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Le dico des auteurs


AVIGUR-ROTEM Gabriela

Israël

28 juillet 2008.
 

Biographie

 
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Gabriela AVIGUR-ROTEM
D-R

Gabriela Avigur-Rotem est née à Buenos Aires en Argentine en 1946. Elle émigre en Israël avec ses parents en 1950. Après des études de littérature anglaise et hébraique, elle enseigne dans un lycée et dirige des ateliers d’écriture dans les universités de Haïfa et Ben Gourion.
Tout en étant éditrice aux presses universitaires de Haïfa, Gabriela Avigur-Rotem publie son premier recueil de poèmes en 1980 et son premier roman en 1992. Elle est lauréate de nombreux prix littéraires dont Le prix Wiso en France en 2006 pour son roman Canicule et oiseaux fous paru la même année aux Éditions Actes Sud. Évocation d’un parcours personnel, ce roman est le bilan amer et désabusé d’une vie collective dont les protagonistes sont les survivants de la Shoah, les immigrés des quatre coins du monde, les collectivistes du kibboutz et la jeunesse aux prises avec une identité éclatée et multiple. L’héroïne reconstitue son histoire personnelle et, à travers elle, c’est un demi-siècle de l’histoire d’Israël qui est retracé en filigrane.

Gabriela Avigur-Rotem vit aujourd’hui retirée dans un village de Galilée et consacre sa vie à l’écriture.


Bibliographie :

- Canicule et oiseaux fous (trad. Arlette Pierrot et Ziva Avran, Actes Sud, 2006)


Présentation de Canicule et oiseaux fous :

Hôtesse de l’air depuis de nombreuses années, Loya Kaplan doit revenir en Israël pour liquider un héritage. Célibataire, sans enfants, elle a passé sa vie dans les cieux, peu tentée de se trouver quelque patrie d’élection que ce soit et évitant soigneusement de nouer de lien durable avec quiconque. De retour dans le quartier de son enfance, où Loya, orpheline de mère, a été élevée par son père, un érudit, et par l’un des amis de celui-ci, grand collectionneur de son état, l’impénitente voyageuse se voit inopinément acculée à reconstituer son histoire personnelle à travers la lecture du roman familial, dont les pages défilent alors sous ses yeux.
Ainsi confrontée à un demi-siècle d’histoire d’Israël - de l’utopie du projet collectiviste à une lucide désillusion -, Loya accomplit alors un retour involontaire vers une culture israélienne plongeant une partie de ses racines au plus profond de l’Europe occidentale et orientale, omniprésentes dans le roman.
Evocation, sur le mode de l’association d’idées et du flux de conscience, d’un parcours personnel, Canicule et oiseaux fous est, simultanément, le bilan ironique et finement teinté d’humour d’une vie collective qui a pour protagonistes les survivants de la Shoah, les immigrés des quatre coins du monde et une jeunesse aux prises avec une identité multiple et éclatée.

 
 
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