Le roman s’écrit en bande dessinée *

Grand Large, rotonde Jacques Cartier
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Depuis quelque temps, les adaptations littéraires en bande dessinée fleurissent sous les plumes d’artistes qui s’emparent avec ferveur de grands classiques, de romans, de biographies, nous livrant une version très personnelle de leurs textes favoris.
À travers plus d’une centaine de planches originales, l’exposition invite
à la découverte et à la relecture de textes captivants.
* En référence à la Revue (A SUIVRE), éditions Casterman.

Jean Harambat se penche sur les derniers chants de l’Odyssée et nous conte le retour d’Ulysse à Ithaque assorti des commentaires d’hellénistes avertis : Ulysse, les chants du retour (Actes Sud BD, 2014), puis il termine le roman inachevé de Stevenson Hermiston, Le juge pendeur, Futuropolis 2018.

Souhaitant dénoncer le consumérisme exacerbé de notre époque, Martin Veyron s’empare avec bonheur de la nouvelle de Tolstoï Ce qu’il faut de terre à l’homme (Dargaud 2016) tandis que David Sala transcrit à l’aquarelle dans un découpage brillant Le joueur d’échecs de Stefan Zweig (Casterman, 2017).

Habitué d’Albert Camus dont il a déjà adapté L’hôte et L’étranger (Gallimard BD, 2009 et 2013), Jacques Ferrandez nous dépeint la vie de Jacques Cormery, enfant d’Alger dans le roman autobiographique Le premier homme (Gallimard BD, 2017). `

Profession du père

Avec la délicatesse qu’il convient face au terrible récit autobiographique de Sorj Chalandon, Stéphane Gnaedig interprète subtilement Profession du père (Futuropolis, 2018) alors que Terkel Risbjerg joue à merveille de l’encre de Chine pour camper la terrible héroïne du roman de Ron Rash, Séréna (Sarbacane, 2018).

Serena

Et enfin un grand classique illustré de mains de maître par l’artiste russe Anton Lomaëv, Moby Dick (Sarbacane, 2017).

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