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Le dico des auteurs


BILLOT Antoine

France

5 août 2008.
 

Biographie

 
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Antoine BILLOT
© J. Sassier - Gallimard

Antoine Billot est né à Dijon en 1961. Universitaire brillant, il reçoit la médaille de bronze du CNRS (meilleur jeune chercheur) avant de passer maître de conférence à l’Université Panthéon-Assas en 1989 puis professeur dans le même établissement en 1995. Chercheur à Paris Sciences-Economiques en économie mathématique, théorie de la décision, théorie des jeux coopératifs et, plus généralement, modélisation de l’incertitude non probabiliste en micro-économie, Antoine Billot collabore à des séminaires de recherches chaque année avec de nombreuses universités à travers le monde (Tel-Aviv, Yale...) et publie de nombreux articles dans les plus prestigieuses revues d’économie à travers le monde.
En 2003, il rencontre Jean-Bertrand Pontalis, psychanaliste, écrivain et directeur de la collection l’Un et l’autre chez Gallimard qui l’encourage à écrire.
Son premier roman sera Le désarroi de l’élève Wittgenstein, évoquant la rencontre du philosophe avec Adolf Hitler, tous deux adolescents à Linz. Suivent La part de l’absent en 2004, récit autobiographique sur la disparition de son frère, puis Monsieur Bovary en 2006, variations autour du personnage de Charles Bovary, qui rencontre un beau succès critique.
Avec La conjecture de Syracuse Antoine Billot livre un roman mathématique dans lequel se télescopent récit et démonstration, jeu sur les coïncidences et où actualité et histoire du XXe siècle se font écho.


Bibliographie :

- La conjecture de Syracuse (Gallimard, 2008)
- Monsieur Bovary (Gallimard, 2006)
- La part de l’absent (Gallimard, 2004)
- Le désarroi de l’élève Wittgenstein (Gallimard, 2003)


Présentation de La conjecture de Syracuse :

Théseus est un mathématicien français de haut vol qui a bâti sa réputation en démontrant tout jeune, à la fin des années soixante, la « conjecture de Syracuse » — un de ces fameux problèmes irrésolus qui passionnent de façon récurrente le monde scientifique international.
Au début des années 2000 pourtant, alors que Théseus domine sa discipline, l’arrivée en France d’un jeune étudiant algérien, Azhar Amer, va stopper net son ascension sociale et intellectuelle ininterrompue. Cet étudiant est non seulement potentiellement plus brillant que Théseus — il aurait découvert une preuve plus complète de la « conjecture » — mais il est aussi le petit-fils du mathématicien Itzhak Amer, un des premiers à avoir travaillé dans les années 50 sur la « conjecture de Syracuse » et que Théseus a rencontré dans des conditions inavouables. En effet, Théseus a servi dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie et a torturé personnellement Itzhak Amer alors sous-chef d’un réseau de résistance, lui arrachant vraisemblablement des pistes inédites de démonstration.
Azahr Amer, donc, du haut de ses vingt ans, tient entre ses mains par le simple jeu des coïncidences, la réputation et le destin d’un homme et non l’un des moindres. Une configuration qui rend l’affrontement entre les deux mathématiciens inévitable : Théseus pour tenter d’enrayer sa chute vertigineuse, Azhar pour venger sa famille et s’inventer un destin de génie des maths. Et un face à face intellectuel qui ne pourra se terminer que par l’anéantissement de l’un ou de l’autre.

 
 
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