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DJIAN Jean-Michel

Ahmadou Kourouma (Seuil, 2010)

Titulaire d’un doctorat en sciences politiques consacré à l’Innovation culturelle et l’État, Jean-Michel Djian est professeur associé à l’université Paris VIII et initiateur du « DESS de Management culturel européen » et de celui de « Coopération artistique internationale ». Il préside avec Cheick Omar Sissoko, cinéaste et ministre de la culture au Mali, l’Université ouverte des 5 Continents de Tombouctou (Mali). Journaliste et ancien rédacteur en chef du Monde de l’Éducation , il est un collaborateur régulier du journal Le Monde diplomatique, de Jeune Afrique et de La Croix. Par ailleurs, il est fondateur et directeur de la publication Culture Europe International. Auteur, il a notamment publié Léopold Sédar Senghor : Genèse d’un imaginaire francophone (2005) et Politique culturelle : la fin d’un mythe (2005) parus chez Gallimard.
En 2010, il publie un ouvrage sur le géant des lettres africaines, Amadou Kourouma, première biographie consacrée à l’auteur.


Bibliographie

  • Ahmadou Kourouma (Seuil, 2010)
  • Vincennes : Une aventure de la pensée critique (Flammarion, 2009) Collectif
  • Eloge du rot (Maison du dictionnaire, 2008) avec Philippe Djian et Philippe Geluck
  • AUX ARTS CITOYENS ! De l’éducation artistique en particulier (Homnisphères, 2008)
  • Léopold Sedar Senghor : Genèse d’un imaginaire francophone (Gallimard, 2005) avec Aimé Césaire et Abdou Diouf
  • Politique culturelle : la fin d’un mythe (Gallimard, 2005)
  • Le triomphe de l’Ordre (Flammarion, 2000)

Filmographie

  • Rêver le Français (2008, 3x52’, Grenade Productions)

Présentation de Ahmadou Kourouma

spip_logoA l’occasion du cinquantenaire des Indépendances africaines, célébré durant toute cette année en France comme dans 14 pays d’Afrique, et du quarantième anniversaire de l’avènement de la notion même de francophonie, paraît la première biographie consacrée à Ahmadou Kourouma, écrite par le journaliste et écrivain Jean-Michel Djian.
L’auteur retrace (il ne s’agit pas ici d’une biographie à thèse, ni d’un compte rendu exhaustif, mais d’une biographie inspirée, intuitive) l’itinéraire surprenant du grand écrivain ivoirien, montrant combien Kourouma est devenu une figure incontournable dont se réclame aujourd’hui toute la nouvelle génération des écrivains africains, de Kossi Efoui à Fatou Diome, de Abdourahman Waberi à Alain Mabanckou. Il a clos un « siècle désespéré » et ouvert une nouvelle page, en émancipant l’Afrique des questionnements de l’héritage colonial et post-colonial, et en libérant de façon décisive une parole entravée par des discours dominants d’inspiration le plus souvent « ethnologique ». En ce sens, il est l’illustration d’une certaine modernité africaine qui, mise à l’épreuve des espoirs et des désillusions des Soleils des Indépendances, s’est patiemment constituée, envers et contre tout, durant ces dernières décennies. On n’oubliera pas que cet emblème majeur de la francophonie, d’abord découvert par un éditeur québécois, puis légitimé par un prix en Belgique, a été définitivement consacré en France par le Seuil.

Revue de presse :

  • "Jean-Michel Djian invite à aborder l’œuvre de Kourouma au niveau
    où lui-même l’a située, avec un double enjeu : établir l’universalité
    de la culture, du tragique et des mythes africains ; rendre l’Afrique présente à la conscience du monde mais aussi à la conscience de ses propres habitants et dirigeants." Magazine Littéraire , décembre 2010
  • "La biographie que lui consacre Jean-Michel Djian, la première du genre, restitue avec bonheur la personnalité d’un homme inclassable, d’un éternel rebelle qui n’a jamais été inféodé à un pouvoir ou à une idéologie et dont on n’a pas fini d’explorer la profondeur de l’oeuvre." La Revue, février 2011
  • "Kourouma, vie et oeuvre d’un géant..." Le Point, 20 janvier 2011
  • "Très bel essai sur le géant des lettres africaines, qui laisse derrière lui une oeuvre courte mais intense." Afrique Magazine, décembre 2010

Présentation de Rêver le Français

Ce documentaire aborde le sujet de la langue française de façon vivante et actuelle en questionnant sa « fabrication », sa diversité, son évolution, son expression et son pouvoir. C’est au contact de la rue, au coeur de la création artistique et dans le discours politique que Jean-Michel Djian et Philippe Lavalette abordent les perceptions du français, notamment par les témoignages de personnalités aussi diverses et fortes que Michel Serres, Max Gallo, Fatou Diome, Axelle Red, Gérard Depardieu, Denys Arcand, Philippe Delerm et Louise Beaudoin.
Le premier volet de la trilogie, intitulé La fabrique des mots, porte sur l’évolution de la langue française et démontre que, tout en s’enrichissant au contact des expressions des peuples et des autres langues, la langue est devenue une affaire d’État.


Présentation de Vincennes : Une aventure de la pensée critique

Conspuée par le pouvoir politique mais célébrée par les intellectuels du monde entier, " Vincennes " est une légende. Car l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, initiée il y a quarante ans par Edgar Faure dans la foulée de 68, a su attirer dans ses murs parmi les plus grands penseurs et artistes contemporains : Alain Badiou, Étienne Balibar, Roland Barthes, François Châtelet, Noam Chomsky, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Dario Fo, Michel Foucault, André Glucksmann, Félix Guattari, Pierre Guyotat, Henri Laborit, Jacques Lacan, Georges Lapassade, Jean-François Lyotard, le mime Marceau, Herbert Marcuse, Jacques Marseille, Henri Meschonnic, André Miquel, Henri Mitterand, Mona Ozouf, Jean-Claude Passeron, Frank Popper, Jacques Rancière, Madeleine Rebérioux, Michel Serres, Tzvetan Todorov, Iannis Xenakis et tant d’autres encore. En réunissant des textes et des documents dont certains sont inédits, Jean-Michel Djian honore l’expérience vincennoise à travers les témoignages de quelques-uns de ceux et celles qui l’ont enfantée ou nourrie : l’écrivaine Hélène Cixous, les géographes Yves Lacoste et Alain Bué, le mathématicien Denis Guedj, les linguistes Pierre Encrevé et Bernard Cerquiglini, l’historien de l’art Pascal Bonafoux, les anglicistes Bernard Cassen et Pierre Dommergues, le psychanalyste Gérard Miller, le poète Philippe Tancelin, la dramaturge Stéphanette Vendeville, le lusophone ( et ancien président de la République du Portugal ) Mario Soares, le sociologue de l’éducation Rémi Hess, l’historien journaliste Jacques Julliard... Creuset fécond des imaginaires sociaux, des utopies politiques et des pratiques novatrices de la transmission des savoirs, l’histoire de Vincennes illustre ici, et de belle manière, le rôle critique de l’Université française. Un pavé dans le jardin de la pensée unique académique d’aujourd’hui.

Les manuscrits de Tombouctou

Jean-Claude Lattès - 2012

Au cœur de l’Afrique subsaharienne des XVe et XVIe siècles, Tombouctou est une cité florissante qui attire enseignants et étudiants, protégés par l’empereur du Songhaï. C’est là que se partage et se propage le savoir. L’enseignement et le livre prospèrent et tous les métiers en profitent : copistes, libraires, répétiteurs, relieurs, traducteurs, enlumineurs… On vient d’Égypte, d’Andalousie, du Maroc ou de l’empire du Ghana pour suivre des cours à l’université de Sankoré. Ainsi, en pleine gloire, la ville accueillait au XVe siècle plus de 25 000 étudiants. Sur des parchemins, sur des papiers d’Orient, sur des omoplates de chameau ou des peaux de mouton, tout est noté, commenté, référé : le cours du sel et des épices, les actes de justice, les ventes, les précis de pharmacopée (dont un traité sur les méfaits du tabac), des conseils sur les relations sexuelles, des précis de grammaire ou de mathématiques. Après l’effondrement de l’empire Songhaï au XVIIe siècle, ces manuscrits ont été oubliés, conservés dans des cantines rouillées et des caves poussiéreuses, mangés par le sel et le sable. Mais les choses changent : les héritiers des grandes familles ouvrent des bibliothèques privées, l’institut Ahmed Baba est crée, l’Unesco et les chercheurs du monde entier s’y intéressent. Le professeur Georges Bohas estime que seulement 1% des textes sont traduits et 10% catalogués. Dans ce livre, qui mêle l’histoire de Tombouctou, les images de ces textes précieux et les contributions de cinq des plus grands africanistes, Jean-Michel Djian s’interroge : pourquoi un tel oubli ? Que cachent ces manuscrits ? Que peuvent-ils nous apprendre ?

Témoins du siècle

Témoins du siècle

Saint-Malo 2011

“Nous n’étions pas destinés à être des écrivains. Nous étions surtout destinés à être des témoins de cette époque : les dernières années de la colonisation et les premières années de l’indépendance.”Cheikh Hamidou Kane

 

Avec Cheikh Hamidou Kane, Roland Colin, Jean-Michel Djian. Présenté par Josiane Guéguen.


La langue française : langue-nation, langue-monde ou langue morte ?

Saint-Malo 2009
Samedi : 14h30 - La langue française : langue-nation, langue-monde ou langue morte ?
Jean Rouaud, Dai Sijie, Claude Hagège, Claude Duneton, Jean-Michel Djian. Animé par Philippe Delaroche