logo
Le dico des auteurs


ANGLADE Georges

Haïti

5 octobre 2009.
 

Biographie

 
JPEG - 10.3 ko
© Jean Métellus

Georges Anglade est né à Port-au-Prince. Après des études supérieures dans sa ville natale à l’École Normale Supérieure et à la Faculté de Droit, il part à Strasbourg en 1965 et étudie au Centre de géographie appliquée de Strasbourg où il obtient son doctorat de troisième cycle, parallèlement à une licence ès lettres de l’Université.
C’est en 1969 que Georges Anglade s’installe au Canada. Il fait partie de ceux qui ont fondé l’Université de Québec à Montréal (UQÀM) où il sera professeur en géographie sociale jusqu’en 2002.
Georges Anglade aime à se définir comme « un homme en trois morceaux » distinguant en lui le géographe, le politicien et l’écrivain. « Cette distinction, dit Georges Anglade, recoupe une vie, 30 ans, où j’ai tenté de faire quelque chose en tant que scientifique, politicien et écrivain. Que l’UQÀM ait permis que tout cela s’épanouisse, ça c’est extraordinaire ! Je ne revendique aucune originalité particulière car le pari des trois morceaux en est un que beaucoup d’homo uqamius ont tenu. Ce que je peux dire, c’est que j’y ai mis toute ma passion ! »
Anti-duvaliériste convaincu Georges Anglade sera emprisonné en 1974, exilé à deux reprises et souvent menacé de mort, il s’engagera auprès de la diaspora haïtienne, à Montreal notamment. Georges Anglade a exercé plusieurs fonctions politiques depuis le retour de la démocratie en Haïti.
En tant qu’écrivain Georges Anglade est à la fois théoricien et praticien de la Lodyans, genre littéraire majeur en Haïti, dont le modèle remonte à Justin Lhérisson, et qu’il définit ainsi dans l’Avant-propos de son essai Blancs de mémoire : « La lodyans doit être classée parmi les créations collectives haïtiennes les plus significatives que sont le Vodou, le créole, la commercialisation par madansara, le compagnonnage des jardins paysans, la peinture, le marronnage, la gaguère des combats de coqs, le carnaval etc. Et cette lodyans est le mode littéraire le plus généralisé, le plus populaire, le plus ancien aussi dans l’expression du romanesque de ce peuple profond tel qu’il s’exprime en son pays profond. »
Et de renchérir : « Existe-t-il un genre littéraire unique en son genre en Haïti, la Lodyans haïtienne, dont l’influence se fait sentir depuis plus d’un siècle sous une forme ou sous une autre chez pratiquement tous les écrivains majeurs, les comtemporains compris, et que Jacques Stephen Alexis a lui-même jeté les puissantes bases théoriques entre 1955 et 1960, et commencé l’illustration avant de mourir en 1961 ? OUI
Existe-t-il un marqueur culturel d’importance en Haïti comme on dit ailleurs Âme russe, Humour juif, Esprit français ou Réalisme merveilleux et qui serait le Rire haïtien dont on signale les éclats depuis trois siècles dans tous les écrits d’envergure des XVIIIe, XIXe et XXe siècles ? OUI
Georges Anglade se consacre comme écrivain depuis dix ans à la défense en théorie et à l’illustration en pratique de la Lodyans haïtienne et du Rire haïtien, notamment dans leur exceptionnelle capacité d’écho du pays profond haïtien très largement méconnu, son métier scientifique.


Bibliographie :

- Chronique d’une espérance ; L’Hebdo de Georges Anglade (2007-2008) (L’Imprimeur II, 2008)
- Rire haïtien / Haitian Laughter, recueil bilingue de 90 lodyans (Educa Vision, 2006)
- Et si Haïti déclarait la guerre aux USA ? (Éditions Écosociété, 2004)
- Ce pays qui m’habite (Lanctôt, 2002)
- Leurs jupons dépassent (CIDIHCA (Bibliothèque haïtienne), 2000)
- Les Blancs de Mémoire (Boréal, 1999)
- Cartes sur table, en trois volumes (Deschamps, 1990)
- Atlas critique d’Haïti (Centre de recherches Caraïbes, Université de Montréal, 1982)
- Espace et liberté en Haïti (Centre de recherches Caraïbes, Université de Montréal, 1982)
- L’espace haïtien (Presses de l’Université du Québec, 1974)
- Mon pays d’Haïti (Presses de l’Université du Québec, 1977)


Présentation de Chronique d’une espérance :

L’autre Haiti possible...
J’ai cherché, tout au long de l’année 2007-2008, l’autre Haiti possible, et je crois avoir trouvé comment la trouver. Toutes les pièces de ce puzzle sont ici rassemblées dans les quarante-cinq Hebdos de cette chronique d’une espérance .

Résumé de Et si Haïti déclarait la guerre aux USA ? :

« Et si Haïti déclarait la guerre aux USA ? La question a jailli au dixième jour de la guerre d’Irak. Le 29 mars 2003. Comme sortie sous pression des entrailles d’un puits de pétrole en un haut jet de sperme noir. À Port-au-Prince, c’était la question de la dernière chance. » Haïti écrasé pourrait enfin se faire reconstruire à grands frais, mais avec la déveine qu’on lui connaît, il serait bien capable de gagner rien que pour continuer à croupir !

 
 
Ses festivals

Port-au-Prince