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Le dico des auteurs


BOBER Robert

France

28 juillet 2008.
 

Biographie

 
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Robert BOBER
© J-F Oppal

Robert Bober est né le 17 novembre 1931 à Berlin. En août 1933, la famille Bober fuit le nazisme et se réfugie à Paris.
Il quitte l’école après le certificat d’études primaires et travaille successivement comme tailleur, potier, éducateur puis assistant de François Truffaut. Il devient réalisateur à la télévision en 1967.
Auteur de plus de cent films documentaires, il a obtenu le grand prix de la SCAM (1991) pour l’ensemble de son œuvre.
Quoi de neuf sur la guerre ? (Folio 2690), son premier roman, a reçu le prix du Livre Inter en 1994.


Bibliographie :

- Laissées-pour-compte (P.O.L., 2005)
- Berg & Beck (Gallimard, 1999)
- Quoi de neuf sur la guerre ? (P.O.L., 1994)
- Récits d’Ellis Island : Histoires d’errance et d’espoir (avec Georges Perec, P.O.L. - INA, 1980)


Présentation de Laissées pour compte :

« Y’a pas d’printemps », « Un monsieur attendait » et « Sans vous » sont trois titres de chansons. Mais ce sont aussi les noms donnés à trois vestes fabriquées au début de l’année 1949 dans l’atelier de Monsieur Albert. Laissées-pour-compte, mais vivantes, serrées l’une contre l’autre, elles apprirent à écouter le moindre bruit que faisait la vie : les murmures et les éclats de voix, les histoires de guerre et les recettes de cuisine, les histoires de bal du dimanche et les histoires de ciel bleu. Témoins de passions et de haines, elles connurent la tristesse, l’anxiété, les désespoirs et apprirent la clairvoyance, l’ironie, la patience, la tranquillité et la joie. Et le chagrin. Et l’indignation…
Les tribulations de ces vestes permettent à Robert Bober d’évoquer, avec le talent qu’on lui connaît, le Paris d’autrefois, les métiers, les hommes et les femmes, et de parler de l’identité, de l’exclusion, de la mémoire et de l’oubli. Un livre chargé d’une humanité pleine de chaleur et de fraternité.


Synopsis de Re-lectures pour tous (co-réalisé avec Pierre Dumayet) (INA, 83’, 2007)

Presqu’une heure et demie d’un regard souverain. Celui que porte Dumayet sur une autre forme de télévision : celle des pionniers dont il est aujourd’hui l’un des derniers témoins… Qu’on serait presque tenté d’appeler un « Juste » à l’instar de ces extraordinaires moments de silence (si parlants, cependant) dans l’interview d’André Schwarz-Bart, se référant au Goncourt qu’il obtenu en 1959 avec Le dernier des Justes. Duras, Queneau, Mauriac, Supervielle, les icônes de la littérature française du 20ème siècle revivent, par la magie de Robert Bober, merveilleux magicien, qui sait ressusciter les Dieux et les mettre en abyme sous le regard profond et ému de celui sans qui Lectures pour tous n’aurait pas existé, Pierre Dumayet. Superbe travail de re-mise en valeur des exceptionnelles archives de l’INA.


Synopsis de Ryamond Queneau  :

« C’est en forgeant qu’on devient forgeron, c’est en écrivant qu’on devient écriveron ». Après cet inaugural proverbe quenellien, Dumayet expédie la biographie en deux minutes de montage pour nous inviter, en compagnie de Jacques Roubaud, compagnon de Queneau en l’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle), à lire la vie de Queneau comme celle de ses personnages, art de la langue parlée et écrite, art d’inventer des questions auxquelles tout le monde se fait un plaisir de répondre à côté, l’auteur le premier, par le calembour notamment qui permet de ne pas prendre les mots au mot mais de leur faire prendre la tangente. Une lecture à la Queneau de Queneau, à travers les souvenirs de Jacques Roubaud. Un film jubilatoire, subtil, tourné pour la série « Un siècle d’écrivains » : un enchantement.

Œuvre

 
Y’a pas d’printemps ", " Un monsieur attendait. " et " Sans vous " sont trois titres de chansons. Mais ce sont aussi les noms donnés à trois vestes fabriquées au début de l’année (...)
 

Les débats audios

 
Saint-Malo 2009

Émissions littéraires d’hier à aujourd’hui

Jean-Marie Drot, Gilles Lapouge, Robert Bober. Animé par Raphaël Sorin