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Dans un élan de solidarité...

Ecrit par : CAPEL Angèle (4ème, Collège de Camille Claudel, Lastresne)

— Ils arrivent , à dit Jules. Ses yeux brillaient d’une joie féroce.

Quand à ma tendre fille , ma chère Chloé , elle faisait part d’une extrême concentration pour ne pas rater l’ennemi. Je me suis tout de suite mis à mon poste. Nous savions que l’ennemi approchait avant même de le voir , car on entendait leurs cris pleins de rage et de colère. La tension monta d’un cran quand nous vîmes les premiers soldats surgir de l’ombre. Ils étaient vêtus de noir et protégés par des casques blancs aux formes étranges. Certains avaient reçus quelques coups , d’autres encore étaient tachés de rouge sombre , sans doute du sang. Les soldats eux semblaient fatigués, à bout de force , mais ils avaient encore ce regard féroce. A cette pensée , la colère et l’adrénaline montèrent d’un seul coup , mais je réussis malgré moi à me contrôler.

— Chloé , dis-je d’une voix posée. Prépare-toi.

Sans un mot de plus, Chloé lança la première grenade , elle atterrît en plein cœurs des troupes ennemis. Pendant quelques secondes la panique régna dans leurs rangs , mais aussitôt l’ordre revint et ils cherchèrent immédiatement le coupable.

— Reculez ! Ordonnais-je aussitôt , pour ne pas nous faire repérer.

Quelques secondes plus-tard un faisceau lumineux d’une blancheur aveuglante passa tous près de l’endroit où nous nous trouvions juste avant . Mon cœur battait terriblement vite , un nœud commença à se former à l’intérieur de mon estomac . Tout d’un coup j’eus l’envie de m’enfuir , mais quel était ce sentiment ? Pourquoi je pensais ça ? La réponse je la connaissait déjà , mais je n’y croyais pas c’était absolument impossible , et pourtant si vrai . J’avais de nombreuses fois ressenti cette sensation étrange . J’avais peur Je regardais autour de moi , et je vis que le regard qu’arborait Jules quelques minutes plus tôt n’était plus , ses yeux étaient affolés . Il tremblait légèrement et l’on entendait son cœur battre la chamade si fort , que j’en arrivais à me demander si ce n’étais pas mon imagination qui me jouait des tours .
Ma femme , elle ne disait rien , ne tremblait pas , elle devait être trop concentrée pour avoir peur . Quand à ma petite Chloé , elle ne laissait aucune émotion transparaître , elle restait impassible , ses yeux plongés dans un profond abîme qui s’étendait au-delà de l’infini lui même.
La lumière disparu , et la tension baissa d’un seul coup .

Alors que nous nous attendions à ce qu’ils partent , ils commencèrent à essayer d’enfoncer la porte de l’immeuble.
Quatre soldats entrèrent dans le hall du bâtiment . Je vérifiais que notre porte d’entrée était bien barricadée .

— Réfugiez vous au fond de la pièce ! Leur ordonnais-je.

Nous entendîmes leur bruits de pas qui montaient les escaliers en fer . Les bruits résonnaient , puis plus rien. Des coups de feux retentirent , je me dis que c’était la fin , je regardais une dernière fois ma famille en croyant que notre heure était arrivée . Mais au lieu de cela, on entendit une porte claquée juste au- dessous de notre appartement , puis des cris . Je reconnu aussitôt l’un d’eux.
C’était les voisins . Ils ont dû croire que c’était eux qui avaient jeté la grenade .
Je ne savais plus quoi faire , j’avais envie de les sauver , à près tout c’était nos voisins du dessous , mais j’avais aussi très peur . Nous vîmes les soldats ressortir de notre immeuble , leurs yeux brillaient d’une grande animosité. A leur tour suivirent nos voisins , ils étaient terrorisés , on pouvait lire la peur dans leurs yeux .

Nos voisins étaient un jeune couple qui avait à peu près une vingtaine d’année , ils avaient un fils qui avait le même âge que ma tendre et chère Chloé . Je pense même que ma petite fille avait un petit faible pour lui . Ils les installèrent tous en ligne et commencèrent à leur poser des questions . Malgrés ma peur , je sentais que je devais les aider. Après tout , c’était de notre faute s’ils se retrouvaient dans cette situation.
Nous devions faire quelque chose, je regardais autour de moi et lu la peur sur leurs visages mais aussi l’envie qu’ils avaient de leur venir en aide. Je trouvais en quelque minutes un plan pour les secourir . Je leur fîs ensuite part de mon résonnement.
Chloé parla la première.

— Mais c’est de la folie , nous allons nous faire tuer nous aussi ! Dit-elle.

— Pour une fois je suis de son avis , dit Jules.

— Chérie nous ne pouvons plus rien , je suis désolée , dit Juliette.

— Nous devons tenter le tout pour le tout , je vous en supplie dis-je.

— Après tout....nous n’avons rien à perdre , dit mon fils après un temps de réflexion.

— Nous pouvons peut être les aider , car nous devons réparer notre erreur , c’est à cause de nous si ils se retrouvent dans cette situation , dit Chloé.

La peur se transforma petit à petit en excitation , nous allions essayer de renverser la situation.
Alors que nous commençions à exécuter le plan , je rassemblais tout ce qu’il nous restait. Je me mis à la fenêtre , une lampe à la main et je commençais à envoyer des signaux lumineux. Après quelques minutes , Chloé me dis.

— Tu sais papa les gens qui habitent en face sont peut être trop terrorisés , ils doivent comprendre le message , mais ils ne veulent peut être pas prendre part à cette guerre . Dit-elle d’une voix pleine d’appréhension.

Je commençais à désespérer .
Mais alors que toute lueur d’espoir semblait disparue , un signal lumineux nous apparu de l’immeuble d’en face , puis un autre et encore un autre... nous n’étions pas seul.
Nous commençions alors les uns aprés les autres à riposter en lançant des grenades, en tirant sur les soldats , en prenant soin d’éviter de blesser la famille qui se trouvait sur le champ de bataille.

Jules et moi commençâmes à tirer sur les soldats , je commençais à croire que nous allions remporter la bataille. La peur s’était de nouveau transformée en excitation mais elle s’était surtout transformée en espoir. Petit à petit , le nœud qui me serrait l’estomac disparu au plus profond de moi. Une intense chaleur se répandit aussitôt à sa place , je me sentais léger , léger comme une plume. Les soldats ne comprenaient pas ce qui leur arrivaient , bientôt d’autre famille , des immeubles voisins leur jetèrent aussi tout ce qu’ils pouvaient , tout ce qu’ils possédaient , en s’y mettant à plusieurs , je me dis que finalement nous pouvions encore gagner. La joie se répandit en moi.

L’ennemi commença à reculer d’ un mètre , puis de deux et ainsi de suite. Nous ne nous sommes pas arrêtés pour autant , nous avons continués à les assaillir d’objets , de grenades , de balles. Nous étions en train de venger nos camarades ! Une fois que les soldats furent partis , nous descendîmes de nos immeubles pour commencer à nous féliciter les uns les autres , et nous avions aussi une pensée pour ceux, amis, voisins, famille morts au combat.

Pour un court instant, la peur étaient partie, laissant place à la joie ; nous savions qu’ils allaient revenir à la charge. Nous ne savions pas quand, mais nous étions prêts ; ensemble, nous pouvions vaincre.
Je vis alors ma petite famille en train de discuter avec nos voisins du dessous ; sur leurs visages, on pouvait y voir du soulagement, tous semblaient heureux et soulagés. Nous avions gagnés , nous avions vaincu notre ennemi mais nous avions aussi su repousser nos limites !

La prochaine fois , nous les attendrons de pieds ferme , oui car nous sommes solidaires les uns envers les autres et que nous pourrons vaincre notre peur encore plein d’autre fois si il le fallait !

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