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TRILLARD Marc

France

L’anniversaire du roi (Actes Sud, 2016)

© Louise TRILLARD

Cet authentique écrivain-voyageur aujourd’hui attaché à Toulouse, par ailleurs auteur pour la radio, la télévision et le théâtre, est l’auteur d’une douzaine de romans ou récits de voyages toujours très remarqués, toujours inspirés de ses voyages.
Récompensé en 1994 par le prix Interallié, Eldorado 51 est le récit poignant d’authenticité de la descente aux enfers d’une famille paraguayenne, tandis qu’Haïti est la cadre de son roman Le maître et la mort et que Les Mamiwatas s’ancre au Cameroun où il fut directeur de l’Alliance française. En mai 2005, il lance à l’occasion d’Etonnants Voyageurs une revue littéraire semestrielle, Le Journal Des Lointains chez Buchet-Chastel, qui raconte l’état du monde à travers le regard d’écrivains venus de différents horizons littéraires.
Son dernier roman nous emène au Cambodge : satire féroce du jeu de l’artiste et du système, L’Anniversaire du roi est aussi et surtout une réflexion aiguë sur la persistance du passé dans un pays dont les plus terrifiants fantômes sont bien vivants. Un roman stratège et plastique qui place le lecteur au cœur d’une expérience de la responsabilité. Avec une exactitude imparable, Marc Trillard y orchestre les noces amères de la passion et de la lucidité.


Bibliographie :

  • L’anniversaire du roi (Actes Sud, 2016)
  • Amazonie Rencontre avec un géant (Editions du Rocher, 2006)
  • De sabres et de feu (Le Cherche Midi, 2006)
  • Revue : Journal des lointains (N°3 et 4) (Buchet-Chastel, 2006)
  • Revue : Journal des lointains (N°1) (Buchet-Chastel, 2005)
  • Le Maître et la mort (Gallimard, 2003)
  • Campagne dernière (Phébus, 2001)
  • Eldorado 51 (Phébus, 1992 - Prix Interallié 1994)

L'anniversaire du roi

L’anniversaire du roi

Actes Sud -

À trente-six ans, Victor-Vong, peintre métis à la grâce asiatique, ex-enfant chéri de l’art contemporain, est déjà au creux de la vague, éjecté du cercle de la jet-set parisienne pour lui avoir tendu un miroir trop ingrat. Mais son instinct de survie n’a d’égal que sa détermination.
Le voilà à Phnom Penh, ville de ses origines perdues, avec un projet oecuménique et consensuel imbattable : “Quatre-vingt-dix figures pour le roi”, une série de portraits en hommage au monarque Norodom Sianouk sur le point de fêter ses quatre-vingt-dix ans, idée brillante qui devrait lui gagner le soutien logistique et surtout matériel de tous les partenaires possibles – palais royal, université, ambassade, etc. Derrière le symbole, il s’agit pour V.V de financer son exil, le temps de voir venir jusqu’à la prochaine bonne idée, de se réinventer aussi.
Mais rien ne se passe comme prévu dans un Cambodge où le brasier de l’histoire crépite encore. Et tout en affrontant une succession de revers tragicomiques, Victor-Vong va devoir apprivoiser les séquelles de l’horreur du génocide – comme une langue maternelle oubliée.
Satire féroce du jeu de l’artiste et du système, L’Anniversaire du roi est aussi et surtout une réflexion aiguë sur la persistance du passé dans un pays dont les plus terrifiants fantômes sont bien vivants. Un roman stratège et plastique qui place le lecteur au coeur d’une expérience de la responsabilité. Avec une exactitude imparable, Marc Trillard y orchestre les noces amères de la passion et de la lucidité.


Revue de presse

  • Et si le véritable but du séjour de l’impayable Victor-Vong au Cambodge était de renouer avec ce passé dont il a été amputé ? Et si le propos de Marc Trillard, dans ce roman subtil écrit d’une prose inventive, était de nous inviter à réfléchir sur le devoir de mémoire et sur la nature humaine dans ce qu’elle peut avoir d’infâme ou de simplement lâche ? Le Monde

Les mamiwatas

Actes Sud - 2011

Alors qu’un climat d’insurrection s’étend sur le Cameroun, le directeur de l’Alliance française de Buea, cloîtré chez lui, face à la mer et ses créatures délétères (les mamiwatas), boit la coupe de deux ans de désenchantements : sa scabreuse addiction de quinquagénaire aux charmes d’une trop jolie menteuse locale ; l’illusion d’échapper au passif des amours/haines coloniales ; et l’agonie (programmée en haut lieu) de l’Alliance française qu’il dirige – fruit pourrissant de siècles de présence française en Afrique.


Amazonie Rencontre avec un géant

2006

Plus qu’un carnet de voyage, Amazonie, rencontre avec un géant est un recueil d’impressions sur une des régions les plus fascinantes du Brésil : l’Amazonie. Marc Trillard nous invite, en effet, à découvrir les secrets de la forêt brésilienne.

« Captivé par la grâce des corps en mouvement, le fouet des plumes des coiffes, le battement des tambours crioulos », il observe des rituels religieux, des fêtes, un dancing de quartier à Santarem. Et c’est précisément une fête qui le conduit sur les traces du fleuve Amazone. Tragi-comédie mettant en scène un bœuf conduit au sacrifice, le bumba-meu-boi est une fête nordestine inspirée par une antique fête d’origine portugaise. Ce rituel met en scène un couple d’esclaves noirs : Chico et Catarina qui est enceinte. Elle désire manger une langue de bœuf et son mari vole un bœuf sur les terres du maître afin de satisfaire son souhait, mais au moment où il égorge l’animal, il est découvert. Pour lui éviter d’être condamné à mort, toute la fazenda se mobilise pour sauver le bœuf. Les sorciers sont convoqués et parviennent à le ressusciter. Harnaché de perles multicolores, l’animal danse vers sa mort et sa résurrection au cours de cette fête légendaire.

Marc Trillard s’interroge sur la présence du bœuf en Amazonie et décide de partir à Sao Luis, aux sources même de la tradition. C’est ainsi que commence cette aventure… Il regarde les habitants de Belém se distraire un dimanche après-midi ; décrit Sao Luis, ville fondée par des Français, occupée par les Hollandais, parée d’azulejos par les Portugais : un lieu qu’il affectionne tout particulièrement. À Santarém, principale escale de la route Manaus-Belém, le port du centre-ville est un interminable quai où s’amarrent une multitude d’embarcations qui desservent les localités voisines. Des camions déchargent de la soute de gros navires leurs cargaisons : farine de manioc (l’inévitable farofa de la table locale), riz, sucre, bananes. Santarém, c’est un peu comme le départ de l’aventure équatoriale.

Autant d’étapes qui marquent ce long voyage et le récit de Marc Trillard, qui expose ses sensations alors qu’il remonte l’Amazone. L’Amazone : cours d’eau mythique qui, avec son gigantesque bassin et ses affluents majeurs, le Tapajós, le Negro ou le Solimões, forme un monde en soi, brassant des milliards de litres d’eau, de légendes et d’histoires d’hommes jetés dans ce symbole de l’aventure du Nouveau Monde.

Après Cuba, Haïti, le Paraguay, Marc Trillard roule sa bosse au Brésil et poursuit sa formidable quête ethnologique aux confins de l’Amazonie.


El dorado 51

Phébus - 1994

Tête de cheval

Phébus - 1994