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CRUVELLIER Thierry

France

Terre promise (Gallimard, 2018)

© F_MANTOVANI

Grand reporter, spécialiste des procès pour crimes contre l’humanité qu’il a couvert dans le monde entier, il en a tiré deux livres salués internationalement Rwanda, Le tribunal des vaincus – Un Nuremberg pour le Rwanda en 2006, et Le maître des aveux en 2011, une plongée au cœur du procès du tortionnaire khmer rouge Duch au Cambodge. Dans Terre Promise, Thierry Cruvellier raconte, avec empathie, à travers rencontres et expériences personnelles, l’épopée tragique de la Sierra Léone, autrefois si riche et devenue l’une des nations les plus pauvres du monde, après avoir connu guerres civiles, dicatures, enfants soldats, pilleurs de diamants, seigneurs de guerre, Ebola… La formidable fresque d’un peuple qui a continué à vivre, malgré les épreuves, sans jamais perdre le sens de l’entraide et son humour.

Thierry Cruvellier est grand reporter, spécialiste des procès pour crimes contre l’humanité. Il a couvert de nombreuses zones de guerre et processus de réconciliation nationale à travers le monde, en particulier les procès pour crimes contre l’humanité.

Diplomé d’un master de journalisme à la Sorbonne, il couvre régulièrement la guerre au Sierra Leone entre 1990 et 1996. Il devient également représentant de Reporters sans frontières dans la région des Grands Lacs (Rwanda, Burundi, Congo, Ouganda) entre 1994 et 1995. Après le génocide rwandais, il va assister au déroulement du Tribaunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha pendant cinq ans. Il écrit alors plusieurs rapports de référence sur le TPIR pour International Crisis Group, obtient une bourse de la Fondation Nieman à Harvard en 2003, et devient rédacteur en chef de la revue électronique International Justice Tribune.
Thierry Cruvellier continue ensuite de s’intéresser à l’épineuse question des réparations et de la justice d’après guerre civile. Consultant pour l’International Center for Transitional Justice de 2003 à 2012, il a ainsi couvert la Commission Vérité et Réconciliation et le Tribunal spécial en Sierra Leone de 2003 à 2008, la Bosnie Herzegovine et le processus Justice et Paix en Colombie en 2005, et les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens pour juger les plus hauts dirigeants khmers rouges de 2007 à 2011. Il a également sensibilisé et formé de nombreux journalistes à la justice de transition à travers le monde : Sierra Leone, Cambodge, Tunisie, Croatie, Côte d’Ivoire, Syrie et Haïti.

Observateur assidu et minutieux de ces procès, Thierry Cruvellier en a fait le récit dans deux livres salués internationalement. Il publie d’abord en 2006 Rwanda, Le tribunal des vaincus – Un Nuremberg pour le Rwanda, où il raconte la lente marche du TPIR au Rwanda, ne ménageant pas ses coups de griffe contre Kigali et les institutions internationales (publié aux Etats-Unis en 2010 chez Wisconsin University Press). Puis le maître des aveux, tiré de son expérience cambodgienne : une plongée au coeur du procès de Duch, responsable de la sordide prison Tuol Sleng (S-21) à Phnom Penh où ont été torturé plus 15 000 personnes. Un livre fascinant qui interroge notre propre humanité face à l’énigme inssuportable d’un tel crime, quand on découvre la banalité du mal chez cet homme discret et poli de 67 ans, qui n’a pourtant rien d’un monstre ...

Dans son nouvel ouvrage Terre Promise, Thierry Cruvellier se fait cette fois plus personnel. Il y raconte le Sierra Leone, ce pays où il a débarqué à 23 ans avec un master de journalisme en poche, puis qu’il a appris à aimer et connaître pendant 27 ans.
Par son vécu, ses rencontres, chapitre après chapitre et telle une mosaïque, il brosse en creux le portait des habitants d’un pays qu’on pourrait penser maudit. Autrefois si riche et devenu l’une des nations les plus pauvres du monde, le Sierra Leone a connu les guerres civiles, les dicatures, les enfants soldats, les pilleurs de diamants, les seigneurs de guerre, Ebola… 27 ans de l’épopée tragique de ce peuple qui a continué à vivre, malgré tout, sans jamais perdre le sens de l’entraide, son humour, sa tolérance ! Terre Promise est une formidable fresque dans laquelle Thierry Cruvelier, grâce à « son empathie intègre et rigoureusement argumentée, met en lumière la dignité, la persévérance, le flegme, l’ironie douce. L’intense mélancolie qui naît des promesses non tenues rivalisant avec l’espoir jamais éteint qu’elles pourraient l’être un jour. (Nathalie Crom, Télérama) »

Terre Promise

Terre Promise

Gallimard - 2018

Sierra Leone. Ils ont tout enduré. Ils ont vu leur pays si riche devenir le plus pauvre du monde. Ils ont vu disparaître électricité, eau, routes, hôpitaux et écoles - eux qui avaient été le phare universitaire de l’Afrique de l’Ouest. Ils ont connu l’Etat policier et le parti unique. Ils ont subi la terreur des seigneurs de guerre et des cortèges d’enfants soldats drogués jusqu’aux
yeux. Ils ont nourri les prébendiers, hébergé les vendeurs d’Evangile et les pilleurs de diamant, traversé l’épouvante de la plus grande épidémie de fièvre Ebola. Pourtant, ils n’ont jamais perdu le sens de l’entraide, une tolérance religieuse hors du commun, un humour inébranlable, et le goût de la liberté.
Terre promise révèle l’épopée tragique et héroïque d’un peuple maître de l’endurance, capable de supporter l’intolérable et de le surmonter sans perdre son âme. De ce récit de toutes les épreuves de la vie, émerge toujours le chant souverain de l’ironie, une bienveillance apaisante et la force de l’espérance.

Dans la tradition des grands témoignages, Cruvellier révèle ici une merveilleuse qualité littéraire où la chronique mêle le réalisme de portraits croisés à la manière de Svetlana Alexievitch à la puissance méditative de la réflexion personnelle, avec un engagement personnel que n’aurait pas désavoué Ryszard Kapuscinski.

Revue de presse

  • Pour son troisième livre, Thierry Cruvellier a fait œuvre d’écrivain, au sens plein du terme. Edifice porté par un savant entrelacs de voix, d’analyses et de descriptions d’odeurs, de couleurs, de visages, de timbres de voix, Terre promise repose presque entièrement sur ses scansions, son rythme, sa musique. Comme si la réalité documentaire et historique que l’auteur entendait transcrire ou traduire devait, plus encore, renaître transfigurée de ce mouvement de l’écriture, de sa dynamique, de sa matière même (…)
    Terre promise n’est pas un récit linéaire de faits se succédant les uns aux autres dans une forme de nécessité, logique ou historique, ni un récit univoque et synthétique assumé par un sujet, mais un montage mémoriel fait de la pluralité des voix recueillies par l’auteur au cours des vingt-sept années qui se sont écoulées depuis son premier séjour en Sierra Leone. Ces voix singulières, dont aucune ne domine, tracent autant d’archéologies, de généalogies que de perspectives. Elles ne cessent ainsi de faire vaciller le récit et, avec lui, de relancer, dévier et varier dans ses termes l’histoire de la Sierra Leone en une incessante modulation, ou en une « perpétuelle conversation »
    (Marianne Dautrey, Le Monde)
  • Faits et portraits finement entremêlés constituent la matière dense d’un ouvrage roboratif autant qu’exigeant, qui ne nie rien des difficultés énormes de cette petite nation « grande comme l’Irlande », indépendante depuis 1961 et qui offre aujourd’hui à ses habitants des conditions de vie parmi les pires qui soient dans le monde. « L’expérience du déclin est une humiliation à combustion lente », analyse Thierry Cruvellier, mais de ces hommes et ces femmes, son empathie intègre et rigoureusement argumentée met surtout en lumière la dignité, la persévérance, le flegme, l’ironie douce. L’intense mélancolie qui naît des promesses non tenues rivalisant avec l’espoir jamais éteint qu’elles pourraient l’être un jour. (Nathalie Crom, Télérama)
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Le maître des aveux

Le maître des aveux

Gallimard - 2011

Phnom Penh, mars 2009. Kaing Guek Eav, plus connu sous le nom de Douch, responsable de la torture et de la mort de plus de douze mille victimes à la prison de Tuol Sleng (S-21), est seul face à la justice internationale, seul face aux familles de ses victimes, seul peut-être plus que tout face à lui-même, à l’étendue d’un crime impossible à sonder, impossible à pardonner. Le maître des aveux raconte le destin peu ordinaire d’un bourreau khmer rouge dans les années Pol Pot, mais il met aussi en scène la « comédie humaine », tour à tour bouleversante et déroutante, qui s’est jouée autour de son procès.

Thierry Cruvellier aborde cette histoire avec une qualité de regard et d’écriture qui la place d’emblée au-dessus du simple témoignage journalistique. À partir de la dramaturgie du procès, qu’il présente avec un sens aigu de sa théâtralité, il procède à une véritable évocation, faisant surgir les témoins, les lieux, les fantômes, avec une étonnante force.

Revue de presse

  • Livre écrit au fer rouge, récit méticuleux des audiences, carnet de croquis impressionnistes, dans une langue admirable, porté par le regard d’un observateur qui, lui aussi, s’attache à décrire, par la catharsis des audiences, à quel point les « bourreaux » ne sont pas des « êtres à part ». (Jean-Claude Raspiengeas, La Croix)
  • Saisissant récit de prétoire dans lequel Thierry Cruvellier, ancien journaliste de guerre, auteur déjà d’un essai sur le génocide rwandais , fait entendre la parole bouleversante des victimes, celle aussi, insupportable, du bourreau. Un tortionnaire et un assassin, qui ne cherche jamais à nier son crime, et l’explique en réitérant sans fin cette justification : « Je savais que ma tâche était criminelle par nature, mais je devais suivre les ordres. Si tel est mon destin et que je ne peux m’y soustraire, alors je dois juste accomplir la tâche qui m’a été assignée. » L’exposé des faits, les dépositions successives, les prises de parole soutiennent ici une réflexion profonde sur le crime et la cause idéologique qui prétend le justifier. ( Nathalie Crom, Télérama)

Le Tribunal des vaincus : un Nuremberg pour le Rwanda ?

Le Tribunal des vaincus : un Nuremberg pour le Rwanda ?

Calmai-Lévy - 2006

En 1994, au lendemain du génocide perpétré au Rwanda, l’ONU décide d’en poursuivre et d’en juger les principaux auteurs. Elle crée le Tribunal pénal international pour le Rwanda, établi à Arusha, en Tanzanie. Sur les pas du tribunal pour l’ex-Yougoslavie, il suscite d’énormes espoirs. On parle d’un nouveau Nuremberg.
 Le début des procès est laborieux. Puis, sous l’impulsion de Louise Arbour, de spectaculaires arrestations ont lieu et les premiers aveux des génocidaires tombent. L’objectif du procureur canadien est de resserrer les poursuites autour des plus importants responsables du génocide - dans le droit fil de ce qui avait été réalisé à Nuremberg. Mais le grand projet s’enlise dans la procédure, tandis que la politique prend le pas sur le droit, au prix d’un double renoncement. Il n’y aura pas d’enquête sur l’attentat contre l’avion du président rwandais, événement déclencheur du génocide. Il n’y aura aucune mise en accusation pour les crimes commis par ceux qui sont sortis vainqueurs de la guerre civile. Ainsi, les deux dossiers les plus politiquement sensibles sont écartés.
 Après dix années d’existence, le tribunal d’Arusha, né d’un acte de contrition, démontre qu’il peut y avoir une justice plus partiale et moins courageuse que celle des vainqueurs.
 Thierry Cruvellier, observateur assidu et minutieux de ces procès, en fait le récit, édifiant et implacable, en s’affranchissant des passions qui entourent cette page noire de l’histoire de l’humanité. À la lecture de ce livre, qui restitue l’exceptionnelle confrontation avec leurs juges d’hommes accusés du « crime des crimes », on ne peut douter un instant qu’il soit nécessaire de persévérer dans la poursuite et le jugement des auteurs de crimes contre l’humanité, où qu’ils se trouvent. Mais pour ce faire, il faudra tirer les leçons d’Arusha.

Revue de presse

  • L’ouvrage présente l’intérêt du témoignage, celui du journaliste spécialiste seul à avoir couvert depuis le début les travaux de ce tribunal siégeant à Arusha en Tanzanie. C’est à ce titre un document de référence. (Jean Châtain, L’Humanité)

Fiction, non fiction

Avec Thierry Cruvellier, Anjan Sundaram, Dusan Sarotar et Pierre Sautreuil - Saint-Malo 2018

Animé par Sophie Ekoué
Avec Thierry Cruvellier, Anjan Sundaram, Dusan Sarotar et Pierre Sautreuil


Résilience

Avec Jean-François Caron, Thierry Cruvellier, James Noël, Caroline Vu - Saint-Malo 2018

Avec Jean-François Caron, Thierry Cruvellier, James Noël, Caroline Vu. Animé par Sophie Ékoué.

Programme


Samedi

14h15
Résilience
Univers (Grande Salle)

15h35
Signatures
 

Dimanche

10h30
Afriques
Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 2

14h00
Signatures
 

Lundi

14h00
Fiction, Non fiction
Univers (Grande Salle)

15h15
Signatures