Le rendez-vous de toutes les écritures

image

En 1988, quatre ans après la naissance du Festival des Francophonies en Limousin, une Maison des auteurs a vu le jour. Des écrivains, se dédiant principalement à l’écriture théâtrale, viennent y faire un séjour de trois mois.
Cette Maison, à l’image du Festival, voit passer dans ses murs des auteurs d’expression française vivant habituellement en Afrique, Amérique du nord, ou en Europe. Elle tente de leur procurer ce que demande l’écriture  : du retrait, de la discrétion et du temps. Et tout à la fois de favoriser les rencontres avec les metteurs en scène pour ouvrir le chemin qui mène de la page à la scène. Sans oublier les nombreuses mises en relation informelles, amicales, qui sont pour beaucoup dans la destinée des textes.
Les lectures publiques aident à la diffusion des textes tout en procurant au public, nous l’espérons, le sentiment de se situer au plus proche de l’écriture. C’est dans cet esprit que les Francophonies ont initié en 2004 “Ecrits de résidents”, manifestation inscrite dans le temps du Festival qui permet, en en confiant la lecture à des comédiens, de faire entendre des textes d’auteurs venus en résidence.
Une belle occasion de découvrir à Bamako deux œuvres théâtrales présentées aux 21e Francophonies en Limousin : la première, de Moussa Konaté, Khasso, sera lue par Tola Koukoui, et celle de Marc Israël-Le-Pelletier, auteur nord-americain, Le globe, par Claude Bernard Perot.

“Khasso” de Moussa Konaté
Lecture par Tola Koukoui (1h20).
Le Royaume de Khasso est menacé par l’invasion des Blancs. Le conseil de guerre envoie le frère du roi, le prince Diango, guerrier sans peur et sans reproche, à la tête de l’armée pour mater l’invasion. Face à la puissance des armes des Français, pour des raisons tactiques, il ramène provisoirement ses troupes au bercail. Un ennemi de la famille fait alors circuler la rumeur que le prince a hésité, sa parole est remise en question et son honneur bafoué. Le roi doit agir et prendre une décision pour le bien de son peuple, la pérennité du Khasso… Légende ou vérité ? L’auteur s’en expliquera.
Jeudi 10 février, au CCF à 21.00. Et à Mopti, le lundi 7 à 10h00.

“Le Globe” de Marc Israel-Le-Pelletier
Lecture par Claude Bernard Perot (40 min)
Lionel est un petit garçon d’une dizaine d’années qui n’a jamais connu son père. Elevé par sa mère, il est d’une extrême timidité et éprouve des difficultés à trouver sa place dans le monde. Dès le premier jour d’école, Lionel et son nouveau professeur de géographie ressentent une affinité réciproque ; le professeur découvre dans cet enfant réservé, mais intelligent et studieux, le fils, qu’un jour, il aimerait avoir ; Lionel projetant sur cet homme, porteur d’autorité et dispenseur de savoir, l’image du père qu’il n’a jamais eu...
Vendredi 11 février, au CCF à 21.00. Et à Kita, le lundi 7 à 20h00.