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GALLET Alain

France

La lettre à Gabrielle (coproduction Aligal Production / TV Rennes / Tébéo / Ty Téle, 2013, 56’)

Biographie

Réalisateur depuis 25 ans, Alain Gallet témoigne dans ses documentaires de son amour immodéré pour la Bretagne. Souvent primés, ses films donnent à voir la beauté des paysages et des âmes (Gilles Servat, Yvon Le Men, Yvon Le Corre) de sa région fétiche.

En 2013 il réalise La lettre à Gabrielle, une histoire sur fond d’Histoire ; celle d’une jeune fille qui prend la route de l’Andalousie sur les traces du passé politique de son père. En Bretagne, elle retrouve d’abord le peintre Mariano Otéro et l’écrivain Ricardo Montserrat, héritiers comme elle de la tragédie espagnole...


Filmographie :

  • La lettre à Gabrielle (2013) 56 mn
  • Questions d’Images (2008) 52 mn
  • Suzy Solidor, un étrange destin (2006) 52 mn - prix Etoile SCAM (2007)
  • Salut les vieux frères ! Kan Tri portrait (2004) 52 mn
  • Mamamok Blues (2003) 52 mn - Prix du Public et Prix Ar Men au festival de Cinéma de Douarnenez (2007)
  • Des poissons Rouges dans le bénitier (2002) 52 mn- 1er prix du documentaire au festival de Cinéma de Douarnenez (2002) - prix spécial à la Création Artistique, Région Bretagne (2002)
  • Les outils de la passion, Yvon Le Corre portrait (2000) 52 mn - 1er Prix Régional à la Création Artistique, Région Bretagne (2000)
  • Ramer la vie, Jo Le Guen portrait (1999) 52 mn
  • John Steinbeck ou l’Esprit des lieux (1995) 45 mn co-auteur Michel Le Bris
  • Trois voix pour un chant, la gwerz (1994) 52 mn
  • Gilles Servat portrait, itinéraire non flèché du chanteur engagé (1993) 52 mn
  • Dan Ar Braz portrait, l’accordé sensible (1992) 52 mn
  • Eric Le lann portrait (1991) 52 mn
  • Brocéliande, au-delà d’une brûlure (1989) 52 mn
  • A chacun son désert (1989) 52 mn
  • Alix et Dominique, transsexuelles (1988) 52 mn - 1er prix du documentaire au Festival International du Film et des Télévisions celtiques (1989)

Présentation de La lettre à Gabrielle :

"Je n’ai pas voulu faire un film d’Histoire, un énième film historique sur la Guerre d’Espagne, même si j’en rappelle les grandes lignes pour la compréhension de l’histoire que je raconte. Et même si bien sûr je me suis attaché en cela à évoquer et analyser les circonstances souvent méconnues de l’arrivée des réfugiés républicains en Bretagne (dont il reste peu de traces, si ce n’est dans la presse régionale). J’ai voulu faire plutôt un film d’amour, l’amour d’une petite fille pour son père, laquelle petite fille – devenue femme –, s’est attachée à reconstituer son parcours d’exilé et à le réhabiliter, lui, et à travers lui tous ses camarades réfugiés républicains espagnols.

J’ai voulu raconter une histoire, sur fond d’Histoire. C’est, je crois, une histoire individuelle symbolique de dizaines d’autres histoires semblables – avec chacune, cela va de soi, des éléments qui lui sont propres – mais une histoire suffisamment riche et forte émotionnellement pour être susceptible d’évoquer toutes les autres. Et donc de nous toucher. Et de nous faire peut-être aussi nous interroger. Car derrière le nom à consonance étrangère inscrit sur la boîte à lettres de notre voisin, il y a bien souvent une histoire singulière, elle est parfois douloureuse. Et nous n’en savons peut-être rien...

C’est une histoire racontée du côté de Gabrielle, qui cherche aussi à se retrouver, elle, à travers tout ce travail de mémoire. C’est un film qui se situe résolument du côté des fils de et des filles de, qui ont leur part d’un fardeau à porter en héritage, mais un héritage qui a sa part de fierté, de grande fierté.

Je suis très sensible aux « personnages » et j’ai réalisé beaucoup de mes documentaires passés autour de « personnages », c’est-à-dire en fait des gens de la vie de tous les jours mais qui ont une personnalité étonnante par quelque aspect que ce soit, et qui m’embarquent par leur pouvoir quasi fictionnel et leur dimension d’universalité. Çà passe souvent par des blessures, des doutes, des moments de fractures ou des rêves. Çà passe en tout cas toujours par l’intime, mais l’intime n’est pas forcément l’indiscret, c’est même souvent à mes yeux du collectif partagé, enfoui. Gabrielle Garcia est de ces personnages-là. A la fois sa fragilité et sa force, sa combativité m’ont séduites. J’ai besoin d’être en empathie avec les personnages que je filme. Je suis un documentariste de « personnages ». Je ne suis pas un documentariste d’enquête ou de sujets sociétaux.

Et, en fait, ce qui m’a décidé très concrètement à réaliser ce film c’est bien sûr cette rencontre finale entre Gabrielle et un de ses anciens professeurs : son professeur d’espagnol. Un professeur d’origine espagnole, issu d’une riche famille franquiste, qui lui a écrit une lettre, quarante ans plus tard ... Si cette rencontre filmée que j’ai provoquée - assez improbable sur le papier (trop belle pour être vraie, dans sa dimension allégorique !) -, n’avait pas pu avoir lieu ou si elle avait échouée, je n’aurais pas fait le film. C’est d’ailleurs pour cela que c’est la première séquence que nous avons tournée, cinq mois avant de démarrer le tournage à proprement parler.
Et puis il y avait ce joli texte de Gabrielle, déterminant aussi, à paraître bientôt (« Pour entrer dans Grenade »). L’ayant lu, j’ai tout de suite imaginé qu’il pouvait être le fil rouge du film, comme autant de moments émouvants partagés.

Filmiquement, j’ai constamment cherché - avec la complicité du cameraman (Didier Gohel) -, à faire un film plutôt « lumineux » et à isoler Gabrielle dans le cadre, même dans l’immensité de la plage de St Malo. Nous sommes dans sa tête, dans son cœur, dans sa solitude. « La forme c’est le fond qui remonte à la surface » disait ce cher Victor Hugo !... C’est tout un programme de « réalisation » !"

Alain Gallet

Fiche du Film


John Steinbeck

John Steinbeck

Alain Gallet (Gedeon Programmes, France 3, 1995, 41’) -

John Ernst Steinbeck, Jr. (27 février 1902 à Salinas - 20 décembre 1968 à New York) est un écrivain américain du milieu du XXe siècle, dont les romans décrivent fréquemment sa Californie natale.

Né en Californie, John Steinbeck y passe quarante ans de sa vie, y fait des études sans décrocher d’ailleurs aucun diplôme. Après des débuts difficiles, sa carrière de romancier prend un nouveau tour avec le succès des ’Souris et des hommes’ puis des ’Raisins de la colère’, récompensé par le prix Pulitzer en 1939.

Il s’installe à New York en 1950 et se révèle être un chroniqueur et polémiste infatigable. Il prend position contre le maccarthysme aux Etats-Unis mais contre le communisme à l’étranger, et soutient le président Johnson pendant la guerre du Vietnam. Car si Steinbeck est surtout connu pour ses romans toujours beaucoup lus, il fut aussi reporter de guerre. D’abord pour le New York Herald Tribune pendant la Seconde Guerre mondiale, puis en 1966 au Vietnam.

Son oeuvre, couronnée par le prix Nobel en 1962, a suivi une évolution significative. En effet, Steinbeck s’intéresse d’abord à la nature qui l’entoure, il adopte ensuite une approche teintée de déterminisme dans son traitement des rapports humains. Mais après 1945, il finit par prôner une morale de la responsabilité individuelle.


Les outils de la passion

Les outils de la passion

(Alain Gallet, France 3 Ouest, 2000, 52’) -
© France 3 Ouest

Un superbe portrait du peintre navigateur Yvon Le Corre qui se confie, livre son cheminement intérieur. C’est un voyage jalonné de "moments poétiques" et habité par une parole forte, sensible, tout empreinte d’humanisme, dont la qualité lui confère une dimension toute particulière. En présence du réalisateur.
Suivi d’une rencontre avec Yvon Le Corre.


Ramer la vie

Ramer la vie

Alain Gallet (Aligal Productions, France 3 Ouest, 1999, 52’) -

Le 15 juin 1995, Jo Le Guen accoste sur la petite île de Molène, en Bretagne. Parti à la rame, de la côte Est des Etats-Unis, il vient de traverser l’Atlantique seul et sans assistance. Inconnu avant de partir, il pensait arriver sans bruit, avec juste quelques copains et le voilà obligé de se frayer un chemin dans la liesse collective.

A la suite de cette aventure Jo est reparti pour une autre traversée en direction des Canaris cette fois-ci, avec un ancien détenu car entretemps Jo à découvert l’univers carcéral et voilà deux galériens sur l’eau.

Jo Le Gwen n’a pourtant rien d’un sportif. Il n’est pas intéressant pour ses exploits mais parce qu’il trouve comme réponse à ses angoisses et à ses besoins de créations qu’une expression anormale. Les exploits sportifs de Jo, après une vie de vagabondage, sont quasiment assimilables à une fuite "esthétique" du monde.

Ceux qui vont le voir comme on admire un athlète sur le stade sont trompés et déçus. L’exploit ne l’intéresse pas, ou peu. Pour la traversée de l’Atlantique il ne s’est jamais entraîné à ramer ! Il n’a jamais été voir le bateau en construction. Sa traversée, il l’a réalisée pour d’essentielles raisons intimes.

Aujourd’hui l’an 2000 approche, Jo à 50 ans. Il veut maintenant virer le Cap Horn, seul et toujours à la rame au passage de l’an 2000.

La réalisation de ce portrait par Alain Gallet joue sur la solitude du personnage, qui se raconte, seul, en revenant sur ses pas : l’île de Molène, l’île de Trielen, le port de Brest, la côte nord bretonne, une prison. S’y mêle, en écho, s des images d’archive, extraites des vidéos 8mn tournée par Jo pendant ses traversées.

Nous découvrons un personnage très attachant qui a le sens de la formule, avec une gueule, un regard. Ce qui attire chez Jo, ce sont ses motivations profondes, et les blessures que l’on découvre derrière.


La Lettre à Gabrielle

La Lettre à Gabrielle

Alain GALLET (Aligal Production, TV Rennes, Tébéo, Ty Télé/2013/56’) -

Fille d’un réfugié républicain espagnol, arrivé en Bretagne après la Retirada de 1939, Gabrielle prend la route de l’Andalousie sur les traces du passé politique de son père. En Bretagne, elle retrouve d’abord le peintre Mariano Otéro et l’écrivain Ricardo Montserrat, héritiers comme elle de la tragédie espagnole. Puis elle rencontre à Grenade l’historien espagnol Miguel Del Arco, soucieux de réhabiliter ces milliers d’exilés dont l’Espagne franquiste a enterré le souvenir.


Salut les vieux frères !

Salut les vieux frères !

(Alain Gallet, Aligal Production / France 3 Ouest, France, 2004, 52’) -

“Je connais Patrik Ewen, Melaine Favennec et Gérard Delahaye depuis près de 30 ans ! Ils font partie de ces quelques artistes bretons que j’ai pu côtoyer professionnellement de nombreuses fois et qui sont devenus au fil des ans de véritables amis. Notre relation amicale est, je crois, le socle du film. Une phrase de Jeanne Moreau, extraite des dialogues du film de François Turffaut “Jules et Jim”, pourrait assez bien résumer l’esprit qui m’a animé en abordant ce projet : “Jules pense que vous avez une grande carrière devant vous, mais pas forcément spectaculaire”. En fait, il s’agissait pour moi de revenir sur une forme de paradoxe de l’artiste qu’ils incarnent parfaitement : trois carrières incontestablement très "riches", sans qu’aucun d’entre eux n’ait véritablement rencontré pour autant ce qu’il est convenu d’appeler la "célébrité". Patrik Ewen, Gérard Delahaye et Melaine Favennec, sont de ces artistes humainement très “forts” qui vivent intensément une carrière, loin des strass et des paillettes. Tous les jours, ils sont sur la route. Des petites salles, des moyennes. Parfois, des plus grandes. Ils sont la vie musicale régionale. A 55 ans, comment voient-ils leurs débuts, leurs parcours, leurs carrières ? S’agit-il d’un échec ou au contraire, d’une autre réussite ? S’agit-il d’enfouir des blessures au jour le jour ou de se construire différemment ? Je savais “l’humanité” de ces trois “vieux frères” et combien un retour sur leur parcours pouvait générer une parole de qualité... qui traverse tout le film.


Questions d'image. L'Image de la Bretagne et la Bretagne en images...

Questions d’image. L’Image de la Bretagne et la Bretagne en images...

Alain Gallet (Aligal Production, 2008, 52’) -
Questions d’image. L’Image de la Bretagne et la Bretagne en images...
D.R.

Comment renouveler les images de la Bretagne ? La Bretagne peut-elle se suffire d’un jeu sur ses images "anciennes" ? Ces images du passé sont-elles révolues ou appartiennent-elles à un imaginaire encore opérationnel pour une Bretagne du XXIème siècle ? Des aquarelles de William Turner à Mam’ Goudig, une réflexion - en images - sur l’Image de la Bretagne ...

Diffusion le lundi 12 mai à 17h15 au Vauban 3


Des poissons rouges dans le bénitier

Des poissons rouges dans le bénitier

(Alain Gallet, France 3 Ouest, France, 2002, 52’) -

Dans le cadre de la matinée Alain Gallet, "Portraits sensibles"

Ce documentaire repose sur la personnalité étonnante de trois " abbés démocrates " : Félix Trochu, Louis Bridel et Henri Mancel , tous originaires de Bretagne. Leur action progressiste - dans le milieu rural, ouvrier, et celui de la presse et des idées - commence à la fin du 19ème pour se clôre vers les années 30. On peut penser que la Bretagne moderne en porte aujourd’hui encore les traces, et qu’on ne saurait bien la comprendre si on en fait abstraction…

Trois abbés qui en quelque sorte mirent un peu le feu aux poudres et contribuèrent à faire vaciller un pouvoir vieillissant, en grande partie aux mains d’une aristocratie sur le déclin. Trois véritables personnages, méconnus, oubliés, voire curieusement maintenus au secret … De véritables combats, à rebondissements, avec des bons et des méchants…

" J’ai eu le désir de faire passer mon propre étonnement quand j’ai découvert leur existence et pris la mesure de l’importance de leur action ; sans prosélitysme aucun bien sûr, mais sur la base de l’intérêt historique des faits. Avec le souci premier de raconter une histoire … ".
Alain Gallet

Projection précédée d’un débat avec Alain Gallet à 11h30.


Yvon Le Corre peintre navigateur

Yvon Le Corre peintre navigateur

(Alain Gallet, France 3 Ouest, 2000, 52’) -

Dans le cadre de la matinée Alain Gallet, "Portraits sensibles"

Un superbe portrait du peintre navigateur Yvon Le Corre qui se confie, livre son cheminement intérieur. C’est un voyage jalonné de "moments poétiques" et habité par une parole forte, sensible, tout empreinte d’humanisme, dont la qualité lui confère une dimension toute particulière. En présence du réalisateur. Suivi d’une rencontre avec Yvon Le Corre.

Projection suivie d’un débat avec Alain Gallet à 11h30.

La Lettre à Gabrielle

Aligal Production - 2013

La Lettre à Gabrielle Fille d’un réfugié républicain espagnol, arrivé en Bretagne par la mer après la débâcle de 1939, Gabrielle prend la route de l’Andalousie sur les traces du passé politique de son père. En Bretagne, elle retrouve d’abord le peintre Mariano Otéro et l’écrivain Ricardo Montserrat, héritiers comme elle de la tragédie espagnole. Puis elle rencontre à Grenade l’historien espagnol Miguel Del Arco, soucieux de réhabiliter ces milliers d’exilés dont l’Espagne franquiste a enterré le souvenir.