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Le dico des auteurs


ABKARIAN Simon

France

14 avril 2017.
 

Biographie

 
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© Antoine Agoudjian

Acteur et comédien, Simon Abkarian ne se laisse enfermer dans aucun rôle, passant du héro tragique des tragédies d’Eschyle, au méchant de James Bond dans Casino Royale et au dirigeant de la FTP-MOI dans L’armée du crime. Au théâtre comme au cinéma, Simon Abkarian réalise des voltefaces impressionnants.

En 1985, il entre au Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine et joue, entre autres, dans L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge d’Hélène Cixous et dans les pièces du cycle des Atrides, dont Iphigénie à Aulis d’Euripide ou encore Les Euménides d’Eschyle.

Il obtient le Molière du meilleur comédien en 2001 pour son rôle dans Une bête sur la Lune de Richard Kalinoski, mis en scène par Irina Brook, pièce relatant la vie d’un rescapé du génocide arménien. En 2004, au Festival international du film de Thessalonique 2004, il obtient le prix du meilleur acteur pour Prendre femme, premier volet d’une trilogie de Shlomi et Ronit Elkabetz.

Ses premiers rôles au cinéma lui sont proposés par Cédric Klapisch, qui l’engage sur les tournages de Ce qui me meut (1989), Poisson rouge (1994) et Chacun cherche son chat (1996). Les deux artistes collaborent à nouveau sur Ni pour, ni contre (bien au contraire) en 2003.

Son regard sombre et sa stature lui obtiennent des rôles de mauvais garçons dans J’irai au paradis car l’enfer est ici (1997), les repris de justice dans Dans tes rêves (2005), les caïds dans Les Mauvais Joueurs (2005) et les méchants dans le James Bond de Martin Campbell, Casino Royale (2006).

Simon Abkarian manifeste son soutien à la culture de l’Arménie dont il est originaire en s’illustrant en 2002 dans Ararat d’Atom Egoyan et en 2005 dans Aram de Robert Kéchichian. Remarqué par Michel Deville, ce dernier lui offre l’un des rôles principaux d’Un monde presque paisible, une comédie dramatique ayant pour cadre un atelier de confection tenu par des rescapés de l’Holocauste dans l’immédiat après-guerre.

Son charisme lui vaut également d’incarner, tour à tour, Mehdi Ben Barka, le célèbre opposant marocain dans J’ai vu tuer Ben Barka en 2005, puis son farouche ennemi le général Oufkir dans L’Affaire Ben Barka en 2007.

En 2009 sort L’Armée du crime, film qui retrace le parcours des Francs-tireurs et partisans - Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), dans lequel il joue le rôle de leur dirigeant Missak Manouchian.
La même année, il passe à l’écriture théâtrale et signe Pénélope ô Pénélope, premier volet d’une trilogie qu’il met lui même en scène. La pièce obtient le grand Prix de la meilleure création française. Le spectateur y suit l’histoire d’une famille qui traverse le temps et l’Histoire. L’œuvre interroge la transmission — des valeurs comme des blessures — aux générations suivantes. Le Dernier Jour du jeûne (2014) racontait l’histoire des femmes qui s’émancipent du diktat des hommes et du religieux. Le troisième et dernier tome de cette trilogie, L’envol des cigognes se situe en fait au milieu, il parle, bien plus que de la guerre, du paradis perdu qui s’abîme.


Bibliographie

- L’Envol des cigognes (Actes Sud-Papiers, 2017)
- Le Dernier Jour du jeûne (Actes Sud-Papiers, 2014)
- Ménélas rapsodie (Actes Sud-Papiers, 2012)
- Pénélope, Ô Pénélope (Actes Sud-Papiers, 2009)

Actualité

 
Théâtre

L’Envol des cigognes

Actes Sud - 2017

Pénélope ô Pénélope, paru en 2009, racontait l’obstination amoureuse d’une femme qui savait attendre. Le Dernier Jour du jeûne, en 2014, racontait l’histoire des femmes qui s’émancipent du diktat des hommes et du religieux. Le troisième et dernier tome de cette trilogie se situe en fait au milieu, il parle, bien plus que de la guerre, du paradis perdu qui s’abîme.

A propos de ce texte, Simon Abkarian explique : "Lorsque la guerre entra chez nous, j’avais treize ans. Il faisait beau. Il faisait chaud. Dans notre quartier, lorsque les armes automatiques crépitèrent, notre mère nous couvrit de ses bras. Ce soir-là, ils me semblèrent immenses. Ce soir-là, le monde bascula dans une dimension où le pire comme le meilleur prirent des allures de mirages. Ce soir-là allait donner au pain et à l’eau leur aspect le plus vital. Les rires, les pleurs, les fêtes, les enterrements, les mariages, tout allait continuer, mais avec au-dessus de nos têtes les bras de nos mères qui allaient nous protéger d’un torrent de feu."

Mise en scène de Simon Abkarian

Avec Simon Abkarian, Ariane Ascaride, Serge Avedikian, Assaâd Bouab, Pauline Caupenne, Marie Fabre, Eric Leconte, Océane Mozas, Clara Noël, Chloé Réjon, Catherine Schaub, Igor Skreblin.

Œuvre

 
Théâtre

L’Envol des cigognes

Actes Sud - 2017
Pénélope ô Pénélope, paru en 2009, racontait l’obstination amoureuse d’une femme qui savait attendre. Le Dernier Jour du jeûne, en 2014, racontait l’histoire des femmes qui (...)
 

Théâtre

Le dernier jour du jeûne

Actes Sud Papiers - 2014
Simon Abkarian rend hommage à ses origines méditerranéennes et aux tragédies grecques à travers une tragicomédie de quartier où les femmes jouent un rôle de premier plan tout en se (...)
 

Théâtre

Pénélope, ô Pénéloppe

Actes Sud Papiers - 2009
Dinah, couturière, a élevé loin de la guerre son fi ls Theos. Ante, potentat local et propriétaire de l’appartement où elle vit, la poursuit de ses ardeurs ; il veut l’épouser (...)