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MABANCKOU Alain

Congo

Lumières de Pointe-Noire (Seuil, 2013)

Biographie

Alain Mabanckou, Haïti 2007
© Gael Le Ny

Depuis 2005 et l’attribution du Prix Ouest-France Etonnants Voyageurs à son roman Verre Cassé, Alain Mabanckou est un ami du festival. Il publie en janvier 2012 un essai au titre polémique : "Le sanglot de l’homme noir", dans lequel il entend contester la tendance actuelle à ériger les souffrances passés et présentes des Noirs en signes d’identité. " Je suis noir, muni d’un passeport français et d’une carte verte. Qui suis-je ? J’aurais bien du mal à le dire. Mais je refuse de me définir par les larmes et le ressentiment."

L’imaginaire littéraire d’Alain Mabanckou est marqué par une géographie multiple. Après l’Afrique et le Congo Brazzaville de Mémoire de porc-épic et de Verre Cassé, c’est dans un Paris vivant et populaire que se centre l’action de Black Bazar, où se croisent Roger le franco-ivoirien, Vladimir le camerounais et le narrateur du "petit Congo", où les questions de société brûlantes, problèmes raciaux et place de l’immigré africain en Europe, sont abordées d’une écriture mêlant pour notre plaisir tonalités et genres. Adapté au théâtre pour la première fois en 2010, le roman deviendra film. Avec Demain j’aurai vingt ans, il revient sur les rives de Pointe Noire, dans le Congo de son enfance pour nous livrer un Et toujours, on retrouve ce sens inné de l’humour, cette gourmandise du verbe et de la verve, car l’écriture d’Alain Mabanckou est au carrefour de trois continents, un écrivain monde par excellence...

Ce regard, cette mobilité d’écriture, Alain Mabanckou les doit sans doute à son propre parcours. Arrivé en France au cours de ses études universitaires de droit des affaires, il passe son enfance et son adolescence au Congo Brazzaville, à Pointe Noire, capitale économique du pays qui restera le creuset de son inspiration d’écrivain. En 1995, il reçoit le prix de la Société des Poètes Français et son premier roman, Bleu-Blanc-Rouge, paru en 1998 obtient le Grand Prix littéraire d’Afrique Noire. Désormais, il ne cessera de publier romans, essais et poèmes. En 2001, il quitte la France et son emploi à la Lyonnaise des Eaux pour les Etats-Unis, une résidence d’artiste et un premier poste d’enseignant à l’université du Michigan-Ann Arbor comme professeur de littératures francophones. Avant d’embarquer sur la côte ouest en 2006, comme professeur invité puis titulaire au département d’études francophones et de littératures comparées à l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA), où il enseigne toujours.

Pour mémoire, ses deux romans Verre cassé et Mémoires de porc-épic firent successivement sensation sur la scène littéraire francophone en 2005 et en 2006, puisque le premier reçoit la même année le Prix des Cinq Continents de la Francophonie, le Prix Ouest-France / Etonnants Voyageurs et le Prix RFO ; tandis que Mémoires de porc-épic, depuis adapté au théâtre en 2009 et traduit dans une demi-douzaine de langues, reçoit le prix Renaudot, le prix Aliénor d’Aquitaine et le prix de la rentrée littéraire française. En 2010, il publie Demain j’aurais 20 ans, un roman autobiographique où le moi d’un gamin de 10 ans à Pointe Noire dialogue avec le monde.

En parallèle de ses activités d’écrivain, Alain Mabanckou consacre son énergie à la rencontre et la découverte d’autres écritures, avec son blog d’abord, blackbazar, espace vivant de dialogue et de réflexion sur l’actualité, où se croisent des identités littéraires telles qu’Achille Mbembe et Eugène Ebodé, et ensuite comme traducteur, avec en 2008 aux éditions de l’Olivier la parution de Bêtes sans patrie, roman traduit de l’américain d’origine nigériane Uzodinma Iweala. Notons aussi la publication en 2007, d’un essai Lettre à Jimmy : A l’occasion du vingtième anniversaire de ta mort, consacré au grand écrivain américain James Baldwin.

Alain Mabanckou est enfin signataire et l’un des chefs de file du Manifeste pour une littérature monde initié par Michel Le Bris et Jean Rouaud. Il était présent au colloque sur la littérature monde qui s’est déroulé à l’université de Tallahassee en février 2009.

En septembre 2012, Alain Mabanckou signe son premier polar aux Editions La Branche, dans la collection Vendredi 13, une série de romans policiers destinés à être adaptés au cinéma. Une plongée réjouissante dans le milieu de la pègre congolaise de Paris, où parrains richement sapés et faussaires virtuoses se croisent sous le regard décalé du narrateur, Julien Makambo, dont le patronyme, "ennuis" en lingala, ne va pas manquer de lui attirer la poisse...

Avec Lumières de Pointe Noire, Alain Mabanckou signe après vingt-trois ans d’absence un texte bouleversant sur son retour au pays natal. À mi-chemin du journal intime et du reportage, l’écrivain nous entraîne dans son sillage à la recherche du territoire perdu de l’enfance. Disparus, comme la mère de l’écrivain, ou changés, à l’image de ce cinéma transformé en église évangéliste, les êtres et les lieux de ses souvenirs laissent l’auteur seul face au sentiment de son étrangeté. « Ceux qui me croisent pressentent que je ne suis pas d’ici- ou plutôt que je ne suis plus d’ici. »

Liens :


Bibliographie :

Romans :

  • Lumières de Pointe-Noire (Seuil, 2013)
  • Tais-toi et meurs (Editions La Branche, 2012)
  • Le sanglot de l’homme noir (Fayard, 2012)
  • Demain j’aurai vingt ans (Gallimard, 2010)
  • Black Bazar (Seuil, 2009)
  • Mémoires de porc-épic (Seuil, 2006) Prix Renaudot 2006
  • Verre Cassé (Seuil, 2005) Prix Ouest-France Etonnant Voyageurs
  • African Psycho (Le Serpent à plumes, 2002)
  • Les Petits-Fils nègres de Vercingétorix (Le Serpent à plumes, 2002)
  • Et Dieu seul sait comment je dors (Présence africaine, 2001)
  • Bleu-Blanc-Rouge (Présence Africaine, 2000)

Jeunesse

  • Ma soeur Etoile (Seuil Jeunesse, 2010)

Essais :

  • Lettre à Jimmy (Fayard, 2007)

Poésie :

  • Tant que les arbres s’enracineront dans la terre (Mémoire d’Encrier, 2004)
  • Quand le Coq annoncera l’aube d’un autre jour (L’Harmattan, 2000)
  • La Légende de l’Errance (L’Harmattan, 2000)
  • Les arbres aussi versent des larmes (L’Harmattan, 1997)
  • L’usure des lendemains (Nouvelles du Sud, 1995)

    Recueil de nouvelles

  • Dernières nouvelles du colonialisme, Vents d’ailleurs, 2006.
  • Retour au sommaire

Présentation de Lumières de Pointe-Noire :

J’ai longtemps laissé croire que ma mère était encore en vie. Je m’évertue désormais à rétablir la vérité dans l’espoir de me départir de ce mensonge qui ne m’aura permis jusqu’alors que d’atermoyer le deuil.
Après vingt-trois ans d’absence, Alain Mabanckou retourne à Pointe-Noire, ville portuaire du Congo. Entre-temps, sa mère est morte, en 1995. Puis son père adoptif, peu d’années après. Le fils unique ne s’est rendu aux obsèques ni de l’un, ni de l’autre.
Entre le surnaturel et l’enchantement, l’auteur nous ouvre sa petite valise fondamentale, celle des années de l’enfance et de l’adolescence dans ses lieux d’origine.
Au moment de repartir, il se rend compte qu’il n’est pas allé au cimetière. Sans doute était-ce inutile. Car c’est ce livre qui tient lieu, aussi, de tombeau. Et de résurrection.


Présentation de Tais toi et meurs :

couverture Quittant le Congo, Julien Makambo arrive en France sous le nom de José Montfort. Il est accueilli à Paris par Pedro, figure de proue du milieu congolais de la capitale. Sapeur à la pointe des tendances et « homme d’affaires » au bras long, Pedro prend Julien sous son aile et l’initie au monde des combines souterraines. Les affaires tournent, Julien a la vie belle et festive... jusqu’à ce vendredi 13 maudit, où il se retrouve malgré lui mêlé à la défenestration d’une jeune femme. En prison, il écrit son histoire, celle d’un jeune homme confronté à son destin : Makambo en lingala signifie « les ennuis ». Et face aux ennuis, une règle d’or règne ici en maître : Tais-toi et meurs.


Revue de presse :

  • « L’auteur de Verre cassé et du Sanglot de l’homme noir possède son sujet sur le bout des doigts, avec l’art et la manière de nous tenir en haleine tout en nous apprenant beaucoup sur la vie de la « communauté » africaine à Paris » L’Humanité
  • « Alain Mabanckou prend goût à évoquer avec précision les hauts lieux du Paris noir : Château-Rouge pour les Congolais, Montreuil pour les Maliens... (...) une écriture simple et jouissive qui fait de la lecture de Tais-toi et meurs une partie de plaisir » Jeune Afrique
  • « Mêlant fiction et réalité, Alain Mabanckou signe avec ce roman une fable réjouissante sur la bataille pour la survie des immigrés africains en France. », Meryll Mezath, Les dépêches de Brazzaville
  • « Alain Mabanckou déroule le court apprentissage et la cavale de son (anti)héros sous forme d’un percutant journal-récit rédigé en prison dans lequel il aborde les sujets qui peuvent fâcher (...). A mettre absolument dans la sélection de la rentrée littéraire. » Lire toute la critique sur Froggy’s Delight

Présentation de Le sanglot de l’homme noir :

Je suis noir, et forcément ça se voit.
Du coup les Noirs que je croise à Paris m’appellent « mon frère ». Le sommesnous vraiment ? Qu’ont en commun un Antillais, un Sénégalais, et un Noir né dans le Xème arrondissement, sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d’être constamment réduits ?J’oublie évidemment la généalogie qu’ils se sont forgée, celle du malheur et de l’humiliation – traite négrière, colonisation, conditions de vie des immigrés...
Car par-delà la peau, ce qui les réunit, ce sont leurs sanglots.Je ne conteste pas les souffrances qu’ont subies et que subissent encore les Noirs. Je conteste la tendance à ériger ces souffrances en signes d’identité. Je suis né au Congo Brazzaville, j’ai étudié en France, j’enseigne désormais en Californie. Je suis noir, muni d’un passe-port français et d’une carte verte. Qui suis-je ? J’aurais bien du mal à le dire.
Mais je refuse de me défi nir par les larmes et le ressentiment. A.M.Alain Mabanckou


Présentation de Demain j’aurai vingt ans :

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Pointe-Noire, capitale économique du Congo, dans les années 1970. Le narrateur, Michel, est un garçon d’une dizaine d’années qui fait l’apprentissage de la vie, de l’amitié et de l’amour, tandis que le Congo vit sa première décennie d’indépendance sous la houlette de « l’immortel Marien Ngouabi », chef charismatique marxiste. Les épisodes d’une chronique familiale truculente et joyeuse se succèdent, avec ses situations burlesques, ses personnages hauts en couleur : le père adoptif de Michel, réceptionniste à l’hôtel Victory Palace ; maman Pauline, qui a parfois du mal à éduquer son turbulent fils unique ; l’oncle René, fort en gueule, riche et néanmoins opportunément communiste ; l’ami Lounès, dont la sœur Caroline provoque chez Michel un furieux remue-ménage d’hormones ; bien d’autres encore. Mais voilà que Michel est soupçonné, peut-être à raison, de détenir certains sortilèges…
Au fil d’un récit enjoué, Alain Mabanckou nous offre une sorte de Vie devant soi à l’africaine. Les histoires d’amour y tiennent la plus grande place, avec des personnages attachants de jeunes filles et de femmes. La langue que Mabanckou prête à son narrateur est réjouissante, pleine d’images cocasses, et sa fausse naïveté fait merveille.

Revue de presse

  • "Alain Mabanckou, génial marabout des mots.
    Et si Alain Mabanckou était en passe de devenir ce que fut Ahmadou Kourouma ? Un pilier de la littérature africaine. À lire son dernier roman, Demain j’aurai vingt ans, on ne peut s’empêcher de le penser, comme on ne peut s’empêcher de se remémorer Allah n’est pas obligé, de son aîné ivoirien." Par Frédérique Briard dans le Marianne du 28 août/03 septembre 2010.
  • "roman autobiographique, où le moi dialogue avec le monde, fera date." Par Valérie Marin La Meslée dans Le Point
  • "il réussit ce miracle : faire parler le gamin qu’il fut, pour évoquer le Congo-Brazzaville des années 1970-80" Par Grégoire Leménager dans Le NouvelObs
  • "Fidèle à ses précédents livres où s’entrecroisent tradition orale et narration littéraire, Alain Mabanckou signe un roman festif et grave, burlesque et tragique, inventif et nourri de toute la culture africaine des contes et légendes. … On y parle certes du poids de la misère qui pèse sur les populations locales, mais l’auteur le fait avec humour, tournant le dos au pathos et au misérabilisme. Si bien qu’au fil des pages Demain j’aurai vingt ans transforme ces multiples récits privés et historiques en hymne à la résistance, et à l’art de ne pas abdiquer ses rêves. Sans oublier de faire surgir de sa prose métaphorique un vibrant éloge de la sensualité des femmes, véritables initiatrices des différentes aventures racontées d’une plume généreuse." Par Jean-Rémi Barland dans le magazine Lire du mois de septembre.
  • "Mabanckou explique ce que peu d’essais ont réussi à faire. C’est la première fois depuis bien longtemps que l’on voit comment un petit Africain percevait le monde. Rarement, on avait lu l’histoire – l’histoire de France et les remous internationaux – racontée de cette manière, avec cet angle." Mohammed Aïssaoui dans Le Figaro, consultable sur le site d’Alain Mabanckou.
  • " Une vie affairée pour cette nichée où l’intime n’existe pas mais où le magique est toujours présent." Par Dominique Paschal, libraire dans la revue Page des libraires de septembre.
  • Consultez le site de Gallimard pour écouter une lecture de Benjamin Jungers, Pensionnaire de la Comédie-Française et lire les bonnes feuilles.

Présentation de Ma soeur Etoile

L’album dont l’écriture va amener A. Mabanckou a écrire le roman : "Demain j’aurai vingt ans". Il met en scène un jeune garçon, un peu naïf et surtout imaginatif dans le Congo des années 70. Fils unique, solitaire, il dialogue la nuit avec sa sœur devenue étoile. Un récit d’enfance sincère et touchant, accompagné des illustrations très douces de Judith Gueyfier, où l’auteur nous fait partager, par touches légères, des scènes de vie familiale ainsi que des traditions culturelles et religieuses du pays de son enfance.


Argumentaire de Black Bazar :

Le héros de Black Bazar est un dandy africain de notre temps, amoureux des cols italiens et des chaussures Weston, qui découvre sa vocation d’écrivain au détour d’un chagrin d’amour. Naviguant entre complainte et dérision, il brosse avec truculence un tableau sans concession de la folie du monde qui l’entoure. Tour à tour burlesque et pathétique, son récit va prêter sa voix à toute une galerie de personnages étonnants, illustrant chacun à leur manière la misère et la grandeur de la condition humaine. Un roman à la verve endiablée, tournant le dos aux convenances et aux idées reçues, par l’une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.

Revue de presse Black Bazar :

Télérama
Ouest France
Africultures
Jeune Afrique
Le Parisien
Le Figaro
L’Express
RFI
Le Nouvel Observateur
L’Humanité
L’Humanité


Argumentaire de Lettre à Jimmy :

Né à Harlem en 1924, mort à Saint-Paul de Vence en 1987, noir, bâtard, homosexuel, écrivain, James Baldwin a combattu sans relâche la ségrégation raciale. Mais ce n’est pas à ce titre que l’admire Alain Mabanckou. Dans cette longue lettre qu’il lui adresse post-mortem, il salue en Baldwin l’esprit libre qui refusa, en littérature comme en politique, que sa lutte mène au repli communautaire. L’hommage épistolaire se mue alors en échange complice ; citations de l’œuvre du maître et commentaires se confondant presque pour rappeler qu’il n’est d’homme qu’universel. Alain Mabanckou et James Baldwin avaient bien des choses à se dire. L’un comme l’autre, ils n’acceptent que deux identités : celle d’écrivain, et celle d’être humain.


Argumentaire de Mémoires de porc-épic :

Parodiant librement une légende populaire selon laquelle chaque être humain possède un double animal dans la nature, Alain Mabanckou nous livre l’histoire d’un étonnant porc-épic, chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, d’accomplir, à l’aide de ses redoutables piquants, toute une série de meurtres rocambolesques. Malheur aux villageois qui se retrouvent sur la route de Kibandi, car son ami porc-épic est prêt à tout pour satisfaire la folie sanguinaire de son « maître » ! Avec brio et malice, Alain Mabanckou renouvelle les formes traditionnelles du conte africain, pour nous offrir un récit truculent et picaresque où se retrouvent l’art de l’ironie et la verve inventive qui font de lui une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.


Argumentaire de Verre Cassé :

L’histoire " très horrifique " du Crédit a voyagé, un bar congolais des plus crasseux, nous est ici contée par l’un de ses clients les plus assidus, Verre Cassé, à qui le patron a confié le soin d’en faire la geste en immortalisant dans un cahier de fortune les prouesses étonnantes de la troupe d’éclopés fantastiques qui le fréquentent. Dans cette farce métaphysique où le sublime se mêle au grotesque, Alain Mabanckou nous donne à voir grâce à la langue rythmée et au talent d’ironiste qui le distinguent dans la jeune génération d’écrivains africains, loin des tableaux ethniques de circonstance, un portrait vivant et savoureux d’une autre réalité africaine.

Écrire l'Afrique-Monde

Écrire l’Afrique-Monde

Philippe Rey - 2017

En ce début de siècle, l’Afrique apparaît comme l’un des théâtres principaux où se jouera l’avenir de la planète. Pour ses habitants et ses diasporas – tous ceux qui pendant longtemps ont été pris dans les rets du regard conquérant d’autrui –, le moment est propice de relancer le projet d’une pensée critique, confiante en sa propre parole, capable d’anticiper et de créer des chemins nouveaux à la mesure des défis de notre époque. 
Il nous a semblé qu’il fallait inventer une plate-forme libre, qui favorisât l’énonciation d’une parole plurielle, ouverte sur le large. C’est pour cette raison que s’est tenue du 28 au 31 octobre 2016 à Dakar et à Saint-Louis- du-Sénégal la première édition des Ateliers de la pensée. Une trentaine d’intellectuels et d’artistes du Continent et de ses diasporas se sont réunis pour réfléchir sur le présent et les devenirs d’une Afrique au cœur des transformations du monde contemporain. 
Leurs textes, présentés dans cet ouvrage, traitent de questions liées à la décolonialité, à l’élaboration d’utopies sociales, à la condition planétaire de la question africaine, à la quête de nouvelles formes de production du politique, de l’économique et du social, à l’articulation de l’universel et du singulier, à la littérature et à l’art, à la reconstruction de l’estime de soi, à la pensée de l’en-commun… Des regards croisés qui éclairent d’un jour nouveau les enjeux d’une Afrique en pleine mutation, ouverte à l’univers de la pluralité et des larges. 
Ce livre est un appel général et pressant à reprendre de vieux combats jamais clos et à en engager d’autres qu’appellent les temps nouveaux.
Achille Mbembe et Felwine Sarr.


Revue de presse

  • “Ecrire l’Afrique-Monde est un ouvrage majeur qui sera discuté plusieurs décennies encore, au même titre que la première session des Ateliers qui l’ont fécondé.” (Hamidou Anne, Africultures)

Lumières de Pointe-Noire

Seuil - 2013

Vingt-trois ans parès avoir quitté le Congo pour aller étudier en France, Alain Mabanckou retourne pour la première fois dans son pays d’origine, avec sa compagne, et entreprend le tour des lieux et des personnages de son enfance et adolescence. Entretemps, sa mère Pauline Kengué, dont il était l’enfant unique, est morte. En 1995. il ne s’est pas rendu aux funérailles, ni à celles de son beau-père Roger quelques années plus tard. Le voyage prend alors l’allure d’un travail du deuil, qui réveille plein de souvenirs à travers lesquels l’auteur nous ouvre sa petite valise fondamentale, celle des années passées autrefois dans la ville portuaire de Pointe-Noire. Ce retour est aussi l’expérience compliquée de revenir chez soi en étranger, comme “le Français”, ou “l’Américain” dont beaucoup attendent miracles, merveilles et argent. Le choc tient exactement à cela : les croyances héritées d’une part, la distance apprise d’autre part, comme court-circuit du temps qui permet de mesurer à la fois l’évolution et la permanence d’un pays où le surnaturel garde toute sa puissance d’enchantement et de vérité. En vingt-cinq chapitres qui portent le titre de films vus autrefois au cinéma Rex (devenu une église évangéliste), Alain Mabanckou nous livre le récit d’une enfance qu’il regarde avec les yeux d’un adulte devenu écrivain. Avec des photos de Caroline Blache


Le sanglot de l’homme noir

Fayard - 2012

Je suis noir, et forcément ça se voit. Du coup les Noirs que je croise à Paris m’appellent « mon frère ». Le sommes nous vraiment ? Qu’ont en commun un Antillais, un Sénégalais, et un Noir né dans le Xème arrondissement, sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d’être constamment réduits ? J’oublie évidemment la généalogie qu’ils se sont forgée, celle du malheur et de l’humiliation – traite négrière, colonisation, conditions de vie des immigrés... Car par- delà la peau, ce qui les réunit, ce sont leurs sanglots. Je ne conteste pas les souffrances qu’ont subies et que subissent encore les Noirs. Je conteste la tendance à ériger ces souffrances en signes d’identité. Je suis né au Congo Brazzaville, j’ai étudié en France, j’enseigne désormais en Californie. Je suis noir, muni d’un passe- port français et d’une carte verte. Qui suis-je ? J’aurais bien du mal à le dire. Mais je refuse de me défi nir par les larmes et le ressentiment. A.M.


Tais-toi et meurs

La Branche - 2012

Quittant le Congo, Julien Makambo arrive en France sous le nom de José Montfort. Il est accueilli à Paris par Pedro, figure de proue du milieu congolais de la capitale. Sapeur à la pointe des tendances et « homme d’affaires » au bras long, Pedro prend Julien sous son aile et l’initie au monde des combines souterraines. Les affaires tournent, Julien a la vie belle et festive... jusqu’à ce vendredi 13 maudit, où il se retrouve malgré lui mêlé à la défenestration d’une jeune femme. En prison, il écrit son histoire, celle d’un jeune homme confronté à son destin : Makambo en lingala signifie « les ennuis ». Et face aux ennuis, une règle d’or règne ici en maître : Tais-toi et meurs.


Ecrivain et oiseau migrateur

André Versaille éditeur - 2011

Écrivain et essayiste, Alain Mabanckou nous fait ici l’inventaire de sa vie, de ses passions, de ses amis, de ses lectures et de ses souvenirs. “Dans ce livre, j’ai voulu dévoiler certaines pages de mon univers. La clé est dans la serrure : il suffit de la tourner, de pousser doucement la porte pour entrer dans ce jardin que j’arrose encore avec la foi du charbonnier.”


Demain j’aurai vingt ans

Gallimard - 2010

Pointe-Noire, capitale économique du Congo, dans les années 1970. Le narrateur, Michel, est un garçon d’une dizaine d’années qui fait l’apprentissage de la vie, de l’amitié et de l’amour, tandis que le Congo vit sa première décennie d’indépendance sous la houlette de « l’immortel Marien Ngouabi », chef charismatique marxiste. Les épisodes d’une chronique familiale truculente et joyeuse se succèdent, avec ses situations burlesques, ses personnages hauts en couleur : le père adoptif de Michel, réceptionniste à l’hôtel Victory Palace ; maman Pauline, qui a parfois du mal à éduquer son turbulent fils unique ; l’oncle René, fort en gueule, riche et néanmoins opportunément communiste ; l’ami Lounès, dont la sœur Caroline provoque chez Michel un furieux remue-ménage d’hormones ; bien d’autres encore. Mais voilà que Michel est soupçonné, peut-être à raison, de détenir certains sortilèges... Au fil d’un récit enjoué, Alain Mabanckou nous offre une sorte de Vie devant soi à l’africaine. Les histoires d’amour y tiennent la plus grande place, avec des personnages attachants de jeunes filles et de femmes. La langue que Mabanckou prête à son narrateur est réjouissante, pleine d’images cocasses, et sa fausse naïveté fait merveille.


Ma soeur Etoile

Seuil Jeunesse - 2010

« J’avais dix ans en ce temps-là. Pendant la saison sèche, je quittais en douce mon lit, j’ouvrais la porte de notre maison et je sortais dans la cour. (...) J’attendais parfois une demi-heure. Soudain, il y avait une étoile, une toute petite étoile qui brillait plus que les autres. Je l’observais avec attention. Je la voyais alors se déplacer, s’isoler, me sourire, avant de disparaître un moment entre deux nuages et de réapparaître. (...) Je lui avait donné un petit nom, un joli petit nom : Ma Soeur-Etoile... »


Black Bazar

Seuil - 2009

Le héros de Black Bazar est un dandy africain de notre temps, amoureux des cols italiens et des chaussures Weston, qui découvre sa vocation d’écrivain au détour d’un chagrin d’amour. Naviguant entre complainte et dérision, il brosse avec truculence un tableau sans concession du monde qui l’entoure. Tour à tour burlesque et pathétique, son récit va prêter sa voix à toute une galerie de personnages étonnants, illustrant chacun à leur manière la misère et la grandeur de la condition humaine. Un roman à la verve endiablée, tournant le dos aux convenances et aux idées reçues, par l’une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.


Lettre à Jimmy

Fayard - 2007

Né à Harlem en 1924, mort à Saint-Paul de Vence en 1987, noir, bâtard, homosexuel, écrivain, James Baldwin a combattu sans relâche la ségrégation raciale. Mais ce n’est pas à ce titre que l’admire Alain Mabanckou. Dans cette longue lettre qu’il lui adresse post-mortem, il salue en Baldwin l’esprit libre qui refusa, en littérature comme en politique, que sa lutte mène au repli communautaire. L’hommage épistolaire se mue alors en échange complice - citations de l’oeuvre du maître et commentaires se confondant presque pour rappeler qu’il n’est d’homme qu’universel.


Mémoires de porc-épic

Seuil - 2006

Alain Mabanckou revisite en profondeur un certain nombre de lieux fondateurs de la littérature et de la culture africaines, avec amour, humour et dérision. Parodiant librement une légende populaire selon laquelle chaque être humain possède son double animal, il nous livre dans ce récit l’histoire d’un étonnant porc-épic, chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, d’accomplir à l’aide de ses redoutables piquants toute une série de meurtres rocambolesques. Malheur aux villageois qui se retrouvent sur la route de Kibandi, car son ami porc-épic est prêt à tout pour satisfaire la folie sanguinaire de son « maître » ! En détournant avec brio et malice les codes narratifs de la fable, Alain Mabanckou renouvelle les formes traditionnelles du conte africain dans un récit truculent et picaresque où se retrouvent l’art de l’ironie et la verve inventive qui font de lui une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.


Dernières nouvelles du colonialisme

Vents d’Ailleurs - 2006

Vents d’ailleurs et Raharimanana ont fait appel à leurs amis pour saisir le sens de l’Histoire par des histoires... Marie-Célie Agnant, Théo Ananissoh, Abderrahman Beggar, Bessora, Tanella Boni, Louis-Philippe Dalembert, Eugène Ébodé, Emmanuel Goujon, Koulsy Lamko, Alain Mabanckou, Patrice Nganang, Ernest Pépin, Raharimanana, Benjamin Sehene, Sami Tchak, Sayouba Traoré, Gary Victor nous livrent dans ce recueil des textes graves, drôles, décalée, tout en nuance ou taillés dans le roc, révoltés, ou ressemblant à un cri silencieux. Sur le fil du temps, la mémoire comme un funambule. Fil tendu sur le vide et la cendre et qui vibre des tumultes du présent. Vide et silence sur le véritable visage du colonialisme, cendre soufflée dans les yeux pour dégager les ruines des « splendeurs coloniales ». Splendeurs pour qui exactement ? Aujourd’hui, qu’écrire du passé quand il n’en reste plus que la cendre ? Le feu peut-il raconter la même histoire que le bois calciné ? Le silence est impossible, car il rend complice, le refus d’entendre sert si bien le crime. Des voix d’hommes et de femmes pour raconter les multiples facettes d’une réalité complexe, certes, mais où le rapport de pouvoir est défini et où les rôles du vaincu et du vainqueur sont distribués à l’avance. Écritures des bois calcinés, des histoires de tous horizons : voici la réalité vue par ceux qui étaient sous le feu de la colonisation. Sur le fil du temps, sous les soubresauts de la mémoire… Lisez ces nouvelles, riez ou pleurez, et surtout gardez les yeux ouverts...


Verre Cassé

Seuil - 2005

L’histoire « très horrifique » du Crédit a voyagé, un bar congolais des plus crasseux, nous est ici contée par l’un de ses clients les plus assidus, Verre Cassé, à qui le patron a confié le soin d’en faire le geste en immortalisant dans un cahier de fortune les prouesses étonnantes de la troupe d’éclopés fantastiques qui le fréquentent. Dans cette farce métaphysique où le sublime se mêle au grotesque, Alain Mabanckou nous donne à voir grâce à la langue rythmée et au talent d’ironiste qui le distinguent dans la jeune génération d’écrivains africains, loin des tableaux ethniques de circonstance, un portrait vivant et savoureux d’une autre réalité africaine.


Tant que les arbres s’enracineront dans la terre

Mémoire d’Encrier - 2004

Dernier recueil de poèmes d’Alain Mabanckou à ce jour, Tant que les arbres s’enracineront dans la terre est précédé d’une Lettre ouverte à ceux qui tuent la poésie, lettre qui ne ménage guère le milieu de la poésie africaine trop enclin à pousser le poète du continent noir à entonner le chant de l’engagement sans se demander si la poésie en sort indemne. Les thèmes de l’engagement, de l’indépendance de l’esprit sont convoqués ici avec force pour aborder le nouveau siècle. "Rester homme jusqu’au bout", tel semble être le message de ce livre qui également une décentralisation dans les publications de l’auteur puisqu’il a été publié aux Editions Mémoire d’Encrier au Québec, maison dirigée par le poète Rodney Saint-Eloi.


African Psycho

Le Serpent à Plumes - 2002

« Que les choses soient claires : je ne souhaite pas être plus grand que l’Angoualima, ni me greffer des petits doigts, je veux être apprécié en fonction du résultat de mon geste criminel. Ne pouvant égaler les prouesses du Grand Maître, j’aimerais au moins être considéré comme son fils spirituel. Pour cela, j’en suis conscient, je dois encore travailler : tuer Germaine ce 29 décembre, c’est-à-dire dans deux jours, n’est qu’une étape vers ce couronnement. » Grégoire Nakobomayo, orphelin, a grandi dans une ville industrielle de l’Afrique post-coloniale. Accueilli quelque temps chez un couple instruit, il reçoit une éducation bourgeoise jusqu’au jour où il plante son crayon dans l’oeil du fils unique qui cherche à le violer. Obligé de fuir, il se réfugie dans le quartier le plus délabré de la ville et prend pour modèle "Angoualima", le célèbre serial killer qui depuis des années défie le pays, ses juges, ses flics et ses journalistes. Mais n’est pas serial killer qui veut


Les Petits-Fils nègres de Vercingétorix

Le Serpent à Plumes - 2002

Ancienne colonie française d’Afrique centrale, la république du Viétongo est en proie à une terrible guerre civile. Le président Lebou Kabouya, sudiste, a perdu le pouvoir après le coup d’Etat du nordiste, le général Edou, et de ses milices gouvernementales, les Anacondas, et de factions armées : les Romains. Le chef rebelle sudiste, Vercingétorix, aidé des Petits-Fils nègres, se lance dans une entreprise de reconquête jusqu’à l’intérieur des familles mixtes. Fuyant les violences avec sa fille, Hortense Iloki tient des cahiers où elle relate les événements de cette guerre et reconstitue son passé en miettes...


Et Dieu seul sait comment je dors

Présence Africaine - 2001

Un Antillais, Auguste-Victor, natif de Saint-Sauveur, est hanté par un passé obscur, par l’image permanente d’un enfant qui pleure dans un berceau et par une femme aux "traits hindous", aux "longs cheveux ondoyants", au regard de nymphe, cette femme qui est la seule éclaircie de son existence, cette femme qui lui fit même oublier l’ingratitude de son physique. Et puis, il y a Makabana le vieil Africain, bossu, personnage solitaire, énigmatique et curieux, échoué en Guadeloupe, à Vieux-Habitants, depuis un demi-siècle. Il croise pour la première fois Auguste-Victor, l’étrange homme toujours habillé en blanc les dimanches. A partir de ce jour-là, il ne dormira plus... Ce roman est conduit à la manière d’un roman policier. Sa composition est maîtrisée. Et Dieu seul sait comment je dors est l’étude parallèle et minutieuse de deux vies et la description des rumeurs qui peuvent accompagner un paria dans une commune de la Guadeloupe.


Quand le Coq annoncera l’aube d’un autre jour

L’Harmattan - 2000

On retrouve avec force, dans ce cinquième recueil, cet univers poétique cher à l’écrivain congolais : la quête incessante d’un territoire, le " pays à venir ", l’emprise du déracinement et le bouleversement intérieur d’un homme confronté à l’errance perpétuelle


La Légende de l’Errance

L’Harmattan - 2000

Voici ce qu’on pourrait appeler un hommage à la Mère, une oraison funèbre d’un fils à "une femme humble qui travaillait la terre saison après saison" et qui s’est éteinte, cernée par le pire des maux : la solitude... L’auteur, qui ne s’est pas rendu aux funérailles, a surmonté l’épreuve pour nous retracer dans ce récit-poème saisissant toute la légende de cette mort, depuis ses présages jusqu’à ce vendredi fatal où "le ciel a pleuré à grosses larmes". J’irai planter l’arbre de ma douleur sur les terres humides du silence près de sa tombe J’habiterai les buissons de lantanas Je tournerai le dos au soleil au jour pour n’entendre que le timbre de sa voix au milieu de la nuit…


Bleu, Blanc, rouge

Présence Africaine - 1998

Le jeune africain Massala-Massala a abandonné ses études depuis des années. Il rêve de venir un jour à Paris, afin d’y réussir sa vie comme Charles Moki, un des "grands" du quartier. Arrivé à Paris, projeté dans un nouveau monde, Massala-Massala devra compter sur ses propres moyens pour se dégager d’un engrenage inextricable. Mais peut-il encore reculer ? Son aventure parisienne semble bel et bien vouée à l’échec ... Un livre plein d’humour, qui dépeint cependant le triste destin de nombreux immigrés africains à Paris.


Les arbres aussi versent des larmes

L’Harmattan - 1997

Préfacé par l’universitaire et critique littéraire Jacques Chevrier, Les arbres aussi versent des larmes est sans doute l’un des recueils les plus connus d’Alain Mabanckou. Empruntant son lyrisme aussi bien chez Tati Loutard que chez Abdelatif Laâbi, ce recueil est suivi de quelques reflexions (Versets) qui dénotent le questionnement du poète sur son art. Le rapport avec la nature, le regard émerveillé sur les éléments naturels (l’eau, le feu, l’air, le ciel...) font de ce recueil un espace de méditation où chaque mot pèse de tout son poids, tandis que les images, saisissantes dans leur évocation, nous renouent avec l’amour de la poésie.


L’usure des lendemains

Nouvelles du Sud - 1995

Deuxième recueil de poèmes d’Alain Mabanckou après Au jour le jour (1993), L’usure des lendemains - qui a valu à l’auteur le Prix Jean-Christophe de la Société des Poètes Français en 1995 - est un ouvrage éclaté, avec des thématiques ancrées sur la quête d’un territoire et le souci d’un art libre. Le vers est alors plus long, la page moins "moins remplie" comme si l’auteur souhaitait faire parler les silences, réétablir l’espace afin de mieux regarder demain avec des yeux d’un enfant ébloui. Publié donc en 1995 aux Editions Nouvelles du Sud dirigées alors par le poète camerounais Paul Dakeyo, L’usure des lendemains fut réédité trois ans plus tard aux Editions Menaibuc avec des textes inédits. Ce livre est un tournant dans le parcours poétique de l’auteur qui allait perdre sa mère la même année et écrire en une semaine un de ses recueils les plus émouvants : La légende de l’errance (L’Harmattan, 1995)

Faut-il encore décerner des prix littéraires au XXIème siècle ?

Avec Cécile Coulon, Patrick Rambaud, Claude Villers, Léonora Miano, Carole Martinez, Dany Laferrière, Alain Mabanckou et Claude Esclatine - Saint-Malo 2012

Avec Cécile Coulon, Patrick Rambaud, Claude Villers, Léonora Miano, Carole Martinez, Dany Laferrière, Alain Mabanckou et Claude Esclatine, débat animé par Hubert Artus


Laferrière / Mabanckou, une complicité littéraire

Avec Alain Mabanckou et Dany Laferrière - Saint-Malo 2012

Une rencontre entre Alain Mabanckou et Dany Laferrière animée par Margot Loizillon.


La place de la musique et de la littérature dans l’histoire commune de l’Afrique, de la France et des Caraïbes

Avec Alain Mabanckou, Disiz, Julien Delmaire, Edgar Sekloka et Gaël Faye - Saint-Malo 2012

Avec Alain Mabanckou, Disiz, Julien Delmaire, Edgar Sekloka et Gaël Faye, animé par Sophie Ekoué


Une autre histoire de la France

Une autre histoire de la France

Avec Pascal Blanchard, Alain Mabanckou et Dominic Thomas - Saint-Malo 2012

Avec Pascal Blanchard, Alain Mabanckou et Dominic Thomas, animé par Sophie Ekoué


L'Europe vue d'ailleurs

L’Europe vue d’ailleurs

Avec Shumona Sinha, Dinaw Mengestu, Alain Mabanckou, Edem Awumey - Saint-Malo 2012

Avec Shumona Sinha, Dinaw Mengestu, Alain Mabanckou, Edem Awumey


Transmission

Saint-Malo 2011

Avec Souleymane DIAMANKA , Alain MABANCKOU, Roland COLIN, Souleymane Bachir DIAGNE, Emmanuelle VILLARD. Animé par Emmanuelle Dancourt.


Pour le plaisir des mots

Saint-Malo 2011

Slam session avec le collectif 129H et les participants à l’atelier d’écriture de la maison de quartier La Découverte
avec : ROUDA, Jacques DARRAS, LYOR, NEOBLED, MIANO Léonora, Alain MABANCKOU, Yvon LE MEN, RIM, IDO Jacky


A chacun son bout du monde

Saint-Malo 2011

Avec Alain Borer, Alain Mabanckou, Björn Larsson.

Animé par Jean-Pierre Perrin.


Les enfants d'Aimé Césaire

Les enfants d’Aimé Césaire

Saint-Malo 2011

Le Cahier d’un retour au pays natal ? “Ça m’a fumé la tête." Léonora MIANO
 

Avec Daniel MAXIMIN, Léonora MIANO, Alain MABANCKOU, Mathias ENARD
Animé par Romuald FONKOUA.


Géographie des littératures africaines

Saint-Malo 2010
Géographie des littératures africaines
Avec Alain Mabanckou, Florent Couao-Zotti, Moussa Konaté et Emmanuel Dongala.

Enfants de la balle

Saint-Malo 2010
Avec Abdourahman WABERI, Wilfried N’SONDE, Alain MABANCKOU. Une rencontre animée par Hubert Artus.

L’Afrique est-elle maudite ?

Saint-Malo 2010

Quatre auteurs africains, pour débattre à la suite du livre de Moussa Konate "L’afrique noire est-elle maudite ?" : avec Léonora MIANO, Alain MABANCKOU, Moussa KONATE, Florent COUAO-ZOTTI, Emmanuel DONGALA. Animé par Jean-Michel Djian.


Enfants au coeur du chaos

Saint-Malo 2010
Enfants au coeur du chaos
Avec James Noël, Alain Mabanckou et Patrice Favaro. Un débat animé par Anne Chevrel.

Harlem sur Seine

Saint-Malo 2009
Dimanche : 11h00 - Harlem sur Seine
Jake Lamar, Michel Le Bris, Eddy L. Harris, Alain Mabanckou, Dominic Thomas, Blaise N’Djehoya, Antoine de Gaudemar.

Black Bazar

Saint-Malo 2009
Dimanche : 18h00 - Black Bazar
avec Eddy L. Harris et Alain Mabanckou

Littérature-monde Acte III

Saint-Malo 2009
Samedi : 17h30 - Littérature-monde acte III
Michel Le Bris, Anna Moï, Alain Mabanckou, Dominic Thomas, Bill Cloonan, Charles Forsdick, Abdourahman Waberi, Jean Rouaud. Animé par Philippe Thureau-Dangin

Adieu aux avants-gardes

Saint-Malo 2008
14h15 : Adieu aux avants-gardes
André VELTER, Jean ROUAUD, Tahar BEN JELLOUN, Alain MABANCKOU

Harlem-Paris, de Chester Himes à James Baldwin

Saint-Malo 2008
Harlem-Paris : de Chester Himes à James Baldwin
Alain MABANCKOU, John-Edgar WIDEMAN, Yves BUIN, Lily SZTAJN, Patrick RAYNAL

NRF Aventure

Saint-Malo 2008

Entre prose et poème

Saint-Malo 2008