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Bamako par Abdourahman Waberi

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Bamako, nous revoilà.
Une ville commence quelque part dans le souvenir d’un récit ou d’un rêve, bien avant qu’on ne fasse les premières dans ses rues, que
l’on ne vous mette sa carte officielle sous le nez. La cour de la concession
familiale, où se déroule le film du meilleur cinéaste africain actuel
Abderrahmane Sissako appelé Bamako en hommage à cette ville un peu trop
discrète, donne la mesure de cette capitale indolente qui s’étend de part et
d’autre du fleuve appelé Niger pour les étrangers et Joliba pour les
autochtones.
Le cinéaste restitue avec naturel la poésie de ce lieu de côtoiements et de frictions. Bamako ne fait rutiler sous les feux médiatiques ni ses fils prestigieux (les Seydou Keita, Malik Sidibé, Souleymane Cissé, Salif Keïta et autres Amadou & Mariam ont rencontré leur succès à l’extérieur…) ni ses
actions culturelles à l’instar du Mois de la photographie, des ballets de la
danseuse haïtienne Kettly Noël ou encore des expositions de son musée magnifique dirigé par le dynamique Samuel Sidibé. A Bamako on déteste le m’as-tu-vu ; on reste humble et placide comme les eaux du fleuve Joliba. On laisse la palabre à Dakar qui enfile les forums, les colloques et les journées internationales comme autant de perles sur le cou d’une belle Sahélienne.

Abdourahman Waberi

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