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JACQUES Paula

France

Au moins il ne pleut pas (Stock, 2015)

Biographie

© Francesca Mantovani

Paula Jacques a deux passions : l’écriture et la radio. Journaliste, productrice et écrivain, elle porte la voix des autres tout comme elle affirme sa propre voix, avec une chaleur, une éloquence, résolument non-conformiste. D’inspiration autobiographique, son écriture se présente comme une façon d’exprimer et de cerner l’hétérogénéité de sa construction identitaire, prise entre différentes langues et différentes cultures. Avec son nouvel ouvrage, Kayro Jacobi, juste avant l’oubli (Mercure de France, 2010), elle revient sur la période troublée des années 1950, en Egypte, en racontant la vie de Kayro Jacobi, un cinéaste aujourd’hui oublié.
Née au Caire en 1949, dans une famille juive expulsée d’Egypte en 1957, Paula Jacques passe son enfance en Israël dans un kibboutz, avant de venir s’installer en France. À Paris, elle exerce divers « petits métiers », puis fait de l’animation culturelle à la Comédie de Saint-Étienne et crée, en 1971, une compagnie de théâtre. Elle entre ensuite à France Inter, en 1975, et anime avec Kriss l’émission culte des années 1970, « L’Oreille en coin ». À partir de 1999, elle présente et produit le magazine culturel « Comsmopolitaine » qui, chaque dimanche après-midi, reçoit des écrivains et des cinéastes du monde entier ainsi que des artistes français enracinés dans un ailleurs réel ou imaginaire.
En 1980, Paula Jacques publie un premier récit autobiographique, Lumière de l’œil (Mercure de France). En 1991, elle obtient le Prix Femina pour son quatrième roman, Deborah et les anges dissipés (Mercure de France) et elle devient, en 1996, membre du jury Femina.

Cette année, elle nous entraîne dans un Israël qu’on connaît peu, celui du début des années 50-60, où deux adolescents juifs d’Égypte, frère et soeur dont les parents viennent de mourir, sont livrés à eux-mêmes. Son nouveau livre très romanesque est aussi alimenté d’un certain nombre d’éléments autobiographiques. Mais c’est avant tout l’histoire de survivants, et de tout ce qu’il faut déployer d’énergie et de force pour survivre. Ce qui unira ces orphelins et survivants c’est la force de la vie, plus forte que le désespoir et le chagrin, et dont l’amour est l’élan premier…
Un optimisme qui se lit dès le titre car quoiqu’il arrive, « Au moins, il ne pleut pas ».


Bibliographie

  • Au moins il ne pleut pas (Stock, 2015)
  • Kayro Jacobi, juste avant l’oubli (Mercure de France, Paris, 2010)
  • Rachel-Rose et l’Officier Arabe (Mercure de France, Paris, 2006)
  • Gilda Stambouli souffre et se plaint… (Mercure de France, Paris, 2002)
  • Les femmes avec leur amour (Mercure de France, Paris, 1997)
  • La descente au paradis (Mercure de France, Paris, 1995)
  • Déborah et les anges dissipés (Mercure de France, Paris, 1991)
  • L’héritage de tante Carlotta (Mercure de France, Paris, 1987)
  • Un baiser froid comme la lune (Mercure de France, Paris, 1983)
  • Lumière de l’œil (Mercure de France, Paris, 1980)

Au moins il ne pleut pas

Stock - 2015

Hiver, 1959. Nous sommes à Haïfa et il fait froid. Un temps auquel ni Solly (14 ans) ni Lola (15 ans) Sasson, orphelins et juifs d’Égypte, ne sont habitués, un temps à ne pas mettre un enfant dehors. Comme ils sont différents ! Mais pareillement apeurés : Solly, c’est de la graine de voyou, qui séduit et se débrouille pour survivre à tout ; Lola, c’est une littéraire, romanesque, rêveuse, entière. Où aller ? Où les portera cette nouvelle vie de déracinés ? À Wadi Salib, sur les hauteurs de Haïfa, chez deux femmes étranges, Ruthie Schreiber la silencieuse et Magda la bavarde, qui vivent comme des sœurs, liées par un pacte de la mémoire : ce sont deux rescapées des camps. Du moins, c’est ce que le lecteur va croire au début de ce roman foisonnant, humain, émouvant et provocateur à la fois. Les déportées le furent-elles vraiment ? Quel est le prix à payer pour survivre ? Et dans l’Israël des colons et de la coexistence difficile des communautés, comment s’adapter, que choisir et qui être ?

Kayro Jacobi, Juste avant l’oubli

Mercure de France - 2010

Le Caire, années 50. Kayro Jacobi est un réalisateur de cinéma prospère qui possède ses propres studios. Il doit sa respectabilité davantage à l’argent de sa femme Norma qu’à son propre talent… Même si ses premiers films ont connu un certain succès, notamment grâce à son personnage inédit de « Bobol Bey », une sorte de Charlot juif. Fasciné par le cinéma américain, Kayro Jacobi a de grandes ambitions. Lorsqu’en 1954, Howard Hawks arrive en Égypte pour tourner La Terre des Pharaons, il se débrouille pour faire partie de l’aventure… Qui tourne court car il doit rentrer au Caire : ses deux sœurs, convoquées par la police, ont disparu. Kayro Jacobi remue ciel et terre pour les retrouver. En vain. Beaucoup de portes se ferment devant lui : en ces temps de vives tensions entre l’État d’Israël et le régime de Nasser, en Égypte il ne fait pas bon appartenir à la communauté juive. Comme un malheur n’arrive jamais seul, Norma accouche d’un bébé mort-né et sombre dans une intense dépression... Plus de cinquante ans plus tard, en 2007, une romancière enquête sur la disparition de K. Jacobi ; elle retrouve plusieurs amis du cinéaste égyptien disparu en 1957, qui donnent leurs points de vue respectifs. Ce faisceau de témoignages dessine peu à peu une personnalité attachante vivant dans l’Égypte des années 50.


La descente au paradis

Mercure de France - 1995

Quête d’identités

Avec Teresa Cremisi et Paula Jacques - Saint-Malo 2015


Avec Teresa Cremisi et Paula Jacques, une rencontre animée par Kerenn Elkaim