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DJAVANN Chahdortt

Iran

Je ne suis pas celle que je suis (Flammarion, 2012)

Biographie

© Claude Wegscheider
Chahdortt Djavann

"Il m’a fallu beaucoup de temps pour admettre que même Dieu, s’il existait, ne pouvait rien ni contre le passé, ni contre la réalité ; et qu’il s’en foutait royalement de l’humanité. Ce fut peut-être là le moment décisif où j’ai voulu, au dépend de ma vie, devenir écrivain. Mais, à bien y réfléchir, ce qui a fait vraiment de moi un écrivain, c’est ma grande capacité à survivre aux chocs, à jouir des pires souffrances et à me reconstituer après chaque anéantissement." Les premiers mots de Je ne suis pas celle que je suis, le dernier roman de Chahdortt Djavann, résument à eux seuls la personnalité de cette iranienne. Installée en France depuis près de 19 ans, est est l’une des grandes figures littéraires de la diaspora iranienne. Après une adolescence à Téhéran sous l’oppression du voile islamique, et du la loi des mollah, elle décide de quitter son pays pour Istanbul, puis Paris.

Chahdortt Djavann, qui débarque à Paris en 1993, ne parle alors pas un mot de Français. C’est cependant avec beaucoup de conviction qu’elle embrasse les valeurs de la République, en particulier celle de la laïcité. Avec beaucoup de courage, elle apprend le Français à la Sorbonne, tout en continuant ses études,en sciences humaines. Toujours attachée à son pays, elle obtient le diplôme de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales pour un mémoire intitulé L’Endoctrinement religieux (analyse des manuels scolaires iraniens) . Elle hésite un temps à embrasser la carrière d’enseignante avant de se décider à se consacrer uniquement à l’écriture.

Si l’Iran est toujours présent dans ses romans, Chahdortt Djavann, multiplie les axes de réflexion sur l’identité, et la place de la religion. Dans Comment peut-on être français ?, elle imagine la réponse d’une jeune femme aux Lettres Persanes de Montesquieu. Dans un registre beaucoup plus dur, La Muette revient sur la triste réalité des mariages arrangés en Iran, de l’inhumanité des mollahs iraniens. Ces figures féminines, héroïnes des romans de Chahdortt Djavann, apparaissent toutes comme ses propres reflets à la lecture de son dernier roman, Je ne suis pas celle que je suis. Elle y décrit avec beaucoup d’humanité le périple de Donya, jeune iranienne dont l’histoire est très proche de la sienne, des rues de Téhéran à celles de Paris, mais aussi en parallèle sa longue et douloureuse analyse sur le divan : lente reconstruction mais aussi rédemption dans la découverte d’une nouvelle langue.


Bibliographie :

  • Je ne suis pas celle que je suis (Flammarion, 2012)
  • Ne négociez pas avec le régime Iranien (Flammarion, 2009)
  • La Muette (Flammarion, 2008)
  • A mon corps défendant, l’Occident (Flammarion, 2007)
  • Comment peut-on être français ? (Flammarion, 2006)
  • Que pense Allah de l’Europe ? (Gallimard, 2004)
  • Je viens d’ailleurs (Editions Autrement, 2004)
  • Autoportrait de l’autre (Editions Sabine Wespieser, 2004)
  • Bas les voiles ! (Gallimard, 2003)

Présentation de Je ne suis pas celle que je suis

Des vies différentes dans des villes différentes, et une même femme. Deux histoires entrelacées. L’une, picaresque, nous fait voyager en compagnie de l’héroïne, qui traverse mille et une épreuves, de Téhéran au golfe Persique, de Dubaï aux rives du Bosphore. Et l’autre, intime, à Paris, se construit dans le cabinet d’un psy. Pour la première fois une psychanalyse nous est dépeinte, séance par séance, comme un tableau impressionniste. Le rapport au père, à la mère, aux hommes, la prison, la torture, le viol, la prostitution, la solitude, l’exil et la langue française dont il faut s’emparer pour faire le récit d’une vie, pour se réconcilier avec la vie sont les thèmes de ce livre.

Revue de presse :

  • Chahdortt Djavan était invitée à l’émission Ouvert la Nuit sur France Inter le vendredi 13 janvier 2012.
  • La chronique de Gérard Collard :

Résumé de Comment peut-on être français ? :

Roxane arrive à Paris. Comme bagage, elle n’a que son enthousiasme, sa naïveté, son désir et sa rage d’apprendre le français. Elle veut devenir française par la langue. Mais la langue française se révèle implacable, une compagne infidèle. “ Quelle belle garce cette langue, la plus belle. Quelle belle grâce cette langue, la plus belle. ”
Les bribes d’une enfance iranienne troublent son monde parisien. Les souvenirs murmurent tout bas. Elle se découvre un confident mythique : Montesquieu. Elle se raconte et raconte le monde d’aujourd’hui à l’inventeur des Lettres persanes.
Dans une écriture où l’imaginaire se confond avec le réel, où la drôlerie et la fantaisie le disputent à la mélancolie et à l’amertume, la vie d’une jeune femme est mise en scène : une femme qui connaît le prix à payer pour ne pas perdre pied face à la réalité.
Ce roman, souvent proche du conte, impressionne par la légèreté, l’humour et la sobriété de ton. Un roman de formation. Une histoire à suivre.

La dernière séance

Fayard - 2013

C’est un roman à deux temps où s’entrelacent des séances de psychanalyse que l’héroïne poursuit à Paris et le récit de son parcours d’émigrée. Suite à un viol collectif par les gardiens de l’ordre moral, Donya fuit Téhéran. Arrivée à Istanbul, elle décide d’avorter, apprend la mort de son père, et cherche désespérément un travail. Rien n’est jamais acquis pour une Iranienne désargentée qui doit partir tous les trois mois en Bulgarie pour renouveler son droit de séjour. Elle s’embarque dans un bus rempli de malfrats pour Sofia en 1991, et atterrit dans un hôtel de passe. Trois mois plus tard, elle manque mourir à la frontière de Bulgarie lors d’un deuxième voyage. Outre son boulot dans une clinique à Istanbul, elle devient danseuse orientale pour payer ses études. Les paysages somptueux du Bosphore contrastent avec les lugubres faubourgs de Sofia. Pourtant c’est à Paris, au cours de l’analyse, que surgissent les révélations les plus inattendues. Les souffrances d’une enfance terrible, une mère qui délaisse Donya dès la naissance car elle désirait ardemment un garçon. Une mère qui ne pardonne jamais à sa fille d’être une fille. Un père ruiné devenu opiomane et fou. Une fillette qui tente de se faire aimer par ses parents grâce à son intelligence. Une adolescence « coupable » et brisée. Et une jeune femme qui ne parvient à pardonner ni à ses parents ni à son pays. La maîtrise progressive du français constitue le seul bonheur de l’héroïne. Une jeune femme qui fuit la réalité insoutenable en inventant des mensonges sincères ! Au fil des séances et de l’histoire, se profile, sous le regard myope de son psy, la fin tragique d’une jeune femme rattrapée par son destin.


Je ne suis pas celle que je suis

Flammarion - 2011

Des vies différentes dans des villes différentes, et une même femme. Deux histoires entrelacées. L’une, picaresque, nous fait voyager en compagnie de l’héroïne, qui traverse mille et une épreuves, de Téhéran au golfe Persique, de Dubaï aux rives du Bosphore. Et l’autre, intime, à Paris, se construit dans le cabinet d’un psy. Pour la première fois une psychanalyse nous est dépeinte, séance par séance, comme un tableau impressionniste. Le rapport au père, à la mère, aux hommes, la prison, la torture, le viol, la prostitution, la solitude, l’exil et la langue française dont il faut s’emparer pour faire le récit d’une vie, pour se réconcilier avec la vie sont les thèmes de ce livre.


Ne négociez pas avec le régime Iranien

Flammarion - 2009

Ne négociez pas avec le régime iranien Lettre ouverte aux dirigeants occidentaux Le guide a déclaré : « Ne laissez pas se détruire la structure solide du régime. Si vous remarquez que quelqu’un insiste pour semer le chaos et provoquer des conflits, sachez qu’il est soit un traître soit extrêmement ignorant. » Pour parler comme le guide, car j’ai été élevée dans les jupes des mollahs, je vous dirai, chers dirigeants occidentaux : si, autour de vous, quelqu’un insiste pour que vous dialoguiez avec ce régime afin d’encourager les réformateurs, sachez qu’il est soit un traître soit extrêmement ignorant. Le problème est la structure même du régime et son idéologie.


La Muette

Flammarion - 2008

« J’ai quinze ans, je m’appelle Fatemeh mais je n’aime pas mon prénom. Je vais être pendue bientôt... » L’amour fusionnel d’une adolescente pour sa tante muette, l’amour passionné de celle-ci pour un homme tournent au carnage dans l’Iran des mollahs. Chahdortt Djavann fait un récit court, incisif et dénué de tout artifice. Écrite dans un cahier, par une adolescente de quinze ans en prison. La muette est une histoire qu’on n’oublie pas.


A mon corps défendant, l’Occident

Flammarion - 2007

A mon corps défendant, l’Occident Que veut dire « islamisme » ? Quelle a été la responsabilité de l’Occident dans son avènement ? Pourquoi le régime des mollahs veut-il se doter de l’arme nucléaire ? À quoi ont servi les huit années de la présidence du « modéré » Khatami ? Pourquoi Ahmadinedjad ? Quelles sont la nature, la structure et la stratégie du régime islamique ? Pourquoi la politique internationale de l’Amérique et de l’Europe ont-elles été désastreuses au Moyen-Orient ? Faut-il construire des mosquées en France ? L’Europe avec ou sans la Turquie ? Dans cet essai, Chahdortt Djavann, en s’appuyant sur des faits établis, nous apporte, avec brio, des analyses claires et étoffées ainsi que des éléments de réponse. L’auteur, tout en critiquant la politique occidentale, a choisi pour toujours son camp, même si c’est « à son corps défendant ».


Comment peut-on être francais ?

Flammarion - 2006

Roxane arrive à Paris. Comme bagage, elle n’a que son enthousiasme, sa naïveté, son désir et sa rage d’apprendre le français. Elle veut devenir française par la langue. Mais la langue française se révèle implacable, une compagne infidèle. « Quelle belle garce cette langue, la plus belle. Quelle belle grâce cette langue, la plus belle. » Les bribes d’une enfance iranienne troublent son monde parisien. Les souvenirs murmurent tout bas. Elle se découvre un confident mythique : Montesquieu. Elle se raconte et raconte le monde d’aujourd’hui à l’inventeur des Lettres persanes. Dans une écriture où l’imaginaire se confond avec le réel, où la drôlerie et la fantaisie le disputent à la mélancolie et à l’amertume, la vie d’une jeune femme est mise en scène : une femme qui connaît le prix à payer pour ne pas perdre pied face à la réalité. Ce roman, souvent proche du conte, impressionne par la légèreté, l’humour et la sobriété de ton. Un roman de formation. Une histoire à suivre.


Que pense Allah de l’Europe ?

Gallimard - 2004

L’Europe, un laboratoire idéal pour les islamistes ? En analysant, jusque dans ses plus récentes évolutions, le discours des islamistes et ses stratégies, l’auteur nous révèle leur objectif : peser politiquement sur l’Europe de demain. L’auteur de Bas les voiles !, pamphlet au succès retentissant, poursuit une réflexion implacable sur le discours et les stratégies des islamistes.


Je viens d’ailleurs

Autrement - 2004

"- Dans cinq minutes, la porte sera fermée et celles qui seront dehors y resteront à jamais. Dans la cour c’est l’affolement. Nous courons vers la sortie. [...] Quelques hommes du comité sautent par-dessus la barrière qui sépare la cour du lycée de la nôtre. Ils nous repoussent avec les kalachnikovs. L’un d’eux tire une rafale en pointant son arme vers le ciel. Tout le monde recule. C’est la bousculade. Les hommes du comité se déploient, avancent et nous refoulent vers le perron de l’entrée et la porte du bâtiment. Nous tombons les unes sur les autres, beaucoup se font piétiner sur les marches du perron. Ca se passe très vite. Nous sommes déjà à l’intérieur. Les cris ne cessent pas. Le désordre est à son comble. Quelques filles, blessées ou choquées, sont étendues dans le couloir. Les surveillantes ne savent que faire. Au bout d’une demi-heure, les gens du comité ont disparu. Le dernier cours est annulé. On nous laisse partir. Dans la rue, le calme est revenu."


Autoportrait de l’autre

Sabine Wespieser Editeur - 2004

« C’est fini... » Ainsi commence le roman fiévreux de Chahdortt Djavann, qui se glisse dans la peau d’un homme au seuil de la mort. Dans un monologue intérieur bouleversant, où les images de l’enfance, de la mère, de l’amour et de la guerre s’entremêlent, l’auteur met à nu la vie d’un grand photographe de guerre. Un bras de fer entre le personnage et sa vie dont il voudrait comprendre le sens. Pourquoi a-t-il passé des années à traquer des images de mort ? Sur quelles souffrances, sur quelles absences s’est-il construit au point de ne plus se reconnaître dans cet autre qu’il est devenu ? Une écriture haletante, violente, sans concession, dans laquelle les pulsions de vie et de mort sont face à face.


Bas les voiles !

Gallimard - 2003

« Mais qu’est-ce que c’est que porter le voile, habiter un corps voilé ? Que signifie être condamnée à l’enfermement dans un corps voilé puisque féminin ? Pourquoi voile-t-on les filles, seulement les filles ? Pourquoi cache-t-on leur corps, leur chevelure ? Qui a le droit d’en parler ? J’ai porté dix ans le voile. C’était le voile ou la mort. Je sais de quoi je parle. »

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Conscience métisse, pensée nomade

Saint-Malo 2012

Multiculturalisme, identités plurielles, métamorphoses du religieux, interconnectivité, zones d’hybridation, déterritorialisations... « Où est ma maison ? » interroge le héros du roman de Tash Aw (La carte du monde invisible), tandis que Dinaw Mengestu (Ce qu’on peut lire dans l’air), Qiu Xiaolong (Cyber China) et Chahdortt Djavann (Je ne suis pas celle que je suis) signent des œuvres puissantes autour de l’identité et exil.

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Divan à l’écriture

Avec Chahdortt Djavann, Nicole Roland et Patrick Declerc - Saint-Malo 2012

Une rencontre, à la croisée de la psychanalyse et littérature, entre Chahdortt Djavann, Nicole Roland et Patrick Declerc, animée par Willy Persello.


Difficile reconstruction

Avec Chahdortt Djavann, Nadifa Mohamed et Yasmine Char - Saint-Malo 2012

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Avec Chahdortt Djavann, Nadifa Mohamed et Yasmine Char, animé par Kerenn Elkaim