
  • L’Iran sous le Voile (L’Aube, 1998)
  • Chemin des loups (La Table ronde, 1995)
Iran, la prière des poètes

Iran, la prière des poètes

Nevicata - 2017

L’Iran est un jardin que les mots font fleurir. Sous les coupoles des mosquées d’Ispahan et des mausolées de Chirâz, une somme de fascinantes contradictions persanes est à l’œuvre.

Les Iraniens aiment les sciences et sont superstitieux. Ils sont mystiques et amoureux des plaisirs plus terrestres. L’Iran des poètes est celui du pardon. Mais l’Iran des juges islamiques condamne à mort le plus grand nombre de mineurs au monde. Les omniprésents mollahs y sont sans cesse moqués, affublés de sobriquets ridicules, maudits, voire insultés. Mais peu d’Iraniens voudraient qu’ils disparaissent de leur paysage.

Ce petit livre n’est pas un guide. C’est un décodeur. L’Iran est un poème persan dont ces pages vous aident à saisir les dérangeantes ambiguïtés. Il dit l’âme d’un pays qui, de tout temps, a figuré au panthéon des voyageurs. Il explique le mystère et les secrets d’un grand peuple. Parce qu’en Iran, comprendre n’est qu’une étape sur le sinueux chemin des sentiments.

Un grand récit suivi d’entretiens avec Clément Therme (Comment les mollahs ont fabriqué l’homo islamicus) et Leili Anvar (Le mythe de la Taverne).

Le djihad contre le rêve d'Alexandre

Le djihad contre le rêve d’Alexandre

Seuil - 2017

Si la défaite actuelle des armées occidentales en Afghanistan renvoie aux échecs des envahisseurs précédents, elle met également en pièces le rêve eurasien d’Alexandre Le Grand. Ce rêve « si beau, perspicace, intemporel, généreux » selon Nicolas Bouvier, et qui bouleversa Malraux.

Comment le territoire du Gandhara, où prospéra l’extraordinaire et tolérante civilisation née de la rencontre entre la Grèce et l’Orient, peut-il coïncider avec celui du djihadisme contemporain ? Celui-là même qui vit l’apogée des talibans, la montée d’Oussama Ben Laden, la présence des théoriciens de la guerre sainte, ou encore le passage de Mohammed Merah.

Pour le comprendre, Jean-Pierre Perrin a parcouru l’Afghanistan dans les pas d’Alexandre le Grand. Il retrace les batailles du conquérant dans les montagnes de l’Indu Kush, revient sur les échecs militaires de l’URSS et de l’OTAN, tout en évoquant les figures du djihad de - Massoud ou le sanglant Haqqani qu’il a personnellement rencontrés. Comme dans la plupart de ses ouvrages, il fait résonner littérature et souvenirs, Histoire et géopolitique, passé et présent.


Revue de presse

  • "Porté par un style d’une élégance et d’une clarté remarquables, même quand il tente de nous faire comprendre le chaos afghan, ces myriades de tribus et de sous-tribus antagonistes, féroces et ingérables qui constituent sa population, il sait rendre aussi présents pour le lecteur le passé comme le présent." (Livres Hebdo)
  • "Dans un essai personnel magistral et lumineux, il retrace trente ans de reportages sur place auprès des paysans, des talibans, des seigneurs de guerre, des chauffeurs de camion suicidaires, des soldats russes indécis, des marsouins fatalistes, des GI en panique, mais en les remettant en perspective avec l’histoire longue du pays. Car peut-on comprendre ce pays en omettant l’épopée d’Alexandre ( qui y laissa mille traces, vestiges et... leçons de polémologie), les razzias de Gengis Khan, les subtilités du grand Jeu au XIXe ? Assurément non, et l’auteur du non moins épatant Jours de poussière (2002) le prouve avec maestria. » (Le Figaro)

La mort est ma servante

La mort est ma servante

Fayard - 2013

Le 2 juin 2005, les services secrets syriens assassinèrent Samir Kassir, l’intellectuel arabe le plus prometteur de sa génération. J’avais rendez-vous avec lui dans un café de Beyrouth, mais un contretemps m’avait fait annuler la rencontre. À l’ami disparu, qui avait prophétisé que la démocratie dans le monde arabe ne se ferait pas sans « printemps à Damas », j’ai décidé de raconter cette révolution syrienne qu’il n’a pas pu voir : Homs, le coeur battant de la rébellion, assiégé et bombardé. Ou la belle Alep, dont les 4500 ans d’histoire sont menacés par une folle bataille. Je lui rappelle aussi les années Bachar, « l’archipel des tortures » sans équivalent dans le monde, l’irrésistible montée en puissance des islamistes – et l’embarrassante ambiguïté des relations franco-syriennes. Par respect pour l’érudit et pour aller au-delà du simple témoignage de guerre, j’ai convoqué l’histoire, la littérature et la géopolitique, tout en cherchant la consolation de la poésie. Et j’ai essayé de comprendre comment un pays pouvait sombrer à ce point dans l’autodestruction. Avec cette certitude : les horreurs en Syrie refl ètent le pourrissement du monde. J.-P. P.
Journaliste à Libération et romancier, Jean-Pierre Perrin a notamment publié Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion, 2003), qui relate les derniers mois de Saddam Hussein, et Jours de poussière (La Table ronde, 2002), consacré à l’Afghanistan en guerre et couronné par le Grand prix des lectrices de Elle.


Nouvelles du bout du monde

Hoëbeke - 2011
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Qui n’a pas rêvé un jour de tout abandonner pour partir au bout du monde ? Mais chacun a sa propre idée du bout du monde. Est-ce un port, un village perdu, un sanctuaire inaccessible, la fin d’un chemin, une taverne fantôme ?

Un lieu où l’on vient se perdre ou, au contraire, se retrouver ? Est-il éloigné ou proche, magique ou sordide, bien réel ou imaginaire ? Est-ce un endroit où les rêves naissent ou celui où ils se fracassent ?

Dix-neuf écrivains, tous amateurs des lointains, se sont pris au jeu et nous dévoilent dans cette anthologie leur « bout du monde ».

Avec eux, on voyage des tropiques à l’Arctique, des bouges de Jerez de la Frontera au mythique hôtel Oloffson de Port-au-Prince. On navigue de Mangareva, la « montagne flottante » de Polynésie, à un îlot inconnu de l’océan Indien. On se dépouille de l’inutile de l’existence dans l’Écosse des abîmes avant d’en grimper les cimes, on se perd dans les pampas d’Uruguay avant de fréquenter les hyènes d’Abyssinie, de déguster un alcool de serpent en Chine, de faire la guerre en Afghanistan et l’amour dans le Grand Nord après avoir acheté une femme aux enchères. Mais il arrive aussi que la mort soit à l’arrivée, au bout du périple.

Un véritable tour du monde des bouts du monde...

Les formes nouvelles du journalisme

Saint-Malo 2014

Avec : Jean-Pierre Perrin, Michel Le Bris, Alain Dugrand, Frédéric Joignot, Michel Puech, Patrick de Saint-Exupéry, Tristan Savin.
Animé par Olivier Weber


Ils ont vu la guerre de près

Saint-Malo 2011

Avec Gérard CHALIAND, Louis SCHITTLY, Jean-Pierre PERRIN. Un débat
animé par Alain Mingam.


Tunis, Le Caire, Lybie : le monde qui vient

Saint-Malo 2011

Avec Tahar BEKRI, Olivier WEBER, DAOUD Kamel, AL KHAMISSI Khaled, MEDDEB Abdelwahab, BEN MHENNI Lina, PERRIN Jean-Pierre,
animé par Yves Chemla


Grands reporters, carnets intimes

Saint-Malo 2009
Dimanche : 10h15 - Grands reporters, carnets intimes
Alain Mingam, Jean-Pierre Perrin, Pierre Haski, Olivier Weber, Jean-Paul Kauffmann. Animé par Hubert Artus

Programme


Dimanche

15h00
Remise du Prix Joseph Kessel de la Scam à Marc Dugain
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)

17h15
Aux côtés des Kurdes
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)

18h50
Signatures