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Franck Venaille, lauréat 2009 du prix Robert Ganzo de poésie

26 mai 2009.
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Le prix Robert Ganzo, doté de 10.000 euros, distingue l’auteur d’un livre de poésie d’expression française en prise avec le mouvement du monde, loin du champ clos des laboratoires formalistes et des affèteries post-modernes. Décerné à Saint-Malo pendant le festival, ce prix entend saluer un poète de tempérament, un aventurier du verbe et de la vie, un passeur d’émotions et de défis, un arpenteur de grand large et d’inconnu. En 2007, ce prix, décerné pour la première fois, a été attribué à René Depestre à l’occasion de la parution de ses Poésies complètes aux éditions Seghers. En 2008 il a été décerné à Abdellatif Laâbi pour l’ensemble de son œuvre. Le jury, entendait saluer ainsi « un poète de tempérament, aventurier du verbe et de la vie, un arpenteur de grand large et d’inconnu ».

Réuni à Paris le jury a décerné son prix 2009 à Franck Venaille pour son dernier recueil, Ça, publié au Mercure de France. Le prix lui sera remis le dimanche 31 mai, salle Maupertuis à 11h45. Sur France Culture, l’émission de Sophie Nauleau Ça rime à quoi du dimanche 31 mai à 23h30 lui sera consacrée.

Franck Venaille est né à Paris en 1936. Un séjour en Belgique dans son enfance sera à l’origine de son attirance pour le pays flamand qu’il exprimera avec une grande force dans La Descente de l’Escaut (1995) prix Mallarmé. Proche des peintres Jacques Monory et Peter Klasen, maîtres de la « figuration narrative », il collaborera aux revues Action poétique et Orange Export. Il créera également les revues Chorus et Monsieur Bloom et collaborera à partir de 1974 à l’émission Les Nuits magnétiques (France Culture). Il est l’auteur d’une œuvre abondante (plus de 30 ouvrages) parmi les plus fortes de notre temps. « Capitaine de l’angoisse animale », poète de l’angoisse et de la révolte, du désir et de la douleur, comme hanté par une violence originelle faisant écho au traumatisme de son expérience de la guerre d’Algérie, il semble trouver en une géographie intériorisée jusqu’à la dimension du mythe, entre Trieste et Ostende, Londres et les rives de l’Escaut les forces d’une transmutation poétique infiniment généreuse.

Le jury est composé de : Alain Borer, Jacques Darras, Yvon Le Men, Jean-Baptiste Para, Jean-Pierre Siméon, André Velter, Daniel Maximin

Robert Ganzo (1898-1995) : Né à Caracas, il passe son adolescence à Bruxelles, puis s’installe à Paris comme bouquiniste, et libraire. Engagé dans les combats de la Résistance, fait prisonnier, il s’évade. Poète, il publie successivement Orénoque (1937), Lespugue (1940), Rivière (1941), Domaine (1942), Langage (1947), Colère (1951), Résurgences (1954), recueils réunis dans L’Œuvre poétique éditée chez Gallimard en 1997.